• [FINISTÈRE] Tiens, aujourd'hui je suis en train de boucler le montage du prochain épisode de l'Instant Passion Rando pour la FFRandonnée. Et comme il aura pour décor la Bretagne, ça m'a replongé dans mes souvenirs du GR34, avec Franck, au printemps dernier. Ici c'était entre Plougasnou et Trégastel, dans le Finistère. Vraiment chouette ce Sentier des Douaniers. Et vous vous y avez déjà randonné ?
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  • [VERCORS] Il va bientôt être l'heure de mon pèlerinage annuel dans le Vercors. C'est comme ça, un petit rituel de l'automne instauré depuis quelques années. Ici c'était avec Mickaël, au Pas de l'Oeille, et avant la géniale traversée vers le col des 2 Soeurs, en arrière-plan. Un épisode de Carnets de Rando que vous pouvez d'ailleurs retrouver sur YouTube et sur le blog, je dis ça, je dis rien !
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  • [BEAUFORTAIN] Suite du périple sur le Tour du Beaufortain avec un bivouac de rêve aux abords du col des Lacs. S'échapper des refuges le temps d'une nuit, entouré par les sommets et avec des étoiles au-dessus de la tête, c'est un pur sentiment de liberté.
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  • [BEAUFORTAIN] Le lac et le refuge de Presset, couronnés par le sommet de la Pierra Menta : la plus fameuse des cartes postales du Beaufortain et assurément l'un des temps forts majeurs de ce GR de Pays. Un must absolu !
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  • [BEAUFORTAIN] Trois jours de tournage viennent de s'écouler sur le tour du Beaufortain et on en a pris plein les mirettes. Le Mont-Blanc est là, toujours en ligne de mire, comme ici en montant vers le refuge de Presset. J'ai plein d'images à vous faire encore découvrir pendant la semaine !
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  • Ciao Arêches ! A partir d'aujourd'hui, je prends de l'altitude pour poursuivre mon exploration du Beaufortain. Jusqu'à dimanche je serai sur le GR de Pays du Tour du Beaufortain, entre le Plan de la Lai et Queige. Images à suivre à partir de lundi et vidéo le mois prochain. 
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  • L'ascension vers la Roche Parstire offre de superbes vues sur le lac de Roselend, mais pas que. Sa position centrale permet d'embrasser du regard l'ensemble du Beaufortain et réserve de magnifiques sections de randonnée sur une crête parfois aérienne. On a adoré !
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  • Lac Seston, lac Tournant, lac de Brassa : hier, c'était la tournée des lacs dans le Beaufortain. Belle journée, belle lumière, toujours sous l'oeil du Mont Blanc. 
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  • Et voilà, on l'a enfin vu ce Mont-Blanc ! On a été chercher la vue au sommet du Mont Coin et, je vous garantis, le panorama ne s'arrête pas là ! C'est un 360 degrés sur les Alpes du Nord qui vous attend là-haut. On en reparlera en septembre sur le blog, promis.
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  • Suite des vacances en famille ici dans le Beaufortain, pendant toute une semaine. Avec le plaisir de transmettre ma passion à Ambre, qui découvre la montagne du haut de ses 21 mois. Hier une courte et belle randonnée, au départ du col du Joly, direction celui de la Fenêtre. Le Mont-Blanc est resté planqué dans les nuages mais on a vu plein de vaches en contrepartie. Aux yeux de Ambre, c'était sûrement le plus important !
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  • Vacances en famille dans le Livradois-Forez et découverte des grands espaces des Hautes-Chaumes, au-dessus du col des Supeyres. Une révélation pour nous ! La France est décidément pleine de surprises. 
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  • La Suisse et ses sommets. Toujours un face à face magique. Ici au dessus des Diablerets avec @i.voyages 
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Trouver chaussure à son pied : les clés du succès

La chaussure de randonnée, c’est le nerf de la guerre. Le poids du sac, la gestion de l’effort, l’orientation, l’alimentation : tout ça est relégué au rang des préoccupations secondaires si on a mal aux pieds. A la base de la pratique, la question du choix de la chaussure occupe l’esprit tant du débutant que du randonneur confirmé qui a déjà été échaudé à plusieurs reprises par certains modèles. La chaussure parfaite existe-t-elle ? Quelles sont les bonnes et les mauvaises marques ? Peut-on en finir avec les ampoules et les pieds en compote ? Une chaussure pourra-t-elle durer plus longtemps qu’une saison ? Pour répondre à toutes ces questions – et à d’autres – je vous livre dans cet article le fruit de mon expérience et de mes connaissances afin de vous guider dans cette jungle inextricable qu’est l’achat d’une paire de chaussures de randonnée !

 

Autour de vous, dans les magazines, sur le web et ailleurs, on parle beaucoup du produit proprement dit, de ses qualités, de sa technologie, de son poids, etc. Le truc, c’est qu’on oublie souvent l’essentiel qui est d’abord de parler de votre pied ! Eh oui quand même, c’est lui qui va y aller dans cette chaussure mine de rien ! Et, vous savez quoi ? Votre pied, truc de fou, il est unique ! Non, pour de vrai : il ne ressemble en rien à celui du voisin. Parfois le gauche ne ressemble même pas au droit pour dire. Et, rien que ça, c’est déjà énorme pour cibler à quel point la question du choix d’une chaussure de randonnée est déjà complexe sur le papier, au-delà de votre niveau de pratique. Une raison pour laquelle la notion même de produit élu « chaussure de l’année » dans la presse me fait dresser les poils sur la tête ! Car si le copain est bien dans ce modèle en question, rien ne dit qu’il en sera de même pour vous. Explications.

Pas de mauvaises marques, ni de mauvaises chaussures. Juste des volumes différents, plus ou moins adaptés à votre forme de pied, et créés pour des pratiques distinctes que feront varier l’expérience du marcheur et sa fréquence d’utilisation

L’un des premiers fondamentaux à comprendre sur le pied, c’est qu’il ne se limite pas à une pointure. Si celle-ci, calculée par rapport à la longueur du pied, demeure l’indice de base pour choisir sa chaussure, elle n’en reste pas moins à mettre en parallèle avec quelques autres : la largeur du pied, le volume du pied et, moins connu encore, la voûte plantaire. C’est la combinaison de ces facteurs et l’ajustement par rapport à celui qui prend le dessus sur les autres, qui va vous orienter vers une marque plutôt qu’une autre. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’aucune marque ne chausse pareil. On appelle ça le volume chaussant, autrement dit, l’espace intérieur de la chaussure. Et, croyez-moi, chaque marque développe sa propre carte d’identité dans ce domaine, certaines privilégiant les pieds larges, d’autres les pieds fins, d’autres encore s’affinant au talon plus qu’ailleurs… Forcément, c’est du coup un peu comme dans Cendrillon : il faudra attendre de trouver chaussure, ou plutôt marque, à son pied !

