• Chouette coup d'oeil sur Meyrargues et le Luberon depuis les petites falaises dominant le Pas de l'Etroit. Il faut s'écarter du sentier balisé pour trouver ce petit spot et sa belle terrasse et ainsi profiter de la vue. Aujourd'hui direction Aubagne pour le tournage de la bande-annonce MonGR avec @deleyrollefranck 
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  • Elles vont bien me manquer les cascades du Sautadet. C'était un peu le spot où on amenait famille et potes qui venaient nous voir et qui ne connaissait pas. Il va falloir que j'en dégotte de nouveaux autour d'Aix maintenant. Vous avez des bons plans cascade à partager dans votre secteur, vous ?
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  • La variante alpine des Aiguilles de Bavella. L'un de mes passages favoris sur le GR20. A se demander pourquoi l'itinéraire original ne passe pas naturellement par là ? Toi qui l'a fait et qui me lis, qu'en penses-tu ? J'ai pas raison ?
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  • Je continue l'exploration de mon nouveau chez moi avec, hier, une petite reconnaissance des Gorges de l'Infernet, mentionnées par l'IGN sous le versant nord de la Sainte-Victoire, peu avant Vauvenargues. Dommage que ça coulait plus car la clue a vraiment de l'allure. Le genre d'itinéraire secret où y'a personne. La solitude c'est bien aussi des fois en rando, non, vous aimez pas vous ?
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  • King of The Hill
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  • Je suis fan de l'automne en montagne. Ce moment où l'hiver est aux portes des sommets et des vallées, où la montagne semble doucement vouloir nous pousser dehors, comme pour nous signifier qu'on n'y aura bientôt plus notre place. Ici c'était dans le Mercantour, l'an passé, lors du tournage de l'Instant Passion Rando. La Vallée des Merveilles, plus "wild" que jamais ! 
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  • Je vois tout le temps passer des photos de cascades américaines sur Instagram. Mais nous aussi en France on en a de splendides ! Genre celle-ci, au cirque de Saint-Même, en Chartreuse, qui claque bien avec son mignon petit pont. Un petit air de Fondcombe dans le Seigneur des Anneaux, non, vous ne trouvez pas ?
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  • Automne is coming ! Le voilà avec un peu d'avance déjà. Bon là, la photo est pas exactement d'actu puisque je l'avais prise plutôt en novembre, décembre, mais c'était plus une image pour définir une humeur que pour coller à la réalité extérieure actuelle. Ceci dit, couvrez vous bien en rando car ça commence à peler un petit peu ! 
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  • C'était vendredi dernier. Ultime jour de tournage dans le Jura. Le soleil nous accueille au sommet de La Dôle, en Suisse. Du vert, des forêts sombres, des vaches et les Alpes derrière nous : l'imagerie du Jura tel que je me le représente. Un vrai pays de GR et d'itinérance, été comme hiver, qui sent bon le Comté ! Et vous c'est quoi votre image du Jura alors ?
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  • La Guyane ? La Réunion ? Eh non raté ! Bienvenue dans le Jura, sur l'itinéraire de la cascade de Quinquenouille. On appelle ce secteur la Petite Montagne et, croyez-moi, y'a de quoi faire côté randonnée. Aujourd'hui je suis du côté des Rousses et je croise les doigts pour voir les Alpes. Mais c'est pas gagné...
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  • Ce n'était pas la météo rêvée hier pour notre tournage sur Dole et sa région, mais j'ai néanmoins découvert une jolie ville, avec ses canaux, ses petits passages secrets, ses monuments aux façades bien entretenues. Malgré le gris et la pluie, la nature accueillante de cette ville du Jura  m'a convaincu de ne pas hésiter à y revenir un jour. Et vous, Dole, vous connaissiez déjà ?
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  • Ce soir, à partir de 18h30, sur le Facebook de Carnets de Rando ne manquez pas la rediffusion de l'épisode consacré au trek des vallées béarnaises. Un final au sommet du Pic d'Anie, c'était juste grandiose. Quant à moi, direction le Jura pour un tournage 100% outdoor avec @i.voyages.
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Beaufortain : 4 randos en famille pour en prendre plein la vue

