Côte d’Albâtre : cheveux au vent dans la Normandie Impres-Sissi-onnante

Sissi en Normandie ? Qui l’eut cru ! C’est pourtant vrai ! La célèbre impératrice autrichienne, dont se sont entichés les français depuis la fameuse trilogie cinématographique, y a en effet passé son été 1875 pour des raisons de santé. Une poignée de semaines dont le souvenir perdure encore un siècle et demi plus tard à l’heure de la 5G et de la Covid-19. C’est dire à quel point la présence invisible de cette icône royale et romantique imprègne ce petit bout de territoire qui s’étend entre Sassetot-le-Mauconduit, Saint-Pierre-en-Port et les Petites et Grandes Dalles. Une présence qui n’éclipse pas l’intérêt paysager et patrimonial certain de cette petite boucle qui s’en va se percher sur les hautes falaises de la Côte d’Albâtre. Un itinéraire entre terre et mer, tout en contraste et délicatement intime, pour savourer un morceau de Seine-Maritime tourné vers le large.

Difficulté : moyen | Distance : 11,4 km | Durée : 3h15 | Dénivelé : 185m | Carte : IGN TOP25 1/25000è 1809OT – Fecamp / Saint-Valery-En-Caux / Côte d’Albâtre

Dernier jour en Seine-Maritime pour cette année. On a gardé la Côte d’Albâtre pour la fin. Le programme nous a conduits à Sassetot-le-Mauconduit, petite commune dépassant de quelques têtes les mille habitants, à quelques battements d’ailes de la Manche. Ce matin-là, Sassetot est malmené par un vent battant venu du large et copieusement arrosé d’averses nourries. Ça crépite sur le toit du mobile-home où j’ai passé la nuit, comme une batterie automatique sur le Mur de l’Atlantique. Rien de très engageant avant d’attaquer une journée de tournage sur les sentiers. On quitte le camping de l’Oiseau Blanc bousculés par les éléments, avec des rafales d’hésitations plein la tête. Je décide d’une table ronde à l’abri du Drakkar Café, dans le petit centre de Sassetot. On réfléchit mieux au chaud, à voir la pluie tomber derrière le carreau.

Autour d’un bon café, plusieurs stratégies dignes d’un état-major sont avancées sur la carte pour décider de la conduite à tenir. Ou quand les tournages virent à la partie de poker.

« Ça doit s’améliorer vers 13h« , nous assure Olivier après consultation de la météo. Un simple pronostic, farci d’incertitudes, dans lequel il va pourtant bien falloir miser notre confiance. Tapis ! La priorité, c’est de sauver les images du littoral. Il faudra donc un peu traîner pour ne pas atteindre trop vite les Petites Dalles : tous nos plans sont décalés de deux heures, y compris la rencontre prévue ce matin avec Danielle Soret, la présidente de l’association sassetotaise Sasdit, qui œuvre à la promotion de la culture en milieu rural et qui devait nous ouvrir les portes de la connaissance de la commune. Je prends le risque de faire les images du village à la fin, et non au début. Un pari risqué, sans la moindre certitude, qui menace potentiellement aussi le timing final et l’impératif horaire du train de Olivier et de Clément ce soir, à Rouen. La journée de tous les dangers !

Cote d'Albatre

De Sassetot aux Petites Dalles – 1h15

Les besaces sont remplies à la boulangerie avant un départ gris et humide. Le départ officiel, matérialisé comme chaque fois en Seine-Maritime par un totem caractéristique, se trouve à la sortie sud de Sassetot, planté à l’écart de la départementale tirant en direction de Valmont. Une combe aux courbes douces et à l’ambiance normande, étirée entre les plateaux de Sassetot et de Vinnemerville, accueille le sentier de la boucle du jour.

Un pré, une lisière de bois, une poignée de vaches broutant une herbe plus verte qu’en Provence : pas de doute, vous êtes en Normandie !

