coronavirus et randonnée

Coronavirus et randonnée : pourquoi est-il préférable de ne plus randonner ?

Suite à de récentes publications sur Facebook, j’ai remarqué pas mal de réactions et de questions interrogeant l’interdiction de randonner. Peut-on encore randonner ? Notre activité favorite, pratiquée au cœur de la nature et loin, on l’espère, des turpitudes sanitaires liées au coronavirus, est-elle devenue illégale ? En gros, doit-on craindre d’être verbalisé si on part sur les sentiers ? Coronavirus et randonnée sont-ils compatibles ? Autant de questions que vous vous posez et auxquelles je vais essayer de répondre le plus précisément possible au regard des informations dont je dispose. La situation évoluant au fil des jours, je veillerai à actualiser cet article aussi fréquemment que nécessaire. N’hésitez pas à me poser des questions auxquelles cette publication n’aurait pas initialement répondues.

AVANT / APRÈS LE CONFINEMENT

Jusqu’à l’intervention, lundi 16 mars dernier, d’Emmanuel Macron, la lutte contre la propagation du coronavirus en France se bornait à l’application des gestes barrières et au bon sens citoyen. Les sentiers, pour les pratiquants de randonnée et les amoureux de nature, apparaissaient alors encore comme l’endroit le plus adapté pour se protéger et échapper au stress croissant qui agitaient les médias et les foyers. Comment, après tout, être contaminant ou contaminé quand on est loin de tout, en montagne, en forêt ou au bord de la mer ? Au contraire, l’activité et la valeur thérapeutique de l’extérieur paraissaient plutôt contribuer à une plus-value psychologique et physiologique. Raison pour laquelle beaucoup – moi y compris avec les Calanques et le Caroux – ont investi les chemins samedi et dimanche derniers.

Cependant, dès lundi soir, la situation change très rapidement. Les gestes barrières ne suffiront pas. Un confinement total est décrété, faisant écho à celui de nos voisins italiens. On passe du tout à rien avec une marge de transition extrêmement réduite. Notre zone de confort passe du reste du monde aux quatre murs de nos maisons pour les quinze jours à venir. Une première salve de confinement, volontairement réduite pour mieux pouvoir être prolongée, à mon avis. L’idée générale est de freiner la propagation du virus en limitant nos propres déplacements et contacts. Un objectif qui ne souffre pas la demie-mesure et qui impose une restriction absolue de l’essentiel de nos habitudes. Des règles sont instaurées dont le non-respect est désormais répréhensible au regard de la loi (135 euros d’amende). Coronavirus et randonnée peuvent-ils trouver un arrangement dans ce cadre ? On va essayer de le voir maintenant.

RAPPEL DES RÈGLES

La règle du jeu est assez simple : on ne sort plus de chez soi, c’est interdit jusqu’à nouvel ordre ! Facile à retenir. Des dérogations sont néanmoins prévues pour les gens qui ne peuvent pas travailler depuis leur domicile, pour faire ses courses dans des commerces de proximité autorisés, pour aller chez le médecin, pour faire garder ses enfants ou aider les personnes vulnérables. Une attestation individuelle – en téléchargement ici ou à reproduire sur papier libre – doit être remplie pour chacun de ces déplacements. Une dernière règle existe, stipulant que l’exercice physique uniquement à titre individuel et autour de son domicile est également autorisé, à condition d’être en possession de cette attestation sur l’honneur dûment remplie. Mais, vous aurez beau chercher, vous ne trouverez pas la ligne marquée « Faire de la randonnée ». Pourquoi ?