Pour ne pas se tromper, il faut d’abord pouvoir bien cerner son profil de randonneur, apprendre à mieux connaître son pied et gagner en autonomie dans la compréhension de la chaussure de randonnée en tant qu’objet

A partir de cela – bref après avoir appris à regarder votre pied sous un autre angle – vous allez apprendre à développer de nouvelles sensations en mettant le pied dans une chaussure. Mais au fait ? On choisit quoi alors ? Mince c’est un peu pour ça que vous êtes probablement en train de lire cet article. On reviendra donc à la phase essayage plus tard pour s’attaquer au gros du problème : quel modèle pour quelle pratique ? Face au mur de chaussures d’un grand magasin ou d’un site web, il y a de quoi être rapidement perdu. Et c’est voulu ! Avec quelques généralités en tête entendues ici et là – et pas forcément vraies d’ailleurs – une certaine idée du budget que vous souhaitez investir et une affinité personnelle avec tel ou tel modèle, vous allez probablement en choisir quelques-unes au hasard. Parfois simplement parce que vous les trouverez jolies. Pourquoi pas ? Mais si vous faites cela, il va déjà falloir être en mesure de décrypter la chaussure pour en comprendre le programme. Aussi, avant de rentrer dans le côté plus détaillé du choix de la chaussure, on va dresser la carte d’identité type d’une chaussure de rando. Le mieux vous la maîtriserez, meilleure sera votre aptitude à ne pas vous tromper dans votre choix.

Dossier chaussure : chaussure démo

La chaussure de randonnée : décryptage

1. La semelle

La base de la chaussure, c’est la semelle. Fonction des matériaux utilisés, elle sera plus ou moins tendre ou dure. Son crantage renseignera également sur sa capacité d’accroche et son adhérence. Dans ce domaine on parle beaucoup de Vibram, le fabricant référence en matière de semelles. Si la présence d’une Vibram a tendance à rassurer, elle n’est pas non plus un gage absolu de qualité. Vibram développe en effet différents modèles de semelles, du basique au sur-mesure. Pas évident de les différencier. De plus en plus de fabricants tentent de développer leurs propres semelles – comme Salomon avec son Contagrip – ou de travailler avec d’autres entreprises que Vibram – comme par exemple Adidas avec Continental (oui, oui, celui des pneus !). Concrètement, on peut envisager la question du programme des semelles comme celle du programme des skis : par rapport à leur forme et à leur largeur au patin.

Une chaussure, ça commence par se retourner pour analyser l'un de ses éléments constitutifs principaux : la semelle
Une chaussure, ça commence par se retourner pour analyser l’un de ses éléments constitutifs principaux : la semelle

Semelles étroites : c’est une forme encore très répandue. Elle s’accompagne en général d’une nature rigide à moyennement rigide, avec des gommes assez dures. De la même façon qu’un ski étroit en patin va se révéler vif et accrocheur au passage d’une carre à l’autre, la semelle étroite va viser la précision sur les terrains difficiles. Elle ne pliera donc pas facilement mais s’avèrera combative dès que le terrain se montrera retors. Elle se destine intrinsèquement à la randonnée technique et engagée.

Semelles larges : plus la semelle s’élargit, plus en général elle s’assouplit. Du coup la marche redevient confortable sur la plupart des chemins mais, surtout, la stabilité est améliorée. La largeur de la semelle est en effet davantage en mesure d’épouser le terrain. En revanche, ce genre de semelle se montrera beaucoup moins à l’aise dans des passages techniques. Comme un ski de freeride, super en poudreuse mais nul en virage sur piste.

Forme du talon : un talon arrondi et parfois légèrement relevé favorisera le mouvement de déroulé naturel du pied. Sa présence indique que la chaussure privilégie le confort de la marche avant la technicité dans des passages difficiles. Un signe qu’elle devrait pouvoir se coller à de longues randonnées sur sentier ou à des treks.

Le crantage : l’épaisseur et la répartition du crantage peuvent également vous donner des indices sur le programme de la chaussure. Attention aux semelles trop épaisses qui, en vous éloignant du sol, réduisent la précision du toucher de pied. Il faut pouvoir rester un minimum en contact avec le terrain pour assurer de bons appuis et des placements de pied sûrs. Les semelles larges ont en général des crantages assez simples car leur largeur prend à lui seul la gestion de la stabilité. Les crantages les plus complexes trahissent immédiatement la nature sportive d’une chaussure qui vise la précision dans les passages techniques. Les petits « plots » conviendront mieux aux randonneurs évoluant souvent sur des terrains techniques tandis que les « rainures » se destineront davantage aux randonneurs plus classiques sur sentiers balisés.

sur cette image
sur cette image on voit bien la différence de largeur « en patin »  et en talon entre la semelle du haut, plus large, et celle du bas, beaucoup plus étroite. Idem au niveau du crantage, plus simple en haut tandis qu’en-dessous, ce sont des plots épais et réguliers qui dominent. On note également l’avant lisse pour pouvoir gratonner. La semelle du bas est visuellement immédiatement plus technique que celle du dessus.

Les gommes : ce sont quelques dizaines de matériaux différents qui sont utilisés pour concevoir une semelle. Selon qu’on tire sur un levier plutôt qu’un autre, on obtiendra des gommes plus ou moins tendres. Les gommes tendres équipent des chaussures dont le programme conviendra à des marcheurs dynamiques à la recherche de stabilité. Une souplesse qui, par défaut, aura des répercussions sur la précision et la rigidité de la chaussure. On les trouve également sur des chaussures plus débutantes ou pour marcheur occasionnel, afin de pouvoir proposer un rapport qualité/prix optimal. Dans tous les cas, l’usure de ce type de semelle sera le plus rapide. Les gommes dures, en revanche, se retrouvent sur des chaussures à tige mid ou haute pour des marcheurs à la recherche d’abord de précision. On perd donc plus ou moins sur l’accroche dynamique mais on gagne en rigidité et en maintien.  L’usure de la semelle sera plus lente.

Mon conseil : testez vous-même la nature de la semelle. Empoignez la chaussure par le dessous, d’un côté sous l’avant, de l’autre sous le talon et essayez de la plier. Sa capacité globale à se tordre vous renseignera sur l’indice de rigidité. Elevé celui-ci s’adressera à des marcheurs techniques, à la recherche d’une chaussure qui ne bronche pas dans les passages difficiles. Faible il correspondra davantage à des marcheurs débutants évoluant sur des terrains non montagneux et faciles ou à des marcheurs sportifs à la recherche d’une chaussure joueuse et accrocheuse pour évoluer rapidement. Une rigidité moyenne sera évidemment très passe-partout et suffira à garantir suffisamment de stabilité et de maintien sans pour autant sacrifier à la souplesse.

Pas de Vibram chez Salomon : la boîte fabrique ses propres semelles sous le label Contagrip
Pas de Vibram chez Salomon : la boîte fabrique ses propres semelles sous le label Contagrip

2. La semelle intermédiaire

C’est l’élément intermédiaire entre la semelle et le corps de la chaussure proprement dit. C’est une pièce fondamentale qui doit aller dans le sens de la semelle en terme de torsion longitudinale tout en y ajoutant deux facteurs : l’amorti – son épaisseur variable permettra d’encaisser une majorité des chocs – et, surtout, la stabilité latérale. Ce dernier point est capital car une semelle intermédiaire rigide – mais pas trop quand même ! – va permettre à une chaussure mid, voire même basse, d’acquérir une stabilité supérieure à ce que laisse supposer son format. De bonne augure, pour vos randonnées sportives, voire techniques. Pour le pratiquant, cela signifie donc que, sur le terrain, il pourra évoluer sur des itinéraires contraignants avec autre chose que des chaussures hautes et lourdes tout en faisant – presque – entièrement confiance à sa chaussure.