Le cheminement est un temps commun avec le GR®21, candidat triomphal de la saison 3 de Mon GR® Préféré, auréolé désormais du très convoité titre de GR® Préféré des Français 2020. Entre campagne et falaises, on y déguste les saveurs de la Seine-Maritime, des plats les plus connus à ceux plus confidentiels. Un concentré de cartes postales de Normandie qui s’invite dans nos pupilles.

C’est à peine si les bovidés lèvent la tête à notre passage. Ici, bien évidemment, c’est de la Normande, la troisième race laitière en effectifs de France. Une belle bête, aux formes généreuses et à la robe blanche plutôt densément tâchée de noir ou de brun. Caractéristique. La richesse de son lait contribue à la notoriété des AOP laitières et fromagères de Normandie, dont le Neufchâtel ici en Seine-Maritime. Une image d’Épinal déposée au bord du sentier.

La Normande, c’est la race reine ici. Une laitière fameuse, aux qualités bouchères certaines. Une double aptitude appréciée et valorisée par les éleveurs.

Celui-là se prolonge au-delà du pré par une trace malicieuse qui s’ouvre un passage étroit sous les frondaisons serrées d’un petit sous-bois. Un tracé aux allures de passage secret, de tunnel clandestin pour marcheurs anonymes et silencieux. On y prend un bain de nature normande avant d’atteindre la combe du Pas Glissant. L’imaginaire s’y remet entre parenthèses, s’effaçant provisoirement devant l’habitat humain.

>> séparation avec le GR®21 qui poursuit sa route vers Veulettes-sur-Mer

C’est par la route qu’on rejoint l’entrée des Petites Dalles. Oh, rassurez-vous, pas une nationale ! Même pas une départementale ! Juste l’un de ces communaux tranquilles d’un réseau routier connu et utilisé par les seuls locaux. Le genre de petite route encadrée de Nature où marcher au milieu est rarement dangereux. On y croise plus loin la route, autrement plus empruntée, qui relie Sassetot à Saint-Martin-aux-Buneaux. Celle-là, on la traverse plus prudemment.

Nichées dans le creux d’une valleuse typique de la Côte d’Albâtre, les Petites Dalles déroulent plusieurs chapitres d’une histoire foisonnante au visiteur curieux. Prendre le temps d’en feuilleter quelques-uns est loin d’être une perte de temps.

De l’autre coté, la route dite de la Porte des Champs nous fait glisser en douceur vers les Petites Dalles, blotties  dans une valleuse typique de la Seine-Maritime. J’ai du plaisir à revenir, un an après le tournage de Mon GR® Préféré, dans ce beau petit hameau où fleurissent des villas balnéaires du siècle dernier – presque – parfaitement conservées. Une nuance d’appréciation acquise après notre entrevue avec Pierre Wallon, la mémoire vivante des Petites Dalles.

RENCONTRE : PIERRE WALLON, LA MÉMOIRE DES PETITES DALLES

Auteur de deux livres sur l’histoire locale, cet ancien chirurgien à la retraite nous accueille dans le jardin de sa villa des Chrysanthèmes, un exemple magnifique et probant de l’identité architecturale des Petites Dalles. Pour Pierre Wallon, les Petites Dalles demeurent invariablement associées à des souvenirs de vacances. Un nouvel exemple de ces histoires d’amour qui remontent à l’enfance et qui lient des territoire à des hommes.

Comme Pagnol avec la Provence, Pierre Wallon s’enracine très tôt dans ce petit bout de Pays de Caux. Un ancien village de pêcheur devenu, au fil du temps, station balnéaire. Mais sans strass ni paillettes.

Les villas bourgeoises, fleurons des Petites Dalles, peintes par les impressionnistes et photographiées par les touristes aujourd’hui, ont été construites à l’époque où, sous l’impulsion de l’arrivée du chemin de fer à Fécamp, les bains de mer sont subitement devenus la mode. Ces demeures – dont certaines impressionnent par leur faste architectural et leur volume – ont plus de cent ans ! Toitures, façades, isolation, chauffage : le défi de l’entretien et/ou de la rénovation impacte chaque élément de ce petit musée de la mer à ciel ouvert.

