10 Idées de Randonnées en France pour se déconfiner la tête et les pieds

Tout ce qui a un début a aussi une fin. Le 11 mai prochain, la France sera à nouveau autorisée à prudemment sortir de chez elle. Officiellement, surtout, pour relancer l’économie en berne. Officieusement, un sérieux besoin de nature, de courir et de randonner devrait occuper l’esprit de chacun(e). Et surtout à plus d’un kilomètre du domicile. J’ai donc eu l’idée de cette sélection de dix randonnées en France, plutôt faciles, pour retrouver le plaisir du grand air. Une liste non exhaustive qui tente de couvrir le plus largement possible la France, tant à la campagne, qu’à la montagne ou sur le littoral. C’est une sélection tirée de ma propre expérience. Je n’y fais mention que d’itinéraires que je connais et que j’ai parcourus. Je vous laisse le soin de la compléter en commentaires pour multiplier les suggestions à destination d’autres randonneur/ses. Cet article est aussi le vôtre et peut, bien évidemment, être utilisé au-delà du déconfinement.

RAPPEL COVID-19

Au 11 mai, l’évolution de la situation sanitaire en France a convaincu le gouvernement de mettre fin au confinement démarré le 18 mars dernier. Nous serons donc à nouveau autorisés à quitter nos domiciles sans autorisation et sans limitation de temps mais sans dépasser un périmètre de 100 kilomètres autour de ceux-ci. Au-delà, il faudra justifier de motifs impérieux, familiaux ou professionnels.

Attention toutefois car la question subsiste, selon le domicile de chacun(e), de pouvoir (ou non) inclure le ou les département(s) voisin(s) quand ceux-ci sont dans le périmètre de ces fameux cent kilomètres. La position du gouvernement n’est pas encore exactement claire à ce sujet (voir cet article du Monde) et la classification différenciée par couleur (rouge, orange ou vert) pourrait, à l’appréciation des préfets, déterminer si, oui ou non, il sera possible de quitter son propre département pour couvrir ces 100 km autorisés.

La constitution de groupe sera à éviter au maximum. Le co-voiturage est interdit. Le gouvernement évoque, pour les rassemblements, une limitation à 10 personnes dans un premier temps. Les gestes barrière et la distanciation devront être maintenus en extérieur dans la mesure du possible.

L’ouverture des hébergements devrait être possible, à l’appréciation des préfets, et dépendra on l’imagine de leur capacité à mettre en place les mesures sanitaires exigées, conformément à la réglementation mise en place. C’est la partie restauration qui pose le plus de problème dans l’attente de la réouverture des restaurants. Des formules de repas adaptatives, en dehors des salles communes, devront être imaginées. Ce sera, on s’en doute, plus facile par exemple pour une chambre d’hôte que pour un refuge de montagne. Se renseigner auprès de chaque hébergement pour plus d’informations. 

Ces nouvelles mesures concernant les randonnées en France prendront donc effet, a priori, dès le 11 mai et pour une durée de trois semaines. Un nouveau point sera fait début juin pour décider d’ouvrir davantage ou, a contrario, de restreindre à nouveau le plan de déconfinement.

1. LES CASCADES DU SAUTADET – GARD

Difficulté : facile | Distance : 7 km| Durée : 3h | Dénivelé : 150 m

Descendue des Cévennes depuis Saint-André-Capcèze, la Cèze achève sa course de 128 kilomètres dans le Rhône, peu après la commune gardoise de Bagnols-sur-Cèze. Mais, avant cela, la petite rivière va s’octroyer une dernière folie, juste en-dessous du très beau village de La Roque-sur-Cèze. Ici le lit se rompt soudainement, précipitant le cours d’eau dans un remarquable maelström de cascades. L’eau, calme à son arrivée sur le site, s’affole et gronde en emplissant d’une fureur insoupçonnée de remarquables marmites de géants.

Les cascades du Sautadet, c’est un passage tumultueux de calcaires entremêlés en canaux et cavités où la Cèze se paie un dénivelé brutal et mugissant de quinze mètres.

L’endroit est bien connu dans le coin. On peut y trouver beaucoup de monde. La prudence y reste de mise : les accidents y sont fréquents. À l’époque médiévale, on mettait ça sur le dos du diable. En 2020, on sait que Satan n’a rien à voir là-dedans. L’inconscience est seule coupable des tristes noyades qui ont endeuillé l’endroit. Pour agrémenter la visite, une petite boucle balisée du jaune des PR s’enroule autour du village de La Roque – qu’on n’oubliera pas de visiter – avant de longer la Cèze, en hauteur, peu après le Serre du Gavot. Retour tranquille par la petite route desservant le parking.

