La Chapelle Saint-Pons, en boucle par le Pas de Sumiou

Première incursion dans la vallée du Jabron, cet accueillant et discret petit espace qui s’ouvre en versant nord de la Montagne de Lure, dans le prolongement du Parc du Lubéron. C’est là qu’a été batie la chapelle Saint-Pons, étonnante construction agrippée aux falaises creusant le ravin du Grand Vallon, juste au-dessus du village de Valbelle. La balade vaut déjà largement le détour pour la découverte de ce surprenant édifice et du panorama associé. Mais la surprise vient par la suite de ce chemin, invisible sur la carte IGN, qui part à l’assaut des vires et des parois juste après la bâtisse. Un cadeau fait aux amateurs de randonnées du vertige, à boucler, pour finir, avec un passage par le belvédère du Pas de Sumiou.

Difficulté : moyen (un passage difficile R3/R4) | Longueur : 10,8km | Durée : 3h30 | Dénivelé : 840m | Carte : IGN TOP25 1/25000è 3341OT Montagne de Lure, Les Mées, Château-Arnoux

Deux mois de vacances en Asie du Sud-Est, dans la moiteur des rizières et des reliefs aux allures de jungle, m’ont fait un peu oublier qu’en France, à la maison, on a de vrais chemins de montagne et surtout, qu’en décembre, ça caille ! La reprise fut donc excitante mais frisquette. Raphaèle était littéralement en manque de rando à mon retour au bercail. Je fus donc très vite sollicité pour lui procurer sa dose de dénivelé et de montagne. Peu disposé à retourner de suite du côté de la Sainte-Victoire mais pas très chaud, non plus, pour faire de la borne vers les Ecrins ou le Queyras, je coupe la poire en deux et déroule la carte de la Montagne de Lure. Je connais déjà la configuration du versant sud, moins celle du nord, côté Jabron. La vallée du Jabron, à mes yeux, a donc une image un peu secrète et confidentielle.

La façade nord de Lure éveille ma curiosité, égrenant à ses pieds un chapelet de petites montagnes ravinées où semblent se faufiler des sentiers improbables. Celle de Sumiou notamment avec, juste en face, une chapelle accrochée à la falaise : la chapelle Saint-Pons. La forte probabilité d’un itinéraire à grand spectacle à la clé me fait embrayer direct sur la piste de cette rando. Ne me demandez pas pourquoi mais, à cet instant, je suis convaincu que ça passe au-delà de la bâtisse, histoire de pouvoir boucler un parcours qui communique avec le Jas des Bailles. Je jette polaire, Gore-Tex, pique-nique et flotte dans le sac, j’embarque Raphaèle avec moi dans la voiture et hop, par un beau jour ensoleillé, mais venté, c’est parti !

Le parcours que nous avons suivi avec Raphaèle au départ de Valbelle. Les chiffres renvoient aux infos descriptives du topo ci-après.

Y ALLER

Depuis la région d’Aix-Marseille, on file par l’A51 direction Gap et on prend la sortie 21 « Aubignosc ». Pour ce trajet, nos amis de Vinci Autoroutes réclament 8,90 euros. C’est pas donné. Ensuite, on prend la direction de Peipin par la N85 – qui devient D4085 peu après, c’est comme ça. On traverse la zone commerciale et on quitte la commune. C’est après la traversée du hameau des Bons Enfants qu’il faut bien se réveiller et tourner à gauche par la D946 en direction de Noyers-sur-Jabron/Vallée du Jabron. Profitez du paysage qui s’ouvre devant vous une fois passées les « gorges » du Jabron. Notre oeil a été immédiatement attiré par la paroi lointaine du Rocher de Pierre Impie, un coin à retenir pour une prochaine visite.

Retour à la route. On passe Castel Bevons. Un peu après, à gauche, ralentissez pour tourner à gauche par la petite D53, direction Valbelle/Pas de la Graille. Sur l’IGN c’est marqué Les Richauds mais ne vous attendez pas à trouver quoi que ce soit qui se nomme ainsi sur le terrain ! On franchit le Jabron – belle photo à faire, selon l’heure, depuis le pont en zieutant vers l’ouest – et, environ 2 km plus tard, on quitte la route pour stationner la voiture à droite, sur un petit espace aménagé à côté d’une chapelle joliment restaurée. Pour ne pas vous tromper, sachez qu’il y a là aussi un grand panneau de présentation des villages de la Vallée du Jabron. Coupez le moteur, sortez les sacs et que la rando commence !

montagne de sumiou

La Montagne de Sumiou, vue depuis le premier tiers du sentier. Au retour, on passera par le Pas, entre les deux sommets.

