10 fausses idées sur la randonnée à raquettes

Les premières photos de neige commencent à apparaître sur les réseaux sociaux. Comme chaque année, le retour de l’hiver se vit pour les passionnés d’activités nature comme une fête. Si, pour la plupart, cet univers de givre et de froid n’est plus un inconnu, pour d’autres il reste encore entouré d’un voile épais de mystère. En randonnée, l’usage des raquettes à neige en zone montagne devient ainsi indispensable pour progresser. Mais comment s’utilisent ces drôles d’engins ? Comment les choisir ? La pratique est-elle sans risque ? Pour toutes celles et ceux qui s’interrogent avant de franchir le pas, mais aussi en guise de révision pour les autres, voici 10 fausses idées à oublier quant on veut s’initier à la randonnée à raquettes.

1. Les raquettes à neige, c’est plus difficile que la randonnée pédestre

Faux ! Ce n’est que le prolongement de la randonnée estivale. Si vous savez marcher l’été, vous le saurez tout autant l’hiver ! Les raquettes ont une forme en taille de guêpe qui a été pensée pour s’adapter au mouvement naturel du marcheur, autrement dit sans que l’une ou l’autre se chevauche quand on progresse. Le fait – comme en ski de fond ou ski de randonnée – que le talon soit libre permet un déroulé spontané du pied. On marche avec des raquettes comme on marcherait normalement sur un sentier. Inutile de lever le genou plus haut ou d’écarter les pieds.  La taille des raquettes s’adapte en fonction de la taille et de la corpulence du marcheur. Il suffit de bien la choisir.

2. Il faut un guide pour faire des raquettes

Pas nécessairement. La plupart des stations de ski – en particulier les stations dites familiales – disposent désormais de leurs itinéraires à raquettes balisés et sécurisés. Un topo-guide est proposé généralement en complément au randonneur pour l’accompagner sur le terrain. La difficulté de ces sentiers est modérée pour permettre la découverte de l’activité. Autrement dit, sur ce type de terrain – où le sentier est régulièrement tracé par le passage des autres randonneurs – il y a peu de chance de se perdre et vous pouvez marcher sans guide. La présence du guide devient recommandée pour une approche plus sportive, hors des traces balisées, ainsi que pour disposer d’un regard et d’une lecture affutés sur l’environnement et le paysage. La Nature se révèle alors d’une toute autre façon, croyez-le !

raquettes montagne neige randonnée hiver

3. Je n’ai pas besoin de raquettes pour faire de la randonnée dans la neige

La bonne blague ! A cette affirmation j’ai juste envie de dire : essayez et on en reparle ! Le randonneur qui a passé sa demie-journée à s’enfoncer jusqu’aux genoux dans la neige vous dira probablement : « plus jamais ça » ! C’est évidemment insupportable et, surtout, extrêmement fatigant. La forme de la raquette et son tamis lui confèrent une portée adaptée qui limite l’enfoncement dans la neige. Dans un autre ordre d’idée, même avec des raquettes aux pieds, progresser au fil d’une trace qui a été « saccagée » par le passage de randonneurs sans raquettes, est particulièrement pénible ! Tout accompagnateur vous confirmera  l’absurdité de marcher sans raquette dans la neige et son agacement à voir les traces trouées et abimées par les pas des marcheurs non équipés. Aussi, si vous ne le faites pas pour vous, faites-le pour les autres !

4. Les raquettes c’est moins fun que le ski

Faux ! Archi faux ! Une réflexion infondée, dans le même esprit que « la randonnée, c’est un truc de vieux » ! Si la raquette est majoritairement utilisée en progression lente, il est tout à fait possible de la rendre sportive et aventureuse. Vous pensez qu’il n’y a que la glisse pour avoir des sensations ? C’est que vous n’avez jamais dévalé une pente raide à travers la forêt ! Ou que vous n’avez jamais sauté d’une corniche de deux mètres dans la poudreuse ! Et si les sensations fortes ce n’est pas votre truc, sachez que la nature immersive de la raquette vous ouvrira les yeux sur un univers de silence et de nature qui est purement et simplement impossible à pénétrer pour un skieur. L’écart entre chaque rythme de progression permet au randonneur à raquettes de vivre une expérience de pleine nature où le « fun » n’est pas uniquement lié à la glisse. Le « fun » c’est le dépaysement, la plongée dans un univers unique qui ne se révèle qu’à ceux qui font l’effort de le pénétrer. L’essayer, c’est l’adopter. Changez de point de vue : la raquette, c’est fun aussi !

