La sandale et la chaussure

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29 réponses

  1. Laponico dit :

    C’est comme les chaussures de running ou de Trail: les marques ont imposées et rendu dépendant les coureurs aux amortis, drops (hauteur de talon), en expliquant que toute sortes de maux leurs tomberaient dessus sinon. En parallèle les coureur si bien chaussé ont tous des blessures et problèmes aux genoux et dos.
    Le minimalisme répare ces soucis et problèmes !
    En en apportant d’autres, le tout est de bien se jauger, essayer, varier, et des fois remettre en cause les postulats !
    Très intéressant en tout cas, perso je suis adepte pour les randos des chaussures les plus simples, j’ai besoin de sentir le sol, d’une semelle molle afin que mon pied lise le sol; et que la semelle soit bien aggripante, Vibram sait bien me faire mais pas seulement !

  2. Pascal Lluch dit :

    David,
    Avec quelques arguments un peu plus technique, tu aurais pu te sentir libre d’être plus radical. Bien des kinés aujourd’hui savent et explique que pour se garder des entorses, il vaut mieux entrainer ses chevilles à garder une bonne tonicité, à garder sa stabilité quoiqu’il advienne. Une cheville non tenue mais bien entrainée est probablement mieux protégée des entorses, que sa cousine habituée au corset, lequel a toujours une limite. Une cheville laxe, mais des proprioceptions bien développées (cet arc réflexe avec le cerveau qui fait que si un caillou roule sous le pied, il restera droit et la cheville ferme) est un gage de sécurité. Lorsque mes clients me demande le meilleur entrainement à la marche, je réponds toujours le travail de l’équilibre. Une planchette sur un rondin de bois, puis sur une boule est un excellent moyen de développer à la fois l’équilibre et les proprioceptions de la cheville. Et celui qui a un bon équilibre se fatigue beaucoup moins que son cousin à la démarche hésitante en montagne, ce qui est le commun des mortels randonneurs. Et sera de fait moins exposé aux angles inacceptables de sa cheville…

  3. Pascal Lluch dit :

    Au fait, David, si tu as eu des scrupules a être plus offensif : justement ce petit caillou, que l’on appelle « scrupule », celui qui se glisse dans la chaussure et qui empêche de marcher, eh bien c’est extrêmement facile de l’éjecter lorsque l’on porte des sandales.
    Et toc !
    Moi aussi j’ai eu quantité de réflexions sur les sandales. Il y a 10 ans c’était la même chose pour les chaussures basses.
    Vue la quantité de gamins que nous emmenons en montagne, souvent en baskets à pneus lisses, parce qu’ils n’ont rien d’autre, et l’absence d’accident – alors qu’ils sont moins attentifs au sentier que n’importe quel adulte, il est facile de comprendre que ce n’est pas la chaussure qui fait le randonneur.

  4. Il faudrait que j’essaye un jour tiens.
    J’ai écrit un article sur le choix des chaussures pour marcher en montagne (http://www.objectifsommets.fr/matos-quelles-chaussures-utiliser-pour-marcher-en-montagne/) mais n’ai pas abordé les solutions plus légères (minimalistes, scandales) faute d’expérience sur le sujet.

    Ce n’est pas trop douloureux au niveau des orteils (pierrier en descente ou forte pente négative par exemple) ? C’est ce qui me bloque encore un peu :-/

    • carnetsderando dit :

      Salut Quentin,

      Comme dit dans l’article, les sandales n’ont pas que des avantages et il faut savoir composer avec les inconvénients. Une bonne sandale te tient le pied et évite qu’il glisse trop dans une descente pour se retrouver avec les orteils sur les cailloux ! En revanche, elles restent exposées aux projections et se retrouver avec un petit caillou sous le pied est monnaie courante. Il existe des modèles avec un retour au niveau des orteils pour les protéger mais tu peux te retrouver dès lors avec la même sensation d’écrasement que dans une pompe classique !