De Valbelle à l’intersection avec le PR : 2km – 140m – 25mn – facile

C’est sur la route que ça démarre. On remonte la petite D53 en direction du centre-village de Valbelle, en suivant le GR® 6, et on l’abandonne plus haut au niveau de la mairie, à droite, pour passer devant celle-ci. Après un coude de la route plus loin, il faut monter à gauche, toujours en suivant les balises du GR® 6. C’est un large chemin qui succède au goudron une fois les dernières maisons franchies. Plus loin, au niveau d’une croix noire, repérée à droite dans le talus, on poursuit en face par le chemin, toujours guidés par les balises rouge et blanc du GR®. Une cinquantaine de mètres après, à droite, ça bifurque par un chemin toujours bien large qui s’élève en rapides lacets vers le faîte de la colline. Notez que le chemin passe devant l’accès à la chapelle Saint-Honoré (qui peut se visiter par un rapide aller-retour) (1) avant de s’élever entre les arbres de manière assez rectiligne. C’est la fin de l’automne, on est en versant nord, dans une ombre fraîche et humide. Ca monte pas trop, c’est parfait pour l’échauffement et y’a même pas un chasseur à l’horizon.

De l’intersection avec le PR à la chapelle Saint-Pons : 1km – 320m – 20mn – moyen

Aux environs de 670m d’altitude, ne faites pas comme nous qui avons failli manquer l’intersection (2) parce qu’on essayait de calculer la superficie de notre future table à manger. Il y a un panneau fléché qui indique la direction de la chapelle Saint-Pons, à droite, c’est immanquable en réalité. Après avoir basculé de quelques mètres, le chemin se fait plus étroit, filant d’abord à flanc de versant dans une dense forêt de résineux avant de s’élever en lacets de plus en plus serrés en direction des falaises. On vient carrément s’appuyer contre elles au bout d’un moment. Le sentier, lui, les longe à droite avant de déboucher dans un espace plus ouvert, face à la montagne de Sumiou et au ravin du Grand Vallon. C’est là qu’on commence vraiment à entrer dans l’ambiance de l’itinéraire. La trace se poursuit ensuite en ascendance forte pour se hisser jusqu’à la vire où a été batie la chapelle. Un bel escalier naturel, façonné dans le roc, sert de rampe d’accès finale à l’édifice, blotti contre le roc face à un paysage immense (3) : le vallon de Valbelle évidemment, qui s’ouvre sous nos pieds, mais aussi, plus loin, les reliefs des Baronnies épousant ceux du Buëch d’un côté, ceux du massif des Monges de l’autre. Le tout couronné des sommets enneigés des Ecrins et du Dévoluy.

chapelle saint-pons

Le joli petit escalier naturel qui permet de prendre pied sur le début de la vire, juste avant d’arriver à la chapelle.

Un peu d’histoire…

Complètement recroquevillée contre la paroi, bâtie sur quelques mètres carrés de vire herbeuse, l’édification de cette chapelle interpelle. Elle serait datée de la fin du 11ème siècle et serait l’oeuvre d’un ermite dont l’identité et les véritables motivations restent floues. Elle se compose d’une abside semi-circulaire, voûtée en cul-de-four et coiffée de lauzes, ainsi que d’une nef, reconstruite au 19ème siècle et restaurée deux fois au 20ème, à l’initiative de Pierre Martel et de l’association Alpes de Lumière. L’intérieur, sobre, nu et peint à l’ocre rouge, contient un petit autel recouvert de prières et de messages. Pour en savoir plus, je vous invite à parcourir l’article très bien documenté rédigé par Serge Panarotto sur son blog Provence à Vivre.

chapelle saint pons

La première partie de la randonnée se termine ici, dans le creux de la falaise, à la chapelle Saint-Pons. Plutôt pas mal comme entrée en matière, non ?

De la chapelle Saint-Pons à la crête : 400m – 125m – 40mn – difficile

Au-delà de la chapelle, un sentier s’échappe à travers les buis, dans le prolongement de la vire. Il passe devant l’entrée du Trou de Saint-Pons, se poursuit d’abord à plat, puis en légère descente. Il atteint une grande dépression, formée de falaises où ont été ouverts plusieurs secteurs d’escalade. Vous repérerez sans doute, comme nous, une première trace, qui s’échappe à gauche, signalée par un caillou peint au nom du secteur et posé sur le sol : ignorez-la et poursuivez encore quelques pas plus en avant. Peu après, à gauche toujours, un cairn signale une nouvelle trace ascendante (emplacement #1 sur la photo). D’apparence assez vague au départ, c’est pourtant bien elle qu’il faut suivre pour se diriger vers l’extrémité de la dépression. Si vous observez bien, vous y repérerez d’anciennes balises en forme de petits ronds bleus. Suivez-les sans ciller : ils font foi jusqu’à la sortie du passage !

