Grands Lacs du Morvan : Mets-toi en Chemin, Settons Destin

C’est l’un des Grands Lacs du Morvan et le plus connu pour son activité touristique autour des sports nautiques. Un emplacement central et une qualité de vie inégalée sur ses rives accueillantes, l’un des secrets les plus farouchement gardé par les Nivernais pendant longtemps. Mais plus aujourd’hui. La notoriété du lac des Settons a fini par dépasser les frontières du lieu, atteignant les oreilles des curieux/ses de nature en France et des quêteurs de renouveau. Les Settons, c’est l’anti-thèse du tourisme de masse, une sorte de mini-paradis vers lequel on revient toujours une fois qu’on l’a découvert. Avec du respect et de l’amour dans les poches. Malgré les activités humaines issues de l’émergence de la société de loisirs, l’endroit reste un havre de paix qu’on peut facilement et librement parcourir via une boucle de 14 kilomètre sans la moindre difficulté. Découverte d’un de ces endroits qui vous fera aimer à coup sûr le Morvan !

Difficulté : assez facile | Distance : 14 km | Durée : 3h30 | Dénivelé : 25m | Carte : IGN TOP25 1/25000è 2823ET – Saulieu / Lac des Settons / PNR du Morvan

PROLOGUE

Retour aux Settons. Ma deuxième chance d’embrasser ce haut lieu du Morvan. La première, c’était en 2019 pour un tournage de Mon GR® Préféré sur le GR® de Pays Tour du Morvan. Les Settons ne sont pourtant pas, officiellement, sur cet itinéraire. Ils abritent, cependant, une liaison entre Moux-en-Morvan et Ouroux-en-Morvan. Un bon prétexte pour y débarquer, à l’époque, avec Gérard et Roxanne et réaliser les images d’introduction de l’épisode sur la très esthétique passerelle qui permet d’en traverser la partie la plus méridionale.

Drôle de coïncidence que de revenir, un an après Mon GR® Préféré, sur les rives du lac des Settons !

C’était une introduction au site. Insuffisante et bien trop courte à mon goût. J’en étais reparti frustré, avec cette même sensation que celle d’un gosse à qui on a repris son jouet. Cette nouvelle session, en 2020, me donne l’excitante opportunité d’y passer une journée complète en effectuant un reportage sur la totalité de l’itinéraire qui en parcourt les rives. Quatorze kilomètres d’exploration et d’images pour effacer les traces du survol trop rapide effectué un an auparavant.

Settons

Ce nouveau chapitre aux Settons s’ouvre à l’exact opposé du précédent. Accompagné de Pierre, Marlène et de Foulkan, l’aventurier de la Nièvre à quatre pattes, je choisis un départ côté nord, à proximité du barrage. D’abord parce que c’est le départ officiel de la randonnée, ensuite parce que j’ai rendez-vous à l’Office de Tourisme Morvan Sommets & Grands Lacs pour récupérer de la documentation. Un peu de logique, beaucoup de pragmatisme : ma dose quotidienne de caféine m’a définitivement rendu efficace de bon matin.

Le barrage des Settons n’en a peut-être pas l’air en 2021 mais, en son temps, sa construction fut considérée comme l’une des plus imposantes d’Europe Occidentale

On s’attaque à la traversée du barrage, ouvrage majeur ici dans la Nièvre avec son granit massif étiré sur 267 mètres de long et 20 mètres de haut. Un chantier pharaonique à l’époque pour le territoire où l’on voyait des bœufs tracter les blocs de pierre depuis la forêt voisine de Breuil-Chenue. Une entreprise qui dura de 1854 à 1861 et qui permit, pour ce siècle, de faire jaillir de terre le plus imposant barrage d’Europe Occidentale afin de réguler les crues de la Cure, de l’Yonne et de la Seine.

Settons

C’est aujourd’hui le rendez-vous des touristes. Les Settons sont au Morvan ce que le Verdon est aux Alpes-de-Haute-Provence. On y vient à pied, on y vient à vélo, en famille ou entre amis. L’itinéraire qui en effectue le tour est un moment de reconnexion, une belle promenade sans autre difficulté qu’un cumul modéré de kilomètres. Notre petit trio l’aborde du pas énergique de ceux que la Nature appelle sur ses chemins. Sur notre droite, la surface des Settons ne luit encore que faiblement d’un éclat terne.