Randonnée Ardèche au Suc de Bauzon

5. Il vaut mieux louer son équipement que l’acheter

A titre d’essai ou d’initiation, l’idée se tient et j’aurais même tendance à l’encourager. En revanche, dès qu’il s’agit de pratique régulière, je ne pense pas que vous y soyez gagnant ! Et c’est l’ancien loueur de matériel qui vous parle ! Pour plusieurs raisons. Sur un plan strictement économique, la location d’une paire de raquettes à la journée va vous coûter de 4 à 8 euros en moyenne, selon les stations. Par ailleurs, la qualité du matériel est très variable d’un magasin à l’autre. Les raquettes, comme le ski de fond, sont généralement le parent pauvre des magasins. Elles ne bénéficient pas d’un entretien très régulier. Qu’une pièce vienne parfois à lâcher ou à se dérégler en cours de randonnée est monnaie courante. J’ai en mémoire quelques retours clients fameux ! Finalement, si après le stade d’initiation, vous avez envie de pratiquer plus régulièrement, n’hésitez pas : achetez votre matériel ! Vous n’en serez que plus libre.

6. Mieux vaut acheter de l’équipement premier prix pour une pratique occasionnelle

Mauvaise idée ! L’impression de faire des économies n’existera qu’au moment de passer à la caisse. Dans la réalité du terrain, le confort et la résistance procurées par du matériel un peu plus onéreux est incomparable. Je ne parle pas ici d’investir dans l’ultra-léger et ultra-technique mais juste de couper la poire en deux en comprenant bien que du matériel annoncé comme « premier prix » n’est définitivement pas un investissement à long terme. Rien de pire qu’un bâton qui lâche en pleine randonnée ou une raquette qui se casse quand il reste deux heures de marche avant le terminus. L’économie réalisée au moment de l’achat est souvent proportionnelle à la galère à venir. Des bâtons et des raquettes de qualité, un peu plus chers que les modèles économiques, vous garantiront croyez-moi beaucoup de sérénité et de confort d’utilisation une fois sur le terrain !

CdR83 GTJ raquettes Pré Poncet

7. Les raquettes tubulaires sont meilleures que les raquettes composite

Faux. On parle ici de deux familles de raquettes issues de cultures sportives radicalement différentes et destinées chacune à des approches qui n’ont rien en commun. Pour faire simple, les raquettes tubulaires en aluminium sont très prisées aux Etats-Unis et au Canada où l’hiver et la superficie du terrain sont démesurés comparativement à l’Europe. Les héritiers de ces régions marquées par l’histoire des trappeurs plébiscitent encore largement ces modèles, très adaptés à de longues marches de plusieurs jours en neige profonde à travers la forêt. En Europe, et plus particulièrement en France, le marché de la raquette, dominé par TSL, s’adresse à des utilisateurs à la journée, parfois à la semaine, sur des enneigements différents, en neige plus rarement poudreuse, où le composite est plus adapté et propose une portée suffisante pour un poids convenable.

8. On peut faire des raquettes sans bâtons

Oui, mais non ! Alors je sais, je ne suis pas le meilleur des exemples pour ce point car vous me voyez toujours à l’écran sans bâton, y compris l’hiver. Mais j’ai une bonne excuse : je trimballe le trépied de la caméra avec moi et ne peux donc pas m’encombrer de bâtons supplémentaires. Mais croyez-moi bien qu’ils me manquent cruellement dès que la neige est là ! Plus qu’en randonnée estivale, l’équilibre procuré par les bâtons en hiver est incroyable. D’autant plus si vous débutez dans la raquette. Interrogé à ce sujet, Jérôme, gérant de La Boutique du Bâton et spécialisé dans cet accessoire, confirme : « Le bâton,  c’est l’outil indispensable l’équilibre du marcheur sur la neige ! La nature accidentée de certains sentiers s’appréhendent mieux avec des bâtons. Et je ne parle pas de la descente. Comme je le répète souvent, les bâtons ce ne sont ni plus ni moins que deux jambes supplémentaires qui viennent vous soulager et vous aider à trouver un point d’équilibre. Ne les négligez pas ! »

randonnée montagne hiver raquettes

9. Le bâton télescopique, de toute façon, ça casse tout le temps !

Allez, avouez-le ! Comme moi, vous avez tous en tête le souvenir de ce foutu bâton tordu ou dont le brin tourne désespérément dans le vide ! J’ai même en tête les images d’un ami fracassant de rage son bâton acheté il y a moins d’un mois et qui ne se réglait déjà plus. On en revient un peu à notre point numéro 6. Le bâton télescopique reste le modèle le plus acheté par les randonneurs. Le tout étant de ne pas acheter n’importe quoi. Des professionnels du bâton proposent aujourd’hui des systèmes de réglage quasiment indéfectibles. Le tout étant d’accepter d’y mettre le prix. Le prix de la tranquillité, ajouterais-je même. Pour les derniers réfractaires à l’idée qu’un bâton télescopique peut-être fiable dans le long terme, je vous invite à jeter un oeil sur les modèles de bâtons pliables.