CORONAVIRUS ET RANDONNÉE : LA LIAISON DANGEREUSE

Il est tentant de faire rentrer la rando dans la case de l’exercice physique. En jouant un peu sur les mots, on y arriverait presque. Il ne faut cependant pas trop abuser. Même avec le meilleur bagou du monde, vous ne convaincrez plus les gendarmes que votre randonnée de 3h et de 600m de D+ à deux heures de chez vous constitue un exercice physique essentiel. La consigne est claire : la notion d’exercice physique doit être en lien avec la proximité de son domicile. Balader oui. Randonner, pas vraiment. La notion de durée d’exercice n’est, en revanche, pas indiquée. On peut donc imaginer boucler plusieurs fois sa balade de 1h. La notion de proximité, quant à elle, fait appel à l’interprétation de chacun(e) [Mise à Jour : depuis le 25 mars, faisant suite à l’état d’urgence sanitaire, la distance maximale autour de chez soi a été fixée à 1km et le temps de sortie à 1h maximum]. Dans tous les cas, c’est essentiellement contre le regroupement que la lutte s’effectue. Marcher, balader ou randonner – la sémantique importe peu au final – ne pourra se faire qu’individuellement. Un état de fait qui entraîne souvent son lot de questions paradoxales.

POURQUOI CORONAVIRUS ET RANDONNÉE SONT-ILS INCOMPATIBLES ?

Mais oui c’est vrai ça ? Qu’est-ce qu’on fait de mal sur un sentier et dans la nature d’abord ?

C’est la première question qui vient à l’esprit. A priori, la réponse est : pas grand-chose, je vous l’accorde. Mais, pour mieux comprendre et accepter les raisons de cette interdiction, il faut changer de perspective. L’idée derrière l’interdit n’est pas de protéger le randonneur du coronavirus mais d’un éventuel accident. Aujourd’hui, la prise en charge d’un blessé sur les sentiers impacte celle d’une victime du Covid-19. Et au regard de la saturation rapide des hôpitaux pour accueillir les personnes contaminées et de la priorité donnée à la gestion de l’épidémie, les centres hospitaliers doivent être préservés d’autres interventions. Des interventions d’autant plus inadmissibles si elles tirent leur origine d’un accident lié à la satisfaction d’un petit plaisir égoïste. Derrière l’interdit c’est au sens de la responsabilité de chacun qu’il est fait appel. Le PGHM et les secours en montagne ont d’ailleurs rappelé tout cela suite à un accident au premier jour du confinement.

En plus de ça on ne va croiser personne sur les sentiers de randonnée, pfff… Et si on croise des gens, il n’y a qu’à respecter les gestes-barrières, c’est pas compliqué quand même… Re-pfff…

Oui. Probablement. Il y a fort à parier que les sentiers actuellement ne ressembleront pas au GR20 et qu’il doit y avoir possibilité de marcher en ne croisant au mieux personne, au pire très peu de gens. Auquel cas éviter le contact direct avec eux semble suffisant pour maintenir la sécurité. C’est du bon sens après tout, non ? Malheureusement, ce bon sens qui semble acquis à chacun ne se vérifie absolument pas sur le terrain. Il y aura toujours un risque. On l’a vu lors du week-end précédant le confinement total : on ne peut guère dire que le respect des gestes-barrières et de la distance de sécurité aient été à l’esprit des comportements et des activités. La confiance totale en chacun est impossible. Et aucun risque ne souhaitant être couru, la politique restrictive est donc absolue. Ainsi coronavirus et randonnée ne font pas bon ménage.

Oui mais bon : je suis confiné toute la journée à la maison avec ma famille alors qu’est-ce que ça change si je me balade avec elle dehors ?

Voilà un argument qui revient souvent et qui peut s’entendre. Son explication est pourtant facile et en appelle, une fois encore, à une notion de responsabilité. On l’a vu dans les mesures restrictives, c’est aussi contre la notion de rassemblement collectif que lutte le confinement. Or, si vous êtes parfaitement au courant que les gens qui vous accompagnent sont votre famille, ce n’est pas forcément le cas des personnels chargés de contrôler et de faire respecter les mesures. Ils sont obligés de vérifier chaque regroupement pour éventuellement le dissoudre. Dans ce moment compliqué que nous vivons, c’est une charge de travail qui ne saurait être permise. Je peux vous certifier qu’autour de chez moi il est courant d’être témoin de regroupements. Le texte dit « Les sorties indispensables à l’équilibre des enfants et l’activité physique individuelle sont autorisées à proximité du domicile, dans le respect des gestes barrières et en évitant tout rassemblement ». En gros, pour être dans les clous avec votre ou vos enfants, il faut y aller avec un seul adulte accompagnant.