Il plane ici une volonté de ne pas pervertir l’âme des lieux au nom du sacro-saint fric. Les Petites Dalles protègent leur histoire et leur patrimoine contre vents et marées. Mais ce travail de mémoire et d’entretien a un coût.

Un budget à considérer pour lutter contre l’érosion du temps qui, sur le littoral, menace autant les falaises que les hommes. Un élément à garder à l’esprit lorsqu’on admire, émerveillé, les couleurs et les détails de ce petit joyau de la Côte d’Albâtre où la Duchesse de Bavière Élisabeth de Wittelsbach – plus connue en France sous le nom de Sissi – venait prendre son bain de mer quotidien lors de ce fameux été 1875 qu’elle passât au château de Sassetot. Un souvenir qui perdure encore aujourd’hui.

« Les médecins de Vienne, consultés au sujet de sa santé, lui avaient prescrit que l’air de la mer lui ferait le plus grand bien et notamment celui du Pays de Caux.« , nous raconte Pierre. « Elle n’a pas gardé un souvenir extraordinaire de ce son séjour. D’abord parce qu’elle a failli se noyer. C’était pourtant quelqu’un de très sportive. Elle descendait de Sassetot à cheval tous les jours pour se baigner. Et, un jour, elle a également fait une sérieuse chute. Donc deux mauvais souvenirs. »

Sissi aux Petites Dalles, ce ne sont pas que des bains de mer et une atmosphère romantique. Avec une chute de cheval et une noyade évitée, autant dire que le séjour n’a pas toujours été de tout repos !

Malgré ça, l’ombre et le souvenir de Sissi planent sur ce bout de Côte d’Albâtre qui capitalise sur cette visite estivale pour renforcer localement son identité auprès des visiteurs. Il y a pourtant d’autres personnalités illustres qui sont passées par les Petites Dalles, notamment Jules Verne qui, à l’instar de Pierre, avait pour habitude de venir en vacances ici. « Il était alors assez vieux et on raconte qu’il aurait écrit ici son dernier roman, le Volcan d’Or, paru à titre posthume. C’est d’ailleurs loin d’être son meilleur !« , nous confie Pierre sur le ton de la confidence.

Un rai de soleil vient éclairer le jardin des Chrysanthèmes dans lequel on est installé pour l’interview. Coup d’œil rapide à la montre : midi. La météo n’aurait pas bluffé ? On remercie Pierre pour son aimable accueil et on file à toute vitesse par la rue Joseph Heuze vers le front de mer et la plage des Catelets. Le ciel est le théâtre d’une ultime bataille. Battue en brèche par un vent violent et une poussée azur venue de l’horizon marin, une arrière-garde nuageuse résiste encore pourtant au soleil et tient encore les falaises dans l’étau de son ombre froide.

Le gris s’estompe face à l’insistance d’un soleil rebelle. Je sens revenir la belle ambiance marine qui avait accompagné le tournage de Mon GR® Préféré en 2019.

Des rafales chargées d’iode et d’optimisme ouvrent des brèches de plus en plus grandes dans le va-tout sans espoir d’un front pluvieux repoussé vers les terres. Bientôt, des cercles de lumière colorent à nouveau la Manche d’éclats bleu et émeraude. La Côte d’Albâtre renaît ! Olivier n’attend qu’un signe pour faire décoller le drone. Un regard entendu et on démarre les premières séquences. La patience et l’espoir ont fini par payer !

Cote d'Albatre

DES PETITES DALLES À SAINT-PIERRE-EN-PORT – 1h

Pour quitter les Petites Dalles, le Sentier des Douaniers escalade sèchement la falaise la plus à l’ouest de la valleuse. On y retrouve le tracé du GR®21 dans l’une de ces sections épiques dont il a le secret. Le/La randonneur/se vient y flirter avec l’abyme, les pieds sur terre, les cheveux au vent et les oreilles bercées par le fracas des vagues à marée montante. Un duel d’univers entre lesquels le sentier cherche un équilibre de funambule.