Carte : IGN TOP25 1/25000è 2940OT Bagnols-sur-Cèze, Pont-Saint-Esprit, Gorges de la Cèze
Accès : depuis l’A7, prendre la sortie 19, Bollène/Pierrelatte. Après le péage, au rond-point suivre à droite la D994 et suivre la direction Alès – panneau vert – jusqu’à Bagnols-sur-Cèze. À l’entrée de Bagnols, au rond-point indiquant l’Intermarché à droite, tourner à droite sur la D980 direction Barjac, Saint-Gervais. Après environ 8 km, tourner à gauche par la D166 direction La-Roque-sur-Cèze. Franchir le pont avant le village et, à sa sortie, prendre à droite pour rejoindre le parking (payant en saison).
Notes : le parking du Sautadet pourra sembler cher mais le stationnement peut être compliqué – et interdit – en-dehors de celui-ci. On en était à 4 euros par voiture lors de ma dernière visite. Depuis le parking, il faut marcher environ 1,5 km pour rejoindre le site des cascades. Il peut se pratiquer autant en rive gauche qu’en rive droite mais pas de boucle possible quand on va en direction de l’aval. Les deux côtés sont sympas.
À voir également : pas loin de là il y a la Chartreuse de Valbonne que j’avais visité lors d’un reportage sur le GR®42. Un bel endroit, paisible et entouré d’une forêt dans laquelle il est également possible de réaliser une boucle de randonnée de quelques heures. Ça se couple bien avec le Sautadet.

2. LA PASSERELLE D’HOLZARTÉ – PYRÉNÉES-ATLANTIQUES

Difficulté : moyen | Distance : 13 km| Durée : 5h | Dénivelé : 550 m

C’est l’un des hauts lieux de la randonnée à grand spectacle du Pays Basque. Quand on la découvre – en photo ou en réalité – on pense immédiatement à Indiana Jones et le Temple Maudit. C’est un ouvrage exceptionnel, restauré et entièrement sécurisé après avoir été endommagée par Xinthia en 2010, jeté sur 70 mètres de long en travers des Gorges d’Holzarté, à quelques 150 mètres au-dessus du torrent bouillonnant de l’Olhadubi. On y accède depuis Logibar, son pont et son gîte, en bordure de la route menant à Larrau.

Holzarté ! C’est un peu LA passerelle suspendue qu’on rêve de traverser au moins une fois pour flirter avec la sensation exquise du vide

Ne soyez pas surpris d’y trouver les balises rouge et blanc des GR® car c’est également l’itinéraire emprunté par la traversée des Pyrénées, alias GR®10. La suite de la randonnée permet une agréable découverte de la Soule, en remontant à travers la forêt jusqu’au pont de l’Olhadubi et le cayolar éponyme. Les cayolars sont du bâti typique, équivalent local des burons d’Auvergne ou des capitelles provençales. Le GR®10 s’enroule ensuite au-dessus des gorges naissantes en révélant un alignement de sommets posés à la frontière de l’Espagne. On le quitte plus tard pour un PR qui refait perdre rapidement de l’altitude pour revenir à Logibar.

Carte : IGN TOP25 1/25000è 1446ET Tardets-Sorholus / Arette / La-Pierre-Saint-Martin / Canyons de la Haute Soule
Accès : depuis l’A64, rejoindre Pau et suivre la direction Saragosse – panneau vert et rejoindre Oloron par la N134. À l’entrée d’Oloron, au rond-point, suivre la D6 et continuer en direction de Saragosse et Huesca. Au 8ème rond-point, suivre à droite la D24 puis D919 direction Féats, Aramits, Arette et Tardets. Après Aramits, la D919 devient D918. La suivre. Après Montory, rouler encore 5 km et tourner à gauche, par la D26, direction Larrau et Sainte-Engrâce. Suivre la D26 jusqu’à Logibar et se garer sur le parking de l’auberge. https://auberge-logibar.com/
À voir également : pour des images en vidéo de la passerelle d’Holzarté, je vous invite à regarder l’épisode de l’Instant Passion Rando consacré au Pays Basque que j’avais réalisé en 2016. Vous y retrouverez également des images de randonnées vers les crêtes d’Iparla et vers le sommet de La Rhune.

