Débuter en Grande Randonnée : 5 itinéraires pour un Premier Trek en Moyenne Montagne

Parmi le courrier récent de Carnets de Rando, une lectrice me demandait des conseils pour choisir un premier trek propice à s’initier en douceur à la grande randonnée en France tout en privilégiant l’immersion nature et la moyenne montagne. Elle pensait au GR20 et souhaitait connaître mon avis sur ce choix. J’ai pensé que la question – et sa réponse – pouvaient concerner pas mal de personnes passant de la randonnée au trek et qu’il pouvait donc être judicieux de la formuler dans le cadre d’un article. Basée sur ma propre expérience et consolidée par ma connaissance du terrain et des GR, voici donc une sélection d’itinéraires parfaits pour un premier trek en moyenne montagne et en France, livrée presque clés en main. Et il n’y aura pas le GR20 dedans et je vous dis pourquoi aussi !

LES CRITÈRES DE SÉLECTION

se situer en France

ne pas excéder 7 jours : pour la seule raison que la semaine est un créneau de disponibilité adaptée à la plupart des gens et aussi que, 7 jours, c’est déjà pas mal pour un premier trek quand on découvre l’itinérance.

ne pas excéder 800m de D+ par jour : idéalement, des journées entre 400 et 600m de D+ sont parfaites pour un premier trek. Cela permet une découverte de l’itinérance qui s’équilibre avec un effort modéré. À partir de 900m de D+, on entre dans une catégorie supérieure. C’est pour ça que je suis allé jusqu’à 800m grand max dans cette sélection, valeur à ne pas excéder et qui doit rester exceptionnelle au cours du trek.

– disposer d’une solution d’hébergements permettant des étapes équilibrées : même topo que pour le dénivelé. La distance idéale, c’est entre 15 et 20km. Mais parfois il faut rallonger un peu pour rejoindre l’hébergement. Je pose une limite exceptionnelle jusqu’à 25km. À moins d’être sous tente (mais, pour un premier trek, ce n’est pas forcément le meilleur choix. Voir ci-après l’encart Être ou ne pas être autonome?). L’hébergement est une assurance pour limiter le portage et donner du confort à l’étape afin de valoriser l’expérience.

offrir une immersion régulière au coeur de la nature : par ce critère j’entends qu’une grande partie de l’itinéraire propose des sections marchées loin de toute activité ou implantation humaine et permet au trekkeur de découvrir des spots nature remarquables.

posséder des moyens d’accès et de sortie pratiques : afin de privilégier la mobilité douce, les itinéraires sélectionnés pour ce premier trek offrent la possibilité aux marcheur/ses un déplacement sans voiture

PREMIER TREK : ÊTRE OU NE PAS ÊTRE AUTONOME ?

On ne peut pas tout apprendre à faire en même temps. À mes yeux, la réussite d’un premier trek passe par la qualité de l’expérience et le souvenir des paysages. C’est ce qui donne envie de recommencer, de faire plus long et peut-être plus dur. C’est pourquoi les contraintes, à mon sens, doivent s’intégrer progressivement. Or l’autonomie, si elle permet une expérience précisément encore plus immersive, a néanmoins son prix. Ce prix c’est le poids du sac.

L’apprentissage de l’autonomie, ça se joue à pile ou face. Ça donnera envie à certain(e)s d’y revenir et à d’autres de jeter définitivement leurs chaussures !

Être autonome, c’est porter toute sa maison sur le dos pour en permanence avoir de quoi se couvrir, se changer, boire, manger, préparer ses repas et dormir. En se débrouillant bien, avec le bon matériel – c’est à dire le plus léger, donc le plus technique et in extenso souvent le plus cher – on peut, avec de la chance, s’en tirer entre 12 et 15 kilos sur le dos. En général, lors d’un premier trek – faute de budget ou d’expérience – c’est nettement plus. Sans compter que le bivouac, oui c’est chouette, mais quand la météo n’est pas de votre côté, ça peut vite devenir une chienlit.

L’hébergement en dur – certes c’est un budget aussi me direz-vous – devient alors un critère de confort déterminant pour qualifier votre premier trek de réussi ou de catastrophique. Et cette question de l’autonomie, au début, c’est vraiment quelque chose qui peut sérieusement vous empoisonner la vie et gâcher votre premier trek. Aussi, même si moi-même je suis un inconditionnel de l’autonomie, je vous recommanderai, dans un premier temps, de ne pas en faire une absolue nécessité pour votre première fois.

Ne faites pas une fixette sur la tente en vous disant que c’est la condition ultime de réussite de votre trek. Chaque chose en son temps ! Certain(e)s sont prêt(e)s plus tôt que d’autres. Ne brûlez pas les étapes.