Attention à ne pas rater cet embranchement, pas franchement bien signalé à gauche, et donc de continuer à descendre encore et encore : en fait, en faisant ça, vous continueriez sur l’itinéraire emprunté par les grimpeurs pour rejoindre les secteurs qui existent vers le fond du vallon. D’autant plus piégeux que la trace est propre et que des ronds bleus y sont également peints ! Imprégnez-vous bien de la photo de la trace ci-dessous pour bien comprendre où chercher la bonne trace ! Les chiffres du paragraphe suivant font référence à cette image et non pas à la carte générale de la randonnée, en début d’article.

Si tout va bien, vous allez finir par buter contre un pan rocheux en forme de cheminée inclinée : des cordes fixes et de petites marches métalliques y ont été placées (2). Deux passages successifs de ce type vont vous permettre d’atteindre la vire principale (3), le plat de résistance du passage. La grosse ambiance, elle est là ! Une main courante est en place sur presque toute la longueur de celle-ci : ça rassurera les plus impressionnables mais ce n’est pas un équipement qui, à mon avis, est vérifié et changé périodiquement. On la tiendra donc pour ce qu’elle est : une aide sympa mais, en aucun cas, un gage absolu de sécurité. A la sortie de la vire, une trace à droite remonte vers un petit passage en rocher, équipé lui aussi. Derrière lui, on prend pied sur un petit replat avec une belle plate-forme rocheuse à droite qui ouvre sur la Montagne de Sumiou en toile de fond (4). Un chouette endroit pour la photo. Par la suite, la trace farfouille encore au-dessus avant de partir à flanc à droite, redescendant même légèrement pour aller chercher le passage, plus loin et à gauche, à travers des strates rocheuses et des bouquets de végétation (5). Les ronds bleus sont toujours là pour guider nos choix. La trace finit par rejoindre la crête sommitale et bascule sur l’autre versant où se recroise très vite un bon chemin. Fin des hostilités. Quel beau passage franchement !

La première rampe à gravir, bien équipée et facile (grade III en escalade)

Raphaèle en termine avec la seconde rampe, toute aussi bien équipée et à peine plus difficile que la précédente. On est toujours dans le III.

Le franchissement de la vire, au-dessus du ravin de Saint-Pons. Le passage est large et bien équipé mais son exposition pourra impressionner les personnes sujettes au vertige

Sortie au soleil peu après le passage de la vire. On sort des « grosses » difficultés, au niveau du point numéro 4 indiqué sur la photo du tracé.

Bon, en revanche, soyons raisonnables : ce passage, sous la pluie (ou après de fortes pluies), sous la neige ou en présence de glace, vous l’oubliez évidemment. Vous faites gentiment le tour, depuis l’intersection vers la chapelle, par le GR. Nous le temps était superbe, mais un peu froid néanmoins : on était début décembre. Il y avait surtout pas mal de vent. Les bourrasques étaient assez fortes sur la vire. Je n’aurais pas qualifié cela de dangereux mais ça ne rend pas forcément très serein par moments. Donc, ajoutez également grosse tempête sur la liste des facteurs de risque à éviter. Autre chose : même si l’entreprise m’apparaît parfaitement réalisable pour des personnes au pied sûr et familière de ce genre de terrain, je recommande de préférer l’usage de cet itinéraire à la montée, plutôt qu’à la descente. C’est franchement mieux gérable dans ce sens.

De la crête au parking Saint-Robert : 2km – 55m – 25mn – très facile

On retrouve la carresse du soleil une fois l’autre versant rejoint. C’est le bon moment pour le pique-nique. La muraille de la Montagne de Lure remplit le paysage côté sud. Initialement, je pensais faire le sommet mais c’était trop ambitieux : les jours sont vraiment trop courts désormais pour se lancer dans des périples de plus de 1000 mètres de dénivelé à la journée. On descend donc par le bon chemin retrouvé vers le fond du vallon où la jonction avec le GR® 6, mêlé aux GR® de Pays de la Grande Traversée des Préalpes et du Tour de la Montagne de Lure, est effectuée. Tout ce petit monde s’échappe plus loin à droite, dans un petit couloir végétal indiquant également Chemin de Sara et rejoint plus haut la route, quelques mètres avant le parking de Saint-Robert (5). Si, comme nous, c’est la grosse gadoue sur le GR®, vous pouvez aussi l’éviter en empruntant tout simplement la route. Patauger dans la boue c’est rigolo, mais quand on peut l’éviter, on le fait !

