La Montagne du Bau Trauqua

Quel nom étrange que celui de Bau Trauqua, n’est-ce pas ? Si étrange qu’on ne sait pas le situer autour d’Aix-en-Provence, plus coutumier d’entendre parler de Sainte-Victoire, de Sainte-Baume ou d’Etoile. La Montagne de Bau Trauqua a pourtant un oeil sur chacun de ces massifs. Dans le prolongement du Pilon du Roi, ses belles falaises dessinent un chemin de crête millénaire jusqu’à la commune de Mimet, la plus haute des Bouches-du-Rhône. A l’ombre de ces prestigieux massifs, précédemment cités, elle joue les discrètes. Oubliée du grand public, elle est arpentée par les curieux et ceux qui savent. Je faisais partie des premiers ; j’entre maintenant dans le club fermé des seconds. Et j’espère, qu’à la suite de ce reportage, votre curiosité vous poussera à m’y rejoindre. Car, si elle reste moins spectaculaire que ses voisines, la Montagne de Bau Trauqua a néanmoins quelques belles cartes à jouer.

Difficulté : assez facile | Longueur : 10km | Durée : 4h55 | Dénivelé : 820m | Carte : IGN TOP25 1/25000è 3244ET Montagne Sainte-Victoire

Je la vois depuis ma fenêtre venelloise. Une ligne sombre à l’horizon, un appel à la découverte. Mon repère, c’est la masse du Pilon du Roi, nettement reconnaissable, sommet emblématique de la chaîne de l’Etoile. La Montagne de Bau Trauqua s’étire, quant à elle, plus vers l’est, au-delà du col Sainte-Anne. Elle ne paye pas de mine, vue d’ici. Il faudra donc attendre de dépasser Gardanne pour réaliser que sa barre de falaises en impose davantage qu’elle ne le laissait croire jusque là. Après Biver, la petite départementale 8 se met à monter. En levant les yeux, on aperçoit Mimet, accroché à sa colline et surmonté de falaises. Au pied du village, un panneau annonce fièrement « Mimet : altitude 500m » et des panneaux « chaînes autorisées » apparaissent. Diantre, on se croirait en montagne ! Le village assume pleinement son statut de plus haut village du département. Pour nous, direction le parking de la salle communale, juste après le boulodrome. C’est à partir de là qu’il faut endosser le costume du randonneur.

L’itinéraire du reportage accompagné des points de renvoi dans le topo.

De Mimet à Sous la Tête du Grand Puech : 1,750km – 250m – 50mn – assez facile

Nous sommes en janvier. L’anticyclone est installé sur la Provence depuis maintenant deux semaines. Le ciel respire l’azur mais le fond de l’air distille un froid très sec. L’hiver a pris ses quartiers, tout spécialement dans les zones ombragées. Il faut revenir sur le centre du village et la place de la Poste pour trouver la signalétique jaune qui nous intéresse. Direction « Grand Puech », par l’impasse goudronnée du Chemin de Saint-Sébastien qui dessert une série de propriétés isolées, jusqu’à un col (1) taillé entre les Têtes du Grand Puech et de l’Ost.

Recommandation : ne cédez pas à la tentation de gagner du temps et d’esquiver cette partie bitumée en stationnant votre véhicule sur l’espace dégagé du col, au demeurant très accueillant. Le stationnement y est formellement interdit par la commune sous peine d’amende ! Des avertissements étaient en place sur toute la montée et jusqu’au replat lors de notre passage.

Au col, de nouveaux panneaux aiguillent le randonneur. Il faut partir à droite, par le petit chemin forestier balisé en jaune et en bleu indiquant la Tête du Grand Puech à 35 minutes. En quelques minutes, la vue s’ouvre sur Mimet, le Pays d’Aix et la Sainte-Victoire (voir l’épisode de Carnets de Rando sur la Sainte-Victoire). Immense et entière, la fameuse montagne aixoise dévoile une perspective inédite depuis Mimet, posée au-dessus de la ceinture de la Barre du Cengle. Il ne faut pas attendre longtemps pour en prendre plein les yeux.

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Très peu de temps après le départ de la randonnée et déjà une vue superbe sur Mimet (en-dessous) et Gardanne (en arrière-plan)

Le sentier s’arrondit ensuite autour des barres rocheuses puis poursuit son ascension à travers la végétation jusqu’à croiser une large piste : c’est le réseau des chemins DFCI courant sur la totalité du massif. Inutile de l’emprunter : notre chemin se poursuit de l’autre côté et poursuit sa grimpette jusqu’à l’étage supérieur. On retrouve encore la piste et, cette fois, on va l’emprunter à droite jusqu’au prochain lacet.