Restez concentrés sur l’itinéraire, sur le plaisir de marcher et de découvrir chaque jour de nouveaux horizons. Faites-vous deux ou trois itinérances sans autonomie ou en autonomie partielle (l’itinéraire proposé  plus bas dans le Vercors permet ce genre de chose) avant de songer à aller plus loin. Pour votre premier trek, maîtrisez en premier lieu la seule notion d’itinérance (préparation, réalisation sur le terrain, orientation) avant de passer au stade supérieur. C’est ainsi qu’on progresse et, surtout, qu’on se régale jusqu’à ce que cela frise l’addiction.

POURQUOI C’EST UNE MAUVAISE IDÉE DE PENSER AU GR20 COMME PREMIER TREK ?

Le GR20, j’en ai déjà parlé ici, sur Carnets de Rando, pour tenter de le démystifier un peu – voir l’article en question. Mais n’en concluez pas pour autant que c’est dans la poche et que vous pouvez prendre vos billets pour la Corse ! Je n’ai pas non plus dit que c’était un trek facile. Cela reste une aventure qui nécessite un minimum d’expérience de l’itinérance et de la montagne.

Ne cédez pas aux sirènes des médias qui envoient tout le monde sur le GR20, tout ça pour se casser les dents dessus et devoir abandonner au bout de trois jours faute d’expérience ou de préparation…

Pour s’engager sereinement sur le GR20, il faudra donc d’abord valider un premier trek de cette liste mais aussi un trek alpin. Accessoirement avoir des notions d’autonomie matérielle sera un plus, à moins de vouloir dormir et manger dans les refuges. Bref, pour bien démarrer dans le trek, ne pensez pas immédiatement au GR20. À moins de vouloir vous lancer un défi personnel ou d’avoir perdu un pari avec des copains !

1. LE CHEMIN DE STEVENSON (GR70) – LOZÈRE/GARD

Le Stevenson c’est un grand classique. Le célèbre écrivain écossais qui, sous le coup d’un chagrin d’amour, a traversé les Cévennes avec son ânesse Modestine au 19ème siècle et en a tiré un livre, n’imaginait sans doute pas, à l’époque, que son périple à la fois aventureux et mélancolique deviendrait deux cent ans plus tard un standard de la grande randonnée en France. Mais comment résister à la beauté des Cévennes ? L’itinéraire complet démarre du Puy-en-Velay, en Haute-Loire, et s’achève 275 kilomètres plus au sud, dans le Gard, à Alès. Pour respecter les critères de cette sélection, c’est donc plutôt sa deuxième partie que je vous invite à découvrir. À mes yeux la plus belle et la plus intéressante, entre Chasseradès et Saint-Jean-du-Gard pour un premier trek. C’est celle qui traverse les Cévennes.

1. Chasseradès – Le Bleymard : 17 km, 475m D+

La première étape sert d’introduction. On marche en direction des Cévennes, là où l’itinéraire laisse derrière lui les paysages de la Haute-Loire. Le Chassezac est déjà bien beau à la sortie de Chasseradès puis c’est un environnement à dominante forestière. On trouve de quoi dormir dès Les Alpiers puis au Bleymard, sans aucun souci, avec un camping, un hôtel, une chambre d’hôte et un gîte.

2. Le Bleymard – Pont-de-Montvert : 20 km, 620m D+

Gros temps fort sur cette étape avec la montée vers le Mont-Lozère, un site exceptionnel, particulièrement au printemps. Les Cévennes sont splendides à cette époque. La descente vers Pont-de-Montvert est un vrai bonheur. L’arrivée dans ce village cévenol typique, traversé par le Tarn et entouré de versants tapissés de genêts, est somptueuse. Sur place, deux hôtels, deux gîtes et un camping (voir l’offre complète).

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3. Pont-de-Montvert – Bédouès : 25km, 640m D+

Très chouette ascension, sur cette étape, vers le Signal de Bougès. L’ambiance des Cévennes au-dessus du Pont-de-Montvert est sublime. Le parcours de crête jusqu’au col du Sapet est également un bon moment de randonnée. La fin, jusqu’à Bédouès, est beaucoup plus quelconque malheureusement. À Bédouès, camping sympa et chambre d’hôte. Astuce pratique : à l’intersection avec le GR68, possibilité de le suivre pour arriver plus vite sur Florac et son gîte d’étape.

4. Bédouès – Cassagnas : 22km, 345m D+

Après quelques petits bouts de route, on se retrouve assez vite dans une belle ambiance de sous-bois et de châtaigniers, à flanc au-dessus de la vallée de la Mimente. Après Saint-Julien-d’Arpaon, on emprunte l’ancienne voie de chemin de fer réhabilitée en sentier dans un étonnant cadre rocheux. Après avoir remonté la Mimente, on arrive à l’Espace Stevenson qui peut être une fin d’étape. Autrement, il faut faire du rab jusqu’à Cassagnas, un peu plus haut et où se dénichent trois chambres d’hôte.