Alpages, fromage et lacs. Le Beaufortain a des allures de montagne à vaches sur les cartes postales. Dans la réalité, c’est encore mieux que ça et c’est surtout, dans sa grande majorité, une moyenne montagne particulièrement accessible et riche en panoramas d’exception sur le massif du Mont-Blanc. Si l’on y ajoute une belle énergie touristique qui a permis de développer une multitude d’activités – et notamment de randonnées – pour les enfants, on obtient une destination estivale idéale pour les familles. C’est ce que je suis allé vérifier au mois d’août dernier avec Raphaèle, ma compagne, et Ambre, qui a cette année 21 mois. Au programme quatre randonnées adaptées pour les parents qui ont aussi envie de faire un peu de vraie montagne avec leurs enfants.

Des vacances dans le Beaufortain ? Mais trop bien ! Quelle bonne idée ! Je n’y étais pas retourné depuis, voyons voir… très longtemps ! Trop longtemps, même. Ma première expérience devait être en 1994, soit 23 ans plus tôt. Ecrire ça me fait subitement me sentir vieux. La vérité c’est que, à cette époque, j’étais surtout très jeune. J’avais rejoint les rangs des stagiaires de l’UCPA pour un tour du Beaufortain au départ des Contamines-Montjoie. De cette semaine de trek, je garde en mémoire deux images : le lac de Roselend et la Pierra Menta, les deux icônes du territoires, immanquables et incontournables. Et aussi une troisième que j’ai failli zapper : celle du Beaufort dans mon assiette ! Pas de randonnée dans le Beaufortain digne de ce nom sans avoir préalablement glissé dans son sac à dos un morceau du célèbre fromage local. Plaisir des papilles et des yeux, le Beaufortain m’ouvre donc à nouveau ses portes en 2017 et, cette fois-ci, en famille !

Le Mont-Blanc en ligne de mire quasiment partout, des alpages verdoyants où résonne l’écho des sonnailles, des lacs aux eaux turquoises et une belle collection d’itinéraires de randonnée : le Beaufortain gagne assurément à être encore davantage connu, au même titre que peut l’être son mythique fromage.

Je me suis fais plaisir à mitonner un petit programme rando pour Raphaèle et pour Ambre. Quelque chose d’assez progressif mais néanmoins qui va un chouilla plus loin que les balades en général prescrites pour les enfants. Papa et maman n’avaient pas non plus envie d’inviter la frustration à leurs vacances et souhaitaient découvrir le Beaufortain du haut plutôt que du bas. Alors oui, j’entends déjà les sirènes d’alarme sur la question de l’altitude chez les bébés. On en reparle en bas de l’article, dans le cahier pratique : précautions à prendre, équipement, recommandations particulières, etc. On va garder ça pour la fin. L’avantage, avec une petite de 21 mois, c’est qu’on peut alterner phases de marche et phases de portage – sans oublier de bons moments de pause – et donc finalement se prévoir de vraies petites randonnées de 3h à 4h30. Une durée qui ouvre un bel éventail de perspectives dans un lieu comme le Beaufortain. Voici ma sélection.

Ambre à l’assaut des alpages du Beaufortain : un véritable succès !

1. Le Col de la Fenêtre

Il y avait un truc qui me titillait d’entrée : c’était d’avoir la même vue sur le Mont-Blanc que le randonneur en couverture du topo-guide du « Tour du Beaufortain ». En y regardant de plus près et en reportant l’axe où on voyait le géant local sur une carte topographique, j’arrivais à tracer à peu près une droite dans le secteur du col du Joly. J’étais pas exactement convaincu mais bon : je ne voyais pas beaucoup d’espaces ouverts et de possibilités de zones humides aperçues sur cette couverture ailleurs qu’au col Joly. Ni une, ni deux, en voiture et c’est parti. Arrivés là-haut, c’est la caillante. Un vent froid rappelle à tout un chacun que c’est la montagne ici et pas la plage. Un coup d’oeil au Mont-Blanc : bouché. Un troupeau de gros nuages s’est emmêlé les pinceaux dans le massif dont on n’aperçoit que la base. Qu’à cela ne tienne, la mélodie des sonnailles a déjà attiré l’attention de Ambre. Qu’importe le Mont-Blanc quand on est un bébé, alors qu’on a de bonnes grosses vaches à aller découvrir !