De Sous la Tête du Grand Puech à la table d’orientation : 1,25km – 60m D+ – 40mn – assez facile

Un poteau de signalisation tout cassé apparaît dans le lacet (2). C’est le moment de quitter la piste pour suivre le petit sentier, balisé rouge, qui s’échappe à droite, à travers les arbres, en direction du Col Sainte-Anne. Le soleil nous attend une trentaine de mètres plus haut, à la sortie de ces derniers mètres en versant nord. Il ne nous quittera plus avant un long moment. L’arrivée sur les crêtes marque le début de la partie la plus captivante de l’itinéraire. Le chemin, en soi, est attrayant, jouant avec les rochers et la végétation. Il dégage ensuite de superbes vues sur toute cette partie de la Provence : on aura l’occasion d’y revenir un peu plus tard.

bau trauqua
Premier contact avec les paysages du versant sud, ruiniformes au possible. Au loin c’est le Garlaban, puis la Sainte-Baume.

C’est un itinéraire millénaire, pratiqué par les hommes depuis le Néolithique. Au bout d’un moment, le balisage rouge se mêle au balisage bleu, un circuit en boucle qui officie comme classique du secteur en réalisant un tour du Bau Trauqua. Ils se séparent plus tard (3), un peu avant la table d’orientation qu’on aperçoit plus haut, sur la droite, perchée sur une petite éminence. N’y allez pas tout de suite : vous y repasserez en fin de journée !

De la table d’orientation à l’intersection point coté 410 : 2km – 40m+ – 355m- – 55mn – assez facile

On abandonne provisoirement le balisage bleu pour poursuivre sur le rouge qui, délaissant les crêtes, s’échappe à gauche en contrebas de celles-ci. Il rejoint une plate-forme bien marquée entre deux vallons. Un chemin, large et caillouteux, descend sur la gauche : c’est une trace aménagée pour accéder au pylône électrique, visible plus bas. Nous ne nous y engageons pas et basculons dans le vallon suivant, en suivant toujours le balisage rouge. L’espace se dégage. Le chemin est plus quelconque, large piste caillouteuse descendant à travers le versant sud de la montagne jusqu’à passer près d’un nouveau pylône, puis à croiser la route, sensiblement défoncée, montant depuis Plan-de-Cuques jusqu’au col Sainte-Anne. Ne vous y trompez pas : son usage est réglementé et réservé aux ayant-droits.

Variante de la Chapelle Notre-Dame-des-Anges : A/R 2km – 40mn

Depuis la route, il est possible de rejoindre le site de Notre-Dame-des-Anges, dont on aperçoit le large bâtiment une petite centaine de mètres en-dessous et à gauche, posé au pied d’un éperon rocheux, sous un pylône électrique. Nous n’avons pas eu le temps de faire cette variante le jour de notre randonnée mais j’en fais néanmoins mention car le site semble passionnant à visiter. De par son histoire d’abord, démarrée, selon les informations recueillies, au 13ème siècle. Tour à tour ermitage, monastère, école janséniste, sanatorium, carrière puis hôtellerie, le lieu abrite également une étonnante chapelle troglodytique. Je reviendrai sur ce lieu plus en détail à l’occasion d’une autre visite.

Retour à la route, qu’on suit à droite seulement quelques mètres. Il faudra alors repérer un gros cairn, sur la gauche, signalant à nouveau le chemin rouge qui, quittant la route, s’échappe en contrebas à travers une végétation buissonnante et quelques rochers (4). Il rejoint, plus bas, une ancienne voie carrossable aujourd’hui réduite à un chaos de goudron et de pierres. On l’emprunte à gauche à nouveau mais pas très longtemps : le balisage rouge nous invite une fois de plus, et peu de temps après, à plonger sur la droite à la faveur d’une sente plus aventureuse se taillant un passage dans un ravin encaissé. Au terme d’un passage plus raide entre les rochers, on atteint une vaste baume qui arrondit au-dessus de nos têtes. L’endroit est superbe et propice à une petite pause.

L’immense baume qui se révèle sur le sentier rouge. L’un des très beaux passages de cette randonnée.