3. LE CIRQUE DE SAINT-MÊME – ISÈRE

Difficulté : assez facile | Distance : 4 km| Durée : 1h45 | Dénivelé : 200 m

S’il y a bien une constante qui contribue à donner un cachet supplémentaire aux randonnées en France et ailleurs, c’est bien l’eau. Torrent, lac, étang ou cascade : quelle que soit sa forme, l’eau est un catalyseur d’émotions. Et puis, au-delà encore, il y a ces endroits où la conjugaison d’éléments naturels forts fait passer le spectacle de l’eau un ou plusieurs crans au-dessus. Le Cirque de Saint-Même appartient à cette catégorie, incroyable féerie aquatique dont la mise en scène séduira même le public le plus récalcitrant. Saint-Même, ce sont d’abord des prairies clairsemées, délicatement ombragées et couvées par les falaises de la Chartreuse.

Le Cirque de Saint-Même est peut-être le seul endroit qui m’ait jamais donné l’impression d’arriver au royaume des Elfes de Fondcombe.

Un endroit où le temps est invité à ralentir. Le sentier des cascades y prend son élan, boucle gentiment sportive pour le grand public qui dessert les principales chutes. Évidemment, la vedette c’est la Grande Cascade, impressionnant rideau d’eau claire dévalant avec grâce des pans entiers de strates urgoniennes sombres. Son petit pont de bois, tout en arrondi, devrait être le décor de toute photo-souvenir. Ce star-system ne devra pas pour autant en faire oublier les trois autres chutes du cirque : la Cascade des Sources, la Cascade Isolée et la Pisse du Guiers, toutes visibles depuis l’itinéraire. Une très belle sortie pour s’initier aux décors de rêve du massif de la Chartreuse.

Carte : IGN TOP25 1/25000è 3333OT Massif de la Chartreuse nord
Accès : depuis l’A48 ou l’A49 et la barrière de péage de Veurey-Voroize, prendre la sortie 12, Voreppe (en venant de Lyon ou Valence) ou la sortie 13, Voreppe (en venant de Grenoble). Poursuivre jusqu’à Voreppe par la D3. Au rond-point, suivre la 1ère à droite, direction Le Chevalon de Voreppe – D1075 – puis, un peu avant le feu, prendre à gauche la rue Xavier Jouvin. Au stop, continuer de monter tout droit. Au stop suivant, prendre à gauche vers le centre de Voreppe. Idem au stop d’après. Au rond-point, suivre la D520a en direction de Saint-Laurent-du-Pont. À l’intersection avec la D520, tourner à droite direction Chambéry et Saint-Laurent-du-Pont. Au rond-point, à la sortie de Saint-Laurent-du-Pont, tourner à droite, par la D102, direction Saint-Pierre-d’Entremont. Dans le centre de Saint-Pierre, face à l’office de tourisme, prendre à gauche, direction Entremont-le-Vieux et Chambéry, par D512. Traverser le bourg et, juste après le pont sur le Guiers-Vif, tourner à droite, par D45c, direction Cirque de Saint-Même.
Notes : le parking du cirque est payant entre le mai et septembre. Comptez 3,5 euros par voiture. Un bar, un restaurant et une auberge sont également présents.
À voir également : avec le temps que j’ai passé en Isère (j’y ai habité de 1998 à 2011) je suis juste abasourdi de ne pas avoir pu sauver davantage de contenus pour le blog avec tout ce que j’ai pu crapahuter dans le secteur en 13 ans. La Chartreuse, par exemple, fait partie de ces massifs que j’ai particulièrement poncé avant la naissance du blog. De cette époque où je n’écrivais pas ni ne prenais de photos il ne reste que les souvenirs dans ma tête. Le seul contenu estival « récent » qui parle de la Chartreuse, c’est cet épisode spécial (très) ancien que j’y avais tourné avec mon ami développeur Franck Merloz pour évoquer et tester une application appelée RandoLive. Mes seules images estivales de Chartreuse pour Carnets de Rando.

4. LA SUISSE NORMANDE – CALVADOS

Difficulté : moyen | Distance : 13,5 km| Durée : 4h15 | Dénivelé : 400 m

Avant d’y mettre les pieds, le concept d’évoquer la Suisse en Normandie prêtait à sourire le montagnard que je suis. La – bonne – surprise n’en fut que plus grande. Là, dans ce petit bout de territoire serré entre le sud de Caen et l’Orne, le Calvados se plisse et bombe le torse. Certes pas au moins de rivaliser avec les sommets du Valais. Mais une certaine idée de la Suisse se reflète dans le vert lumineux des lieux et dans l’harmonie paysagère. Au printemps, et jusqu’au début de l’été, la palette de couleurs donne l’impression de naviguer dans un tableau impressionniste.