Face-à-face avec la vache et sa sonnaille. L’une des grandes rencontres marquantes pour Ambre cet été.

Premier truc sympa sur le chemin : tout un champ bosselé de gypse à travers lequel serpente le sentier. Un décor insolite pour des photos tout aussi insolites avec la vallée d’Hauteluce dans le dos, l’une grandes vallées du Beaufortain. S’ensuit une grimpette soutenue vers la Tête du Lac de Roselette, prolongement de l’Aiguille éponyme dont on rejoint la base via un sentier dominant les alpages, de part et d’autres de la large crête sur laquelle on progresse. Tracé en balcon en versant ouest, le chemin nous met provisoirement à l’abri du vent. En ascendance légère, il rejoint de petits laquets fatigués avant de grimper vers le col de la Fenêtre. Une agréable et large terrasse permet de se poser face au Mont-Blanc. Ce jour-là, pas moyen de voir ne serait-ce l’ombre d’un sérac ou une crevasse. Le tableau est définitivement nuageux. « Tu vois Ambre, derrière les nuages, c’est le plus haut sommet des Alpes. » Ma fille acquiesce poliment, pour ne pas contrarier papa, mais néanmoins beaucoup plus intéressée par les cailloux et les bouses de vaches que par l’Aiguille de Bionnassay et les Dômes de Miage, de toute façon invisibles. Un petit goûter puis elle repart dans mon dos. C’est l’heure de la sieste pour les petites filles !

En haut, sortie de la Tête du Lac de Roselette : le col est au fond, à droite. En bas : rencontre avec les vaches et découverte de la marche sur les rochers.

Difficulté : facile | Distance : 7 km | Dénivelé : 330 m | Durée : 2h30
Carte : IGN TOP25 1/25000è 3531OT Megève, Col des Aravis
Accès : depuis Beaufort, prendre la direction du Lac de Roselend mais, quasiment juste après la sortie du village, abandonner la D925 et prendre à gauche la petite D70 qui grimpe en direction d’Hauteluce. Ne pas aller jusqu’à Hauteluce : un kilomètre environ avant, ne manquez pas le petit panneau indiquant le col du Joly à droite. Remonter ainsi en direction du fond de la vallée. Peu après la petite aire de jeu située au lieu-dit l’Infernet, il faudra encore tourner à droite pour rejoindre la station du Val Joly. Au niveau de l’usine électrique de Belleville, la route devient plus étroite et grimpe en direction du col. Terminus et parking tout en haut.
Balisage : le tracé est commun avec les balises rouges et jaunes du GR de Pays « Tour du Pays du Mont-Blanc ». A ne pas confondre avec celle du « Tour du Beaufortain » qui, au départ du col du Joly, emprunte lui le versant est de la montagne !

En bref

Aucune difficulté dans cette randonnée. Un cheminement évident, en aller-retour, avec – si la météo le veut bien – des vues carrément exceptionnelles sur le Mont-Blanc, qu’on peut difficilement voir de plus près. En bonus, pour les enfants, des vaches en veux-tu, en voilà.

 

col de la fenêtre beaufortain
Sur le replat à l’aplomb du col. Derrière nous, l’itinéraire suivi depuis le col du Joly.

