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La Quille : sur les traces du bastion déchu des Seigneurs du Puy

C’est une petite colline, émergeant au-dessus de la commune du Puy-Sainte-Réparade, face au bassin de la Durance. Un mamelon de 454 mètres dont la poussée de croissance a jadis convaincu des hommes de s’y installer pour être au-dessus du lot. L’histoire de La Quille est foisonnante. Mais les aléas du temps n’en ont fait qu’une parenthèse mouvementée qui aurait pu sombrer dans l’oubli si le département des Bouches-du-Rhône n’avait pas acquis le domaine à la fin du 20ème siècle pour le transformer en un agréable lieu de détente. Les sentiers de La Quille ouvrent désormais leurs souvenirs aux visiteurs et peuvent être parcourus grâce à de courtes et faciles randonnées à effectuer en famille. En voici une, à tire d’exemple.

DU PARKING À LA CHAPELLE SAINTE-RÉPARADE

Terminus du chemin de Saint-Jean. Une vaste esplanade officie comme parking à la convergence de plusieurs itinéraires de randonnée, dont un arrivant en droite de ligne de ma commune, Venelles, à huit kilomètres de là. Une ruine massive, mais aux jointures branlantes, nous y accueille. Le toit a disparu et de l’herbe folle en envahit maintenant l’intérieur condamné au silence. Difficile d’imaginer qu’il s’agissait d’une boulangerie du 17ème siècle, bâtie avec les pierres démantelées de la forteresse de La Quille. « Tu sais ce que c’est ?« , je demande à Ambre. « C’est le château d’Éric de la Petite Sirène« , répond-elle avec l’aplomb souriant de l’enfance. Tout est décidément une question de point de vue.

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Départ à travers les oliviers, par un large chemin indiquant la chapelle à seulement une dizaine de minutes. C’est en fait la voie d’accès à des bâtiments agricoles, dans un terrain privé qu’un balisage jaune contourne par la droite. Une jolie trace, juchée sur une restanque, s’engage à travers les pins d’Alep pour contourner la colline de La Quille. Un discret petit périphérique pédestre qui émerge plus loin entre terrasses herbeuses et oliviers, face à la barre de la Sainte-Victoire. Le genre de lieu qui vous rappelle que l’hiver en Provence est définitivement doux. Ambre y cavale comme si elle ne voulait jamais être rattrapée. Je me dis qu’elle grille un peu trop vite son énergie…

Des murets de pierre impeccables et une clôture en bois apparaissent bientôt en ouvrant sur un bel espace ombragé, à la pelouse agréable, annonçant la proximité de la chapelle. Elle se découvre en contrebas, à droite, paisiblement posée face à la Durance. La petite maison de Dieu affiche malheureusement porte close, comme c’est – trop – souvent le cas désormais. Une protection contre un vandalisme à mes yeux incompréhensible. Un coup d’œil au linteau au-dessus de l’entrée porte une date à la connaissance du visiteur : le 20 juin 1577. C’est celle de sa restauration car la chapelle primitive date, elle, du 10ème siècle.

chapelle sainte-réparade

chapelle sainte-réparade

Décidée à y trouver un trésor de bonbons, Ambre part en exploration autour du bâtiment. Un petit champ d’oliviers vient s’appuyer sur son flanc droit, le seul à prendre encore le soleil quand nous en approchons. Au bout, une balustrade ferme le passage et invite à feuilleter le paysage qui s’ouvre au-delà. Une ceinture de résineux protège la base de la colline, prolongée par quelques bosquets boisés jusqu’au serpent ondulant du Canal de Provence. C’est la frontière avec la plaine de la Durance, immense, qui se projette jusqu’à Pertuis dans un patchwork de cultures. Le Luberon clôture l’horizon d’un côté et les petits massifs de Meyrargues et de Concors de l’autre. Et, plus loin encore, la ligne enneigée des sommets de la Montagne de la Blanche et du Mercantour.

chapelle sainte réparade

DE LA CHAPELLE SAINTE-RÉPARADE À LA QUILLE

Ambre repart les mains vides, un peu déçue. On aurait dû prévoir un faux trésor pour motiver les troupes pour la suite de la mission. Et ce d’autant plus que la partie dénivelé, c’est maintenant. Après être revenu en arrière et avoir dépassé les tables de pique-nique, il faut prendre d’assaut la colline par un sentier frontal et sans concession qui se taille un raccourci entre oliviers et vieux remparts de pierres. La défaillance est imminente. À moins que ce soit la flemme… La méthode martiale n’offrant aucun résultat, elle est remplacée par celle de la diversion. Une bonne histoire et, hop, voilà l’esprit de votre enfant occupé à penser à autre chose qu’à l’effort. Et zou, 60 mètres de dénivelé dans la poche !