Randonner sur les bucoliques sentiers fleuris de la Suisse Normande, c’est être aspiré au cœur d’une nature généreuse et authentique.

Du haut des Rochers des Parcs, c’est une image d’Épinal de la campagne à la française qui se dévoile : champs et cultures joliment ordonnés au cœur d’un bocage sauvegardé, ondulations boisées de reliefs aux courbes douces, murs blancs et toits ardoisés des maisons des hommes intégrés au tableau… Et au milieu coule une rivière : l’Orne, qui s’arrondit en larges lacets entre deux rangées de feuillus. Il y a du plaisir, pour la tête et les jambes, à randonner ici. La présence du rocher achève de conférer un cachet particulier à cette Suisse façon Normande qui devrait venir à bout de toute idée reçue que vous pourriez avoir sur ce territoire.

Carte : IGN TOP25 1/25000è 1514SB Condé-sur-Noireau / Clécy / Suisse Normande
Accès : depuis Caen et le périphérique, prendre la sortie 11, Suisse Normande, et suivre, aux ronds-points suivants, la direction Flers, Laval (panneaux verts) par D562. Traverser Thury-Harcourt, puis Caumont-sur-Orne, puis Saint-Rémy. Après le pont sur l’Orne, repérer à gauche la D168 pour Clécy.
À voir également : si la vision du bocage normand vous a séduit(e.s), je vous redirige vers une autre randonnée à faire dans ce secteur, au départ du Bény-Bocage, à une demie-heure en voiture, à l’ouest de Clécy. Il s’agit d’un itinéraire qui vous fera découvrir la Vallée de la Souleuvre. Je ne vous en dis pas plus, allez voir par vous-mêmes !

5. LE CIRQUE DE MOURÈZE – HÉRAULT

Difficulté : facile | Distance : 2,5 km| Durée : 1h | Dénivelé : 75 m

La première fois que je suis venu à Mourèze, c’était en 2015 pour Carnets de Rando. Depuis, pas une année ne se passe sans qu’un projet professionnel avec l’Hérault ne m’y reconduise. Autant dire que je commence à le connaître aussi bien que la Sainte-Victoire ! Le Cirque de Mourèze trouve sa place sans effort dans cette sélection de randonnées : le site est visuellement bluffant et insolite, il n’y a pas besoin de marcher des heures pour en profiter et il est posé tout contre un charmant petit village où il fait bon flâner avant ou après la balade.

À Mourèze, la géologie lance un défilé digne de la haute couture, mais version caillou

On pense à un Arches National Park, modèle réduit et aux accents d’Hérault. Le randonneur déambule dans cette collection minérale comme le visiteur dans un musée. Pour le voir de haut, pas besoin de monter jusqu’au sommet de la Montagne de Liausson – bien que je vous invite grandement à le faire pour un face-à-face avec un autre site majeur du département : le lac du Salagou – car un point de vue a été aménagé au sommet d’un des plus gros piliers, près de l’entrée du site, pour dominer le monde de Mourèze. Peut-être croiserez-vous sur votre chemin l’un des hôtes du lieu, le scorpion du Languedoc

Carte : IGN TOP25 1/25000è 2643OT Lodève, Bédarieux, Lac de Salagou
Accès : depuis Montpellier nord, suivre l’A750 direction Béziers/Millau/Clermont. A la jonction avec l’A75, suivre au sud la direction Béziers et prendre la sortie Clermont-l’Hérault. Au rond-point à la sortie de l’autoroute, aller tout droit. Au rond-point suivant, continuer également tout droit, par D908, direction Bédarieux. Après Villeneuvette, suivre à droite la direction de Mourèze et du cirque dolomitique par D8. Se garer à l’entrée de Mourèze : stationnement règlementé et payant (3 euros/véhicule)
À voir également : la randonnée complète – celle qui va jusqu’au sommet de la Montagne de Liausson (7,5 km/3h) – a fait l’objet d’un reportage détaillé assorti d’un épisode de Carnets de Rando : Planète Salagou. Vous pourrez ainsi poursuivre votre exploration de ce secteur autour du Salagou, notamment du côté des ruffes des Sources de Lagarel.

6. LE PLATEAU DE MILLEVACHES – CORRÈZE

Difficulté : moyen | Distance : 14 km| Durée : 4h15 | Dénivelé : 400 m

Je me sentirais coupable de ne pas inviter la Corrèze dans cette sélection de randonnées en France. Je l’ai dit à l’époque et je le répète aujourd’hui : les marcheur/ses à la recherche de nouveaux horizons pour leurs sorties doivent se donner rendez-vous en Corrèze. Le territoire en a à revendre en terme de paysages et d’identités. Parmi eux, un plateau dont le nom a une consonnance familière : le Plateau de Millevaches. Au même titre que l’Aubrac ou le Larzac, le nom de Millevaches évoque l’image d’une nature vaste et isolée, comme un peu sortie d’un conte imaginaire.