Ici les falaises créent des horizons verticaux qui fascinent le visiteur. La Côte d’Albâtre c’est la force de l’espace, c’est la perfection des lignes, c’est l’invitation d’un chemin à errer sur la frontière du monde.

J’avais déjà pris cette sensation pleine face la fois d’avant. Une authentique révélation. On ne peut décemment pas parler de randonnée sur ce blog sans parler de la Côte d’Albâtre. C’est un temps fort qui perce le cœur des âmes en quête d’immensité. Je suis pourtant un fan absolu de la montagne mais la Seine-Maritime et son littoral ont su trouver leur place parmi les sommets.

Cote d'Albatre

La descente sur la valleuse des Grandes Dalles distille également son lot de moments d’intensité. Le drone d’Olivier envoie sur la carte mémoire des plans à la beauté absolue, dans un équilibre de tons et de couleurs qui confine à la perfection. Dur de croire que, quelques heures plus tôt, ce paysage de paradis était plombé sous une grisaille morose. On a bénéficié d’une chance insolente pour ce reportage décidément.

En dépit de leur qualificatif, les Grandes Dalles sont moins imposantes que les Petites. On voit que Sissi n’est pas allée jusque là.

Le GR®21 plonge de 80 mètres, nous ramenant aux Grandes Dalles, à l’étage des hommes. Le sentier n’y fait pas de pause, se contentant de traverser la rue des Pequeux pour rapidement repartir à l’assaut de la cote suivante. On le quitte momentanément, le temps d’un crochet vers le port et la plage où nous attend Joël Trépied, une autre figure de l’histoire locale, également adjoint au maire de Saint-Pierre-en-Port, plus haut sur le plateau.

Cote d'Albatre

Il flotte ici comme un air de nostalgie, presque de résignation. Il faut dire que l’endroit n’a pas toujours été tel qu’il nous apparaît aujourd’hui. « Un grand hôtel avait été construit ici, fin 19ème, à l’époque des bains de mer.« , raconte Joël en désignant une zone dans la valleuse. « Après la Première Guerre Mondiale, il a été racheté par le département qui en a fait un sanatorium. Une affaire très prospère selon nos archives.  »

Un casino volatilisé, un sanatorium pulvérisé… Le cours des choses a privé Saint-Pierre-en-Port d’éléments de patrimoine où s’étaient pourtant écrites de grandes pages de son histoire.

Je cherche du regard l’établissement, en vain. L’extrémité de la valleuse n’est que falaises et herbes folles. « Il n’existe malheureusement plus, dynamité par les Allemands à la fin de l’Occupation. Tout comme le casino de Saint-Pierre.« , nous explique Joël. À Grandes Dalles, grandes destructions. Le hameau semble avoir payé un tribut conséquent au second grand conflit du siècle dernier.

Je traque alors le personnage illustre pour le placer dans la balance avec Sissi. « Saint-Pierre-en-Port n’a pas eu Sissi mais, peut-être moins connu, le comte de Trémauville.« , nous raconte Joël. « Il y arrive vers 1825. Ancien amiral, célibataire et issu d’une famille noble, ce quinquagénaire a généreusement investi dans le foncier à Saint-Port. Devenu plus tard maire, il construit la mairie, l’église et l’école de garçons et est considéré comme l’un des plus fameux donateurs de la commune. »

Saint-Pierre-en-Port est une nouvelle pause bienvenue sur l’itinéraire, ballottée entre la mer et la terre. Ici le souvenir du Comte de Trémauville a pris le pas sur celui de Sissi.

Saint-Pierre-en-Port se rejoint également par le GR®21 qui s’est détourné des falaises de la Côte d’Albâtre. La commune s’est développée sur le plateau, à l’abri des calamités de la mer qui ravageaient régulièrement les baraques de pêcheurs qui s’efforçaient, jadis, de vivre au plus près de l’eau. C’est aujourd’hui une commune vivante de 829 habitants qui vit au rythme du tourisme, de la mer et de l’agriculture. Elle se traverse intégralement, en une grande diagonale qui fait ensuite prendre la clé des champs au marcheur.