Mon conseil : testez vous-même la torsion latérale de la chaussure. Empoignez celle-ci une main contre l’avant et l’autre derrière le talon et effectuer une torsion opposée pour tenter de la déformer. Plus vous peinerez à la tordre, meilleure sera la garantie d’une bonne stabilité. La rigidité intéressera deux catégories de pratiquants : soit le marcheur confirmé à la recherche d’une chaussure de confiance, réactive et dynamique, qui ne se dérobera pas sur le long terme, soit le marcheur qui a besoin d’être rassuré sur des terrains techniques ou montagneux. A l’inverse, le marcheur débutant et/ou occasionnel, évoluant ailleurs qu’en montagne, évitera le trop rigide.

Flagrante différence de qualité de semelle intermédiaire entre une version souple, à gauche chez Merrell, et une autre beaucoup plus élaborée, rigide et stable chez Garmont, à droite

3. La tige

C’est l’élément qu’on croit connaître le mieux parce qu’on entend les vendeurs et les magazines nous parler à longueur de temps de tige basse, haute et, désormais, mid – entendez entre les deux.  Au milieu de tout ça, les tiges, quels que soient leurs formats, utilisent des matériaux de fabrication différents qui influencent énormément leur programme : cuir, nubuck, mesh, synthétique, parfois une combinaison de ces éléments… Une fois de plus, il va falloir analyser la chaussure. Commençons par la taille.

La tige haute : le choix d’une tige haute se joue essentiellement par une volonté de maintien. On confie à la chaussure la résolution de tous les problèmes qu’on rencontrera sur l’itinéraire. Et on protège aussi la cheville qui, calée, ne devrait pas pouvoir se défausser en cas de mauvais pas. Un marcheur confirmé pourra choisir une tige haute rigide pour des randonnées techniques en montagne ou des treks de longue durée en zone montagneuse – bien que ce dernier choix sacrifie souvent au confort sur le long terme. Mais c’est surtout le marcheur moins expert qui fera, lui, le choix d’une tige haute pour assurer un pas encore maladroit sur des sentiers techniques. N’oublions pas que la tige haute est lourde et chaude. Si vous êtes du genre à marcher au pas, calmement, elle devrait vous convenir. Si, en revanche, vous êtes plutôt du genre dynamique, ce n’est peut-être pas forcément le bon choix, même en montagne : j’y reviendrai.

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Ici deux exemples de chaussures dites « tige haute ». Un modèle de chez Häglofs et l’autre de chez Meindl. Dans les deux cas, on voit bien que le pied est posé sur une combinaison de semelles épaisse. Le corps de la chaussure est robuste et tout cuir. Il y a du poids au bout des pieds. Le laçage est lui aussi costaud avec trois points autobloquants au niveau de la tige

La tige basse : quelques années encore en arrière, marcher avec autre chose que des tiges hautes était inconcevable. Le randonneur en tige basse – avec sa cheville à l’air libre – était regardé comme un inconscient. Aujourd’hui, avec la multiplication des pratiques outdoor – notamment le trail – porter une tige basse en randonnée ne surprend plus personne. Mais à qui s’adresse-t-elle alors ? Ici, il y a surtout deux possibilités : d’un côté les tiges basses bon marché, plutôt molles, destinées à la petite randonnée – voire uniquement à la tonte du jardin pour les plus discount – contenteront les marcheurs occasionnels qui les useront en campagne, en forêt et sur des itinéraires faciles avec peu de dénivelé. De l’autre, les tiges basses plus chères et plus techniques, nettement plus rigides pour certaines, et orientées vers le trail ou le fast-hiking, qui feront le bonheur de ceux pour qui randonnée rime avec hors-sentier ou qui aiment autant marcher que galoper, sur le sentier ou le rocher. Et, si vous êtes entre les deux et que vous commencez à prendre un peu d’assurance dans votre pas, n’hésitez pas à tester une tige basse un peu sportive et stable sur des randonnées faciles. Vous pourriez y prendre vite goût et avoir envie de l’amener sur des parcours plus techniques ! Son avantage : elle est légère et fraîche. Inconvénient : pas ou peu imperméable et usure rapide.

Ici
Ici quelques exemples de tiges basses : en haut à droite, chez Salomon, une petite chaussure souple et légère pour la petite randonnée. En bas à droite, un modèle déjà plus polyvalent de North Face. A gauche, chez Salewa, l’expression de la technicité dans une tige basse avec du maintien, de la précision et un ensemble semelle + semelle intermédiaire accrocheur et stable

La tige mid : les fabricants l’ont vite compris. Il y avait un marché à saisir entre le haut et le bas. Ils ont donc lancé la mid et, ma foi, l’idée est loin d’être mauvaise. Compromis parfait entre les deux autres formats, la tige mid essaie d’avoir la moyenne sur tous les tableaux sans forcément pouvoir prétendre à la perfection dans tous les domaines. Suffisamment haute pour garantir un minimum de maintien et pas trop lourde pour rester agréable à porter quand même, c’est la chaussure à tout faire par excellence. Attention aux premiers prix qui n’iront, généralement, pas plus loin que la petite randonnée. Ecrasez-la entre vos mains et testez la rigidité latérale de sa semelle intermédiaire (cf. plus haut) pour savoir un peu ce qu’elle a dans le ventre. Une bonne mid, un poil rigide mais pas trop, sera une compagne idéale pour de la rando itinérante où chaque gramme compte. Et, contrairement, à la tige basse, les fabricants proposent quelques modèles avec une base imperméable. Bref, c’est un peu la chaussure à tout faire.

Ici
Quelques exemples de tiges mid avec, en haut, l’un de mes modèles préférés : la Terrex Fast Mid de chez Adidas, pur concentré de technologie pour un plaisir sur les sentiers – et en dehors aussi – hallucinant. Plus classique, en-dessous à gauche, la petite Lowa se cherche entre mid et haut mais reste une chaussure de randonnée et/ou de trek robuste et confortable. Chez Salomon, en bas à droite, on note tout de suite plus de souplesse et moins de tenue.

4. Cuir ou synthétique ?

A l’origine, le cuir était l’apanage de la chaussure de rando. Entretemps les ingénieurs se sont lancés dans une course à la réduction du poids mais aussi du coût, tout en bidouillant façon docteur Frankenstein pour expérimenter de nouveaux assemblages de matières. Si on peut toujours aujourd’hui reconnaître au cuir sa robustesse et son imperméabilité somme toute naturelle, on doit reconnaître que, côté poids, ça ne fait pas toujours dans la dentelle ! Si, au côté traditionnel de ce matériau noble et historique, vous préférez gratter quelques grammes pour plus de confort – et oui, le cuir, c’est un peu dur à plier aussi – et plus de vélocité, vous vous tournerez donc vers ces matières pleines plus synthétiques, voire carrément filetées qui vous donneront l’impression d’être plus dans un chausson que dans une coque inconfortable. Bon, j’exagère peut-être un peu car même les gros modèles tout cuir ont fait des progrès en matière de chaussant.

Le cuir, cette matière noble à l’origine des premières chaussures de randonnée, ne fait plus forcément l’unanimité chez des pratiquants à la recherche de légèreté et de polyvalence. Il rallie cependant encore tous les suffrages en matière d’imperméabilité

Mais quand même, il n’y a pas photo, on se sent quand même, généralement, naturellement mieux dans une chaussure mixte, mêlant le cuir au synthétique. N’oubliez pas que si vous allez marcher sur des terrains chauds ou dans des régions ou pays où le soleil a l’habitude de cogner dur, il faudra que votre chaussure soit capable de vous procurer un minimum de fraîcheur. Inversement, comme dit plus haut, si vous privilégiez à 200% le poids et la fraîcheur en partant sur des chaussures de constitution textile légère, ne soyez pas étonné de patauger dans celles-ci dès qu’une petite pluie ou une grosse rosée pointera le bout de son nez. Une fois de plus, il convient de se poser la question « que fais-je le plus souvent  » pour partir sur une matière plutôt qu’une autre.