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Un beau chemin, fermé par un chêne somptueux, est tracé dans le souvenir de ce qui fût probablement un muret et dessine la sortie vers l’itinéraire balisé qui fait le tour de La Quille. On y est accueilli par l’écho des sonnailles. Il s’agit du petit troupeau de brebis installé à l’année sur la colline et mené par Antoine Dégé, le berger de La Quille. Une des méthodes d’entretien paysagère parmi les plus efficaces et les plus naturelles. Et, évidemment, du pain béni quand on se promène avec les enfants. On remet sa petite laine pour le contournement nord du site, totalement plongé dans l’ombre de l’hiver. Le soleil ne s’impose à nouveau qu’une fois la pointe septentrionale de la colline franchie, au niveau d’une barrière canadienne.

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Mon regard se pose sur un petit sentier qui s’en échappe à gauche, à travers les chênes, en longeant un mur de pierres épaisses. L’appel du chemin se fait sentir et j’entraîne la famille au complet à ma suite. Au tintement des sonnailles succèdent les premières râleries de ma fille, qui commence à traîner la patte comme une brebis fatiguée. C’est le creux de la vague que seule la carotte du goûter pourra dissiper. La crise a lieu près du petit portique qui ferme le chemin. On la laisse passer comme une giboulée au printemps. Quand il n’en subsiste plus qu’une petite bruine chouinassante, on reprend notre balade en se hissant jusqu’au sommet de la colline. Je fais l’impasse sur la source de Gacharelle, celle qui alimentait en eau la forteresse des siècles plus tôt.

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Le chemin surgit au pied de grands pins aux formes élancées et parmi ce qui ressemble à des tumulus de pierre. « Ça c’est des volcans« , annonce fièrement Ambre. J’essaie de lui expliquer qu’ici, il y a très longtemps, se tenait un village. Difficile notion que l’Histoire quand on a encore du mal à comprendre ce que sont « hier » et « aujourd’hui« . Difficile également d’imaginer, pour les adultes qui errent aujourd’hui sur ce tertre rendu à la nature, que se tenait jadis ici l’une des forteresses les plus importantes de Provence. Le temps et les hommes ont pris le soin d’effacer les traces de ce passé fastueux dont on ne peut maintenant qu’essayer de se figurer l’activité.

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PETIT VOYAGE DANS LE TEMPS

Il faut remonter loin – du moins à l’échelle humaine – pour se figurer la première occupation de La Quille par des hommes. Quelque part entre le 3ème et le 1er millénaire avant Jésus-Christ. Une tranche floue de la Protohistoire qui s’étale sur 2000 ans, au crépuscule du Néolithique. Un oppidum – ville fortifiée – y voit le jour. Des celto-ligures, premier peuple d’importance à se sédentariser autour de ce qui sera un jour Aix-en-Provence, occupent la colline. Ils définissent un habitat collectif d’1,8 hectares autour d’une fortification dont il ne subsiste aujourd’hui plus qu’un seul pan de mur. À l’époque, ni canal, ni culture. Ils étaient seuls au monde au-dessus d’un océan boisé dominé par le Luberon et la Sainte-Victoire.

Puis plus rien jusqu’au 10ème siècle et aux balbutiements de la féodalité. Les points hauts sont stratégiques, positions défensives et vigies sur un monde menaçant. La préservation archéologique et la mémoire collective ne sont pas encore d’actualité et ce qui fût 3000 ans plus tôt un oppidum est démantelé et réorganisé pour établir un château face à la Durance. La place prend du galon et se développe un siècle plus tard quand les archevêques d’Aix, devenus seigneurs du Puy, s’en portent acquéreurs. L’Église – première banque de l’Histoire de France – y met les moyens de son ambition et consolide la position. Imaginez alors cet énorme château, probablement visible depuis la Durance et même le Luberon !

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Avec, à l’époque, seulement deux bacs pour traverser la rivière, le château de La Quille imposait son commandement. C’était un peu le Vinci de l’époque pour faire simple. Un lieu prestigieux, fréquenté par le gratin de l’archevêché d’Aix-en-Provence et par René d’Anjou en personne, alias le fameux Roy René. Sans doute l’âge d’or de la colline, qu’on appelait La Quiho en provençal. Les choses se corsent à partir de 1579. L’archevêché doit en effet disputer la forteresse aux provençaux rebelles de la Ligue de Provence qui s’en emparent par deux fois. Il faudra attendre 1612 et la décision du Parlement de Provence et du Duc de Guise pour que soit ordonné sa liquidation, pierre par pierre.