Été ou pas, le ciel joue encore les offensés ce matin-là. L’heure est toujours au gris qui s’attarde et aux bout des doigts gelés.

La météo se fait chevrotante mais j’ai bon espoir que le soleil de juillet vienne à bout de cet élan morose démarré hier peu après notre passage au Saut de Gouloux. Rien qui n’entame, en tout cas, les bateaux de promenade qui ouvrent tranquillement leurs billetteries dans l’attente de visiteurs à la journée que la marche à pied effraieraient. L’essor du tourisme, incontestable, a cependant failli coûter cher aux Settons.

Settons

LE TOURISME OU LE POUMON ASSAINI DES SETTONS

Quand le premier camping voit le jour sur les rives en 1956, c’est le coup d’envoi d’une spirale d’activités et d’aménagements touristiques qui se solde rapidement par une eutrophisation des eaux. L’équilibre naturel du lac, subitement envahi par les algues, est alors menacé. Il faudra attendre 1991 pour qu’une opération d’assainissement rétablisse l’ordre des choses. La Nièvre et le Morvan, conscients de la valeur écologique et économique du lieu, le chérissent désormais comme la prunelle de leurs yeux.

Les Settons sont aujourd’hui fièrement revendiqués par le territoire comme une pierre angulaire de leur communication touristique. Et à juste titre.

À près de 600 mètres d’altitude, l’air et l’eau invitent le promeneur à pénétrer dans une authentique bulle de fraîcheur. Un écrin délicatement préservé qui a su aujourd’hui trouver son point d’équilibre entre activités humaines, majoritairement en rive orientale, et respect de l’habitat naturel, concentré essentiellement en rive ouest. Une balance subtile sur laquelle se promène le randonneur enthousiaste et curieux en quête de lieux encore protégés de l’attention du monde.

Settons

Le Lac des Settons n’a pourtant pas toujours accueilli les touristes en guinguette, les pédalos et les écoles de voile. Sa fonction première, sa mécanique de cœur, n’empruntait strictement rien au loisir. Il était le fleuron et le vecteur d’une des plus fameuses traditions morvandelles de la deuxième partie du 19ème siècle : le flottage du bois jusqu’à Paris grâce à la régulation des crues procurée par le barrage. Après l’évanouissement de cette activité historique, peu de temps après la fin de la Première Guerre Mondiale, les eaux sombres des Settons furent provisoirement noyées dans l’oubli.

De sa construction à sa métamorphose en paradis des activités nautiques, le lac des Settons a connu des phases d’histoire bien mouvementées

Le classement du barrage aux Monuments Historiques en 1937 amorce un processus de résurrection que consolidera, petit à petit, l’émergence de la société de loisirs. En 2021, à l’heure du réchauffement climatique, la latitude du Morvan et du lac des Settons pourrait bien susciter les envies de fraîcheur de vacanciers fatigués de rôtir sous le soleil trop cuisant de littoraux dont l’acquis de notoriété semble peu à peu grignoté par un mercure hors-de-contrôle.

Settons

Pour les randonneurs, ce mariage de la terre, de l’air et de l’eau est une aubaine. Le Tour du Lac des Settons déroule en douceur sous la semelle et se ponctue de fréquentes haltes contemplatives au bord de l’eau. Même en plein mois de juillet, le secteur reste étonnamment préservé du bruit. Des bulles de calme et de silence s’invitent naturellement tout au long du parcours, faisant oublier les quelques rares endroits plus gentiment animés par des élans enthousiastes que d’autres.

Au bout de sa laisse, Foulkan trottine sur des chemins bien tracés et accueillants la truffe au vent. À ce stade on ne sait plus très bien qui du chien ou des maîtres promènent l’autre.

Le contact avec le lac n’est jamais interrompu. Tout a été fait pour rendre l’expérience du promeneur la plus agréable et immersive possible. Hauts mais clairsemés, protecteurs mais sans oppression, les arbres qui encadrent le chemin ouvrent une voie royale au marcheur de passage. Des troncs au port noble, autour desquels se répand des tapis de verdure baignés de lumière clairsemée. L’atmosphère sur le sentier des Settons se fait résolument douce.