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Si le tout cuir a encore ses adeptes, le randonneur contemporain plébiscite de plus en plus l’assemblage des matières pour sa chaussure de randonnée. Un bel exemple de ce que cela signifie avec ce modèle mid de chez Salomon.

5. Et le Gore-Tex ?

Ha ! Le Gore-Tex ! Le truc dont tout le monde parle sans toujours très bien savoir ce que c’est. La magie du marketing a fini par faire rentrer dans l’esprit du public que Gore-Tex = imperméabilité totale. Sauf que, dans la réalité, ce n’est pas exactement ça. Un peu comme dans l’exemple de Vibram, il faut se dire que la membrane Gore-Tex n’est pas la même d’une chaussure à l’autre. Déjà le Gore-Tex c’est quoi ? C’est une membrane imper-respirante. C’est à dire qu’elle tente d’empêcher l’humidité de rentrer tout en évacuant, au mieux, celle de l’intérieur de la chaussure vers l’extérieur. Sur le papier, le concept est quasi magique et les communicants y vont de leurs slogans accrocheurs genre « gardez désormais les pieds au sec ». C’est pas complètement faux, mais c’est pas non plus complètement vrai.

Idée reçue : le Gore-Tex signifie que je n’aurai jamais les pieds mouillés. En réalité une demie-vérité marketing (ou un demi-mensonge) qu’il convient de nuancer

Des membranes Gore-Tex, donc, c’est comme des fromages en France : il en existe quelques-unes. N’attendez pas la même efficacité entre une membre embarquée sur une chaussure technique à près de 300 euros et celle d’un modèle à moins de 100 euros. Oui, je sais, il y a marqué Gore-Tex sur les deux mais, pourtant, y’en a un des deux qui va finir par fonctionner beaucoup moins bien. Déjà, pour beaucoup, les membranes n’englobent pas toute la chaussure. Et puis il y a des questions de couches. Plus il y a de couches, plus c’est imper-respirant. Sur le terrain cela se traduit par un risque de saturation de la membrane qui va recevoir tellement d’eau qu’elle n’arrivera plus à échanger correctement. Et là, c’est le drame, l’humidité se répand insidieusement et, contre toute attente, le pied est mouillé. Vous aurez alors peut-être envie de retourner voir le vendeur pour lui aboyer dessus. Mais sachez qu’aucun Gore-Tex n’est infaillible dans la durée et que certaines conditions peuvent avoir raison de lui. Gardez également à l’esprit que le Gore-Tex n’aime pas les grosses chaleurs.

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Evacuer l’humidité interne tout en empêchant l’externe de rentrer : telle est la mission d’une membrane Gore-Tex, exécutée avec plus ou moins de succès selon les modèles

6. Le laçage

On continue d’analyser notre chaussure en magasin avec la partie « laçage ». Le laçage, mine de rien, c’est super important et j’ai pu observer, en magasin, que peu de gens lacent leurs chaussures avec soin. Entre le trop serré et le pas assez, il faut trouver le juste milieu. J’y reviendrai plus bas. Auparavant, un coup d’oeil aux différents styles de lacets et à quelques accessoires à repérer, complété par des explications d’usage.

Lacet classique : pas grand chose à ajouter. Ce sont les mêmes que ceux sur lesquels vous tirez sur vos chaussures de ville ou vos tennis. Enfin non, ce n’est pas exactement les mêmes matières, ni les mêmes formes. Certains sont plus résistants pour supporter qu’on leur tire dessus à longueur de temps. On privilégiera d’ailleurs les lacets ronds, que je trouve moins sujet à l’abrasion et à l’usure. Par contre serrez-les bien car ils se dénouent plus facilement aussi.

Laçage rapide :  un système qu’on a vu d’abord apparaître sur les chaussures de trail. Avec lui fini les noeuds : on tire sur la poignée et ça serre toute la chaussure avant de se bloquer et de se dissimuler dans un petit rabat intégré à la languette, en général. Les détracteurs affirment que ça casse trop vite. Pour l’avoir utilisé, vendu et loué, je serais plus nuancé. Le système n’est pas qu’un coup marketing et possède le gros avantage de serrer l’ensemble du pied de manière homogène. La sensation de maintien est très satisfaisante. Bref, c’est un bon système, surtout pour les marcheurs dynamiques et sportifs. Mais on ne le retrouve, pour l’instant, que sur des tiges basses, précisément orientées vers la marche active et le fast-hiking.

Les crochets auto-bloquants : sur les tiges mid et hautes, vous remarquerez probablement la présence de petits retours métalliques ou plastiques. Ils permettent de mieux verrouiller les lacets, qu’on croise en alternance dessus, avant de faire le noeud. Le plus intéressant, sur certains modèles, est placé en retrait du coup de pied et permet de bien caler celui-ci.

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A gauche, un laçage rond traditionnel. En haut à droite, le fameux laçage rapide chez Salomon. La cellule de verrouillage se dissimule ensuite dans un rabat situé sous la languette. En bas à droite, un exemple de laçage plat avec, comme sur la Salomon mid de gauche, les crochets autobloquants pour affiner le serrage, en particulier au niveau du coup de pied

7. Le pare-pierres

Plus ou moins robuste et dur, cet accessoire fixé à l’extrémité de la chaussure permet de protéger la boîte à orteils en cas de choc, notamment, comme son nom l’indique, contre des cailloux ! La plupart du temps, la semelle vient partiellement se plaquer contre lui en s’arrondissant du dessous vers le dessus de la chaussure. C’est un accessoire hautement recommandable lorsque vous pratiquez fréquemment la montagne ou les terrains accidentés.

8. La languette

La languette a son importance car c’est un élément qui contribue notamment au confort du coup de pied. Ajustez-la bien en essayant la chaussure. Vous noterez parfois qu’elle est rattachée au corps de la chaussure par un système de soufflets. Loin d’être un simple détail, cela permet de réduire le risque de voir de l’eau ou des cailloux se glisser contre votre gré à l’intérieur de la chaussure.

Une chaussure de rando, oui, mais pour quelle pratique ?

Bien. La chaussure, en tant qu’objet, n’a – presque – plus de secret pour vous. Mettons-la donc un peu de côté et parlons de vous. Car, pour trouver la bonne association – et outre le fait d’apprendre à mieux connaître votre pied – il va aussi falloir mettre dans la balance votre pratique et votre profil de randonneur et ce que vous attendez vraiment de votre chaussure. Autant de paramètres à ajouter à l’équation avant de décider d’essayer tel ou tel modèle.

Quelle est votre expérience de la randonnée ? Sur quels terrains évoluez-vous habituellement ? Autant de questions à se poser au moment de choisir votre future chaussure
Quelle est votre expérience de la randonnée ? Sur quels terrains évoluez-vous habituellement ? Autant de questions à se poser au moment de choisir votre future chaussure

Choisir sa chaussure en fonction de l’itinéraire

Selon que vous randonniez en campagne ou à la montagne, en forêt ou sur le littoral, sur du sentier généralement bien tracé ou sur du hors-sentier accidenté, avec beaucoup ou peu de dénivelé, vous ne choisirez pas la même chaussure. Idéalement, il faudrait plusieurs paires selon la rando qu’on entreprend mais, ça, c’est un peu exagéré. Globalement, on pourrait aboutir à une synthèse de ce type.