La suite de l’itinéraire se découvre dans le prolongement de la baume. Le rocher s’interrompt plus loin et la sente s’arrondit autour de celui-ci. A droite, accessible, une sorte de plate-forme ensoleillée, au centre de laquelle trone une table rocheuse surmontée d’une pierre en forme de dent de requin, invite le randonneur à profiter de quelques instants de contemplation (5). La vue, ici, est nouvelle. On domine le prochain secteur de notre itinéraire : le grand et sauvage ravin qui s’élève vers le col Sainte-Anne. De l’autre côté, juste à droite de la ligne électrique, on peut voir le sommet rocheux abritant le site de Notre-Dame-du-Rot, un ancien lieu de culte chamanique daté du Néolithique. Il faut s’arracher à ce moment de pause apprécié pour poursuivre sa route. Après avoir longé l’autre côté de la crête rocheuse, le chemin plonge plus directement vers le fond du vallon. La végétation se fait peu à peu plus abondante : l’intersection n’est plus loin. La rejoindre (6).

bau trauqua
La plate-forme, son rocher en forme de table et sa dent de requin. On y est ici au coeur d’un vallon sauvage et méconnu du massif.

De l’intersection point coté 410 au col Sainte-Anne : 1km – 190m+ – 25mn – moyen

Le balisage rouge part à gauche : c’est le moment de l’abandonner et de faire sa propre trace. On part donc à droite, par une sente bien marquée, quoique parfois un peu étroite, dû à une végétation un peu envahissante sur les bords. Mais l’axe est évident, avec la ligne de crête abritant le col Sainte-Anne dans le fond du thalweg, plein nord. A main droite, une fois dépassée la plate-forme sur laquelle on se tenait précédemment, on remarquera, dans le bloc rocheux suivant, une cavité évidente. La montagne de Bau Trauqua en recèle plusieurs, ici et là. Littéralement Bau Trauqua – dérivé de Baou Traouqua – signifie « falaise percée ». Les hommes du Néolithique – et les ermites – ont jadis habité ces multiples cavités creusées dans les falaises. Plus loin, on remarque un cairn qui signale une sente disparaissant dans une ravine à gauche. Aucune trace de ce chemin sur l’IGN : seule apparaît la ligne bleue discontinue d’un possible cours d’eau, à sec la plupart du temps. Peut-être ce chemin rejoint-il plus haut Notre-Dame-du-Rot ? La tentation est grande d’aller le vérifier mais il est déjà plus de 14 heures et il reste du chemin. On remet ça pour une autre fois…

bau trauqua
Le versant sud de Bau Trauqua tel qu’il nous est apparu : sauvage et secret, parcourus de sentes appelant à l’exploration. En arrière-plan : le sommet de Notre-Dame-du-Rot

La sente se fait de plus en plus distincte, escaladant facilement les ressauts fermant le vallon avant de pénétrer dans les espaces plats précédant le col. Un versant plus raide, d’une petite centaine de mètres, se dessine tandis que la trace se divise en segments peu distincts pour certains. Nous sommes presque à l’aplomb sous la ligne haute tension (7). On repère, un peu derrière nous, et dissimulée dans les taillis, une petite mare boueuse qui doit probablement servir de point d’eau aux sangliers du secteur. Le chemin le mieux marqué est cette piste rectiligne, tracée juste en-dessous de la ligne électrique et qui rejoint la crête. Par facilité, il est possible de la suivre et, parvenus en haut, de tirer à droite par les crêtes pour rejoindre le col Sainte-Anne. En ce qui nous concerne, nous sommes partis à la recherche du sentier indiqué en traits noirs discontinus sur l’IGN, qui est censé faire la jonction avec le col en question. Depuis l’édition de la carte, la végétation a largement repris le dessus. Cette trace n’est pas évidente à trouver, sorte de vague éclaircissement dans le maquis de chênes kermès et de buis. Il faudra donc jouer les sangliers pour aller au bout de cette idée saugrenue et rejoindre le col.

col sainte anne
Le passage du col Sainte-Anne, véritable frontière entre deux massifs et deux versants.

Du Col Sainte-Anne à la table d’orientation : 1,2km – 185m – 55mn – moyen

Une trouée dans la crête, haute d’à peine deux mètres à cet endroit et surmontée d’un bel oratoire en pierre, symbolise le col Sainte-Anne, point de passage d’un versant à l’autre et frontière entre la Montagne de Bau Traqua et le massif de l’Etoile (8). Il était jadis emprunté par les pèlerins venus d’Aix et de sa région. La vue ici porte loin mais ce n’est encore rien en comparaison de ce qui nous attend sur les crêtes. On retrouve le balisage bleu qui, arrivant des crêtes et franchissant le col, passe en versant nord pour boucler la boucle en direction de Mimet.