Surprise, là où on s’attendait à trouver mille vaches de trouver en réalité mille sources. Perché à près de 1000 mètres d’altitude, le plateau est le château d’eau de la Corrèze.

Le fameux plateau ne ressemble pourtant ni à l’un, ni à l’autre. Et même les mille vaches ne s’y retrouvent pas entièrement ! La découverte tient alors de l’inattendu. À celles et ceux qui se feraient une fausse idée de ce haut lieu, venez donc vous promener sur les sentiers d’une nature épanouie. L’eau joue un rôle central sur ce toit de la Corrèze – on flirte avec les 1000 mètres d’altitude – aujourd’hui classé en Parc Naturel Régional. Étangs et tourbières s’y dévoilent entre deux tranches de forêt. La faune et la flore régaleront les naturalistes curieux. Un vrai bol d’oxygène.

Carte : IGN TOP25 1/25000è 2232SB Bugeat, Peyrelavade
Accès : depuis Paris, A10 jusqu’à Orléans, puis A71 direction Clermont-Ferrand. Après la sortie 12.1 « Combronde », suivre par l’échangeur l’A89 direction Bordeaux. Prendre la sortie 23 « Meymac ». Autre possibilité depuis Paris : A10 puis A71 jusqu’à Vierzon : de là prendre la direction Limoges, par A20 et rejoindre l’A89 après la sortie 46 « Perpezac ». De là rejoindre la sortie 23 « Meymac ». Depuis Bordeaux, suivre l’A89 direction Clermont-Ferrand. Depuis Toulouse et le sud, suivre l’A20 et attraper l’A89 après la sortie 47 « Donzenac ». Dans tous les cas, prendre la sortie 23 « Meymac », sur l’A89. Rejoindre le centre-ville de Meymac par la D979 puis, tourner à droite par la D36 direction Millevaches. Stationnement sur les espaces parking de la Maison du Parc.
Notes : il peut faire chaud en Corrèze, je l’ai vérifié ! Même si Millevaches est synonyme de sources, n’oubliez pas votre eau ! Et faites attention aux tiques.
À voir également : cette randonnée avait fait l’objet d’un reportage complet et d’un épisode de Carnets de Rando, tourné avec Florian Guinot, du Burau des Accompagnateurs de la Montagne Limousine, que vous pouvez découvrir en cliquant ici.

7. CAP FRÉHEL – CÔTES-D’ARMOR

Difficulté : moyen | Distance : 12 km| Durée : 3h30 | Dénivelé : 135 m

Cet article me donne enfin l’occasion de partager mon expérience de ce petit coin de Bretagne où j’ai eu la chance – avec certain(e)s d’entre vous mêmes ! – d’aller réaliser un petit reportage pour la FFRandonnée. Sauf que la FFRandonnée ne l’a malheureusement jamais diffusé. Des problèmes d’agenda qui, à force de reporter encore et encore une possible sortie, ont fini par évincer totalement le film. Dommage. Il ne m’en reste pas moins quelques photos et la profonde conviction que le Cap Fréhel est un spot bercé par les embruns et les piaillements des mouettes où la randonnée prend des allures de grand large.

Le Cap Fréhel préfigure l’imagerie à venir du Finistère avec ses roches découpées, ses criques secrètes et ses couleurs bretonnes uniques

Le départ se fait par l’intérieur des terres, permettant ainsi de ménager l’effet de surprise à venir. Passé le Doigt de Gargantua, menhir caractéristique, on débouche sur la Pointe de la Latte et son incontournable fort. Premier temps « fort ». De là on amorce une traversée littorale en direction du Cap Fréhel, de son phare, de ses falaises rouges et de ses tapis denses de bruyère qui inondent le lieu de rose et de violet. L’endroit est beau assurément et construit une ambiance propre à lui. C’est l’esprit de la Bretagne qui souffle sur ses sentiers. Le retour se fait dans l’immense Lande de Fréhel, jardin maritime coloré avec vue sur mer. Inoubliable.