Chemin plat ou avec faible dénivelé, peu accidenté : l’idée sera de progresser sans être gêné par sa chaussure. On proscrit donc les « grosses » et les « hautes » pour leur préférer des tiges basses souples, voire des mids pas trop rigides. On affine avec son niveau de pratique.

Chemin varié avec dénivelé moyen, parfois accidenté : le cas de figure le plus généraliste, qui vise un maximum de polyvalence de la part de la chaussure. Pas encore trop technique mais plus vraiment non plus facile. Un profil qui peut même concerner certains itinéraires modérés de moyenne montagne. Pour ce type d’itinéraire on prendra, selon son expérience, soit des basses suffisamment rigides et costaudes, soit des mids déjà solides à un peu souples, mais capables de procurer une bonne stabilité latérale et de bien épouser le terrain. Les « grosses » ne sont pas encore la réponse la mieux adaptée, à moins qu’elles bénéficient d’un peu de souplesse.

Chemin varié avec beaucoup de dénivelé et souvent accidenté : nous voici dans le domaine de la montagne, ou quelque chose s’en rapprochant. Le pied a besoin de beaucoup de stabilité pour procurer des appuis sûrs – que lui procurera soit la chaussure, soit la nature de votre pied, procurée par l’expérience ; mais aussi de l’adhérence. Le choix de la tige basse sera réservé aux marcheurs expérimentés et sûrs de leur pas. On partira ici plus facilement sur une tige mid, qu’on choisira plus ou moins souple selon son niveau de pratique. Pour la plupart, la tige haute s’imposera pour assurer dans la majeure partie des situations.

Itinéraire technique et hors-sentier : à l’exception de quelques marcheurs-chamois capables d’évoluer sur ce type de terrain en chaussures légères, ce dernier cas de figure exigera directement le choix d’une tige haute et robuste capable d’accrocher dans les pierriers sans trahir l’appui du randonneur, de crocheter le rocher pour de courtes sections d’escalade facile, de dévaler dans l’herbe mouillée sans risquer de finir sur les fesses. La stabilité et la sécurité au détriment du poids. Les semelles seront la plupart du temps du genre étroite et sophistiquées.

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Evoluer hors-sentier ou sur des parcours techniques exigera, outre de l’expérience, une confiance aveugle dans votre chaussure. Pas question de s’aventurer n’importe où avec n’importe quoi aux pieds !

Cas particulier de la rando alpine : lors de certaines randonnées, il peut être prévu de rencontrer des « obstacles » qui seront plus proches de l’alpinisme que de la randonnée. Je pense notamment au franchissement de certains névés qui, selon la saison ou l’heure de la journée, pourra s’avérer redoutable. Dans tous les cas, dans ce cas de figure, une chaussure tige haute est quasi-obligatoire. En cas de neige molle, la hauteur de tige (surmontée d’une guêtre) et l’imperméabilité vous empêcheront d’avoir le pied mouillé. En cas de neige dure, la rigidité de la chaussure vous permettra de tailler des marches en frappant la neige avec l’embout ou le côté de la semelle, tout en vous assurant une bonne tenue de pied en dévers. En cas de neige glacée, seuls ces modèles pourront recevoir des crampons et garantir la stabilité latérale indispensable à la progression sur ce type de terrain.

Cas particulier du trekking : on a beaucoup parlé de la randonnée à la journée mais quid en cas de journées consécutives de marche ? Dans ce cas très précis où on fait encaisser au pied pas mal de contraintes plusieurs jours durant, il n’y a qu’un seul critère à privilégier : le confort. Pas question d’avoir mal aux pieds dès le 2ème jour. Bref, personnellement, je suis contre l’usage de tiges hautes rigides en trek, excepté dans le cas où vous prévoyez une ascension ou du cramponnage. Donnez du maintien et de la stabilité latérale à votre pied mais ne lui infligez pas une chaussure trop dure à plier. Bref, fonction du profil du trek et de votre aisance (voir ci-dessous) partez soit sur une bonne tige basse, aérée et dynamique, soit un modèle mid ou haut assez souple mais doté d’une belle semelle intermédiaire et d’une semelle moyennement épaisse. Veillez à ce qu’il soit assez respirant avec des matières mélangeant mesh et cuir ou nubuck.

En trek
Le choix de la chaussure pour le trekking souscrit à des paramètres différents que pour la simple randonnée à la journée. Abattre plusieurs dizaines, voire centaines, de kilomètres à pied impose de prendre les notions de confort et de souplesse au sérieux. Le reste vient après…

Choisir une chaussure en fonction de son expérience de la randonnée

Selon que vous soyez débutant en randonnée, marcheur occasionnel ou franc énervé du dénivelé, le choix va continuer de s’affiner. On va essayer d’aller un peu plus loin avec quelques profils types.

La descente, mètre-étalon du niveau du marcheur : je prends souvent l’exemple de la descente pour juger de l’aisance d’une personne. C’est le genre de terrain où on ne peut pas tricher. Il faut savoir poser ses pieds comme il faut, là où il faut, avec du dynamisme et de la fluidité. Le marcheur qui descend en petites foulées et le sourire aux lèvres n’aura forcément pas les mêmes chaussures que celui qui y va tranquillement et précautionneusement. Le moins on est à l’aise en descente, le plus on veillera à protéger sa cheville en augmentant la hauteur de tige et la stabilité latérale. Ne marchez surtout pas en tige basse si vous faites partie des gens qui descendent en crabe ! Et prenez des bâtons !

Vous êtes un débutant absolu (ou presque) :  vous avez envie de découvrir la randonnée, quelle bonne idée ! Il y a de fortes chances que vous fassiez vos premières armes sur des itinéraires faciles, avec peu de dénivelé. Visez la polyvalence, le confort et un minimum de maintien latéral, sans non plus exploser votre budget. Le facteur fréquence devrait compléter votre orientation en matière de choix de chaussure. Pour moi, une petite mid un peu souple et légère me paraît le choix le plus judicieux. Voire, si le terrain est définitivement très facile, une tige basse pas trop rigide, plutôt facile à plier mais qui tient bien le pied.

Vous connaissez la randonnée mais n’êtes pas encore à l’aise sur des terrains techniques ou en descente : en gros vous passez partout et à votre rythme tant que c’est du chemin. Vous pouvez réaliser des sorties de 5 à 6h avec jusqu’à 1000 mètres de dénivelé maximum si nécessaire. Par contre, dès que le sentier s’évanouit ou que la descente s’éternise ou se raidit (ou les deux) vous n’êtes pas à l’aise et ça se ressent sur votre manière de progresser. Dans ce cas de figure, une bonne mid moyennement rigide, pas trop lourde, avec une semelle large, est le choix le plus polyvalent.

Vous randonnez à l’aise sur tous les terrains et à un rythme modéré : bref, aucun type de chemin ne vous effraie plus. Vous pratiquez la montagne habituellement et effectuez des randonnées de plus de 1000 mètres de dénivelé. Le hors-sentier ou les terrains techniques vous sont familiers mais ce n’est pas ce que vous préférez. La descente, vous gérez : ni lent, ni rapide mais avec des appuis sûrs. Ici vous pouvez commencer à hésiter entre une tige haute pas trop rigide dotée d’une semelle accrocheuse et solide mais pas trop étroite, et éventuellement une tige mid ou basse bien dynamique, munie d’une grosse stabilité latérale. L’idée étant de ne pas non plus étouffer trop le pied et que celui-ci puisse plier encore largement, pour plus de confort. La chaussure sera également imperméable et équipée d’un pare-pierre.

