L’automne au Québec : 5 randonnées pour découvrir la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean

Août est déjà là. Un mois qu’on pourrait substituer dans le célèbre dicton au fameux verre à moitié vide ou à moitié plein, selon son point de vue. Quand certains, en effet, se réjouissent de disposer encore de plus d’un mois d’été, d’autres affichent triste mine en voyant déjà la rentrée et l’automne pointer le bout de leur nez. C’est précisément pour qu’un beau sourire s’affiche à nouveau sur le visage de ceux-ci que j’ai décidé d’écrire ce nouvel article qui consacre l’automne comme une fête et non comme une fatalité. Destination le Québec, territoire où cette saison colorée et nostalgique sera en mesure d’assouvir les fantasmes des randonneurs en quête d’un automne à grand spectacle.  Dans cette première partie, je vous livre mes 5 coups de cœur rando dans la province accueillante et immensément nature du Saguenay-Lac-Saint-Jean que j’ai pu découvrir au mois de juin dernier.

A woman hiking at sunset, Parc national des Grands-Jardins, Quebec

1. Sentier pédestre de Bégin (niveau facile)

On commence en douceur, en guise d’échauffement, avec une agréable randonnée pour prendre le pouls du Québec et s’immerger dans sa nature généreuse. A l’Est du lac Saint-Jean, à équidistance de Labrecque, Chute-aux-Galets et Saint-Ambroise, cet itinéraire résolument contemplatif grimpe dans la montagne en direction de deux belvédères et d’un pont suspendu. En bonus, la découverte de la Grotte de l’Ours. Déjà un petit parfum d’aventure qui se mêle à la culture avec aussi ces 17 sculptures originales à découvrir au fil du chemin. Ici on flâne et on s’oxygène avant les choses plus sérieuses.AS Québec Bégin_edit

2. Canyon de la Rivière-à-Mars (niveau assez facile)

Sur le territoire de l’ours noir, le canyon de la Rivière-à-Mars entaille un paysage de forêt dense et sans limite. On s’enfonce ici un peu plus profondément dans l’identité du Québec. Au départ du chalet d’accueil du Centre de Plein Air de Bec-en-Scie, le randonneur est témoin des conséquences spectaculaires du déluge qui a ravagé le paysage en 1996. L’eau a ici façonné un paysage incroyable où l’esthétique d’aujourd’hui est une conséquence du tragique d’hier. La partie aménagée du circuit est tout simplement somptueuse. Les plus courageux pourront poursuivre l’aventure grâce à un réseau de sentiers bien fourni.

AS Québec Bec en Scie

3. Le sentier du lac Kénogami (niveau moyen)

Au sud-ouest de Saguenay, ce long lac d’où la rivière Chicoutimi prend sa source, est le décor d’une belle aventure de 41 kilomètres qui permet de faire connaissance avec la faune et la flore spécifiques des Laurentides. Au-delà du simple plaisir des sens à évoluer dans cet univers de forêts, de lacs et de ruisseaux, les amateurs de sensations fortes devraient aimer la traversée de la rivière Pikauba dans une nacelle autotractée. 101 mètres au-dessus des eaux sombres du cours d’eau, à ajouter au pont suspendu de 23 mètres qui enjambe plus loin la rivière Cyriac. Il y a comme de vieux rêves d’aventure à vivre sur les rives du lac Kénogami !

AS kenogami

4. Les sommets des Monts-Valin (niveau difficile)

Et si on faisait un peu chauffer les mollets maintenant ? Les Monts-Valin n’atteignent pas les 1000 mètres d’altitude mais comptez sur eux pour transformer votre randonnée en sport ! La montagne québecoise s’aborde avec humilité et sait gratifier le randonneur de points de vue superbes sur toutes les Laurentides. Des sensations alpines et nature vraies et un beau challenge en perspective pour enchaîner le Pic de la Tête de Chien, puis celui du Grand Corbeau, avant de terminer au sommet du Pic de la Hutte. Une randonnée résolument sportive sur les géants du Saguenay avec, en prime, un panorama de rêve. Des sommets à ne pas manquer.