La Quiho disparaît du paysage en moins d’un siècle. Les habitants vont, à leur tour, déserter peu à peu la ruine déchue pour se rapprocher de la vallée et de ses hameaux actuels. Une mutation sur environ 300 ans qui verra des portes se fermer et des habitations sombrer dans l’oubli. Quand le département acquiert les 40 hectares en 1994, le village n’est plus que ruines silencieuses et, de cette incroyable forteresse qui rayonnait face à la Durance pendant près de 500 ans, il ne demeure plus, en 2020, qu’un pan de mur en pointe surmonté d’un paratonnerre. Un doigt pointé vers le ciel, en guise d’avertissement, pour nous rappeler que la gloire et le prestige ne sont que des frasques humaines temporaires que le temps se charge d’emporter.

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DE LA QUILLE AU PARKING

J’en termine avec mon cours d’histoire. Dieu seul sait ce que ma fille de quatre ans en retiendra ! Je la vois courir jusqu’à ce vestige du passé qui semble défier le temps et qui a donné son nom au site. Au-delà, des générations d’hommes ont défriché les alentours pour en faire émerger des cultures et des habitations. Le paysage apparaît néanmoins préservé et agréablement rural. La Sainte-Victoire, immuable, contemple le monde changeant des hommes depuis qu’elle s’est figée telle qu’on la voit aujourd’hui, en plein Éocène il y a 45 millions d’années de ça. Au nord-ouest, la ligne bleue du Canal de Provence ondule vers la Durance et le Luberon, en contournant les versants boisés descendant vers Saint-Éstève-Janson.

La boucle touche presque à sa fin. Je me dirige vers la piste qui démarre entre le mur de La Quille et la vigie incendie, édifice historiquement moins fascinant que le souvenir qui plane en ces lieux. En une petite série de lacets, elle nous fait repasser au soleil de la face sud d’où peut être admiré le travail de restauration qui a été réalisé pour valoriser à nouveau les terrasses dévalant sous la colline. L’éperon marbré de La Quille se dévoile sous un angle nouveau en contrebas, stratifié comme énorme un mille-feuilles géologique. À le voir ainsi, avançant au-dessus du reste du monde, j’imagine ces lointains peuples celto-ligures le découvrant ainsi et décidant d’y poser leurs valises, lançant ainsi l’histoire de l’occupation humaine des lieux. Une histoire fascinante à laquelle seule notre imagination peut désormais donner forme.

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LA QUILLE : INFOS PRATIQUES

Difficulté : facile
Distance : 2,5 km
Dénivelé : 90 m
Durée : 1h
Carte : IGN TOP25 1/25000è 3143ET Aix-en-Provence, Vitrolles, Lambesc

ACCÈS AU PUY-SAINTE-RÉPARADE

La porte d’accès principale au site de La Quille est la commune du Puy-Sainte-Réparade. Voici les principaux axes pour s’y rendre en voiture.

Depuis la Haute-Durance

Itinéraire valable également pour les personnes qui arrivent en traversant le Lubéron et qui transitent par Pertuis : converger, dans tous les cas, vers le rond-point du péage de Meyrargues, à l’entrée/sortie de l’A51 venant de Gap. De là suivre la D556 direction Gap/Manosque par autoroute. Au rond-point suivant, prendre la première sortie à droite, D15. Continuer tout droit pendant 3 km. À l’intersection avec la D561, tourner à droite. Au rond-point, prendre la 3ème sortie, D561b, direction Le Puy-Sainte-Réparade. [1] Traverser le village entièrement en suivant les panneaux marrons Domaine Départemental de La Quille. Plus tard, franchir le Canal de Provence et continuer tout droit, par D14, direction Puyricard et La Cride. [2] Rouler 1 km, entrer dans La Cride et, peu après un virage serré à droite, repérer les petits allumettes signalant à gauche le chemin de Saint-Jean et y monter. Stationnement sur le parking terminus de la route (ruine de maison et panneaux du Conseil Général).