Vous êtes un randonneur confirmé, à l’aise n’importe où, sentier, hors-sentier, passage rocheux : vous êtes plutôt du genre chamois, à galoper dans les descentes et à rechercher les passages délicats et difficiles. Vous ne concevez la randonnée que si l’itinéraire est spectaculaire et vous réserve des sections aventureuses à grand renfort de passages aériens, de chaînes et autres joyeusetés. Dans ce cas de figure extrême où le côté joueur, vif et à la fois sûr de la chaussure est une nécessité, vous oubliez les « grosses » ! Votre concentration et votre assurance doivent vous permettre de tirer le meilleur de tiges basses très très stables et accrocheuses, à caractère sportif bien trempé. Eventuellement d’une mid racée et très dynamique, hyper-stable latéralement elle aussi. Bien sûr vous pouvez apprécier ce genre de terrain en adoptant un rythme plus mesuré. Dans ce cas, une tige haute robuste, à semelle étroite, sera pour le coup recommandée. Dans tous les cas, l’imperméabilité sera de rigueur.

C'est parti pour la longue descente du couloir d'éboulis. Votre objectif : la ligne des arbres, plus bas !
L’aisance dans des descentes de plus en plus difficiles devra être votre indice de performance pour évaluer votre niveau et vous guider dans le choix des chaussures les mieux adaptées.

Essayer une chaussure : les sensations à rechercher

On approche du dénouement ! Maintenant, vous maîtrisez les éléments constitutifs d’une chaussure et vous avez cerné votre profil de randonneur, analysé votre expérience et défini l’usage que vous souhaitiez avoir de vos futures compagnes de marche. Cela vous a permis de repérer quelques modèles susceptibles de vous convenir. Reste à savoir si le chaussant de ceux-ci séduira également votre pied. Voici donc les règles à respecter pour essayer des chaussures de randonnée en magasin.

N’essayez pas toutes les chaussures du rayon : inutile de demander au vendeur de vider le stock du magasin ! Idéalement, réduire vos choix possibles à 2 ou 3 modèles est suffisant. Au-delà, vous perdrez la mémoire des sensations à l’intérieur des chaussures testées. Et, astuce utile, n’oubliez pas de venir avec vos chaussettes de rando pour l’essayage !

Le choix de la pointure : alors là c’est toujours un peu compliqué. Pourquoi ? Car (presque) aucun fabricant ne se cale sur la taille européenne pour concevoir ses chaussures. C’est soit la taille américaine (US) ou britannique (UK) qui fait référence. Mais comme toutes les échelles de conversion ne sont pas exactement les mêmes, ça crée vite des problèmes à l’essayage. Si chez les uns, par exemple, un 9 US donne un 42, chez d’autres ce sera un 43 ou encore un 42 2/3 ! Alors, pour éviter le casse-tête, il y a le Mondo Point, une échelle de taille universelle qui fonctionne de la manière suivante : mesurez votre pied du talon à l’orteil le plus grand. Vous obtenez une valeur en centimètres à laquelle vous ajoutez 0,5 : c’est votre taille Mondo Point. Dans mon cas, c’est 27,5 qui peut tantôt correspondre à un 41,5 ou un 42, selon le fabricant. En randonnée, il faut essayer de prendre un tout petit peu plus grand que votre longueur de pied, afin de ménager un chouille de place à l’avant, dans la boîte à orteils. Ci-dessous, un tableau que je trouve plutôt proche de la réalité.

Dossier chaussures : tableau de conversion

Bien essayer ça veut dire quoi ? Ne faites surtout pas partie de ceux qui se contentent de glisser le pied dans une pompe sans l’attacher pour tout de suite affirmer : « je ne suis pas bien » ! Faute grave ! Une chaussure s’essaye toujours fermée. C’est la base. Autrement le pied, n’étant pas calé, va sans chercher à comprendre venir se mettre en butée à l’extrémité de la chaussure, vous faisant croire que la taille est fausse. Attachez donc ces lacets pour permettre au pied de légèrement reculer et de trouver la place qui lui revient dans la chaussure. D’ailleurs, à propos du laçage : gardez à l’esprit que c’est le laçage qui finit d’ajuster le volume de la chaussure à votre pied. C’est la touche finale d’un bon maintien. Il faut donc le soigner, en fonction du type de lacets.

Laçage simple : c’est le grand classique pour un maintien de base. Si nécessaire, on tendra les lacets en partant du dernier croisillon et en remontant petit à petit jusqu’au premier. On donnera un petit coup sec sur chaque lacet avant d’entamer son noeud. L’idée du laçage c’est de maintenir et non de serrer : vous saisissez la nuance ? Elle est importante !

Laçage avec crochets autobloquants : les autobloquants, ce sont ces petits retours parfois métalliques, parfois plastiques, qu’on trouve au niveau de la tige haute. On les compte en paire, parfois seule, parfois en duo et même en trio pour les tiges les plus hautes. Leur mission : améliorer l’expérience de maintien, en particulier autour de la malléole pour les autobloquants situés en retrait au niveau du coup de pied. C’est plus précis et surtout ça tient bien. Comme pour le laçage classique, on commence par le bas et on remonte avant de croiser tour à tour les lacets derrière les autobloquants en donnant, à chaque fois, un petit coup sec. On finit par un beau noeud, voire un double noeud.

Laçage rapide : fini les lacets ! Une seule poignée qu’on tire et qu’on verrouille ensuite vient assurer le laçage de la chaussure. Terminé !

woman hiking tying shoelace on forest trail
Savoir bien lacer ses chaussures : tout un art qui pourrait bien tout changer sur les sentiers s’il était mal fait !

Les sensations dans la chaussure : vous voilà donc avec le pied dans la chaussure. Vous l’avez lacée. Et maintenant ? Disposez-vous de cette petite marge de sécurité à l’avant ? Il faut venir frôler le bout de la chaussure mais surtout pas le toucher (important car, en descente, le pied à tendance à légèrement glisser dans la chaussure. Or il n’y a pas pire sensation que de venir s’écraser contre le bout de la chaussure avec ses orteils…). Si c’est le cas, montez d’une demie pointure et recommencez. Quand ce détail est réglé, soyez bien à l’écoute de vos sensations en largeur et en volume. Même si elles ne sont pas encore excellentes, faites l’effort de garder les pompes un moment pour que le pied chauffe un peu à l’intérieur et que les sensations s’affinent. Marchez, courez, sautez et attendez bien 10-15 minutes pour dresser le premier bilan. L’idée de base est de se sentir maintenu mais pas serré. Nuance. Le maintien est la sensation d’être pleinement enveloppé par la chaussure, sans douleur ou point dur. Les points durs sont à rechercher sur la largeur du pied, le coup de pied et le talon. Ce dernier doit être quasi verrouillé : un petit décollement de moins d’un demi centimètre est toléré, pas plus. L’analyse du volume chaussant est capital. C’est là que vous saurez si le modèle et, plus largement, la marque peuvent aller de paire avec votre forme de pied. Suivez votre instinct et vos premières sensations. Ne réfléchissez pas trop. Au moindre doute, essayez un autre modèle pour pouvoir comparer.