5. Cassagnas – Saint-Germain-de-Calberte : 15km, 340m D+

Changement d’ambiance net et sans appel. On tourne le dos aux Cévennes pour un climat plus méditerranéen sitôt franchi le Plan de Fontmort. La forêt reprend le dessus, mais une forêt aux essences différentes de celles de Haute-Loire. Le contraste avec le début du périple est intéressant. À Saint-Germain-de-Calberte, petit village accroché au-dessus du Gardon de Saint-Germain, on trouve tout ce qu’il faut pour dormir (voir toute l’offre).

6. Saint-Germain-de-Calberte – Saint-Jean-du-Gard : 21km, 485m D+

Une dernière étape qui perd de l’altitude et gagne en température. Les amplitudes météo entre les Cévennes et la basse vallée du Gardon de Saint-Martin peuvent être importantes. On découvre ici les petits villages de Lozère, isolés dans leurs fonds de vallées et toujours arrosés par des cours d’eau qui s’appellent des gardons. Une dernière ascension vers le col Saint-Pierre et c’est la descente vers Saint-Jean-du-Gard où on trouve pléthore d’hôtels, de chambres d’hôte et de gîtes, dont un en gestion libre.

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Comment y aller ? Comment partir ?

La magnifique Ligne des Cévennes – celle qui circule entre Nîmes et Clermont-Ferrand – dessert la Bastide-Puylaurent, en Lozère. De là, on peut enchaîner avec la ligne Lozère Est, qui fait un arrêt à Chasseradès. Si vous avez du temps et que vous êtes motivés, vous pouvez aussi attraper le GR70 à La Bastide-Puylaurent et rejoindre Chasseradès en une étape. Pas la plus intéressante cependant…

À partir de Saint-Jean-du-Gard, le truc sympa, si vous avez le temps, c’est d’attraper le train touristique à vapeur, le Train à Vapeur des Cévennes, qui va jusqu’à Anduze. Et, de là, il faut prendre le bus A12 qui ramène sur Nîmes. La ligne en question peut également se prendre depuis Saint-Jean-du-Gard pour les plus pressé(e)s !

Liens utiles

Association Le Chemin de Stevenson : indispensable pour préparer votre séjour sur le GR70

Le GR70 sur MonGR

L’épisode de Mon GR Préféré consacré au GR70

Topo-guide

Le Chemin de Stevenson – GR70

2. LA TRAVERSÉE DU VERCORS (GR91) – ISÈRE/DRÔME

Si s’attaquer à la forteresse du Vercors par ses versants occidental ou oriental peut s’avérer une entreprise parfois technique, souvent sportive, réservée aux montagnards disposant déjà d’une certaine expérience, la traversée de cet immense navire, du nord au sud, peut s’adresser à une plus large catégorie de randonneur/ses en guise de premier trek. Moins d’engagement mais une immersion garantie au sein de ce Parc Naturel Régional absolument unique en France. Ce que propose cet itinéraire incroyable et à la portée du plus grand nombre est, ni plus ni moins, que la traversée intégrale du massif du Vercors. À noter que ce parcours imposera également un apprentissage de l’autonomie, une partie du tracé nécessitant plusieurs nuits en cabanes, au cœur de la montagne. Une expérience à vivre absolument !

1. La Tour-sans-Venin – Saint-Nizier-du-Moucherotte : 5 km, 520m D+

Une première étape d’échauffement qui sert principalement à gagner les hauteurs du Vercors. On y découvre le sommet des Trois Pucelles et l’ancien site de saut à ski de Saint-Nizier, dans son jus depuis les Jeux Olympiques de 1968. Sur place plusieurs chambres d’hôte et un camping à la ferme (voir toute l’offre).

2. Saint-Nizier-du-Moucherotte – Les Alliers : 13 km, 760m D+

L’étape au plus fort dénivelé, qui permet de rallier le sommet du Moucherotte et de découvrir le paysage assez incroyable de la barrière Est du Vercors avec cette ligne de falaises qui se déploie vers le sud. Sans oublier la vue sur la vallée du Grésivaudan, la Chartreuse et Belledonne avec Grenoble au centre. Un panorama qui donne l’ambiance. Reste de l’étape tranquille, en descente vers le gîte des Allières où on passe la nuit.

3. Les Allières – Corrençon-en-Vercors : 17 km, 400m D+

Une belle journée qui démarre sous le col de l’Arc, à l’aplomb du Pic Saint-Michel (possible d’en faire l’ascension qui vaut le coup avec retour par le col de l’Arc : +3,5 km et +425m D+) puis qui passe en-dessous de la crête des Crocs et des Rochers de l’Ours via le sentier Colbert. Après la cabane de Roybon, on amorce la descente vers Villard-de-Lans puis l’itinéraire biaise à travers le domaine de la station pour rejoindre le charmant village de Corrençon. Le gîte d’étape des Hauts-Plateaux est après la sortie de la bourgade.