>>  Le GR®21 poursuit sa route en direction de Fécamp

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DE SAINT-PIERRE-EN-PORT À SASSETOT-LE-MAUCONDUIT – 1h

Entre lin et maïs, une variante du GR®21 se dirige vers l’un des rebords du plateau et bascule par le Bois Boulais dans la cuvette des Fonds du Hêtre. C’est le dernier chapitre de cette boucle dans les traces de Sissi. Une partie courte et plus rurale, abritée dans un repli de terrain entre des mamelons d’herbe rase sur lesquels se découpent les silhouettes des vaches. Notre pas y a nettement accéléré. Le temps est en effet passé très vite et nous est définitivement compté.

La pression de la montre ne joue pas en notre faveur et n’incite plus vraiment à la contemplation. Le retour sur Sassetot est effectué manu militari.

On déboule dans Sassetot-le-Mauconduit en boulets de canon, sous le soleil retrouvé de la fin de journée. La boucle est bouclée devant le buste de Sissi, face au château aujourd’hui éponyme. Un bel ensemble, œuvre de Jean-Robert Bigot, qui en démarra la construction en 1772, à la fin du règne de Louis XV, et aujourd’hui converti en hôtel-restaurant de charme. La future impératrice y séjourna donc lors de ces deux mois d’août et septembre 1875, ignorant que ce furtif passage résonnerait encore au 21ème siècle allant même jusqu’à donner son nom à un itinéraire de randonnée. Si ! Si ! Navré, il fallait que je la fasse avant le point final !

VENIR EN SEINE-MARITIME

La Seine-Maritime, vous le savez peut-être, c’est 2h depuis Paris en voiture mais de 6 à 9h depuis Strasbourg, Toulouse ou Marseille ! Mais cela ne doit pas être un frein pour venir séjourner dans ce joli petit bout de France. Autrement, il faut venir à Rouen en train (5h30 à 8h30 pour 7/8 départs quotidiens depuis les trois métropoles précédemment citées à titre indicatif) et y louer une voiture. C’est la solution à laquelle j’avais souscrite lors de cette tournée de reportages d’une semaine.

Accès à la Côte d’Albâtre et à Sassetot-le-Mauconduit

Sassetot-le-Mauconduit se trouve à environ une heure de route de Rouen. Il faut emprunter l’A150 direction Canteleu-nord, Maromme, Dieppe. Dépasser la sortie Yvetot pour continuer ensuite sur l’A29 direction Le Havre. Prendre la sortie 8 Fécamp et continuer par D926 direction Fécamp. Au rond-point après la sortie d’Ypreville-Biville prendre à droite la D17 direction Thietreville, Valmont. En arrivant dans Valmont, après le grand lacet à gauche, prendre à droite par D150 direction Ourville en Caux puis, à 150m, tourner à gauche par D17, direction Sassetot-le-Mauconduit. Quitter Valmont, couper plus tard la D925 et continuer en face, par D17, vers Sassetot. Au croisement avec la D5, suivre à gauche direction Sassetot-le-Mauconduit, Petites Dalles et Grandes Dalles. Stationnement possible à proximité de l’église. Le départ de la randonnée se fait au niveau des cours de tennis, face au Gîte des 2 Dalles.

CÔTE D’ALBÂTRE – CIRCUIT SISSI : LE TOPO

Depuis le totem, tourner le dos à la route et longer le mur délimitant le domaine de Pas Griand. Descendre dans un vallon (balisage commun avec le rouge et blanc du GR®21). Longer un pré puis, en bas, s’engager en sous-bois jusqu’à déboucher sur une route (1).

La suivre à gauche et ensuite toujours tout droit jusqu’à croiser la départementale (2). La traverser prudemment et continuer, de l’autre côté, par la Route de la Porte des Champs. Rejoindre plus loin la rue Joseph Heuze qu’on suit à droite pour atteindre le centre des Petites Dalles.