Du parking Saint-Robert à un replat : 1 km – 200m – 35mn – moyen

Le GR® quitte la route par la droite, en basculant dans la forêt. Lors de notre passage, c’était la guerre : la zone était en pleine exploitation par les forestiers (un panneau indiquait d’ailleurs le chantier interdit au public) et le GR® avait disparu sous un globi-boulga de boue et d’ornières profondes laissé par les engins mécaniques. On a néanmoins réussi à en retrouver un bout, épargné un peu plus loin à droite, mais la forêt avait triste mine. On pouvait entendre l’écho des tronçonneuses assez loin : c’était très bien comme ça car, si les ouvriers s’étaient trouvés dans notre zone, on se serait probablement fait jeter du chantier pour des raisons de sécurité. Assez rapidement, de toute façon, il faut repérer un chemin qui quitte le GR®/GRP® à droite (6) (panneau fléché en bois « Grotte » pour indiquer celle des Peyrourets, à 2h de marche de là) et s’y engager.

On suit le cours d’un petit ruisseau, à main gauche, en descendant vers le fond du thalweg. Là, après avoir traversé le ruisseau, le sentier remonte à travers la végétation sur le versant opposé. En se retournant, je réalise que c’est quasi toute la face nord de Lure qui est dédiée à l’exploitation forestière. Les arbres sont alignés comme des petits soldats, répartis en parcelles distinctes que quadrille un réseau bien visible de pistes pour la circulation et le débardage. Tout de suite comme ça, vu d’ici, emprunter les sentiers balisés qui circulent là-dedans n’a rien de très motivant. Surtout dans l’ombre froide de l’hiver ! Bref, nous on est en face, au soleil et au chaud et, parvenus aux environs de 1050m, la pente se couche et on atteint une intersection sur un replat.

Franchissement du petit ruisseau rejoignant le fond du thalweg, juste avant d’attaquer la montée vers le Pas de Sumiou.

Remontée agréable sous le soleil de fin d’automne par la sente tracée sur le versant sud de la Montagne de Sumiou

Fin de l’ascension et arrivée sur le replat proche du Pas de Sumiou. C’est à partir de là qu’on peut gagner, en aller-retour, le petit sommet dominant le Pas de Sumiou.

Belvédère du Pas de Sormiou (optionnel, hors itinéraire) : 0,7km – 35m – 15mn A/R

En suivant à droite le balisage Chemin de Sara, on peut rejoindre le petit sommet dominant le Pas de Sumiou sur la droite (7). Ce serait dommage de s’en priver : ce n’est ni loin, ni difficile et c’est un superbe belvédère sur Valbelle, le Buëch et les Alpes. Regardez la photo ci-dessous, cela devrait vous convaincre de faire le crochet, depuis l’intersection, en suivant une trace assez sommaire qui s’éloigne de la forêt et de son orée dans un premier temps, avant de suivre quelques cairns tout aussi sommaires en direction du sommet. Vous pourrez également admirer le parcours effectué dans les falaises, entre la chapelle Saint-Pons et la crête, qu’on distingue juste en face. Le coup d’oeil est vraiment chouette et la sensation d’espace réjouissante.

A propos du Chemin de Sara : depuis Valbelle, on croise régulièrement le balisage de ce circuit en boucle, agrémenté de stations où sont donnés à lire au randonneur de petits textes dédiés à Sara, une enfant de la vallée, disparue tragiquement lors d’un accident d’ULM avec son papa. Elle avait 12 ans. Ce chemin hommage refait vivre la petite fille et met en valeur sa nature résolument tournée vers le monde qui l’entourait. Il y a de la nostalgie et de la beauté dans la démarche. Initialement je n’avais pas prévu de monter au sommet dominant le Pas de Sumiou. Je pensais, en fait, être sur le chemin du Pas de Sumiou en le suivant. J’étais en fait sur celui de Sara. En y découvrant le panorama, j’ai remercié la petite fille de m’avoir guidé jusque là, sur ce terrain qui était le sien. Et je vous encourage vivement à en faire de même. Vous ne le regretterez pas.