4. Corrençon-en-Vercors – Cabane de la Jasse du Play : 17 km, 660m D+

La partie 100% immersive démarre ici, par l’entrée du marcheur dans la Réserve Naturelle des Hauts Plateaux, un environnement immense, l’un des plus hauts déserts d’altitude d’Europe, l’équivalent français de l’Altiplano andin ! Le tracé du GR, tel le fil d’Ariane, permet de profiter de l’endroit sans crainte de s’y égarer. Les Hauts Plateaux sont un endroit fascinant et seules des cabanes, aménagées ici et là, permettent d’y passer la nuit. Il est bon de savoir que leur capacité d’accueil est limitée (10 à 15 personnes maximum) et que la règle qui prévaut est celle du premier arrivé, premier servi ! La fontaine du Play, à environ 15 minutes de la cabane de la Jasse du Play, permet de recharger en eau.

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5. Cabane de la Jasse du Play – Cabane de Pré Peyret : 11 km, 190m D+

Deuxième partie de la traversée des Hauts-Plateaux, encore plus impressionnante avec l’apparition du Grand Veymont, point culminant du Vercors, dans le paysage. L’ascension est possible pour les plus volontaires. C’est une belle option à s’offrir sur cette étape. Il faudra, au niveau du Jasse de la Chau, monter vers l’Est et le Pas de la Ville pour crocheter alors plein sud vers le sommet. Descente en face sud via le Pas des Chattons, la Cabane des Aiguillettes, la Fontaine des Bachassons – attention souvent à sec ou au goutte à goutte – puis la Cabane de Pré Peyret (10-15 personnes max). Il faudra ajouter 715m de D+ par contre !

6. Cabane de Pré Peyret – Cabane de Châtillon : 14 km, 465m D+

Troisième et dernier jour d’immersion et non le moindre. Les Hauts-Plateaux se poursuivent maintenant au fil d’une longue péninsule appelée la Montagne du Glandasse. Déconnexion totale. Les repères volent en éclats sur ce parcours, pulvérisés par l’espace qui avale le marcheur. On progresse ainsi, en apesanteur, jusqu’à la dernière cabane sur le parcours, la Cabane de Châtillon. C’est encore un petit lieu rustique pouvant accueillir une dizaine de personnes. Une table, deux bancs et un poêle complètent l’inventaire. La source de Baume Rousse, à 10m à pied, assure le ravitaillement en eau (attention à son accès, un peu dangereux).

7. Cabane de Châtillon – Châtillon-en-Diois : 11 km

Dernière descente vers la civilisation pour aller récupérer la vallée du Bes, 1200 mètres plus bas. Autant dire une sacrée descente qui révèlera, dans votre dos, le décor de falaises incroyable sur lequel vous évoluiez ces derniers jours. Tout hébergement et commerce à Châtillon.

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Comment y aller ? Comment partir ?

Pour arriver à la Tour Sans Venin, il faudra arriver en train sur Grenoble et, de là, prendre le bus 5110 qui assure la ligne vers Saint-Nizier et Lans-en-Vercors. Pour le retour, c’est le bus 29 qui vous ramènera d’abord sur Die. Puis, de Die, la ligne 28 vous amènera soit sur Gap, soit sur Valence et la vallée du Rhône.

Recommandations particulières

Les Hauts Plateaux du Vercors nécessitent une approche spécifique. D’abord sur l’hébergement. À moins de porter votre tente – pour être tranquille, dormir seul(e) ou limiter le risque de ne pas avoir de place aux cabanes – il faudra donc dormir en cabane. Les cabanes sont rustiques : pensez à prendre votre matelas et votre sac de couchage. Il faudra également être autonome en nourriture pendant 3 jours et demi et ne pas avoir oublié votre réchaud, votre cartouche de gaz et votre popotte.

La gestion la plus difficile est l’eau. Le Vercors est un massif calcaire, très pauvre en eau (tout part à l’intérieur). Les sources sont très souvent sèches dès la fin juillet, voire avant. L’apport personnel en bouteilles – donc en poids supplémentaire – devra être pris en compte de manière très sérieuse.

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Enfin, pour finir, la météo. Par beau temps, les Hauts-Plateaux sont un petit paradis. Dès que le mauvais est là – pluie, orage, neige ou pire brouillard – les choses se corsent. Restez toujours sur le chemin balisé, c’est votre unique garantie d’être en sécurité. Les lieux sont énormément paumatoires dès qu’on quitte les chemins. Pour vous dire, en hiver, des professionnels encadrent ici des stages de formation aux expéditions polaires (voir, pour s’en convaincre, cet épisode de Carnets de Rando) ! C’est, de plus, truffés de dolines – trous – parfois très profondes. Gardez également cela à l’esprit si vous optez pour lui comme premier trek !