Juste avant le port et la plage, s’engager par le Sentier des Douaniers, à gauche et remonter le coteau raide de la valleuse. Continuer en bordure de falaise jusqu’à l’autre extrémité qui redescend vers les Grandes Dalles. On croise la rue des Pequeux (3).

Tourner à gauche, puis de suite à droite, par le Chemin Bellevue. Après un lacet à gauche, le balisage s’élance à droite pour gravir la valleuse. Au sommet, il s’incurve à gauche, tourne le dos à la falaise et rejoint un embranchement. Tourner à droite (4).

Plus loin suivre un arrondi du chemin à gauche et bifurquer presque juste après à droite. Au bout de ce chemin, atteindre l’extrémité de Saint-Pierre-en-Port, juste derrière le camping des Falaises (5). Tourner à gauche et remonter un large chemin carrossable.

On trouve, à main droite, une belle esplanade ouverte sur la mer que le balisage, en tournant plus loin à droite, va s’employer à longer. On arrondit jusqu’à se rapprocher des premières maisons et déboucher sur une petite rue. Continuer en face, légèrement à droite, par la rue de la Plage. Dépasser l’église et, au croisement avec l’Allée des Bois, tourner à gauche, toujours par Rue de la Plage. Atteindre et traverser la route principale – D79 – de Saint-Pierre-en-Port pour continuer tout droit par la rue des Clos. Au bout, suivre à droite la rue de l’Harmonie (6). Poursuivre toujours tout droit jusqu’à atteindre, au bout, le château d’eau (7). Continuer par l’impasse, en face.

Poursuivre par un chemin à travers champs. Au bout, tourner à gauche, à angle droit (8) et se diriger vers l’orée de la forêt. Le chemin y bascule et rejoint, plus bas, une petite route au niveau d’une station d’épuration (9). La suivre par la droite. Lorsqu’elle opère un coude marqué à droite, la quitter pour continuer tout droit par un chemin en bordure de forêt.

Le chemin sinue entre lisière et espace ouvert puis, après une courte montée, débouche sur une route (10). La suivre à gauche et entrer dans Sassetot-le-Mauconduit. Au niveau d’une fourche, suivre à droite par la rue André Fiquet. À la fourche suivante, suivre encore à droite par la rue des Écoles. Croiser, plus loin, la rue de la Mairie : la traverser et poursuivre en face par la rue des Écoles. Atteindre l’intersection avec la route principale et tourner à droite pour rejoindre, visible sur la gauche 100m plus loin, le totem de départ au niveau des terrains de tennis.

Je vous joins également un lien vers la fiche-circuit éditée par l’Office de Tourisme Intercommunal de Fécamp : fiche du circuit n°9 / Sissi

RECOMMANDATIONS PARTICULIÈRES & DIFFICULTÉ

Cette randonnée qui n’atteint pas les douze kilomètres n’a rien de très compliqué. Au pire les valleuses vous vaudront quelques courbatures mais cela restera une formalité pour la majorité des marcheurs/ses. Le balisage est globalement bon mais pas non plus exceptionnel. La traversée de Saint-Pierre-en-Port nous a valu quelques moments de doute. J’ai donc veillé à vous faire un pas-à-pas le plus précis possible dans le topo ci-dessus. Pour celles et ceux équipé(e)s d’une montre GPS, voici le fichier GPX de la trace.

C’est un itinéraire qui emprunte le sentier des Douaniers, alias GR®21 et qui, de ce fait, passe près des falaises. Notamment entre les Petites Dalles et les Grandes Dalles. La Côte d’Albâtre est un terrain fragile, constamment battu par l’air et par l’eau, très sensible à l’érosion. Il est donc recommandé de bien rester sur le sentier et de ne pas s’approcher du bord des falaises. Les éboulements sont fréquents, malheureusement. Aussi pour une question de sécurité et de respect de l’environnement, c’est mieux de faire ses photos depuis le chemin.