2. La Croix du Berger

Le lendemain, changement de cap. On part pour le sud du massif, celui qui flirte avec la vallée de la Tarentaise. J’ai repéré une rando qui a l’air de concilier un maximum d’atouts pour un minimum de difficulté : la Croix du Berger. Premier atout : l’altitude du point de départ. En poussant le véhicule jusqu’au parking du Cormets d’Arèches, on démarre à 2100 mètres d’altitude. La Croix est à 2250 : faites le calcul ! 150 mètres de dénivelé, c’est peanuts ! Bon pour ça il faudra affronter un petit quart d’heure de piste en plutôt bon état. Ca passe crème : on y a été avec l’Opel Zafira, sans souci. Au parking, il y a juste à traverser la piste et à s’engager sur le petit sentier qui grimpe de l’autre côté. L’itinéraire est 100% évident : levez un coup la tête et vous apercevrez déjà la Croix, un petit peu plus haut, qui vous attend. Une jolie succession de « bosses » nous y conduits très rapidement. Le panorama promis est au rendez-vous.

croix du berger
En approche de la Croix du Berger. Pour ceux dont c’est l’objectif final, la randonnée est déjà presque finie !

La bonne surprise c’est la Vanoise qui s’affiche dans le prolongement du vallon de Granier, juste derrière nous. On a le Beaufortain en face mais on peut presque toucher du doigt les premiers contreforts du grand parc national français derrière les résidences et chalets, bien visibles, de la Plagne. Le Crêt du Rey, éminence sauvage qui ferme le Beaufortain au sud, se découpe lui aussi parfaitement. La frontière nord du massif est également très nette : la station des Saisies et le Mont Bisanne, un autre sommet très accessible, trace des courbes plus douces entre ciel et terre. Le retour se fait par le même itinéraire. Dans la descente en voiture, arrêtez-vous quand même au très joli petit Lac des Fées. Une petite goutte dans un écrin de verdure sur les berges duquel il fait bon prendre le goûter en famille en se remémorant les belles images de l’après-midi.

En haut, l’ambiance au sommet de la Croix du Berger. En bas, à gauche : le lac des Fées, magique. En bas à droite : vue sur les sommets de la Vanoise.

Pour en faire plus

Alors on ne s’est pas arrêté qu’à la Croix du Berger. On a été chercher un panorama encore plus grandiose plus haut. Cap sur le Mont Coin, un peu moins de 300 mètres plus haut. Une randonnée un peu plus sérieuse et soutenue qui nécessitera que le porteur du sac à dos bébé soit bien à l’aise avec son portage. Le chemin est dans le prolongement de celui de la Croix du Berger mais la crête se fait provisoirement plus escarpée avant de retrouver les bons alpages du Plan de la Marmotte, le bien nommé, où s’ébattent plusieurs beaux spécimens de cet animal totem des Alpes. Pour la plus grande joie des petits et des grands. Au-delà le sentier s’enroule sous la face sud du Mont Coin, en se dirigeant vers le col éponyme. Ne manquez pas la bifurcation vers le sommet à gauche quand vous commencerez à apercevoir ce dernier. Les dernières pentes sont soutenues mais, là-haut, quelle récompense ! On passe encore un étage au-dessus et ce sont carrément toutes les Alpes du Nord qui se dévoilent : Mont-Blanc, impérial, chaîne des Fiz, Aravis, Bornes, Bauges, Vanoise, Maurienne et même les Ecrins ! Ils sont tous là, y compris la Pierra Menta, le monolithe star du Beaufortain qui, à vos pieds, déroule ses immenses alpages au vert généreux. Exceptionnel ! Pour le retour, on est redescendu par le même itinéraire jusqu’au Plan de la Marmotte. De là, on a rejoint une piste d’abord grossière dessinée qui rejoint celle, plus large et carrossable, empruntée par le GR de Pays du Tour du Beaufortain pour atteindre le refuge de la Coire. De là, il faut continuer à suivre les balises rouge et jaune jusqu’au Cormet d’Arêches.

En haut : sommet du Mont Coin, ça c’est de la vue ! En bas, à gauche : pendant l’ascension. En bas, à droite : vue sur les très belles arêtes qui filent du Mont Coin vers la Roche Parstire.