Liens utiles

La page des GTV – Grandes Traversées du Vercors
La page du GR91 sur MonGR

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Tours et Traversées du Vercors, du Diois et des Baronnies

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3. La Traversée du Jura (GTJ/GR5/GR9) –  DOUBS/JURA/AIN

En voilà un autre d’itinéraire qui a conquis plus d’un marcheur : la GTJ et ses 397 km ! Quand on ne connaît pas on se dit souvent : « le Jura ? Oh… Bof, bof… C’est pas une priorité ». Il m’aura fallu plusieurs reportages dans le secteur pour être convaincu qu’il faut tordre le cou à cette mauvaise idée reçue. Les espaces du Jura sont juste… énormes ! La topographie de la région, à la fois douce et ouverte, propose une belle alternance d’ambiances forestières et de vallons étirés à l’allure déjà alpine. Sans oublier les lacs, les rivières, les couleurs des fleurs, ce beau mariage entre les prairies, les rochers et le ciel. De la nature à l’état pur, comme on aime. Pour cette sélection, j’ai choisi un assemblage entre trois itinéraires qui relie Métabief à Lélex. À mes yeux un des tronçons les plus représentatifs et contrasté pour officier comme premier trek.

1. Métabief – Mouthe : 20 km, 500m D+

Départ de l’agréable petite station de Métabief, patrie des VTTistes et envolée vers le Montrond, d’abord, mais surtout le Mont-d’Or (photo ci-dessous), le toit du Doubs à 1415 mètres d’altitude (voir, en hiver, cet épisode de Carnets de Rando ou, version estivale, le final de cet épisode de Mon GR Préféré). Des vues incroyables au-dessus des falaises vers la Suisse avant de partir vers l’ouest et d’entamer la descente vers Mouthe. Juste avant Mouthe, on croise le site des sources du Doubs, un endroit qui a énormément de charme. Entre prairies et forêts, premier contact avec les paysages jurassiens. À Mouthe, on dormira forcément au bien-nommé gîte La Randonnée !

2. Mouthe – La Chapelle-des-Bois : 20km, 370m D+

Mouthe dans son val. Au tracé de la GTJ, je préfère ici celui du GR5 pour rallier La Chapelle-des-Bois. Cela permet une étape dans ces jolies prairies humides qui bordent les cours d’eau, à l’image du Cébriot avant d’arriver sur Chaux-Neuve. Ici, à l’instar du GR5, je préfère le léger crochet par le PR qui arrondit au-dessus de Châtel-Blanc et Roche Blanche. On rejoint le GR5 après la cascade, en suivant la route. De là, longue traversée forestière, très caractéristique du Jura, pour arriver à La Chapelle-des-Bois où on dort à la Maison du Montagnon.

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3. La Chapelle-des-Bois – Bois-d’Amont : 11 km, 270m D+

Une étape plus courte, pour reposer les jambes après ses 2X20 bornes. Là encore je préfère le GR5 qui monte sur la crête frontière, avec ses points de vue fréquents et ses anciennes bornes. Mention spéciale au belvédère de Roche Bernard. Ensuite il faut emprunter le GR de Pays du Tour de la Haute-Bienne qui permet de relier Bois-d’Amont où se trouve le gîte Le Mont d’Annam (anciennement le Montagnard pour ceux qui ont connu).

4. Bois-d’Amont – Les Rousses : 15km, 250m D+

On quitte Bois-d’Amont en suivant le GR de Pays du Tour de la Haute-Bienne pour rejoindre le tracé du GR5 sur la route de la Combette aux Quilles. Une marche en forêt, bien à l’abri de la chaleur l’été, qui rejoint Les Rousses et croise le Fort du Risoux. Le Lac des Rousses ne tarde pas à apparaître, très beau spot qu’on traverse en aval avant d’entrer dans Les Rousses qu’on ne pourra pas décemment quitter sans en avoir visité le fameux fort. Le Grand Tétras, gîte d’étape, est la halte généralement admise aux Rousses.

5. Les Rousses – Lajoux : 23 km, 700m D+

On retrouve le tracé de la GTJ pour cette longue mais fichtrement belle étape jusqu’à Lajoux. On attaque par la Forêt du Massacre, consacrée zone de protection de biotope. Après le sommet du Crêt Pela, la vue se libère sur les sommets jurassiens – notamment le Montrond. C’est ma partie favorite et ce que j’essaie toujours de rapporter comme description du Jura aux gens qui ne connaissent pas. Ces longs vallons bordés de bois, sans la moindre trace humaine sur des kilomètres, m’avaient laissé sans voix (voir, en hiver, dans cet épisode de Carnets de Rando dédié à ce tronçon). On rallie Lajoux et son musée du Parc du Haut-Jura (à visiter) avec le sourire jusqu’aux oreilles. Nuit à l’hôtel-restaurant de La Haute Montagne.