Bon, mais si j’y vais en douce, sans me faire attraper, seul(e) et que je fais de câlins à personne, pas même à un arbre, que je fais attention à ne pas me blesser, je peux randonner alors ?

De mon point de vue, je dirais que si, à première vue, il semblerait que ce plan vous mette à l’abri du coronavirus et que vous ne soyez pas un danger pour les autre – sachant que le risque zéro, comme celui de se blesser malgré votre extrême vigilance, n’existe pas – cela reste un acte individualiste et déconnecté de tout sens solidaire. Selon la région et la commune où vous habitez, une action de ce type sera plus ou moins aisément réalisable. Là où je vis, à proximité d’un petit bois de lotissement, on a déjà été contrôlé avec ma compagne et ma fille par exemple. C’est plus par esprit de cohésion que par strict respect de consignes qui mériteraient d’être adaptées localement que cette interdiction de randonner doit être abordée. Une conscience collective et responsable est impérative pour endiguer le virus. À ce stade, le mariage du coronavirus et de la randonnée me paraît impossible.

Et toi David t’en penses quoi officieusement ?

Je pense que l’heure n’est plus au cas par cas et que la satisfaction de nos plaisirs personnels a peu de poids face à l’enjeu mondial actuel. Je pense également qu’en tant que personnage public – certes je ne suis pas Nicolas Hulot mais je suis néanmoins lu et vu par quelques milliers de personnes par mois – ma responsabilité est précisément de donner l’exemple et d’expliquer les choses. Professionnellement, la machine est à l’arrêt. Contrats suspendus, tournages reportés aux calendes grecques : je ne sais pas si ma trésorerie s’en remettra. Mais là encore, je raisonnerais en égoïste si je faisais de ces arguments un plaidoyer personnel au regard des événements actuels. Le moment est au dépassement des intérêts individuels face à une problématique mondiale. La randonnée, comme de nombreux autres domaines, a été provisoirement reléguée au rang des choses non-essentielles. D’ici à son retour en grâce, préoccupons-nous des autres et profitons-en pour remettre en question notre vision du monde. Quoiqu’il advienne, il y aura un avant et un après, j’en suis convaincu.

>> N’hésitez pas à me poser toutes les questions que vous jugeriez utiles et qui n’auraient pas été posées dans cet article consacré spécifiquement au thème coronavirus et randonnée

LIEN UTILE

La page du gouvernement consacrée au coronavirus, actualisée dès que nécessaire.

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12 Comments

  1. Serge Répondre

    Bonjour
    Votre article sur la randonnée et le covid est très bien fait et je partage maintenant votre avis .
    Au début du confinement je me disait bah ! Mon épouse et moi avons de la chance ,il fait beau et on va pouvoir se promener en appliquant spucruleusement les consignes…
    Et moi je pourrais faire du VTT tous les jours…
    Je me disais ,il y a pire…
    J’ai vu beaucoup plus de monde que d’habitude dans nos contrées de Metz ,tous en respectant les consignes ,sauf une bande de jeunes qui faisaient un pique nique…
    Maintenant par solidarité et citoyenneté je respecte les consignes ,cela va être moins sympa ,pour sur !
    Mais je ne peux m’interroger sur tous ces gens qui continuent a voyager dans les trains,ceux qui travaillent ?etc,ect.
    Comment faire ?et là force est de constater que nous sommes impuissant car quoi que l’on fasse on va impacter d’autres problème tout aussi insolubles !
    Eh oui notre humanité redécouvre que notre équilibre n’est pas si stable finalement.
    Il aura suffit qu’un organisme minuscule vienne s’immiscer dans nos vies pour tout chambouler !
    Vous en pensez quoi ?
    Cdt Mr Visconti