RIVE OUEST : LA PLUS TOURNÉE VERS LES ACTIVITÉS HUMAINES

L’itinéraire s’arrondit autour de la Baie de la Faye, zone potentiellement inondable sur laquelle a poussé une longue passerelle en bois pour en faciliter la traversée. Un aménagement apprécié qui témoigne de l’engagement des acteurs locaux pour valoriser le lieu et maîtriser les risques liés à sa fréquentation. Le lac et ses abords sont une invitation au ralentissement volontaire. L’envie mal formulée de prolonger l’instant et de repousser un bouclage de circuit trop hâtif s’est délibérément immiscée dans notre foulée.

À la fougue impatiente des premières minutes a finalement succédé un pas plus apaisé qui laisse plus de temps au regard de s’accrocher dans les détails du paysage.

Au-delà de la caméra et des silhouettes de mes compagnons de marche, je distingue que l’éclat du lac se fait plus insistant. Discrètement, les Settons et ses rives parfaitement nettoyées se chargent d’une lumière encore timide mais clairement perceptible. Peut-être l’amorce de ce changement de météo fiévreusement attendu ? Le plafond nuageux semble pourtant bel et bien prendre de la hauteur alors que nous débouchons dans l’espace découvert de la Base de Loisirs des Branlasses où nous attend Jean-Robert.

[ crédit photo : © Activital ]

Cheveux blonds tirant sur le clair, peau bronzée généreusement marquée par la vie au grand air, lunettes polarisantes au-dessus du front, Jean-Robert, alias « JR », a l’allure du sportif sympa, pédagogue mais probablement pas avare de bonnes blagues. Un vrai physique d’athlète, élancé et vif, qui déboule à notre rencontre pour nous donner sa vision des Settons où il a intégré l’équipe des formateurs du Pôle Nautique d’Activital.

La base d’Activital aux Settons, c’est LE quartier général des activités sportives et de loisirs sur le lac.

Par ici ça brasse tout l’été du jeune au pied marin et avide de sensations fortes, tant en planche à voile, qu’en catamaran ou optimist. Mais pas que ! Ceux que remous et tangage effraient peuvent rester sur terre et parcourir les berges du lac à VTT. Le panel d’activité est large et une pause ici, quand on est lancé sur le tour du lac, peut être l’occasion de faire varier les plaisirs, comme nous l’explique Jean-Robert.

« Le marcheur qui passe par la base nautique peut évidemment s’arrêter ici. On a des paddles et des canoés qu’on nous loue souvent le temps d’un break d’une grosse heure pour aller visiter les îles situées de l’autre côté du lac. C’est l’occasion de changer de rythme, de se privatiser une petite plage et de sortir le casse-croûte en étant survolés par les hérons qui nichent là-bas. » JR ne tarit pas d’éloges sur les Settons où il revient depuis un quart de siècle. « Les Settons c’est toute une histoire qui va de paire avec le lac. Moi ça fait 25 ans que je suis ici et 25 ans que je n’arrive pas à me détacher de cette magnifique vue. »

Dans le Morvan, tout finit immanquablement par vous ramener aux Settons.

« Ça ne vous tente pas un p’tit tour en canoé ?« , propose JR en souriant. L’idée est séduisante mais les impératifs du jour ne cadrent pas avec cet écart de conduite. On salue cet homme de l’eau et on poursuit notre chemin à l’écart de la base, lorgnant au passage sur les étonnants petits chalets en bois construits dans le parc privé du domaine. La promesse de vacances en famille les pieds dans l’eau et sous le soleil du Morvan.

La Nature reprend rapidement ses droits au-delà de la base. Les bruits des marins en herbe s’estompent dans le frémissement retrouvé des feuillages. Une nouvelle petite passerelle en bois invite à replonger sans attendre dans l’intimité des Settons. Des puits de lumière plus fréquents éclairent sporadiquement les sous-bois. Au-dessus de la surface de l’eau, des fenêtres azur s’ouvrent plus longuement dans une masse nuageuse en repli. Pierre renvoie sa Gore-Tex au fond du sac, sensible à ces quelques tout petits degrés gagnés dans la dernière heure.

À la mi-journée, le changement de temps se fait plus perceptible. Voir les Settons sous le soleil ne sera peut-être pas un vœu pieu.

Il n’est pas encore midi mais le scénario d’un lac entièrement sous le soleil se précise à chaque minute, nous faisant espérer une belle fin de journée sur les rives de celui-ci. Dans le viseur de la caméra, l’image encore anémique quelques heures plus tôt semble reprendre des couleurs. Au-delà de la Petite Île, le tracé de l’itinéraire perd le contact visuel avec le lac, s’étirant en un trait presque rectiligne à l’extrémité Est de celui-ci, à l’endroit où le Ruisseau du Lyonnet vient s’y jeter.