Depuis la Vallée du Rhône

Itinéraire valable pour les personnes qui transitent via Avignon, depuis Lyon. Quitter l’A7 à la sortie 26 Sénas. Après le péage, prendre tout à gauche direction Aix/Mallemort/Lambesc par la D7n. Rouler 9 km en dépassant deux ronds-points. Au 3ème rond-point – celui à la sortie de Pont-Royal – prendre à gauche la D561 direction Charveval/La Roque-d’Anthéron. Au rond-point suivant, continuer de suivre à droite la D561, direction A51. Suivre cette route sur 22 km jusqu’au rond-point du Puy-Sainte-Réparade. Suivre à droite la D561, direction Le Puy-Sainte-Réparade. Continuer depuis le repère [1] de la description « Depuis la Haute-Durance ».

Depuis l’Occitanie

Itinéraire valable pour les personnes qui transitent via Arles et Salon-de-Provence depuis Nîmes ou Montpellier. De Nîmes, suivre l’A54 direction Marseille. Dépasser Arles et sortir à Salon-de-Provence, sortie 14. Après le péage, au rond-point, prendre la 2ème sortie, direction Marseille/Marignane. Aller jusqu’au prochain rond-point, en faire le tour complet et suivre la direction A7/Salon-centre/Pélissane par D538. À chaque nouveau rond-point, suivre la direction Pélissane. Au rond-point à l’entrée de Pélissane, suivre à droite la D572 direction Aix-en-Provence. Passerdeux ronds-points en suivant la direction Aix/Saint-Cannat. Au 3ème rond-point, prendre la 2ème sortie, par D15, direction La Barben/Lambesc. Rouler jusqu’à Lambesc, continuer tout droit au rond-point du centre commercial Casino et, au rond-point suivant, prendre tout à gauche direction Mallemort/Sénas. Dans le centre-ville, au niveau d’un sens unique, prendre à droite direction Rognes qu’on atteint par la D15. Traverser Rognes et au stop avec la D543, prendre à droite direction Aix/Éguilles. Rejoindre un rond-point et prendre à gauche, la D15, direction Le Puy-Sainte-Réparade/Pertuis. À l’intersection avec la D14, au niveau du pont sur le canal de Provence, prendre à droite direction Puyricard/La Cride. Poursuivre depuis le repère [2] de la description « Depuis la Haute-Durance ».

Depuis Aix-en-Provence

Itinéraire valable pour les personnes venant de Nice ou Toulon. Depuis Aix, suivre la direction Gap. À la séparation avec la D7n, suivre Gap/Digne/Pertuis/Puyricard et, à la sortie de la montée de la voie rapide, prendre à droite la direction Le Puy-Sainte-Réparade/Puyricard par D14 et suivre Puyricard. Rouler 3 km et, après la voie ferrée, au rond-point, continuer tout droit en suivant toujours la direction Le Puy-Sainte-Réparade. Rouler 10 km sur la D14 et rejoindre le hameau de La Cride. Dans un virage serré à droite, prendre immédiatement à droite le chemin de Saint-Jean qu’on remonte jusqu’au parking de La Quille.

LA QUILLE : LE TOPO

Depuis le parking, suivre le large chemin qui part, Est, en suivant le fléchage « Chapelle Sainte-Réparade« . À l’entrée d’une ferme (1) prendre un petit chemin – balisage jaune – qui part à droite en longeant la propriété. Il rejoint plus loin un chemin caillouteux plus large arrivant en descendant de la gauche : poursuivre tout droit, ignorer un petit sentier descendant de la gauche et atteindre les aires de pique-nique. Les dépasser pour atteindre la chapelle, en contrebas à droite. (2)

Revenir à l’espace pique-nique. 50 mètres après la dernière table, prendre à droite le chemin escaladant le talus. On passe au milieu des oliviers et on rejoint le large chemin plat qui fait le tour de la colline de La Quille (3). Le suivre à droite.

Faire tout le tour de la colline jusqu’à une barrière canadienne au sol (4). Suivre plutôt à gauche un petit chemin bordé par un muret de pierres qui s’élève dans le petit bois. Au bout, franchir le passage aménagé dans la clôture (5).

Monter immédiatement à gauche, par un petit chemin escarpé qui conduit au sommet de la colline. La trace déambule parmi les chênes et les tas de rochers jusqu’à la vigie qu’on dépasse pour atteindre le mur de La Quille (6).

Revenir sur ses pas, entre le mur et la vigie, et prendre le large chemin qui descend en lacets sous le mur en ruine de La Quille. Le suivre intégralement jusqu’au parking.