Carte : IGN TOP25 1/25000è 1016ET Saint-Cast-Le-Guildo / Cap Fréhel
Accès : depuis Paris, rejoindre Rennes et prendre le périphérique Est, direction Saint-Malo., Brest et Lorient. Prendre dessus la sortie 13b, Porte de Saint-Malo, direction Saint-Malo, Dinan et Dinard, par la D137. Rouler jusqu’à la sortie indiquant la N176, Saint-Brieuc et Dinard, qu’on prend à droite. Suivre la N176 jusqu’à la sortie pour Dinard par D766. Au rond-point, après la sortie, aller tout droit, direction Pleslin-Trigavou, par D366. Au rond-point de la mairie, dans Pleslin, prendre à gauche, direction Trigavou, Languenan, par D28. Au rond-point, à la sortie de Trigavou, prendre à droite, direction Ploubalay, par D2. Au rond-point de Beaussais-sur-Mer, prendre à gauche, direction Saint-Brieuc, par D768. Au 4ème rond-point, suivre à droite la D786 direction Matignon, Saint-Brieuc (par la côte), Cap Fréhel. Rouler presque jusqu’à Fréhel. Peu avant d’y arriver, prendre à droite la D34, direction Plévenon, Cap Fréhel, Fort la Latte. Se stationner avant le fort.
Notes : quand le pays n’est pas la proie d’un virus, le Fort La Latte se visite. Il s’y tient même des fêtes médiévales. C’est un bel endroit, à ne pas manquer avant d’entamer sa randonnée. Le phare de Fréhel se visite également. L’entrée est payante : 3 euros/adulte et 1,5 euros/enfant de 7 à 14 ans. Prévoyez de quoi vous protéger du froid et de la pluie : j’avais pris un sérieux orage le jour du tournage. On s’était abrité dans les galeries entre le phare et le cap ! J’informe aussi de la présence d’une réserve ornithologique : la Fauconnière. Avis aux amateur/rices !

8. LE CIRQUE DE GENS – ARDÈCHE

Difficulté : facile | Distance : 5 km| Durée : 2h | Dénivelé : 70 m

Relégué en amont du cours de l’Ardèche, au-delà de Vallon et de son Pont-d’Arc, de l’entrée de la – longue – vallée du Chassezac et même des Gorges de La Baume, le cirque de Gens, sur la commune de Chauzon, fait un peu office d’oublié. Prisé d’une poignée de grimpeur/ses fuyant la frénésie touristique des Gorges de l’Ardèche pour la quiétude de lieux moins connus du public, ce petit cirque s’arrondit en toute confidentialité au-dessus d’un joli lacet de la rivière. Une jolie vire à l’ombre s’enroule autour d’un isthme rocheux et permet de profiter de jolis coups d’œil sur le cours d’eau, au-dessus des kayaks colorés de la base nautique toute proche.

Le cirque de Gens c’est un extrait des Gorges de l’Ardèche. Une petite vitrine de ses célèbres voisines, sans l’inconvénient du tourisme de masse.

On fait ainsi face aux quelques 320 voies taillées dans la falaise opposée, l’un des spots les plus importants d’Ardèche.On repasse au soleil côté ouest après que le sentier soit redescendu sur les galets arrondis de la berge. Si la chaleur se fait trop forte, on trouvera, plus loin, le porche de la Baume Grenas, une cavité de 135m, facile à explorer et capable de dispenser l’ombre et la fraîcheur nécessaires contre la canicule. Le retour, sans difficulté, s’effectue d’abord dans une végétation clairsemée avant d’emprunter la voie verte entre Ruoms et Pradons. Un agréable petit bain de nature, accessible au plus grand nombre. (à l’époque je l’avais fait avec Ambre qui n’avait pas un an !)