  5. Annie dit :

    Bravo!!!!!!!!!!!! on voit l’expérience et comme selon les personnes !!!!!!!!!!!!!!!!!!! (Y)

  6. Emmanuel dit :

    Excellent débat que tu soulèves David.
    Les activités de pleine nature dont il faut vraiment souligner le lien étroit avec la nature, au caractère imprévisible et aléatoire.
    L’idéal est de s’équiper en fonction de ses compétences, son aptitude physique et de sa tolérance au confort.

    J’imagine qu’avant d’arpenter des sentiers exigeants en sandales, tu t’es entrainé sur d’autres sentiers moins exigeants pour te faire les pieds. Comme on conduit une nouvelle voiture tranquillement avant de l’envoyer sur des routes de montagnes étroites. Donc à cela je n’y vois aucun problème. Y aller en « bourrin » est peut-être plus risqué au début ?

    Le débat peut largement être étendu aux trails vs montantes, au SAD avec ou sans armature, à la tente ou le tarp et ainsi de suite. En fait, dès que le « matériel » entre en jeu, soit quelque chose servant de fusible face à notre propre habilité à gérer les situations dans la nature, notre condition physique et notre connaissance, les gens se braquent sur des doctrines.. Dommage mais c’est comme cela, et on retrouvera cela partout.

    Ainsi par exemple, mes chevilles sont fragiles. Il m’est pas concevable de randonner en tiges basses en portant 15kg. A la journée, des trails suffisent. Sur des sentiers de basse montagne, en sandales ça passera. A l’inverse, je me passe de chaussures imperméables tandis que d’autres ne jurent que par le symbole GTX.. Certains partent avec 5kg dans le SAD, d’autres avec 20kgs.

    Condition physique, connaissance de soi et compétences, à mon sens, sont les clés pour choisir entre la sandale et la chaussure.

    • carnetsderando dit :

      Tu as tout résumé Emmanuel. Le choix de sa chaussure peut varier en fonction de plusieurs facteurs et nul n’est obligé de porter la même chaussure pendant des années. Se connaître soi-même et connaître le terrain sont les deux éléments les plus importants. Je ne suis pas du genre à sortir mon CV pour justifier de ma propre expérience du terrain mais, ainsi que tu le soulèves, je me suis bien entraîné avant de passer à la sandale et j’ai quelques voyages alpins dans les pattes qui m’ont aidé à développer mon aisance et mon équilibre sur les sentiers – ou en dehors. Les débats sur le matériel sont passionnants en tout cas. J’espère avoir l’occasion d’en ouvrir d’autres dans le futur. Merci pour ton commentaire en tout cas ! A bientôt 😉

  7. DavidAubery dit :

    Et entre les deux, il y a la chaussure de trail. Testées avec doute – après 35 ans de croquenots (j’ai eu les mêmes que sur la photo là haut, on se les refilait d’année en année, de cousins en cousins) – et adoptées. Y compris par temps de pluie estivale car elles sèchent vite ; et repartir le matin avec le pied au sec c’est très appréciable. Plus difficile avec des tout cuir surtout si le soleil n’a pas fait son apparition depuis l’orage (cf. l’été 2014…)
    Je te rejoins sur la sensation et la dynamique/tonicité que l’on retrouve après des années de semelles épaisses. Moralité, en ce qui me concerne, les New Balance sont de marches pour les petites sorties et les grandes aux temps secs (y compris pour 7 jours en itinérance avec des A700 D+) et les Meindel ont trouvé leur place à l’automne et à l’hiver, avec les raquettes notamment.
    Quand à la sandale, j’attends avec impatience ton test de modèles…

    • carnetsderando dit :

      Bonjour David et merci pour ton commentaire. Les tiges basses ont également mes faveurs. Je ne passe pas mon temps en sandales non plus ! J’utilise même encore parfois des « grosses », voire plutôt des « mid ». En fait, je choisis selon mon humeur, ma forme, ma destination et les conditions du moment. Mais j’avais envie de réhabiliter un peu la sandale après trop d’années à recevoir des mails et des commentaires agressifs. J’aime beaucoup la tonicité des modèles tiges basses moi aussi. Je pense que j’en parlerai plus tard dans un autre article !