Le facteur sac : un détail complique l’essayage d’une chaussure de randonnée. C’est le sac à dos, qui est absent la plupart du temps. Pourtant le poids de celui-ci va venir modifier vos appuis dans la chaussure, en écrasant davantage la voûte plantaire. Autrement dit, il peut y avoir un décalage entre le magasin et le terrain, de ce fait. Une solution peut consister à faire charger un sac à dos au poids que vous souhaitez pour accompagner votre essayage (8 à 10 kilos sont suffisants). Les vendeurs vous feront probablement les gros yeux, mais qu’importe !

Le prix doit-il être un élément décisif du choix de la chaussure ? Vous êtes drôlement bien dans cette chaussure que vous essayez depuis vingt minutes maintenant. Mais ce n’est pas le budget que vous étiez prêt à mettre pour autant. La bonne question à se poser alors est la suivante : quelle va être ma fréquence d’utilisation ? Si vous êtes parti pour marcher beaucoup avec votre pompe, ne vous posez pas davantage la question : craquez le budget, vous ne le regretterez pas une fois sur les sentiers. Le confort d’usage n’a pas de prix. Si, en revanche, c’est une utilisation ponctuelle, vous pouvez peut-être redescendre d’un cran et partir avec l’autre modèle où vous étiez pas mal aussi et qui vous correspondait pas mal aussi. Mais, si vous comptez user vos semelles régulièrement sur les sentiers après votre achat, ne partez pas sur un mauvais modèle ou un modèle qui ne vous convienne que moyennement pour une question de prix : ne faites pas d’économie sur votre confort ou votre maintien. La sanction interviendrait plus tard en randonnée. A ce sujet, évitez comme la peste les modèles 1er prix pour un usage sur le terrain régulier. Votre pied vous détesterait ! Et puis mieux vaut mettre une bonne fois le prix que de revenir acheter une pompe tous les ans !

Entre
Entre une chaussure à 300 euros et une autre à 49 €, il y a des années-lumières d’écart. Votre expérience à un prix qu’il faut savoir payer. Et la règle vaut dans les deux sens. Débutant absolu ou randonneur occasionnel : nul besoin de faire un trou dans le budget pour aller goûter au plaisir de la randonnée ! Et entre ces deux extrêmes, dites-vous qu’il y a des centaines de possibilités !

Un mot sur les accessoires

Impossible de vous laisser sans toucher un mot de quelques accessoires complémentaires qui vont de l’utile à l’indispensable.

Les chaussettes : on met souvent le prix dans la chaussure pour totalement négliger la chaussette. Un peu comme si ce n’était pas important. Fatale erreur ! La chaussette contribue à 100% au confort du pied dans la chaussure ! Les points à prendre en compte : son volume et ses matériaux. Oubliez les chaussettes épaisses : elles rajoutent du volume dans la chaussure et respirent très très mal. Privilégiez des chaussettes techniques, aux matériaux étudiés et hybrides qui vous donneront du confort et de la respirabilité pour garder le pied au sec et limiter les frottements. A titre personnel, je ne jure que par les chaussettes de chez X-Socks, peu importe le modèle. Ces gens-là sont brillants et perpétuellement en avance dans leur domaine. Je les connais depuis le début des années 2000 et je n’ai jamais été déçu. Sans compter que leurs produits sont incroyablement résistants. Tout ça mériterait un article à part entière.

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Le catalogue X-Socks est incroyablement fourni pour le trek et la rando. Ici on peut apprécier la construction avec des matériaux différents adaptés aux besoins et/ou contraintes de zones spécifiques du pied. Sans oublier un procédé respirant qui tient les pieds au sec du début à la fin. Le tout avec un minimum d’odeurs.

La semelle intérieure : ne vous y trompez pas, la semelle dite de propreté insérée d’office à l’intérieur de la chaussure ne sert absolument à rien en matière de soutien plantaire ! Elle est juste là pour isoler le pied du fond brut de la pompe, voire elle dispose de quelques fonctions respirantes pour limiter les mauvaises odeurs. En dépit de son côté parfois préformé à l’image de votre voûte plantaire, elle n’a aucune fonction de soutien. Il suffit de l’extraire et de la plier facilement d’une main pour s’en convaincre. Pourtant le soutien plantaire est un élément essentiel du confort : pied creux ou pied large, beaucoup ont besoin de ce soutien pour que leur appui et le déroulé dynamique du pied fonctionne sans douleur et à plein rendement. Et seule une semelle plus rigide – préformée ou sur mesure – est en mesure de vous apporter ce confort supplémentaire. Si vous faites partie des gens qui ont toujours mal sous les pieds (tensions, sensations de fourmillements notamment), il est fort probable que l’usage d’une semelle spécifique soit indispensable. Direction votre revendeur habituel pour lui demander si, par hasard, il pratique le bootfitting, autrement dit la personnalisation du chaussant. La marque incontournable pour la réalisation de semelles sportives : SIDAS. Là aussi, j’essaie de vous pondre un dossier complet sur ce thème qui me tient à coeur.

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Les deux cas de figure classiques de la voûte plantaire : le pied creux et le pied plat. Dans les deux cas, on imagine bien qu’une semelle de propreté classique et plate comme une limande est incapable de soutenir correctement la voûte. Forcément, ça crée des contraintes douloureuses pour le pied d’abord, pour le reste du squelette ensuite au fur et à mesure que les tensions remontent le long du corps
Un
Un exemple de produit SIDAS avec cette semelle 3Feet pour pied creux. Déclinées en différentes tailles et selon trois niveaux de pieds creux ou plats, ces semelles permettent de renforcer le soutien plantaire et de réduire les risques de fatigue du pied. Elles préviennent également des pathologies traumatiques au niveau des genoux, du bassin et de la colonne en rééquilibrant la posture du marcheur. La solution sur-mesure demeure la plus efficace.

La sandale : je me devais de dire quelques mots sur la sandale de randonnée. D’abord parce que je la pratique. Ce n’est ni insensé, ni inconscient. Aujourd’hui les modèles de ce type ont de très grandes qualités, tant en terme de maintien que d’accroche. La sandale offre de la légèreté et un toucher de pied d’une précision extraordinaire. Même sur des terrains techniques, je ne jure que par elles. Mais cela rejoint encore une fois la notion d’aisance et d’expérience. Si vous souhaitez en savoir plus, je vous invite à lire le dossier complet que j’ai réalisé sur ce thème : la sandale et la chaussure.

En conclusion

Vous le voyez, c’est un sacré chantier que de choisir sa chaussure de randonnée ! Bien se connaître et être à l’écoute de ses pieds va définitivement être nécessaire pour ne pas se tromper. Mais mieux comprendre la chaussure en tant qu’objet devrait vous permettre aussi de vous sentir moins perdu face à la multiplication des modèles et à la pression des vendeurs. J’espère que cet article vous aura donné des clefs pour gagner en autonomie dans le choix de vos chaussures. Je ne l’ai pas écrit pour vous recommander tel ou tel modèle mais plutôt pour vous dire qu’il n’y a pas de bonnes ou de mauvaises marques. Il y a seulement des volumes qui vont mieux vous correspondre puis des modèles qui s’adapteront mieux que d’autres à votre expérience et à votre pratique. A vous désormais de savoir les identifier. Cet article reste en perpétuelle évolution. Je ne manquerai pas de le mettre à jour si je m’aperçois que j’ai oublié des détails importants ou que les choses évoluent en matière de chaussures de randonnée. D’ici là, bonnes randos à toutes et à tous avec, je l’espère, la satisfaction d’avoir trouvé chaussure à votre pied ! N’hésitez pas à me poser vos questions !