Séquence contemplation au-dessus du Pas de Sumiou, à l’heure où les ombres s’étirent sur les versants. Un panorama vivifiant sur les Alpes, le Buëch, les Baronnies.

D’un replat à Brunel : 2,5km – 50mn – assez facile

Qu’on se le dise : le tracé de l’IGN entre le replat et le Pas de Sumiou est faux. Le sentier en pointillés noirs, prolongement logique de celui de la montée, n’existe pas, ou plus. Du replat, il faut d’abord partir à gauche, en direction de la Montagne de Sumiou, pour trouver, un poil plus loin, un sentier balisé jaune qui s’échappe à droite, en direction du Pas de Sumiou (8). Un panneau fléché en bois indique Valbelle. Le chemin part à plat à travers un bois de hauts résineux et de buis avant d’entamer sa descente vers Valbelle, en versant nord de la Montagne de Sumiou. Sans être exceptionnelle, la trace offre encore de jolis points de vue sur le vallon avant de plonger dans la végétation jusqu’à son terme, au niveau d’une propriété, au lieu-dit Brunel (9).

Descente tranquille sur le sentier tapissé de feuilles en direction de Valbelle

De Brunel à Valbelle : 500m – 5mn – facile

Officiellement – selon le balisage terrain et l’IGN – il faut prendre le chemin à gauche qui rejoint le hameau de la Tour Vieille (10). On y retrouve le balisage du GR® qu’on suit jusqu’à la chapelle et au parking du départ, une trentaine de mètres en-dessous. Dans la réalité, c’est un peu plus compliqué. La zone respire l’embrouille administrative : une chaîne frappée d’une interdiction de passage pour cause de propriété privée barre l’accès au chemin balisé. Le hic c’est qu’il n’y a pas de plan B. A droite, on rentre chez les gens par leur voie d’accès privée et, tout droit, c’est les taillis. Je nous imagine mal rebrousser chemin jusqu’au Pas de Sumiou, 550 mètres plus haut, pour essayer de trouver un autre chemin et respecter cet interdit surgi de nulle part. On a donc enjambé le-dit interdit, ainsi que le suivant, à la sortie du chemin, à l’entrée de la Tour Vieille. Ici aussi, à première vue, on a repéré que l’itinéraire de l’IGN avait été débalisé et recalé au pied levé sur la route. On rejoint donc notre point de départ par le goudron. Il n’y a, pour l’heure, pas d’alternative pour contourner le chemin passé privé. Faites-le donc en toute discrétion si, comme nous, vous n’avez pas le choix. Je vais essayer de prendre contact avec la FFRandonnée des Alpes-de-Haute-Provence pour signaler ce problème.

Barrière imprévue tracée en travers du chemin balisé au niveau de Brunel. Pas vraiment d’alternative pour le promeneur à qui on ne propose aucun autre choix pour contourner l’interdiction…

EN MARGE DE LA RANDO

On a fait un one-shot à la journée. Y’a guère eu le temps de boire un coup à une terrasse, manger un bout quelque part ou prospecter les curiosités locales. Du coup, on n’a aucun autre bon plan en marge de l’itinéraire à vous suggérer, désolé ! Bon, de plus, à l’époque où a été effectuée la rando (début décembre), y’a pas grand-chose d’ouvert dans le secteur. N’oubliez pas le pique-nique en gros. Et à boire car il n’y a ni source, ni fontaine, sur cette boucle.

by-nc-ndCe reportage Carnets de Rando, sous licence Creative Commons, est la propriété exclusive de Carnets de Rando. Son usage à des fins non commerciales est autorisé à condition de mentionner son appartenance au site www.carnetsderando.net. Pour toute autre utilisation, merci de me contacter.

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2 Comments

    1. carnetsderando Auteur de l'article Répondre

      Salut !

      Malheureusement non. Je randonne sans GPS. Je préfère rédiger un topo et dessiner un tracé le plus indicatif possible sur un extrait de carte à usage des randonneurs/ses. J’aime le côté subjectif qui invite le marcheur à débusquer un peu la trace par lui-même. Cela augmente l’immersion sur zone. Un GPS, je le concède, c’est la sécurité de ne pas manquer le bon itinéraire. Mais ça n’a jamais été mon école. Désolé, aussi, de ne pouvoir vous fournir la trace exacte telle que vous la souhaitez. J’espère que ça ne vous empêchera pas de faire cette belle randonnée !

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