RECOMMANDATIONS & INFOS PARTICULIÈRES

À noter que la chapelle Sainte-Réparade ne se visite pas. Elle est fermée, ne soyez pas déçus en arrivant. Elle n’ouvre ses portes que lors des Journées du Patrimoine – selon le programme – et, autrement, une fois par an, le 8 octobre, fête de la sainte, et date à laquelle un pèlerinage existe encore aujourd’hui.

Des espaces sont aménagés pour la pause et le pique-nique de part et d’autre de la colline. Sur son flanc Est, côté chapelle, et sur son flanc Ouest, près de la source de Gacharelle, fermée par une grille et accessible en continuant tout droit après le point (5). Attention, ne pas la confondre avec la fontaine d’agrément qui a été construite pour faire joli et dont l’eau est impropre à la consommation !

Pour les plus grands, qui ont besoin de dépenser leur énergie, il y a un parcours sportif qui fait tout le tour de la colline de La Quille. Il y a également un parcours permanent de course d’orientation dont le tracé est disponible en téléchargement sur le site du Conseil Général des Bouches-du-Rhône.

DIFFICULTÉ

Pas de grosse difficulté à prévoir sur cet itinéraire sensiblement court à l’exception, peut-être, de la rapide mais néanmoins raide montée depuis la chapelle vers le haut de la colline. Les plus petites jambes devront éventuellement être aidées.

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AVIS PERSONNEL

C’était ma deuxième fois sur le site de La Quille et, tout comme Raphaèle, on a eu l’impression de le redécouvrir. C’est vraiment le genre d’endroit pour passer un bon moment en extérieur. Le tour n’est pas long et les chemins sont particulièrement agréables, dégageant presque en permanence des vues ouvertes sur cette partie de la Provence. On est sensible également à l’aménagement et à l’entretien des lieux. Avec des petits c’est parfait, surtout quand les moutons sont là. Côté patrimoine, pour les plus grands, on peut en revanche se montrer déçus. Entre une chapelle fermée et une forteresse d’envergure dont il ne reste plus qu’un pan de mur écroulé, c’est un peu limite pour se projeter dans la fabuleuse histoire du site. Mais les panoramas compensent. Un endroit à connaître pour sortir la famille et les enfants le week-end.

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HÉBERGEMENT ASSOCIÉ

On l’a déjà évoqué, dormir autour d’Aix sans trop se ruiner n’est pas chose aisée. Dans le secteur du Puy, par exemple, la grosse adresse, c’est le Château La Coste et sa nuit à plus de 500 euros (cliquez sur le lien juste pour rêver). Ou bien ce sont des meublés de charme qui ne se louent qu’à la semaine à des tarifs prohibitifs pour le simple randonneur. J’ai un peu fouillé pour néanmoins réussir à vous proposer quelque chose et j’ai trouvé deux adresses sympas, sur le secteur du Puy. L’une bon marché mais un peu rustique, l’autre à un prix normal mais avec du cachet.

La Belle Brocanteuse (non testé)

Un hébergement du secteur qui propose une chambre d’hôte à partir de 55 euros la nuit ? C’est pas monnaie courante et ça méritait d’être mentionné ici. La Belle Brocanteuse est tenue par Ève juste au pied du chemin de Saint-Jean et de la colline de La Quille, dans le hameau de La Cride. Pas possible de vous trouver plus près ! Deux chambres toutes simples, sans chichi, un peu vieillottes diront certain(e)s mais à un prix riquiqui. Et tout ça niché dans un petit jardin verdoyant. Contact : tel 04.42.6.07.97 ou 06.13.15.04. 62 / Mail : eve.bourse@gmail.com

Le Mas des Fontêtes (non testé)

Un peu à l’écart du Puy, sur la route repartant vers Venelles, mais avec toujours un œil ouvert sur la colline de La Quille, j’ai repéré ce Mas des Fontêtes avec des prestations un peu au-dessus de la Belle Brocanteuse : deux chambres un peu plus élaborées – notamment les salles de bain – un décor sympa de platanes centenaires et une belle terrasse avec véranda et piscine pour se détendre ou prendre un petit-déjeuner annoncé comme copieux et gourmand. C’est Benoît et Christiane qui tiennent l’adresse et qui proposent leurs chambres à 75 euros/nuit pour 1 personne ou 80 euros pour deux. Contact : 04.42.54.53.08 ou 06.61.61.27.75 / Mail : @mail : desforges.benoit@neuf.fr

AUTRES ITINÉRAIRES À PROXIMITÉ

Venelles – Le Puy-Sainte-Réparade via La Quille (non testé)

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