Carte : IGN TOP25 1/25000è 2939OT Gorges de l’Ardeche/Bourg-Saint-Andeol/Vallon-Pont-D’Arc
Accès : depuis l’A7, prendre la sortie 19, Bollène/Pierrelatte. Après le péage, au rond-point suivre à droite la D994 et suivre la direction Alès. Au rond-point, après le pont sur le canal, prendre à droite, la D8, direction Lapalud. Au rond-point desservant Lapalud, suivre à droite la direction Montélimar et rejoindre Pierrelatte par la N7. Au niveau de Pierrelatte, sortir à droite, direction Bourg-Saint-Andéol par la D59. Au rond-point à l’entrée de Bourg, après le pont sur le Rhône, continuer tout droit et suivre Vallon-Pont-d’Arc. Traverser Bourg et monter vers le Laoul jusqu’à Saint-Remèze, par la D4. Continuer sur la D4 jusqu’à Vallon. Traverser Vallon en suivant la direction Ruoms. Compter trois ronds-points à partir de celui du Super U de Ruoms, sur la D579. Après le troisième, rouler un kilomètre puis, au niveau d’un magasin Samse, tourner à gauche par une petite route indiquant le Grazel, l’Espède. Au bout, tourner à droite et rejoindre le Mas du Grazel.
Notes : le cirque de Gens est intégré à une descente en canoé de 14km qui relie Balazuc à Ruoms . Un parcours à la journée bien sympa à faire en famille ou entre amis et qui permet de faire la pause sur les plages du cirque de Gens. Les-dites plages sont également accessibles à pied sur le parcours de l’itinéraire de randonnée. N’oubliez donc pas le maillot ! Ni la crème solaire, l’eau et le chapeau !
À voir également : l’Ardèche a marqué le début de la phase « pro » de Carnets de Rando. J’y suis particulièrement attaché et je suis loin d’en avoir tout montré. Parmi ce que j’ai fait – et proche de cet itinéraire – vous pouvez également découvrir un autre cirque, plus à l’intérieur des gorges de l’Ardèche : le cirque de Gaud, objet d’un ancien épisode de Carnets de Rando.

9. LE SIGNAL DE MAILHEBIAU – LOZÈRE

Difficulté : moyen | Distance : 20 km| Durée : 5h45| Dénivelé : 450 m

Parmi les grands favoris des territoires pour des randonnées en France seyant parfaitement au déconfinement, la Lozère est régulièrement citée. Et l’engouement n’est pas volé. Jamais la faible densité de population qui la caractérise n’aura été à ce point un atout. Mais ce n’est pas le seul. À l’heure où le retour à la nature fait un retour en force, où la rupture avec le rouleau-compresseur du système est plébiscitée, la Lozère fait figure de refuge. Et pour bien saisir le sens de ces paroles et l’essence du territoire, il faut au moins une fois être venu jouer les naufragés dans les espaces infinis de l’Aubrac. Sur lui plane toujours l’esprit d’une France rurale et sauvage d’antan.

L’Aubrac lozérien semble avoir été épargné par les ravages du temps.Ici ce n’est plus la Nature qui se plie aux hommes : c’est l’inverse.

Un lieu de légendes et de résistance, parfois hostile, toujours fascinant, où le visiteur, renvoyé à des proportions négligeables, n’est que toléré par la nature. Gravir le point culminant des lieux, jusqu’à la table d’orientation, permet d’embrasser d’un seul coup d’œil l’étendue du royaume. On est à 1469 mètres d’altitude : dans les Alpes, celle des stations de ski. On en profitera pour dormir, si c’est possible, au refuge des Rajas, havre de paix en plein cœur de l’océan de l’Aubrac. Nul ne pourra rester de marbre en parcourant, pas après pas, ces terres ondoyantes habitées par l’esprit du vent.

Carte : IGN TOP25 1/25000è 2538 OT Sainte-Eulalie-d’Olt
Accès : depuis l’A75 -Montpellier/Clermont-Ferrand – prendre la sortie 38, Nasbinals, et rejoindre Nasbinals par la D900. Traverser Nasbinals, en passant derrière l’église romane, et poursuivre tout droit, par la D987, direction Aubrac et Espalion. Rouler sur le D987 jusqu’à voir, à gauche, l’intersection avec la D219, direction Prades d’Aubrac, Station de Brameloup. Parcourir environ 3,5 km et prendre à gauche, puis la première à droite. On est sur le même itinéraire que le GR®6. Atteindre au bout la Croix de Rodes et se garer.
Notes : L’Aubrac peut se révèler traître ! Méfiance ! L’accès au Signal de Mailhebiau, s’il est assez clair par temps dégagé, l’est nettement moins quand la visibilité se gate. On y navigue à vue ou au GPS ! L’aide de la carte peut être également précieuse. Autre chose : l’Aubrac est une terre d’estive. On attend donc du/de la randonneur/se qu’il respecte les clôtures et qu’il/elle ne les laisse pas ouvertes ! Pour celles et ceux qui veulent passer la nuit aux Rajas, quand il sera rouvert, voici le site.
À voir également : je suis passé sur l’Aubrac pour Carnets de Rando à l’occasion d’un reportage sur le Chemin Urbain V. Nasbinals, tout proche, est en effet le point de départ de ce bel itinéraire qui s’élance vers le sud et le Gard. La partie lozérienne permet notamment de profiter de la cascade du Déroc. Un crochet à faire quand on est sur l’Aubrac.