    1. carnetsderando Auteur de l'article Répondre

      Bonjour Serge,

      Merci pour votre commentaire. Le Covid-19 remet en question nos habitudes, notre quotidien et notre vision du monde. Un mal pour un bien ? Au-delà de la dramatique crise sanitaire qu’il engendre, je vois aussi une opportunité pour tous de sortir de cette bulle dans laquelle nous vivions jusqu’alors. L’épisode du coronavirus pourrait bien nous aider à repenser nos modes de vie et notre relation à la planète. On n’y arrivait visiblement pas par nous-mêmes, en dépit des signaux d’alerte et des recommandations du corps scientifique. Ce minuscule virus – microscopique même – nous pousse donc à la réflexion par la force. J’espère qu’une fois la sortie de crise atteinte, l’humanité saura retenir la leçon et suivre d’elle-même un cap nécessaire pour retrouver un équilibre qu’elle a rompu depuis longtemps avec son environnement.

  2. pasdid88 Répondre

    Je suis complètement d’accord avec cet article, à une exception près : « Quoiqu’il advienne, il y aura un avant et un après, j’en suis convaincu. »
    Je crois qu’au contraire, RIEN changera après. Certes, il y aura des débats, des questions, des mises en accusation, mais … l’être humain à cette faculté d’avoir la mémoire très courte et de rarement apprendre les leçons des épreuves qu’il subit !
    Quand tout rentrera dans l’ordre, la vie reprendra son court, les erreurs du passé avec …

    1. carnetsderando Auteur de l'article Répondre

      Oui je suis aussi d’accord avec ça. Ce que je nomme la masse critique ne sera pas atteinte pour que cet après se matérialise par un changement significatif. Il y a des chances que beaucoup se remettent à courir après ce qu’ils ont perdu pendant ce laps de temps. Mais je reste convaincu que certain(e)s – peut-être pas assez, je vous le concède, mais même ce pas assez est déjà en soi encourageant – poseront un regard neuf sur eux et le monde qui les entoure. C’est mon côté optimiste et joyeusement naïf qui parle 🙂

  3. Anne Liotard Répondre

    Dans la Drôme il y a un durcissement depuis vendredi 20 mars au soir
    Les espaces naturels sont interdits

    Voici le lien
    http://www.drome.gouv.fr/confinement-durcissement-des-regles-par-arrete-a7368.html

    La durée préconisée des sorties est de 30 minutes et maintenant on parle plutôt d’un rayon de 500m autour du domicile

    Pensez à vous déchausser à l’entrée du domicile

    Merci pour votre contribution à la pratique de la randonnée

    Prenez bien soin de vous

    Cordialement
    Anne Liotard

    1. carnetsderando Auteur de l'article Répondre

      Merci Anne pour ces précisions concernant le département de la Drôme. C’est bien de pouvoir compléter cet article avec des informations plus localisées. Bon courage pour cette période de confinement.

  4. Francis Répondre

    Merci pour cette article et ces avis.
    Depuis quand la randonnée n’est pas une « activité physique » ?

    J’ai compris que la raison essentielle, sinon l’unique raison intelligible à proscrire nos activités favorites de balade à pied ou a bicyclette, serait d’éviter de surcharger par nos éventuelles blessures, des services de soins potentiellement débordés, dépassés, des personnels éprouvés, exposés… J’ai bien compris ?

    De là à réprimer de 38, 135, 375, 1500… €, et même de prison !