Comments

  1. Comme d’habitude, David, ton article est pertinent et complet . Vaste chantier en effet .
    Petite expérience perso : Après avoir été déçu par des chaussures hautes GORE-TEX pourtant assez (voire très) chères, lors d’une rando de plusieurs jours dans les Vosges, par forte chaleur (temps caniculaire), où j’ai récolté quelques ampoules… j’ai eu envie d’essayer les chaussures de trail et je n’ai, jusqu’à présent, pas été déçu. Preuve du confort éprouvé : je n’ai même plus envie de les enlever …immédiatement, sitôt la journée de rando terminée. Seul souci : je n’ai jamais testé la « sensation » d’une longue marche par temps pluvieux…. mais j’ai entendu dire qu’il existe des chaussettes imperméables, qui peuvent apporter un confort … à voir .
    Concernant tes chaussettes, j’utilise la même marque de temps en temps, mais je dois avouer, bien aimer également, la marque « Monnet », une société Française, dont je trouve le modèle « trek expert » quasi parfait (renforcé là où il faut et très fin ailleurs, afin de sécher rapidement) . Pour compléter, ne pas hésiter non plus (en prévention) à utiliser de la pommade anti-frottement Akiléïne Nok. Moi, avec tout ça, je suis prêt !

  2. Détail important et COMPLEMENTAIRE : J’ai « succombé », il y a quelques années à l’achat de bâtons de rando, repliables et en alu (de marque Française également). Les bâtons, avant de les utiliser, on imagine souvent qu’ils ont été conçus à la base, à destination des randonneurs(ses) âgé(es)… jusqu’au moment où on les teste sur une journée . Me concernant, le coup de foudre a été immédiat, et depuis, je ne peux plus m’en passer … Au moment de l’achat de mes chaussures de trail, j’avais quelques appréhensions concernant le maintien de la cheville, mais avec l’expérience ET les bâtons, je suis rassuré.

    1. Salut Alex,

      Oui tu as raison de parler des bâtons. J’en fait une rapide mention à un moment mais l’objet mériterait qu’on s’y attarde dans un article plus complet.

  3. Roh ce pavé !!! Mais c’est super interessant, là celui qui cherche trouve chaussure à son pied, c’est vraiment un bon tuto pour savoir de quoi on parle…bon, et les sandales huaraches, on en parle ?
    Sinon, les chaussettes est aussi vachement important, je l’ai vu pour ma part sur celles pour le trail, perso j’adore celles en mérinos, mais Xsocks faudrait sur le test !

    1. Mais oui carrément ! Les chaussettes, en effet, c’est un élément fondamental du confort et du bien-être du pied. D’autant que celui-ci est très sollicité dans nos activités. Les gens ne se rendent pas compte à quel point la chaussette peut faire la différence et changer leur rapport au chaussant. Ce n’est pas un simple accessoire, loin s’en faut !

    1. Merci Anne-Christine, j’espère que cet article vous sera utile dans le choix de vos futures chaussures de randonnée ! Il est fait pour en tout cas !

  4. Je viens de lire avec intérêt votre article sur le choix des chaussures de randonnée.
    Il existe beaucoup de sites internet qui en proposent, mais on ne peut pas les essayer….
    Il y a les grands magasins de sport, mais le conseil est limité…
    Ma fille de 21 ans a eu un accident sérieux au pied l’année dernière. Le conseil très avisé de spécialistes est donc plus que nécessaire pour trouver LA paire qui lui convient. Elle est disposée à se déplacer s’il le faut à Paris (ou ailleurs) pour trouver les bons conseils.
    Je me permets donc de vous demander si suite à votre article,vous pouvez conseiller quelques revendeurs et conseillers très sérieux qui prennent vraiment le temps de trouve la paire de chaussures adaptée à chacun.
    D’avance merci.

    1. Bonjour Françoise,

      Les vendeurs ont de vraies responsabilités face au client. Equiper une personne en chaussures techniques exige de la rigueur et de l’expérience, ainsi que du savoir-faire pour comprendre les besoins de la personne et analyser son pied. Autant de compétences que peu de jeunes vendeurs possèdent dans les grandes enseignes du sport. Je ne sais pas où vous habitez et je suis loin de connaître l’ensemble des magasins de France. Il y a un magasin appelé Expé où les vendeurs sont de vrais spécialistes, très pointus. Il n’y en a que 9 en France. Voici leur répartition : https://www.expe.fr/fr/stores/stores/ Si vous habitez aux alentours de Grenoble (ou que vous avez l’occasion d’y passer) je peux vous recommander un magasin en particulier. J’y ai bossé entre 2001 et 2006. Ce sont des gens très sérieux, spécialisés dans le pied de longue date. Il s’agit du magasin Sport 2000 dans la galerie commerciale de Chamrousse 1750. Vous demandez Franck (le patron) ou Alexandre (son adjoint) de ma part. J’espère que ces quelques conseils pourront aider votre fille dans le choix de la bonne chaussure.

  5. Bonjour,
    merci pour ce beau sujet et toutes les informations que j’ai pu apprendre.
    je me permets de vous contacter il y a six ans j’ai eu une fracture de l’os naviculaire avec une torsion et une entorse au niveau du pied gauche depuis j’arrive à faire des randonnée de trois heures maximum avec une douleur pendant deux à trois jours ensuite. J’aimerais trouver une bonne chaussure pour pouvoir faire plus de rando et avoir moins de douleurs. j’ai des bonnes semelles orthopédiques pour mon pied creux. La difficulté se fait souvent dans la descente. je suis sur Lyon avez-vous un magasin ou une ou des chaussures à me conseiller ou des marques. merci beaucoup de votre retour je vous souhaite une belle journée. Édouard

    1. Bonjour Edouard,

      C’est tout de suite un peu compliqué quand les douleurs font suite à un traumatisme d’ordre médical. Ca dépasse le cadre des semelles « sportives » en général. Et c’est rigoureusement impossible comme ça, à distance, sans voir le pied et sans être avec la personne au moment de l’essai, de vous orienter vers une marque ou un modèle. Je vous invite à trouver un magasin de bootfitting sur Lyon ou alentours. Quand je dis alentours, ça peut être dans une station en montagne où on trouve des gens compétents la plupart du temps. J’ai un nom à vous donner à Chamrousse mais il vous dira peut-être la même chose que moi par rapport au fait que votre ancienne fracture a modifié le squelette et ses appuis et que, du coup, l’aspect médical risque d’interférer un peu trop. Les bootfitters ne sont pas des médecins et vice-versa. Mais vous pouvez, à l’occasion, au moins poser la question, ils seront sûrement de bon conseil. Le magasin en question s’appelle Sgambato Sports, c’est à Chamrousse 1750 (enseigne Sport 2000) et il faut demander Franck ou Alex. En espérant que cela puisse vous aider !

  6. Je rajouterai juste un commentaire sur les semelles: après 2ans d’utilisation d’une marque reconnue et assez chère, je me retrouve avec des semelles totalement dégradées au niveau du talon (problèmes de supination). Or, je découvre à cette occasion qu’elles ne sont pas ressemelables!!! Résultats: 170€ sur 2 ans…dur, dur.
    Donc:
    1. se renseigner si la chaussure est ressemelable, dans le cas d’usure accélérée ( gomme tendre, terrains difficiles,…)
    2. prévoir des semelles de correction en cas de marche « anormale ».
    2.

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