Variante : si, par manque de temps, par lassitude, par fatigue ou toute autre raison, vous cherchez à retourner plus vite sur Mimet, franchissez la trouée et poursuivez par l’itinéraire bleu pour arriver plus vite au niveau du parking forestier que notre topo actuel ne rejoindra que plus tard.

Pas question pour nous de déjà redescendre. Il faut lever la tête et viser le pylône électrique un peu plus haut, en s’engageant sur la piste des balises bleues. Le chemin quitte également la piste DFCI et monte en douceur sur la crête, en prenant peu à peu de l’altitude. Il passe carrément sous le pylône et disparaît dans une zone de rochers. Il faudra un peu d’attention pour repérer la suite des balises qui, le temps d’une petite cinquantaine de mètres, traverse une sorte de lapiaz incliné avant de prendre pied sur le fil de l’arête, juste derrière.

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Le passage rocheux, juste après la sortie du pylône, lorsqu’on monte en direction des crêtes par le sentier bleu.

La section la plus spectaculaire de l’itinéraire se profile, qui longe le haut des falaises de Bau Trauqua en prolongeant la vue, derrière le marcheur, jusqu’au sommet du Pilon du Roi et, au-delà encore, jusqu’à celui de l’Etoile. C’est l’un des meilleurs endroits pour embrasser cette gigantesque zone qui ceinture la partie nord de Marseille jusqu’à l’Etang de Berre. Un spectacle géologique unique, vieux de 130 millions d’années ! La Méditerranée comble l’horizon et déroule, au large des Calanques et du Vieux Port, les îles du Frioul, le Château d’If et le Phare du Planier.

Le vent mordant et les températures plus fraîches de la fin de journée ne nous permettent pas de nous attarder plus longtemps. Nous reprenons notre marche sur le sentier des crêtes qui s’écarte ostensiblement du fil de la falaise pour bientôt rejoindre le pied de la table d’orientation, aperçue ce matin et où je vous invite cette fois à vous rendre.

Panorama : depuis la table, la vue porte sur six départements : Bouches-du-Rhône, Alpes-Maritimes, Var, Vaucluse, Alpes-de-Haute-Provence et Drôme. Si le temps le permet, vous pourrez distinguer des massifs montagneux d’importance : la Sainte-Victoire est le plus proche. Viennent ensuite le Luberon à qui succède, vers l’ouest, le Mont Ventoux et, vers l’est, la Montagne de Lure. La ligne du Verdon, caractéristique avec le Mourre de Chanier et le Chiran, sert de repère vers l’est. En forçant davantage la vue, on distingue des sommets enneigés : ce sont d’une part les Ecrins et, d’autre part, les premiers reliefs du Guillestrois, annonçant le Queyras et le Mercantour. Tout à l’ouest, on peut reconnaître les Alpilles.

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Coup d’oeil vers le nord depuis la table d’orientation de la Montagne de Bau Trauqua. L’occasion de mettre des noms sur quelques-uns des plus beaux massifs de Provence.

De la table d’orientation au parking forestier : 1km – -230m – 40mn – moyen

C’est parti pour la descente. On récupère d’abord le sentier bleu pour poursuivre par les crêtes, comme si on voulait prendre en sens inverse le chemin de ce matin. Il faut rester vigilant pour repérer et reconnaître l’endroit où, plus tôt dans la journée, le sentier rouge et le sentier bleu se sont séparés (et où l’on a suivi le rouge) (3). Il s’agit là de ne suivre ni l’un, ni l’autre, mais de se rendre compte qu’à notre gauche, un chemin non balisé plonge littéralement dans la végétation. C’est lui qu’il faut maintenant emprunter. C’est une descente assez raide et embroussaillée qui dégringole sous les barres rocheuses. On y trouve quelques arbres en travers du sentier, transformant l’exercice en parcours du combattant. Après avoir rapidement perdu une centaine de mètres d’altitude, la pente s’aplanit tandis que la sente, après avoir opéré un coude à gauche, s’étire à flanc sous les falaises, direction ouest. C’est un chemin bien tracé mais, vous le verrez, étroit. Une sorte de couloir végétal et légèrement ondulant à partir duquel on bénéficie d’un point de vue intéressant sur les falaises et la crête sur laquelle on se tenait il y a encore trente minutes. Les plus observateurs y repèreront quelques cavités d’importance, du même ordre que celle évoquée plus haut. Nous sommes ici dans une forêt relique, datant de l’ère post-glaciaire. On peut y trouver du houx, des pins sylvestres et des sceaux de Salomon. Puis le chemin se refait pentu et, au bout d’un moment, croise un large chemin forestier. Il le traverse, poursuit en face à travers une forêt touffue et rejoint finalement un parking forestier (9).