RIVE SUD : LA PLUS ORIENTÉE VERS LA PAUSE ET LA DÉTENTE

La rive sud-est atteinte, le chemin s’emploie à éviter une route via un sentier agréable tracé parmi de hauts bouleaux. Un soin apprécié qui va en faveur de cet itinéraire qui privilégie l’expérience naturelle avant tout. Très rapidement la sente s’aiguille à nouveau en direction de l’eau, flirtant au plus près de l’imperceptible ressac qui baigne la berge. À pas loin de 13h, l’appel du pique-nique se fait pressant. Davantage que le lac, ce sont désormais les emplacements de pique-nique que nos yeux abondent à identifier comme deux radars pilotés depuis nos estomacs.

Les possibilités de pause sont si nombreuses et si tentantes qu’on finit par craindre d’en manquer une meilleure qu’une autre en décidant de s’arrêter trop tôt.

Je me dis qu’il serait étonnant de ne pas trouver notre bonheur de ce côté, tout aussi épuré et incitant à la pause que le précédent. Le décor pourrait paraître redondant : il n’en est rien. Que celles et ceux pour qui Nature rime avec hostilité viennent aux Settons pour réconciliation. Le terrain est parfaitement propice à ce genre d’Armistice ! Petites plages les pieds dans l’eau, ombre salutaire des arbres, sol nettoyé d’herbe rase : le lac des Settons invite à la trêve et au rêve.

On finit par trouver notre bonheur face au lac, à mi-chemin de la Petite et de la Grande Île. Foulkan répond à l’appel pressant du bain une fois libéré de sa laisse, alternant entre rodéo de joie et nage libre à la poursuite de bâtons. Un bonheur sans filtre. La pause se savoure autant que les sandwiches. Les Settons ont un effet thérapeutique sur les esprits agités, dissolvant les vagues tumultueuses du mental à l’état d’infime clapotis.

Quoi de mieux que le spectacle de la Nature pour court-circuiter la mécanique piégeuse et cyclique de la pensée ?

La marche reprend cependant une fois le dernier quartier de pomme avalé. Si le soleil se fait toujours plus pressant, il n’est pas encore venu à bout de ce petit courant d’air sournois et frais qui interdit encore aujourd’hui toute bronzette. Demeurer actif semble le moyen le plus sûr d’éviter le refroidissement. Nous voici donc en route pour la partie sud du lac, celle que j’avais explorée il y a un an et que je me languis de faire découvrir à Pierre et à Marlène.

C’est un peu l’attraction du circuit, la cerise sur le gâteau, ce petit plus qui fait monter d’un cran supplémentaire l’intérêt déjà grand de la rando. Ponts, passerelles et autres gués ont ce je-ne-sais-quoi capable de pimenter un parcours. La présence seule de l’eau est déjà, en soi, un véritable atout. Être en mesure de l’enjamber, de la traverser, d’éprouver la sensation irréelle de presque marcher sur elle, est un plaisir de gosse nourri d’aventure. Les passerelles testent parfois nos limites. Parmi les plus marquantes de l’Hexagone, je citerais celles d’Holzarté, dans les Pyrénées-Atlantiques, ou celles du Monteynard, dans l’Isère.

De tous les éléments naturels qui habillent le paysage, l’eau – sous toutes ses formes – est sans aucun doute ma préférée.

La passerelle des Settons n’emprunte absolument rien en matière d’engagement requis à ses fameuses homologues. Élevées à quelques centimètres de la surface du lac, elle se démarque par sa longueur étonnante – près de 190 mètres – et par son tracé sinueux qui semble onduler au-dessus de l’eau. On y repassera quatre fois pour les besoins des séquences vidéo. À moins qu’il s’agisse d’une fausse excuse de ma part pour prolonger le moment ! Assurément le highlight de cette boucle autour du lac !

Settons

RIVE OUEST : LA PLUS NATURE

À la sortie de la passerelle c’est la jonction avec le GR®13, ce grand itinéraire de 465 kilomètres qui, partant du Gatinais, en Seine-et-Marne, s’achève en Saône-et-Loire après avoir traversé le Morvan du nord au sud. On y avait fait quelques pas en 2019 avec Gérard et Roxanne pour quelques séquences volées sur le lac des Settons. Le souvenir est encore frais dans ma mémoire : je reconnais les pontons enjambant les zones humides et les espaces ouverts sur le lac au niveau de l’arrondi faisant face à la Grande Île.