  8. Pascal Lluch dit :

    Allez encore un petit commentaire : en marchant avec des chaussures basses, CàD en faisant confiance à vos chevilles, vous adoptez naturellement une démarche souple, vous anticipez où vous allez mettre les pieds, mais en avoir les yeux rivés sur le sentier. Je me sers de mes yeux pour regarder le paysage, et de mon cerveau pour annoncer aux pieds où ils vont se poser dans les 3 pas suivants. Et ce sont les genoux qui vous disent merci, car vous évitez les chocs, vous marchez en souplesse, félinement après quelques dizaines d’heures de sentier et hors sentiers.
    Il y a un peu le même débat à propos des chaussures de ski, qui déplacent les lésions vers les genoux. Ils doivent faire des compensations, pour « remplacer » certains mouvement d’accompagnement de la cheville, qu’elle ne peut faire, « plâtrée » dans sa coque plastique. Et le genou ne sait faire qu’une chose, plier vers l’arrière.

    • carnetsderando dit :

      Que de bons conseils Pascal pour compléter idéalement certains points de cet article. Un merci tout particulier pour ton analyse sur la notion d’équilibre, un terme qui manque à l’article et que j’ajouterai un peu plus tard. De la même manière qu’on choisit ses vêtements selon le temps et la saison, on peut également choisir ce qu’on va mettre aux pieds pour randonner. J’espère que tout va bien pour toi et qu’on aura l’occasion de se croiser dans l’hiver ! A bientôt !

  9. ID2Rando dit :

    Je vois déjà les gros titres « le scandale des sandales »…
    Mais peu importe les colibets, David sans sandales durant une saison de CdR ce n’est pas imaginable…

  10. Annick PATISSOU dit :

    Je suis bien d’accord pour dire que ce n’est pas la chaussure qui fait le randonneur.je préfère la chaussure basse car les chevilles se renforcent naturellement. Et puis j’ai toujours mes sandales sur mon sac à dos pour me delasser les pieds.
    J’attends avec impatience tes essais de sandalles.
    Merci et bonne journée.

  11. isabelle prandini dit :

    Ton article est convaincant. Je marche depuis toujours avec des tiges hautes, par « sécurité » comme je l’ai si bien appris ! Tu m’as donné envie d’essayer autrement, mais comme tu l’expliques si bien, chacun son rythme et son entraînement. Après 2 entorses à quelques mois d’intervalle, je confirme que le travail de la cheville est essentiel, mais n’avais même jamais imaginé une telle différence de sensations ! Quel manque d’imagination de ma part et de méconnaissance ! Et un vrai manque de confiance en mes capacités !
    Merci pour cet article, qui, du coup, m’ouvre d’autres horizons…(désolée pour ceux qui me trouveront timorée ou incompétente !)
    Et encore une fois, bravo pour ton site ! Quel plaisir et quel dynamisme du dégage !

    • carnetsderando dit :

      Bonjour Isabelle et merci de ton commentaire ouvert d’esprit ! Pour avoir également travaillé de longues années dans le pied et dans le chaussant, je sais évidemment que la sandale n’est ni la chaussure adaptée à toutes les situations, ni à toutes les personnes. Tout est une question de contexte, d’analyse, de connaissance de soi et aussi de curiosité ! Comme dans la vie, il n’y a pas qu’un chemin pour aller dans une direction mais plusieurs ! J’espère, grâce à cet article, avoir réussi à donner envie aux randonneurs d’appréhender le sujet de la sandale sous un nouveau jour ! Bonnes randos !

  12. corinne dit :

    Merci pour cette explication je découvre la sandale.. qui devient scandale! pour certain…
    heureusement que l’ouverture d’esprit existe pour d’autres.
    Alors moi !… après tous ces commentaires …j’ai envie d’essayer la sandale… celle qui va révolutionner
    la marche des marcheurs…se sentir plus libre … plus léger…

    J’attends avec impatience l’article des différents modèles !