6. Lajoux – Refuge de la Loge : 14 km, 745m D+

Une dernière étape plus alpine, pour commencer la découverte d’un autre visage du Jura : celui de la montagne. On les voyait de loin, nous voici désormais dessus ! Il faudra maintenant suivre le GR9 pour en profiter et enchaîner ainsi le sommet du Montrond, puis du Colomby de Gex avant de descendre vers le refuge de la Loge, au pied du Crêt de la Neige, point culminant du massif avec 1718m d’altitude. Les plus courageux pourront se l’offrir, moyennant 3,5 km (aller) et 270m de D+ en supplément ! Les autres s’arrêteront au refuge de la Loge et profiteront du panorama ! Ou descendront directement à Lelex.

7. Refuge de la Loge – Lélex : 4 km

Depuis le refuge, on rejoint la vallée et le village de Lélex en une grosse heure et par l’itinéraire de la GTJ.

Le belvédère de la Roche-Bernard, version hiver

Comment venir ? Comment repartir ?

À l’aller, rendez-vous en gare-TGV de Frasne pour prendre la navette TER qui fait Frasne-Vallorbe en desservant Métabief. Voir ici les derniers horaires connus pour cette ligne. Pour le retour, depuis Lélex, la ligne de bus 153 vous ramènera sur Bellegarde-sur-Valserine et sa gare pour vos liaisons.

Liens utiles

La page du GR509 sur MonGR
Le site de la GTJ

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La Grande Traversée du Jura… à pied

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4. TRAVERSÉE DE L’AUBRAC (GRP TOUR DES MONTS D’AUBRAC/URBAIN V) – LOZÈRE

Quand j’ai réfléchi au sujet d’un premier trek et que j’ai pensé au critère d’immersion requis, ce sont les images de l’Aubrac qui me sont venues à l’esprit, parmi d’autres. Et ne me dites pas « l’Aubrac c’est pas de la montagne » ! Ou allez vous y promener au son des clochers de tempête quand souffle la burle et tombe la pluie à l’horizontale. L’Aubrac c’est de l’espace, des ondulations molles de vagues de prairies copieusement arrosées. C’est un lieu à part, hors du temps où le randonneur évolue comme un naufragé dans l’océan. Un endroit propice à la marche méditative et introspective. Pour imaginer cette traversée, j’ai réalisé un assemblage entre deux itinéraires : le GR de Pays qui en fait le tour complet et le Chemin Urbain V, également connu sous le nom de GR670 et que j’avais parcouru pour Carnets de Rando.

1. Saint-Chély-d’Apcher – Fournels : 15 km, 260m D+

Cette première journée n’est pas encore dans le vif du sujet mais s’en va chercher l’accès à l’Aubrac par le nord. C’est une marche agréable dans une région de France que trop de gens connaissent. L’engouement pour l’Aubrac et la Lozère va néanmoins grandissant et les amoureux de solitude, de nature et de sérénité devraient être aux anges, moyennant des dénivelés quotidiens plus qu’abordables. Fournels et son château s’atteignent en fin de journée. On y dort dans un presbytère restauré pour 12 euros la nuit !

2. Fournels – La Chaldette : 11 km, 565m D+

Après avoir dépassé Saint-Juéry, l’itinéraire prend la direction du sud et commence à flirter avec les paysages de l’Aubrac. Le tracé serpente entre les puechs, ces bouts de collines ronds qui émergent du sol pour en dessiner le relief. L’identité rurale du territoire et sa rigueur imprègnent l’étape. L’Aubrac se révèle petit à petit au marcheur. Peu après le pittoresque Rocher du Cheylaret et sa vierge, on atteint le tout petit village de La Chaldette où on fait étape chez Stéphanie, dans sa Parenthèse en Aubrac, une maison familiale datée de 1853

GR65

3. La Chaldette – Nasbinals : 16 km, 205m D+

De La Chaldette c’est l’entrée par la grande porte dans l’Aubrac. On rejoint d’abord le minuscule bourg de Brion, dernier bastion humain avant les grands espaces. Ne subsistent, ici et là, que des exploitations agricoles dispersées dans le grand vert. Bien plus tard, après avoir traversé le Bès sur le Pont de Gournier, il faudra abandonner le GR de Pays et suivre le balisage qui part sur la D12 en direction de Nasbinals. On atteint ainsi le petit village, véritable épicentre de l’Aubrac, avec sa singulière architecture et sa très belle église romane. Nuit au gîte communal où les rencontres avec les pèlerins de Compostelle, en route sur le GR65 et la Via Podiensis, ne sont pas rares.