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CÔTE D’ALBÂTRE – CIRCUIT SISSI : AVIS PERSO

Je trouve ça amusant tous ces bouts de France sur lesquels planent le souvenir d’une personnalité historique ! Soit que la-dite personnalité y soit née et y ait vécu, soit qu’elle ait marqué le lieu par un ouvrage ou des actes, soit comme ici, qu’elle y soit simplement passée quelques semaines. Il y a une véritable cartographie des lieux touristiques associés à des figures de l’Histoire en France. De mauvaises langues diront que c’est juste pour faire vendre des lieux où il n’y a rien à vendre. Pas sympa. D’autant que c’est loin d’être le cas pour Sassetot et la Côte d’Albâtre dont les paysages littoraux envoient du lourd, avec ou sans l’amie Sissi !

Sissi, c’est la valeur ajoutée. La petite curiosité qui fait office de fil d’Ariane tout au long de ces onze kilomètres et des poussières.

La France a un certain affect avec ce personnage éternellement représenté dans notre esprit sous les traits de Romy Schneider. C’est cul-cul à souhait mais ça fonctionne toujours autant. Les histoires de princes et de princesses continuent de faire rêver, même en 2021. Une autre époque, saturée de codes, de rituels, de faux-semblants et de frous-frous de dentelle. C’est cette fascination inconsciente, cette envie de replacer un personnage historique qu’on croit parfaitement connaître par la fiction dans le décor bien réel du ici et maintenant, qui peut animer le/la visiteur/se ici, dans ce petit mouchoir de poche normand. Mais pas que…

Une Nature paisible, un horizon immense, des villages à l’histoire viscéralement chevillée à la mer. Et Sissi en filigrane. Le package a assurément du coffre et peut difficilement décevoir.

L’argument Sissi, dans mon cas, relève de la curiosité amusée. C’est l’air de la mer et la joie de revoir les valleuses de la Côte d’Albâtre qui ont, pour beaucoup, ramené mes semelles par ici. Les Petites Dalles et leur charme désuet, l’atmosphère d’anthologie marine rattrapée par l’élégance surannée de la bourgeoisie parisienne, l’obstacle massif des falaises incessamment battues par la marée… La Normandie se qualifie d’impressionnante dans ses communiqués touristiques : l’adjectif n’a rien d’usurpé quand on se tient là-haut, fétu fragile secoué par le vent du large, sur le fil fragile de la frontière de la France. C’est une atmosphère qui trouve un écho assez fort en moi et que je considère comme suffisamment marquante pour méritée d’être citée sur ce blog.

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CÔTE D’ALBÂTRE – CIRCUIT SISSI : HÉBERGEMENT ASSOCIÉ

Château de Sissi

Difficile de marcher dans les pas de Sissi sans dormir dans sa propre résidence d’été ! Le cadre est fastueux : un château du 18ème siècle dans un parc arboré de 11 hectares, le soin particulier aux détails, le raffinement du lieu… Tout ça ne fait pas vraiment randonnée, je vous le concède, mais je ne pouvais pas ne pas en faire mention ici. Côté papilles, les gourmets découvriront la cuisine gourmande et généreuse de Samuel Hubert. De belles prestations qui ont un coût : à partir de 130 euros la nuit (en chambre double) et jusqu’à 360 euros la suite avec jacuzzi ! Il faut savoir se faire un peu plaisir dans la vie, non ? Infos et réservations : 02.35.28.00.11 ou info@chateaudesissi.com

Camping l’Oiseau Blanc

C’est là qu’on a dormi la veille de la randonnée. L’équipe s’est retrouvée logée dans deux mobile-homes plutôt bien équipés : électricité, cuisine équipée, salle de bain, toilettes et deux chambres. Agréable en fin de journée, surtout quand la pluie cogne au carreau au milieu de la nuit ! On sent que la gestion est familiale. Ici, à l’écart de Sassetot et tout près de la Plaine du Moulin, on vient chercher du calme. L’esprit rando est forcément plus palpable ici que chez Sissi vous imaginez ! Infos et réservations : 09.51.07.26.26

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