Difficulté (Croix du Berger seule) : assez facile | Distance : 2 km | Dénivelé : 150 m | Durée : 1h | (Croix du Berger + Mont Coin) : moyen | Distance : 6 km | Dénivelé : 450 m | Durée : 3h
Carte : IGN TOP25 1/25000è 3532OT Massif du Beaufortain, Moutiers, La Plagne
Accès : depuis Beaufort, prendre la direction d’Arêches, puis du Lac de Saint-Guérin. C’est la D218d. Monter jusqu’au parking du barrage et poursuivre par la route goudronnée qui monte au-dessus du lac et le contourne en rive droite, en direction du refuge de l’Econdu et de la Coire. La route est bitumée jusqu’à 1800 mètres. Ensuite, dans un lacet, elle devient piste carrossable et se poursuit en direction du refuge de l’Econdu. Laisser la piste à droite qui va au refuge et continuer à monter à gauche. Dépasser le Lac des Fées et continuer par la piste jusqu’au Cormet d’Arêches où se trouve une aire de stationnement.
Balisage : jaune la plupart du temps
Notes : il est possible de démarrer cette randonnée depuis le Lac des Fées. Cela ajoute 170 mètres de dénivelé. Personnellement je trouve que la section entre le lac et le Cormet présente peu d’intérêt en comparaison du reste de l’itinéraire. Elle s’enfonce vite dans un réseau d’aulnes qui bouchent la vue et le sentier y est souvent gras et glissant. Vous pouvez vous éviter ça à condition de ne pas être effrayé par la piste qui, je le répète, est globalement bonne à conditon d’y aller tranquilou.

En résumé
Une randonnée évolutive qui, dans tous les cas, assure un max côté panoramas. Le tout dans un cadre de verdure agréable et avec la compagnie des marmottes. En bonus un joli lac d’altitude. Que demander de plus ?

Au retour, y’a encore du jus ! Infatigable ces gosses, je vous dis moi !

3. Le Lac de Brassa

Celui-là il faut le programmer le bon jour. Autrement dit aux jours d’ouverture du télésiège de Piapolay qui permet de démarrer directement du refuge des Arolles et donc de s’épargner 700 mètres de dénivelé depuis le Planay. Moyennement envisageable avec un bébé dans le dos donc. Et puis c’est l’occasion pour Ambre de prendre son premier télésiège, on ne s’en prive donc pas ! Aux Arolles, il fait chaud. On y est en ambiance station de ski avec des lignes de télésièges ici et là et des pistes sans neige qui n’ont rien de très attrayant. Mais le spectacle n’est pas là mais bien derrière cette corniche escarpée qui biaise en direction du col de la Grande Combe. Pour l’atteindre, il faut attraper – une fois n’est pas coutume – l’itinéraire du GR de Pays du Tour du Beaufortain qui tourne très vite le dos à l’industrie du ski pour se faufiler à flanc de versant ombragé vers des espaces naturels où se retrouve très vite l’imageraie aimée du Beaufortain. Pylônes et casses caillouteuses ne sont bientôt plus qu’un mauvais souvenir. A nous les alpages, les vaches et les torrents surmontés de sommets !

Le Mont-Blanc est de la partie, entièrement découvert aujourd’hui. On le voit quasiment de n’importe quel endroit du Beaufortain, si tant est qu’on soit assez haut pour ce faire. Dans son sac, Ambre se la coule douce, profitant des tarines qui broutent ici et là, jetant son chapeau toutes les cinq minutes et s’amusant à chatouiller papa. On affronte le dénivelé courageusement dans un bel écrin de montagnes. Un dernier effort et nous voici au lac. Un lieu complètement idyllique et qui respire la zenitude, face au Toit de l’Europe. On y profite de beaux effets de miroir à la surface de l’eau. Posé au pied du sommet de la Légette du Grand Mont, le lac de Brassa est – comme nombre de lacs des Alpes – en phase de lente fermeture. Un jour viendra où la tourbe spongieuse qui borde ses rives accueillantes l’aura entièrement absorbé. Venez donc en profiter pendant qu’il est encore temps. Pour le retour, au choix : même itinéraire ou grimpette jusqu’au col de la Grande Combe avec retour par les pistes caillouteuses. Moins fun, je vous le dis de suite !