    • carnetsderando dit :

      Bonjour Corinne,

      Merci pour ce petit commentaire ! Je suis content si j’arrive à convaincre les gens d’essayer avant de condamner ! Pour l’article sur les différents modèles, il faudra patienter jusqu’aux beaux jours car il serait anachronique de parler de sandales en plein hiver 🙂 Mais, promis, je n’oublie pas de le rédiger dans le courant de l’année. Meilleurs voeux à toi et bonnes randos 😉

  13. Stéphane dit :

    Pour la première fois cet été après de nombreuses années de randonnée j’ai eu envie d’essayer l’espadrille.
    Résultat, j’adore !
    Un sentiment de liberté et une sensation du relief incomparables.
    Donc je veux bien te croire quand tu parles des sandales.
    Par contre, je suis pour le moment au Pays de Galle où je m’enfonce les pieds dans la boue jusqu’aux chevilles et là je déconseille fortement ce genre de chaussures.
    Merci pour cet article et bonne randonnée !

    • carnetsderando dit :

      Bonjour Stéphane,

      Merci pour ton passage et ton commentaire enthousiaste sur la sandale. Oui tu as raison concernant les jours de pluie. Je me rappelle avoir été en sandales à l’époque du GR30 en Auvergne et avoir passé les deux derniers jours sous la pluie. L’ascension du Sancy avec les pieds mouillés et plein de boue reste un souvenir mémorable 🙂 Comme je l’explique dans l’article, la sandale ne peut pas avoir que des avantages et il est bon d’en souligner les limites. Ton exemple au Pays de Galles en fait partie et doit être assumé par ceux qui choisissent ce type de chaussures ! Pour le reste, sur du sentier sec, c’est que du bonheur ! Meilleurs voeux à toi et bonnes randos 😉

  14. Un futur pèlerin dit :

    Après avoir fais plusieurs recherches, c’est finalement votre témoignage qui achèvera de me convaincre.Dans quelques 20 jours je pars de saint jean pied de port pour saint jacques de compostelle,et ce sera…en sandales!
    Merci de m’avoir permis de mettre de côtes mes grosses montantes en cuir ^^

    De par leurs flexibilité de réglage, j’imagine de plus qu’il faut moins de temps pour les « faire » ?

    • carnetsderando dit :

      En effet Nicolas, la question de « faire » les chaussures ne se posent plus. Et que dire d’autre sinon que la sandale est la chaussure historique du pèlerin ? J’espère que ce choix vous apportera de la légèreté et du bonheur sur le Chemin ! Bonne rando !

  15. halvick dit :

    J’aimerais beaucoup avoir des nouvelles du « futur pèlerin en sandales » !
    Je pensais, moi aussi, partir sur ce périple (plus tard), mais en sandales …
    Je vois partout des avertissements « prenez des chaussures qui maintiennent bien la cheville » et l’article de carnetsderando m’apporte un véritable bol d’air.
    Je suis d’accord sur l’aspect « marketing » et le véritable dogme que cela engendre auprès de nombre de personnes à grosses godasses. La chaussure fait l’adepte !
    je me suis mis à la rando en sandales (un peu spéciales quand même !) après deux tendinites. je me muscle les chevilles et par là même, je me muscle l’esprit en lui accordant la même ouverture qu’à mes pieds.
    Bonne randos à tous, avec ou sans sandales …

  16. cath dit :

    Quel modele et une idee de prix serait genial!

  17. Rita dit :

    Bonjour . Super cet article, moi je suis adepte de la sandale depuis un moment et cela faire rire tout le monde … pourtant c’est vraiment confortable si comme vous le préciser on a le pied sur !
    Merci pour la marque !

  1. 20 octobre 2016

    […] La sandale : je me devais de dire quelques mots sur la sandale de randonnée. D’abord parce que je la pratique. Ce n’est ni insensé, ni inconscient. Aujourd’hui les modèles de ce type ont de très grandes qualités, tant en terme de maintien que d’accroche. La sandale offre de la légèreté et un toucher de pied d’une précision extraordinaire. Même sur des terrains techniques, je ne jure que par elles. Mais cela rejoint encore une fois la notion d’aisance et d’expérience. Si vous souhaitez en savoir plus, je vous invite à lire le dossier complet que j’ai réalisé sur ce thème : la sandale et la chaussure. […]

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