10. LES GORGES DU DOUBS – DOUBS

Difficulté : moyen | Distance : 9 km| Durée : 3h30| Dénivelé : 350 m

Un petit tour dans l’Est pour finir cette sélection de randonnées en France avec un endroit carrément fabuleux : les Gorges du Doubs. Ici plus de bornes-frontières : la rivière sert de séparateur naturel avec la Suisse. Bien avant que la rivière ne soit domptée par les ingénieurs en hydro-électricité, les Gorges du Doubs restaient un endroit à l’accès incommode et à l’atmosphère gentiment hostile. Le genre d’endroit qu’affectionnaient naturellement les contrebandiers qui jouaient alors à cache-cache avec la maréchaussée. Les plus malins – ou les plus fous – d’entre eux ont emprunté avant le randonneur ce passage connu aujourd’hui sous le nom effrayant d’Échelles de la Mort.

Étonnantes Gorges du Doubs qui ont su conserver leur aspect sauvage et brut malgré la domestication de la rivière par l’homme.

En 2020, vous trouverez de solides et rassurantes échelles métalliques pour franchir la trentaine de mètres permettant d’atteindre le fond des gorges. Rien de vraiment mortel. Il en était tout autrement au 19ème siècle quand, en lieu et place des armatures modernes, se tenaient de simples troncs d’arbres dans lesquels avaient été taillées des marches grossières. Il est bon de garder cette image à l’esprit quand on franchit ce passage aujourd’hui très ludique. Le reste de l’itinéraire permet de profiter de l’atmosphère agréable des gorges mais aussi de relier deux autres spots remarquables : la Grotte des Moines et le Belvédère de la Cendrée.

Carte : IGN TOP25 1/25000è 3623OT Maîche, Gorges du Doubs
Accès : rejoindre Dôle, puis Besançon par l’A36. Sur l’A36, prendre la sortie 3, Lausanne, Pontarlier, Besançon et suivre ces trois directions, d’abord sur D67 puis sur D673 jusqu’à l’entrée dans l’agglomération de Besançon. Là, suivre dès qu’indiqué à droite, la direction Lausanne et Pontarlier, par N57. Suivre la N57 jusqu’au rond-point avant Étalans. Là, prendre tout à gauche, par D461, direction Neuchâtel. La suivre en permanence jusqu’à ce que Neuchâtel parte à droite, quelques kilomètres après Fuans : continuer tout droit, direction Maîche, par D41. Arrivé à Bonnétage, au stop de l’hôtel Les Perce-Neige (à gauche), tourner à gauche par D437, puis peu de temps après à droite, par D457, direction Fournet-Blancheroche. Plus loin, à la sortie du lieu-dit Les Cerneux-Monnots, à l’intersection tourner à gauche par D414. Rouler en direction de Charquemont et, une fois passé le panneau de la commune, tourner à droite et rejoindre l’intersection avec la D10E1 : tourner à droite et suivre cette route en direction de l’hôtel-restaurant du Bois de la Biche. Se stationner 1 km avant celui-ci sur un petit parking desservant le Belvédère de la Cendrée.
Notes : les Gorges du Doubs, et plus particulièrement les Échelles de la Mort, seront à éviter les jours de pluie et d’orage. Les rochers mouillés rendront l’itinéraire glissant et, potentiellement, exposé.
À voir également : cet itinéraire emprunte partiellement le tracé du GR®5, ce long chemin de grande randonnée qui, venu des Vosges, traverse ensuite le Jura et les Alpes pour s’achever à Nice. J’avais réalisé un épisode de Mon GR® Préféré sur la partie des Gorges du Doubs que vous pouvez visionner ici pour voir un peu à quoi ressemble le décor. J’étais également venu dans le Doubs pour Carnets de Rando, à proximité de cet itinéraire également. J’avais fait deux reportages sur les Chemins de la Contrebande, notamment un qui, plus en aval, passait par le Saut du Doubs.

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4 Comments

  1. LEMOINE Répondre

    Merci pour votre partage de ces 10 belles randonnées.
    C’est vraiment une bonne idée pour faire découvrir notre France si belle et découvrir ou redécouvrir toute cette belle nature très riche de notre pays.

    J’en ai imprimé deux mais je serais tenter de toutes les faire !!!

    A bientôt de vous lire et encore bravo.

    Amicalement
    Maïté

    1. carnetsderando Auteur de l'article Répondre

      Merci Maïté !

      Je suis ravi que ce petit article vous ait donné envie de partir à la découverte de tous ces beaux coins de France. Ce n’est qu’un très petit échantillon. Le réservoir d’idées est inépuisable. À bientôt !

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