lac tournant
Le petit Lac Tournant, très discret mais particulièrement joli, posé sur son replat, au pied du GR de Pays du Tour du Beaufortain

Pour en faire plus

Les plus courageux pourront prolonger jusqu’au lac Tournant, en continuant par le GR de Pays du Tour du Beaufortain. Le mieux est d’y aller en aller-retour, avant d’aller au Brassa. L’occasion d’aller plus loin dans le très beau vallon de César avant de franchir un court escarpement qui ouvre les portes d’un nouveau vallon : celui du Grand Mont. A partir de là, l’itinéraire est somptueux mais l’accès au lac Tournant est plus technique, avec des passages rocheux fréquents. Mais, cependant, quel bonheur de se hisser jusqu’à lui en longeant le torrent qui dégringole en petites cascades à côté de soi. Le passage, qui s’était rétréci, s’ouvre alors à nouveau en pénétrant l’espace du lac. Celui-ci n’en occupe qu’un tout petit espace, presque invisible. Son eau est incroyablement translucide. Posé face au Grand Mont, dans un cadre de montagne sauvage magnifique, c’est assurément un tout petit lac rempli de charme.

Le sommet de la Légette du Grand Mont, vu depuis le chemin retour du lac Tournant

Difficulté (Lac Brassa seul) : assez facile | Distance : 3,7 km | Dénivelé : 350 m | Durée : 2h15 | (Lac Brassa + Lac Tournant) : moyen | Distance : 6,2 km | Dénivelé : 400 m | Durée : 3h45
Carte : IGN TOP25 1/25000è 3532OT Massif du Beaufortain, Moutiers, La Plagne
Accès : depuis Beaufort, prendre la direction d’Arêches, puis du Planay. Stationnement au niveau du télésiège de Piapolay
Balisage : rouge et jaune du GR de Pays du Tour du Beaufortain, puis jaune
Notes : le télésiège de Piapolay n’est pas ouvert tous les jours. Il fonctionne en alternance avec celui du Grand Mont, un jour par semaine, ou deux selon la période (renseignement auprès de l’Office de Tourisme, voir plus bas dans le Guide Pratique). Premier départ à 8h30 et dernier retour à 16h30, avec une fermeture entre 12h45 et 13h45. L’aller-retour coûte 7,5 euros (gratuit pour les moins de 5 ans) et un forfait famille à 6,30 euros est concédé à partir de 4 places achetées. Ne manquez pas la dernière benne dans tous les cas ! Sinon vous en serez quitte pour 700 mètres de descente en fin de journée. La loose !

En résumé

Il y a les grands lacs du Beaufortain et les petits, les plus intimes. Brassa et Tournant font partie de cette catégorie. Un joli face-à-face amoureux avec la montagne. Plutôt faciles d’accès en plus. Toujours un succès avec les enfants.

 

lac de brassa
Miroir d’altitude parfait. En toile de fond, inévitablement, le Mont-Blanc.