Avec ses 6 mètres de profondeur moyenne et ses 366 hectares de superficie, le lac des Settons gagne largement le droit de rentrer au club fermé des 6 Grands Lacs du Morvan.

J’y rejoue au plan près les scènes tournées avec mon ancien binôme de Mon GR® Préféré ! Sur cette longue rive occidentale de près de 4,5 kilomètres, on retrouve tous les ingrédients de la berge opposée : sentier étroit qui flirte avec le lac, agréables espaces arborés laissant généreusement passer la lumière, hêtres et pins robustes autour desquels s’enlace le chemin, points de vue facilement accessibles sur les Settons… Et, invariablement, la sensation de porter le doux châle de la Nature avec soi.

Moins fréquentée par les activités nautiques, la rive ouest affiche un visage encore plus orienté vers le cadre naturel. On y croise, à contresens, beaucoup plus de cyclistes et de marcheurs effectuant l’aller-retour vers les passerelles. La constance de la propreté du sentier continue de m’y étonner. Elle confine à l’irréprochable. Foulkan, lui, a légèrement perdu en vigueur. Les quatorze kilomètres de la boucle commencent à peser dans les coussinets ! On vient pour notre part à bout de cette dernière section sans jamais avoir été aucunement gagnés par la lassitude.

Les Settons distillent une magie hypnotique qui plonge le/la marcheur/se dans une léthargie heureuse.

On ne peut revenir que rempli d’une saine énergie, les poumons chargés du bon air du Morvan et la rétine durablement marqué par le chatoiement scintillant du soleil à la surface du lac. Lorsqu’on regagne finalement le parking du départ, j’ai la conscience tranquille. La satisfaction de l’exhaustivité a cette fois remplacé la déception de n’avoir pas suffisamment fait honneur au lieu l’année précédente. Je quitte les Settons serein et totalement convaincu de la nature essentielle de cet endroit dans le patrimoine naturel du Morvan et de la Nièvre. Peut-être y reviendrai-je un jour ? Settons jamais !

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VENIR DANS LE MORVAN

En voiture, la desserte principale du Morvan c’est la départementale qui, du nord au sud, le traverse en reliant Avallon, dans l’Yonne, à Château-Chinon. Avallon, c’est la sortie 22 sur l’A6 entre Paris , Dijon et Lyon. Château-Chinon, en revanche, s’atteindra par la D78 soit depuis l’A6, sortie Beaune ou Châlon-sur-Saône selon, via Autun ou Le Creusot, soit depuis l’A77, sortie Nevers. Cette dernière option sera réservée à celles et ceux qui viennent de l’ouest, du sud-ouest ou qui transitent par l’Auvergne et Clermont-Ferrand.

En train

La longue histoire qui lie l’Île-de-France à la Nièvre lui permet une desserte encore excellente en train depuis Paris. Des Paris-Nevers en seulement deux heures et pour moins de trente euros, vous en trouverez sans peine. Même chose pour Paris-Avallon. Depuis Marseille, Montpellier, Rennes ou Bordeaux, c’est plutôt en 5h à 6h et pour, en moyenne, deux à trois fois plus cher. Mais la ligne existe et la fréquence quotidienne est correcte.

Accès au Lac des Settons

Les Settons sont accessibles en voiture depuis plusieurs axes. Depuis le sud d’abord, et Château-Chinon, par la D37 en une grosse demie-heure. Ou par Anost, plus rapide (environ 25mn) par la D2 d’abord puis la D290. Depuis l’ouest il faudra rallier Ouroux-en-Morvan et suivre ensuite la D17 puis la D520 pour rejoindre le site en 25mn. Par l’est c’est Moux-en-Morvan qu’il faut gagner pour ensuite atteindre le lac en une vingtaine de minutes par la D193. Enfin, depuis le nord, la ville à rallier c’est Montsauches-les-Settons, porte d’entrée du lac qu’on atteint par la D193 en une dizaine de minutes. Deux stationnements possibles au nord du lac, de part et d’autre du barrage.

+ d’infos : site de l’Office de Tourisme Morvan Sommets & Grands Lacs

Settons

LAC DES SETTONS : LE TOPO PAS-À-PAS

Depuis le parking au sud du barrage, traverser le barrage en direction de l’Office de Tourisme. À l’extrémité, tourner à droite et démarrer par un petit chemin entre la route et le lac (1).