    Nonobstant le fait que nous devrions être suffisamment intelligents pour garder nos distances, se laver ce qu’il faut quand il le faut, quitte à vivre avec un masque et à se parler au travers d’un hygiaphone, je suis enclin à penser qu’il est aussi imprudent de se livrer aux activités de jardinage, aux conneries sur son balcon ou dans son salon la tête à l’envers, ses enfants sur les épaules, la sono à fond…, au bricolage avec perceuse et scie circulaire, à la petite chimie ménagère à base d’alcool, de savon, de white spirit, de soude…, voire même à jouer le « couch potato » (personne qui passe beaucoup de temps assis ou couché, souvent à regarder la télévision, en mangeant des friandises ou en buvant de l’alcool)…

    De là à réprimer de 38, 135, 375, 1500… €, et même de prison …

    Que nous fait-on payer au juste, notre bêtise et notre indiscipline qui seraient devenus délit d’incivisme ?

    NB- c’est juste un échange en toute amitié bien entendu…

    Bises, et portons-nous bien

    1. carnetsderando Auteur de l'article Répondre

      Bonjour Francis,

      Pas de souci, les débats sont ouverts et chacun peut y faire entendre sa voix, en toute liberté et franchise.

      Une fois les règles acceptées, par citoyenneté et solidarité, une analyse plus en profondeur survient, suivie de questions et parfois de colère. La politique déborde forcément et surgit en toile de fond. J’en suis au même stade, entre résignation, incrédulité et agacement. La méthode du confinement aurait-elle pu être évitée par une anticipation de la crise sanitaire ? Probablement et des faits viennent de plus en plus étayer cette hypothèse. Malheureusement, cette phase d’anticipation a, semble-t-il, été loupée et voilà où nous en sommes. Au fur et mesure que passent les jours, les incohérences de la politique de confinement font surface. Mais du fait d’une mauvaise prise en charge initiale de la crise du covid-19 (notamment le dépistage) on en est là. Pour éviter les surcharges inutiles d’un milieu hospitalier démuni par des années de déconstruction politique mais aussi pour éviter une inutile propagation par des porteurs sains. L’aspect martial du respect des règles peut paraître sévère mais, comme chaque fois, il y a celles et ceux qui s’appliquent et les autres, ceux qui s’en foutent. On paye toujours pour ceux-là, quel que soit le domaine. J’espère sincèrement qu’on sortira de cette crise sanitaire, économique et sociale au plus vite. Que chacun puisse reprendre le cours de sa vie et de ses activités. Bon courage pour cette période complexe Francis et au plaisir de retrouver vos commentaires sur le blog !

  5. fab Répondre

    Bien sûr vous ne pouviez pas écrire autre chose.
    Bien sûr cela semble cohérent .

    ..Mais..
    dans le fond c’est une vaste mascarade. Qui se balade quelques jours dans les collines est déjà bien plus responsable -de soi!! quitte à ne rien demander si une entorse survient!..- que les avachis devant leur TV.. qui ne manqueront pas d’inonder les soignants de leurs problèmes psychologiques et même physiques dans quelques semaines.

    1. carnetsderando Auteur de l'article Répondre

      Bonjour Fab,

      L’idée globale n’est pas de juger quelle attitude de confinement est la meilleure ou pas. Qui serais-je pour fustiger celui qui préfère s’astiquer à Netflix par rapport à l’amateur de footing ? Le confinement était de toute façon nécessaire à ce stade. La mascarade c’est plutôt ce qui s’est passé avant, le chemin qui nous y a tous conduits. À la date d’aujourd’hui, on peut dire ce qu’on veut : le confinement est le seul moyen de limiter la casse. Et s’y soustraire, quand bien même son environnement immédiat le permet et garantit un maximum de sécurité quant aux risques de propagation/contamination – ce qui est loin d’être le cas pour tous – ne me paraît révéler que le parfait manque de citoyenneté et de solidarité de l’individu qui s’y rattache. Mon article n’a rien de démagogique. J’espère sincèrement que chacun(e) saura mettre de côté ses plaisirs personnels et ses envies de liberté pour le bien commun. Bon courage à vous pour cette période confinée, en attendant de pouvoir retrouver nos chers sentiers.

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