4. Nasbinals – Refuge des Rajas : 16km, 250m D+

C’est maintenant les balises du GR670, alias Urbain V, qu’il faut suivre. Un très bel itinéraire, né en 2016, qui part de Nasbinals et se termine dans le Gard. Sa première étape, à travers l’Aubrac, est fabuleuse. Une révélation quand j’y suis passé la première fois. Vous pouvez en voir le détail dans cet épisode de Carnets de Rando. En résumé, sur votre route, un paysage enchanteur, la Cascade du Déroc, des burons isolés, la course des nuages, l’air de l’Aubrac qui fouette le visage et le final sur le magnifique site des Rajas pour une nuit inoubliable sous les étoiles du plateau.

chemin Urbain V

5. Refuge des Rajas – Le Monastier : 18 km, 180m D+

Nouvelle journée, nouvelle ambiance. On va rapidement quitter les plateaux de l’Aubrac pour basculer vers la vallée du Lot. Peu de montée, beaucoup de descente et pas mal de distance pour cette étape qui chamboule le décor. On rejoint la civilisation au Monastier où le gîte communal appelé Maison du Prieur attend les randonneur/ses fourbu(e)s. Il accueille jusqu’à 9 personnes au tarif de 12 euros la nuit.

6. Le Monastier – Barjac : 20 km, 650m D+

Belle étape à la découverte de la vallée du Lot et de ses drôles de Trucs, des remparts naturels et protecteurs où les hommes ont construit des villages adossés contre la pierre. La forêt d’hier est remplacée par des parcelles cultivées oscillant entre le vert olive et celui, pluq tendre, des prés fraîchement coupés. Le Truc de Saint-Bonnet et, surtout, celui de Grèzes et de son village, retiennent particulièrement l’attention. À Cénaret, montez jusqu’à la Vierge pour profiter du spectacle de la vallée, avant de rejoindre Barjac où on dormira au Paradis. Pas mal, non ?

7. Barjac – Mende : 10 km, 240m D+

Derniers kilomètres pour rejoindre la grande et très belle préfecture du département de la Lozère : Mende. L’itinéraire évite astucieusement les zones artisanales du nord de la ville et se fraye un chemin champêtre pour franchir le Lot en empruntant le très beau pont Notre-Dame. On rejoint le parvis de la cathédrale de Mende qui impose sa présence colossale au reste de la ville. Ne passez pas à côté de sa visite pour terminer ce parcours, ça vaut le coup ! Tout commerce et hébergement sur Mende.

Comment venir ? Comment repartir ?

J’ai choisi comme départ Saint-Chély-d’Apcher car la ville dispose d’une gare. Il est aussi faisable – et même recommandé – de rallier Mende en train et de prendre ensuite un bus pour Saint-Chély-d’Apcher. De cette manière, au retour à Mende, il suffit de repartir en train vers votre destination.

Liens Utiles

La page du Tour des Monts d’Aubrac sur MonGR
Le site du Chemin Urbain V

Topo-Guide

Tour des Monts d’Aubrac
Le topo-guide du Chemin Urbain V : actuellement indisponible

GR65

5. TOUR DES VOLCANS & LACS D’AUVERGNE (GR30/GR4/GR441) – PUY-DE-DÔME

Mais oui, l’Auvergne a sa place dans cette sélection de premier trek en moyenne montagne ! Elle valide tous les pré-requis de notre cahier des charges. Et c’est comme ça que j’ai le plaisir de pouvoir proposer à celles et ceux à la recherche d’un trek pour débuter en moyenne montagne cet extrait – forcément mon favori ! – de six journées sur un parcours qui en nécessite le double pour venir à bout des 200 kilomètres de cette incroyable boucle au pays des volcans. Une fois encore, comme en Aubrac, de l’espace vert – le passage dans le Cézallier – de l’eau – les nombreux lacs célèbres – et de l’air sont au programme. À cela ajoutez des sommets – avec l’ascension du Puy de Sancy – et du patrimoine. Une belle recette qui devrait ravir un maximum d’entre vous. Voici ma proposition.

1. Besse – La Godivelle : 23 km, 620m D+

Premier temps fort sur cette étape :la visite du village médiéval de Besse, tout de pierre volcanique sombre, de voûtes et de venelles pavées. Puis c’est le passage par l’énigmatique Lac Pavin, jadis exploré par l’équipe Cousteau. Une perle. Un autre lac, plus tard, celui de Montcineyre, plus quelconque, avant de passer Compains. Au loin se devine la butte du Brion. C’est la porte d’entrée sur la planète Cézallier. Véritable pays dans le pays, le Cézallier est une terre d’estive, un immense océan de verdure quadrillé de kilomètres de clôtures, sur lequel passent sans relâche l’ombre des nuages portés par le vent. La nuit au gîte des Sagnes de La Godivelle permet de profiter de cet environnement incroyable. Toute cette étape est présentée dans cet épisode de Carnets de Rando.

premier trek

2. La Godivelle – Égliseneuve-d’Entraigues : 12 km, 175m D+

Une petite étape de repos après la première journée d’hier à plus de 20 km. On en profite pour flâner une dernière fois dans le Cézallier avant de rallier Espinchal. Le GR30 poursuit ensuite sa route en direction d’Égliseneuve-d’Entraigues où il entre après avoir dépassé les cascades d’Entraigues et du Bois de Chaux. Une journée de transition. Plusieurs adresses pour dormir sur le village (voir toute l’offre).