Arrondir autour de la zone des Settons en passant devant les embarcadères puis remonter sur la route qu’on suit quelques mètres. Repérer le balisage jaune qui s’écarte de la route par un chemin à droite fermé par une barrière (2).

Suivre ce large chemin qui longe le lac, arrondit autour de la Baie de la Faye et atteint la base nautique Activital (3). Longer celle-ci en gardant le lac à main droite. Poursuivre après une plage en suivant un sentier tracé entre la bordure du lac et les hébergements du Domaine des Fontaines.

Après une passerelle le chemin se taille un passage dans un sous-bois jusqu’à amorcer une courte montée. Rapidement, continuer à suivre le balisage à droite et, après une descente progressive, atteindre une route à l’extrémité Est du lac des Settons (4).

La suivre à droite, franchir un pont et tourner immédiatement à droite. Marcher sur un sentier parallèle à la route jusqu’au lieu-dit le Haut Forgeot et l’Auberge de la Queue du Lac (5).

Se diriger vers un sentier qui s’échappe à droite et rejoint le bord du lac. Atteindre plus tard à nouveau la route, la suivre et replonger, via une passerelle, par un sentier à droite qui rejoint la bordure du lac. Poursuivre à quelques mètres de celui-ci entre les arbres jusqu’à toucher à nouveau la route au niveau du Camping de la Cabane Verte (6).

Continuer quelques mètres par la route puis emprunter à droite un chemin équipé de deux passerelles. On coupe encore la route dans une épingle à gauche (7). La quitter presque immédiatement à droite pour continuer à suivre le bord du lac. Traverser une forêt de hauts résineux et atteindre la passerelle au sud du lac (8).

L’emprunter, continuer par le chemin et rejoindre l’intersection avec le GR®13 (9). Le suivre à droite et arrondir plus loin autour du camping l’Hermitage. Déboucher sur un grand parking et rejoindre l’extrémité d’une route. La suivre jusqu’à l’entrée de Chevigny et bifurquer à droite par un chemin bien marqué (10). Le suivre intégralement et remonter toute la rive ouest jusqu’à retrouver le parking au niveau du barrage.

Nota : une version étendue de 18 kilomètres qui rallonge l’exploration de la partie sud du lac existe sur Cirkwi. Pour la découvrir, cliquez ici ou bien téléchargez la trace GPX.

RECOMMANDATIONS PARTICULIÈRES & DIFFICULTÉ

Je ne vais pas m’étendre bien longtemps car, vous l’aurez compris en lisant cet article, cette randonnée autour du Lac des Settons ne comporte aucune difficulté. Au pire certain(e)s pourront être effrayé(e)s par sa longueur. Quatorze kilomètres à plat ce n’est pourtant pas la mer à boire. Découpée en deux portions de 2×7 kilomètres réparties autour d’une large pause pique-nique, c’est un circuit qui remplit bien la journée et sans aucune nécessité de courir. Au contraire ! Prendre le temps est essentiel pour savourer le lieu. Et, pourquoi pas, s’offrir au passage une petite séance de canotage vers les îles ?

HÉBERGEMENT ASSOCIÉ

Gîte d’Étape du Lac

Une petite adresse à pas cher pour les randonneurs/ses, située dans le hameau de La Faye, au nord-est du lac et à 200 mètres seulement de l’itinéraire. Le gîte peut accueillir jusqu’à 15 personnes avec 2 chambres de 4 lits et une chambre de 7 lits. La nuitée est proposée au tarif de 13,50 euros, le repas est à 14,50 euros et le petit-déjeuner à 4,50 euros. La période d’ouverture court de mars à novembre. Infos et réservation : Monsieur/Madame Mourier au 03.86.84.56.23 ou par mail : fricotins@wanadoo.fr

La Nouvelle Ancienne

C’est là qu’on dormait pour notre part. Ce qui nous coûtait une grosse demie-heure de route en plus. On avait élu domicile dans cette ancienne ferme morvandelle, du côté de Saint-Martin-du-Puy, pour nos trois jours de présence. Un choix stratégique qui nous était propre. Mais, cependant, une adresse à connaître tant par son calme, que son charme et sa modernité. Ça s’appelait La Nouvelle Ancienne et on y passé trois excellentes nuits tous les trois (ou quatre si on compte Foulkan) !

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