4. La Roche Parstire

La Roche Parstire, c’était la grosse journée de la semaine. Avec les enfants, c’est habituellement proposé en aller-retour depuis le col du Pré. Mais c’était trop frustrant l’aller-retour : on a donc tenté la boucle en 4h30, par le Passage de la Charmette. La route vers le col du Pré, via le village de Boudin, est magnifique. Etroite par endroit mais bien pensée, avec de fréquents élargissements pour se croiser. Mais comme ce n’est pas non plus l’autoroute, ça va ! Le col du Pré est un carrefour de départs de balades : on y croise donc un peu de monde. Mais de moins en moins au fur et à mesure que, après avoir quitté la voiture, on s’élève à travers la forêt en direction du sommet. C’est le seul véritable effort à produire sur cet itinéraire qui atteint, ensuite, les versants nus et dégagés ouvrant sur le lac de Roselend. Difficile de rêver mieux pour admirer le plus grand et plus beau lac du Beaufortain. Les sonnailles des troupeaux carillonnent à travers la vallée. Ambre est aux anges, plus intéressée par ses nouvelles copines que par les superbes ravins qui dégringolent en face ouest et qui inspirent papa pour ses photos !

roche parstire
On se sent tout petit face aux grands ravins du sommet de la Roche Parstire. Mais quelle vue ! Au fond : la Pierra Menta.

Un dernier ressaut et le sommet est là, à 2109 mètres d’altitude. Au-delà c’est un magnifique petit chemin de crête qui sinue en direction du Passage de la Charmette. Le lieu n’est pas sans me rappeler la crête des Gittes, à jouer les funambules au fil d’une arête herbeuse très praticable, tout en dégageant de vastes vues sur tout le Beaufortain. La force de cet itinéraire, c’est sa position très centrale, qui permet d’embrasser l’ensemble du massif d’un seul coup d’oeil. Le parcours est très esthétique, j’ai vraiment beaucoup aimé. Le retour par le versant ouest est plus quelconque. Après une prometteuse dégringolade à travers les aulnes, on rejoint une piste caillouteuse fastidieuse qu’on suit un bon moment. Le dernier tiers est déjà plus sympa, qui passe au pied des falaises de la Roche Parstire après avoir, enfin, retrouvé un vrai chemin d’alpage. Ambre y a marché un bon moment, très demandeuse et balayant d’un geste de la main toute tentative parentale de lui tenir la main. Bien ma fille !

randonnée beaufortain
En haut : des crêtes de Roche Parstire, superbe vue sur la vallée d’Arêches. En bas à gauche : en arrière-plan, les reliefs déchiquetés de la Combe de la Neuva. En bas, à droite : Ambre a déjà tout compris au balisage !
En montant vers la Roche Parstire, c’est carrément impossible de manquer le lac de Roselend !

Difficulté : moyen| Distance : 8 km | Dénivelé : 480 m | Durée : 4h30
Carte : IGN TOP25 1/25000è 3532OT Massif du Beaufortain, Moutiers, La Plagne
Accès : depuis Beaufort, prendre la direction d’Arêches, puis du Lac de Saint-Guérin. Après avoir laissé les dernières résidences d’Arêches, se préparer à tourner à gauche par la petite route montant au col du Pré. Stationnement au col.
Balisage : jaune
Notes : une fois dépassée la forêt, il n’y a plus d’ombre sur le parcours. N’oubliez pas les protections et suffisamment d’eau pour vous et vos petits bouts. Il est aussi possible d’en faire moins et de ne se contenter que du sommet de Roche Parstire. La randonnée redevient tout de suite beaucoup plus courte : 4 km, 400m de dénivelé et 2h15 A/R. Autre chose d’essentiel : là-haut les ravins sont vraiment hauts et pas très loin du sentier. On redoublera donc de prudence avec les enfants. Et on évitera, bien entendu, de faire cette randonnée sous l’orage et la pluie, et même juste après aussi !

En résumé

Très beau sommet, très central, qui libère la vue à 360° sur tout le massif du Beaufortain. Le lac de Roselend y est sublime. La crête qui lui fait suite est également un très très bel itinéraire. Le retour par le Pas de la Charmette pourra paraître plus fade en comparaison.

En haut : le début de la descente depuis le Passage de la Charmette. En bas, à gauche : le départ du Passage en question. En bas, à droite : dernières foulées avec les ravins de Roche Parstire en toile de fond.