3. Égliseneuve-d’Entraigues – Picherande : 17 km, 400m D+

Sur cette étape, il faut provisoirement abandonner le GR30 – qui s’en va inutilement crocheter vers le lac de La Crégut au prix de beaucoup de kilomètres de goudron – pour lui préférer le GR4 qui remonte plein nord jusqu’au lac Chauvet, bien plus intéressant, en plus d’être un grand classique des lacs auvergnats. On y retrouve le GR30 qu’on suit jusqu’au petit village de Picherande où on avait dormi au Central Hôtel.

(photo © Auvergne Destination Volcans)

4. Picherande – Puy-de-Sancy : 15 km, 855m D+

L’Étape avec un É majuscule ! À condition d’avoir la bonne météo avec vous, c’est à dire pas comme moi comme vous pourrez le voir dans cet épisode de Carnets de Rando – pour l’ascension du Puy de Sancy. C’est le morceau de bravoure de cette itinérance mais c’est aussi un passage prestigieux. Pour l’occasion, on excède un tout petit peu le dénivelé requis pour cette sélection mais le jeu en vaut la chandelle. Là-haut, au sommet, la récompense dépasse tous les mots. Le spectacle de l’Auvergne est au rendez-vous, soyez-en assuré ! Pas d’hébergement au sommet. Prenez un billet A/R au téléphérique et dormez en bas, à l’Auberge de Jeunesse.

5. Puy-de-Sancy – Pessade : 18 km, 440m D+

On remonte en téléphérique au sommet du Sancy pour aller chercher le GR4 au niveau du col de la Cabane. Ainsi on peut continuer à explorer ce superbe site en poursuivant d’abord par le Puy de Cacadogne puis par celui des Crebasses. Le Roc de Cuzeau, puis le Puy de l’Angle et enfin de la Tache complètent cette belle série de sommets. On traverse le col de la Croix Morand et on se laisse glisser jusqu’à l’étape, à Pessade où se trouvent deux gîtes, notamment celui de Bercail Montagne.

6. Pessade – La Bourboule : 15 km, 515m D+

De Pessade, on prend le GR441 qui part faire la jonction avec le GR30 au Lac de Servières. Les lacs seront la thématique de cette dernière étape puisque c’est celui de Guéry qui sera rejoint un peu plus tard. Jetez un oeil à sa petite cascade chutant sur des orgues basaltiques. On partira ensuite à l’assaut du Puy Gros et de son parcours en crête face au Sancy et à la Banne d’Ordanche. Le GR30 se laisse ensuite glisser en direction de La Bourboule, terminus de cet itinéraire à travers l’Auvergne. L’essentiel de cette étape est à retrouver dans cet épisode de Carnets de Rando.

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Comment y aller ? Comment en partir ?

Il faudra d’abord rejoindre en train Clermont-Ferrand. De là, la ligne 74 assure la liaison avec Besse, tous les samedis de juillet et août à 13h. Attention : pas de départ en semaine et en-dehors des vacances d’été… De la gare de La Bourboule, possibilité de rallier en train votre destination.

Liens utiles

Auvergne Destination Volcans

La page du GR30 sur MonGR

Topo-guide

Volcans et Lacs d’Auvergne

premier trek

NOTE

À celles et ceux qui se poseraient la question de « pourquoi tel itinéraire et pas un autre », je réponds que cette sélection n’a rien de définitif. C’est une proposition faite à un instant T, basée sur mon expérience personnelle du terrain. Je ne parle donc pas d’itinéraires que je ne connais pas et que je n’ai pas empruntés moi-même. Ce n’est pas du publi-reportage ! Peut-être cette liste sera-t-elle amenée à s’actualiser dans le futur, en intégrant ou en corrigeant certains treks. N’hésitez pas, en commentaire, à ajouter vos propositions de premier trek que vous connaissez et qui répondent aux critères énoncés au début de cet article.

Dernière chose que je voulais préciser : il n’y a aucun parti pris sur les propositions d’hébergements. Je ne touche aucune commission de la part de ceux bénéficiant de liens. Si je les indique, c’est que j’y suis passé et que mon expérience y a été bonne. Mais également que ce sont de bonnes adresses pour des randonneurs. Si les choses ont changé depuis mon passage – ça peut arriver – n’hésitez pas, là aussi, à me faire remonter vos remarques pour que je puisse, le cas échéant, apporter une modification à l’article.

Bon premier trek à toutes et à tous !

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