AS Monts Valins

5. Sentier les Caps et Point de Vue du Géant (niveau difficile)

Je vous garde le meilleur pour la fin. Le fjord du Saguenay est en effet un endroit marquant. La force tétanisante de la roche y contraste avec la sérénité de son immensité bleutée. Un lieu d’harmonie et de nature, parcouru par des itinéraires faciles à sportifs. Le sentier conduisant au point de vue du Géant fait partie de cette seconde catégorie. Il ravira les amateurs de randonnées physiques et d’objectifs qui se méritent. La démesure du Québec se révèle de toutes ses forces lorsque le regard plonge vers le fjord, gigantesque, et la baie Eternité. La toponymie de l’endroit contribue tout autant à l’émotion que son rendu visuel spectaculaire. Un must !

A woman gazing the fjord of Saguenay-Lac-Saint-Jean, Parc national du Saguenay

Avant de partir

Convaincu ? Prêt à prendre votre billet d’avion et à vous envoler outre-atlantique avec votre sac à dos ? Ne partez pas tout de suite et pensez à visiter le site de Québec Original pour préparer votre voyage, votre plan de route et répondre aux dernières questions que vous vous posez avant de partir en randonnée ! Vous y trouverez notamment une mine d’informations sur les parcs cités dans cet article, ainsi que sur les hébergements et les activités de pleine nature qu’il est possible de pratiquer sur place, en marge de la randonnée pédestre. Et, après la rentrée, Carnets de Rando aura l’occasion de revenir sur cette destination immensément automnale, mais pas que !

— crédits photos : Sepaq, Tourisme Saguenay-Lac-Saint-Jean, Carnets de Rando

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7 Comments

  1. Annie Répondre

    Superbe récit et annonciateur de toutes choses ! je suis très attirée par ce lieu et cet environnement. Bravo à celles et ceux qui peuvent en profiter!!!
    Vive le Tourisme Saguenay-Lac-Saint-Jean!!! yesssssssssssss (Y)

  2. Maude Saucier Répondre

    Toujours très dommages que la Sepaq n’accepte pas les chiens. Pourtant, la majorité des sentiers américains acceptent nos compagnons à 4 pattes sans pour autant que les sentiers soient embourbés d’excréments… Je rêve du jour où la Sepaq prendra cette merveilleuse initiative, graduellement s’il le faut, ou limiter à certains endroits, mais tout de même…

    1. Audrey Répondre

      C’est vrai que c’est dommage… Il y a beaucoup de randonnée d’un jour que je ne fais pas puisque je dois faire garder mon toutou… Et on a vite fait le tour des sentier où les chiens sont acceptés!

    2. Paul Gagnon Répondre

      Très, très d’accord avec vous. Très ridicule cette idée que des chiens viendraient perturber l’écosystème de la forêt! J’ai horreur de toute orthodoxie!

    3. Hélène Répondre

      Effective t moi aussi je me prive de ces belles sorties pédestres car je ne peux y amener mon chien….pourtant c’est un animal au même titre qu’un renard,un loup,une belette……et en plus je ramasse ses besoins

  3. Martine Répondre

    J’adore faire de la randonnée sur le territoire de la Sépaq justement parce que les chiens ne sont pas les bienvenus. J’ai horreur des bêtes qui ne sont pas en laisse et le problème c’est que les maîtres manque de respect envers les gens qui ont peur de ces bêtes. Et que dire des proprIétaires de chien Qui ne ramasse pas leurs crottes. Si tous le monde tenait leur bête en laisse ce serait peut être différent mais…. alors merci la Sépaq de continuer à interdire les chiens dans leurs sentiers..

    1. Annie Répondre

      Désolée Martine même si je peux comprendre, mais on n’appelle jamais un chien « une bête ». C’est un animal que je nomme » Homme sans parole » çà c’est le 1er point, pour ce qui est du reste seuls comme toujours la faute aux maitres qui ne tiennent que peu le chien en laisse et s’ils connaissent vraiment leur compagnon, ils savent quand et comment le diriger pour ne pas laisser de traces.

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