Beaufortain | Guide Pratique

Accès : la porte d’entrée officielle du Beaufortain, c’est Albertville. En venant du nord (Paris) on passe d’abord par l’A6, via Lyon, puis direction Chambéry par A43. Jonction avec l’A430 pour Albertville. En venant du sud (Marseille, Toulouse), on rejoint Valence par l’A7, puis Grenoble par l’A49 et Chambéry par l’A41. Jonction avec l’A430 et Albertville. De là, suivre Beaufort et stations du Beaufortain. On atteint Beaufort par la D925. Albertville dispose également de sa gare SNCF. Depuis la gare routière, pendant la période estivale, des Lignes Nature sont mises en place qui permettent de relier Albertville à Arêches, les Saisies ou Roselend en bus. Plaquette disponible en téléchargement en cliquant sur ce lien.
Hébergement : hôtels, chambres d’hôtes, gîtes et locations à la semaine. L’offre est abondante dans le Beaufortain. Pour l’exhaustivité, tournez-vous vers le portail du Beaufortain qui recense l’ensemble de cette offre et permets la réservation en ligne. Pour ma part, j’avais choisi Arêches comme quartier général. Central et bien placé, pas non plus trop haut au-dessus de la vallée, c’était bien pratique. Je logeais dans un bel appartement tout récent, très confortable et décoré façon montagne, mais sans surcharge. Situé dans le petite copropriété « Perle de Neige », il bénéficie d’une situation dominante sur le village. Rien à redire, on a passé un excellent séjour dedans et on l’a quitté à regret. Si c’est exactement ce que vous cherchez, contactez la centrale de réservation par mail ou bien c’est aussi possible en direct, avec les propriétaires : Huguette et Bernard Blanc-Gonnet (04.57.65.62.72 ou b.blancgonnet@sfr.fr)

Adresses et liens utiles : le site de la communauté de communes du Beaufortain constitue un premier portail d’informations générales sur le massif et ses territoires. Les offices de tourisme associés (Les Saisies, Arêches-Beaufort et Hauteluce) sont ensuite une mine d’informations et de documentation détaillées pour vos excursions. On y trouve déjà plusieurs topos, notamment celui des Balades en Beaufortain qui recense 30 itinéraires et 11 sentiers découvertes destinés aux familles. Le même style de brochure existe pour les randonneurs. Egalement très pratique : le carto-guide édité par l’IGN du massif, au 1/30.000è. Ou comment disposer, dans son sac, de tout le réseau de sentiers de randonnée, soit 550 km de chemins balisés.
Recommandations pour bébé : qui dit bébé en rando, dit un certain nombre de précautions à prendre et d’objets à posséder pour son confort et le vôtre. Durant toute la semaine j’ai porté Ambre dans un porte-bébé Deuter Kid Comfort 3. Elle avait également un chapeau ou un Buff sur la tête et portait des lunettes, indispensables. On n’oublie pas d’appliquer la crème solaire avant le début de la randonnée et on n’hésite pas à en remettre si ça cogne pendant. Dans le sac également, les repas et/ou goûters nécessaires. De l’eau également, dans un biberon. Un brumisateur aussi, en cas de chaleurs trop fortes. Je vous laisse gérer l’histoire des couches et du change. Par contre on n’oublie pas une petite veste en cas de froid, éventuellement d’un imperméable. Aux pieds, des petites tennis de rando, parfois des chaussures plus légères selon la balade. Par rapport à l’altitude, on entend pas mal de choses alarmantes sur des sites de mamans. A bientôt deux ans, Ambre est déjà montée assez régulièrement en montagne, entre 1200 et 1700 mètres. L’altitude n’est pas exactement le problème : c’est la vitesse à laquelle on monte en altitude qui est surtout problématique. Au rythme de la marche, les premiers jours, on peut déjà être plus serein quand l’enfant a dépassé les 18 mois. Après au moins trois jours d’acclimatation, on a pris le télésiège pour monter à 2000 mètres. Zéro souci.

Au revoir madame la vache, j’ai adoré vous rencontrer et me promener dans vos belles montagnes. A bientôt !

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