Du parking forestier à Mimet : 1,8km – 95m D+ – 125m D- – 30mn – assez facile

Du parking, on suit la route à droite, jusqu’à une fourche où a été installée un relais téléphone végétalisé. Après avoir choisi la route de gauche, on la quitte rapidement à la faveur d’un grand chemin forestier qui s’ouvre sur la gauche, quelques mètres plus loin. Il mène à une propriété privée dans laquelle on veillera à ne pas entrer en suivant un chemin qui longe la clôture, à gauche. Il descend lentement, entourant le randonneur d’ombre et de fraîcheur, jusqu’à atteindre la route de la Glacière, la bien nommée. En la traversant pour rejoindre le chemin de Saint-Joseph, en face, on remarque en effet un escalier conduisant à une ancienne glacière, la première de Provence, datée du 17ème siècle et entièrement restaurée (10). A l’époque, elle pouvait contenir jusqu’à 300 mètres cube de glace, qu’on récoltait sur place, pendant l’hiver, et qui étaient destinés à alimenter Marseille en glace. Celle-ci était ensuite acheminée par des muletiers qui franchissaient le col Sainte-Anne.

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La glacière de Mimet, aujourd’hui entièrement restaurée. Un QR code peut être flashé pour en apprendre davantage.

Juste en face de la glacière, de l’autre côté du chemin de Saint-Joseph, s’ouvre le petit chemin du Passagat. C’est lui qu’il faut remonter jusqu’à l’entrée d’une propriété. Repérez alors, à votre droite, un chemin aménagé, avec quelques marches en rondins de bois, qui permet d’atteindre l’entrée de Mimet par la forêt. On rejoint ainsi la route du chemin des Aires qu’il faut emprunter, en montant, à gauche. La route s’aplanit avant de faire un coude à droite, juste après une habitation : ne pas la suivre et préférer une allée à droite qui monte entre les maisons. Elle opère, plus loin, un lacet à gauche et rejoint le bitume de la rue Basse. Suivre cette rue à droite. On entre dans le coeur du vieux Mimet. Au bout de la rue Basse, un coude serré à gauche permet de rejoindre la rue Mistral. La suivre à nouveau à droite pour sortir sur la place de la Mairie. En poursuivant tout droit, par la rue Saint-Sébastien, on rejoint la Poste et le départ de la randonnée. Il ne reste plus qu’à redescendre quelques mètres à droite, par la route Notre-Dame-des-Anges, pour rejoindre le parking et la voiture.

Le mot de la fin

Il faut vraiment saisir l’opportunité de découvrir cette Montagne de Bau Trauqua, si surprenante. Pas exactement spectaculaire, comme ses voisines, mais riche, très riche, un peu sauvage et toujours visuelle. On ne pensait vraiment pas trouver tout ça. Les paysages, en versant sud, très creusés et ruiniformes, rappellent que la roche, ici, est dolomitique. Surprise également avec ce foisonnant petit patrimoine qu’on se plaît à relier par des sentiers attrayants. Une vraie bonne surprise. Et, si vous effectuez cette randonnée aux beaux jours (entendez avril-mai puis septembre ici, en Provence, autrement c’est la canicule) profitez-en pour découvrir le petit village de Mimet. Lors de notre passage, en hiver,, beaucoup de façades affichaient fermées. On aurait eu plaisir à y siroter un verre, à flâner chez les artisans ou à visiter son église. A faire pour mettre le point final d’une journée de randonnée parfaite.

by-nc-ndCe reportage Carnets de Rando, sous licence Creative Commons, est la propriété exclusive de Carnets de Rando. Son usage à des fins non commerciales est autorisé à condition de mentionner son appartenance au site www.carnetsderando.net. Pour toute autre utilisation, merci de me contacter.

Comments

    1. Et je comprends maintenant en quoi ce lieu peut devenir un terrain de jeu ! Je reviendrai y jouer à l’occasion en ce qui me concerne : on est passé à côté de deux-trois trucs !

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