10. On ne peut pas faire de hors-sentier en raquettes

Mais bien sûr que si ! Le freeride, ça existe aussi pour les raquettes ! Si la raquette trouve sa limite à partir d’un certain degré de pente, de neige glacée ou de dévers, le champ des possibles reste quand même énorme pour le pratiquant confirmé. Le tout étant de pratiquer en toute sécurité, dès lors qu’on sort des itinéraires balisés. Etre accompagné d’un guide, progresser en groupe ou signaler son itinéraire si on est seul font partie des indispensables. Sur des terrains montagne qui se confondent parfois avec ceux des skieurs de randonnée, disposer d’un ARVA (Appareil de Recherche de Victimes d’Avalanche) est totalement recommandé. Et savoir s’en servir correctement aussi, évidemment. Loin de se limiter aux sentiers, la raquette est un formidable outil pour explorer l’univers hivernal. Se familiariser avec elle, prendre confiance et apprendre des autres pour acquérir de l’autonomie et quelques bases de la sécurité en neige vous ouvrira les portes d’un formidable et inépuisable terrain de jeu.

CdR78 Jarjatte Collet de l'Aigle Claret

Petite sélection d’équipement

Que vous soyez débutant ou randonneur confirmé, je vous propose, pour terminer cet article, une petite sélection de produits pour pratiquer la raquette dans de bonnes conditions. Vous pourrez notamment les retrouver auprès de La Boutique du Bâton, un e-commerce qui s’est spécialisé dans le conseil et la vente en ligne de bâtons pour les activités de pleine nature et, notamment la randonnée. Une bonne adresse, un catalogue qualitatif et deux gérants passionnés et passionnants, véritables techniciens du bâton que je vous recommande chaudement de contacter pour vos achats de bâtons et de raquettes !

1. TSL Track Easy 325

La version 2016 de la grande classique de TSL. Ceux qui ont connu l’infatigable TSL 225 accueilleront cette petite dernière les yeux fermés ! A la place d’une sangle tissu, on a désormais une crémaillère qui maintient le coup de pied plus solidement. Le réglage pour toutes les pointures se fait également plus facilement et rapidement qu’avant. Légère, accrocheuse et rassurante. Avec sa cale de montée, c’est le modèle idéal pour démarrer !  Prix indicatif : 119 euros

TSL 325 Track Easy

2. TSL Symbioz Hiker

Pour celles et ceux qui veulent aller plus loin, on monte un cran au-dessus avec cette Symbioz Hiker qui tord le cou à l’idée que la raquette c’est pas fun ! Le concept Hyper Flex qui permet au chassis de s’adapter au terrain est un vrai plus pour les randonneurs qui aiment sortir des sentiers battus. Lames verticales et crampons bidirectionnels garantissent une accroche carrément démente, même en dévers. Pour les aventuriers ! Prix indicatif : 239 euros

TSL Symbioz Hiker

3. Leki Albula Lite

Leki assure toujours son rôle de leader dans la conception des bâtons de randonnée. Depuis quelques années, son système de réglage Speedlock confirme sa qualité et son efficacité. Terminé les pas de vis qui foirent : on règle et on clippe en quelques secondes. C’est fiable, précis et ça tient. Sur l’Albula Lite, on ajoute la légèreté et la solidité de l’aluminium, le confort d’une poignée liège et on obtient un rapport qualité/prix parfait pour un investissement à long terme. Prix indicatif : 99,95 euros

Leki Albula Lite

4. Guidetti Griper Easy Lock Carbone

Choisir Guidetti, c’est faire le choix d’acheter un produit français fabriqué en France ! Par opposition au système Speed Lock de Leki, le double serrage rapide Easy Lock intégré à ce bâton en fait un choix pertinent pour les randonneurs à la recherche d’un produit facile à utiliser, léger et robuste, carbone oblige. On y retrouve également un grip antidérapant qui permet une excellente prise en main, même dans les sections déversantes. A tester ! Prix indicatif : 89,99 euros

Guidetti Griper Easy Lock

 

5. Black Diamond Alpine Carbon Z

J’évoquais dans l’article le cas des bâtons pliants. En voici un exemple concret. On avait testé ce système en Z Black Diamond dans le Mercantour, en 2011, avec Grégory de I-Trekkings. Il s’est démocratisé depuis, sans perdre en efficacité. Une fois pris en main, les bâtons ne bronchent pas et se rangent dans le sac à dos très facilement. Solide et léger grâce au carbone (515g la paire), ce modèle intéressera les randonneurs plus aventureux qui n’hésitent pas à sortir des traces et à naviguer en poudreuse. Prix indicatif : 139 euros

Black Diamond Alpine Carbon Z

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50 Comments

  1. martin Répondre

    …. salut
    très bien résumé , cette activité.
    sympa ces gens…. qui prennent sur leur temps, pour faire decouvrir une discipline sportive , ou loisir.
    du coup je vais sortir mes raquettes cet aprem ….. je suis côté Auvergne, je vais choisir le haut Cezallier….
    je vous ferai bien passer des photos … mais comment ?
    salutations . jpm

  2. Mau Répondre

    Bonjour et compliments pour ces articles.
    Une question: en descente et particulièrement en descente raide (dans les 30°, 35°), j’ai toujours préconisé d’attacher les raquettes. Nous étions, il y a quelques années, dans une rando très raide et avec un indigène qui, lui, s’y refusait. Nous sommes tous tombés et impossible de se relever, tout seul. Il y avait un peu moins d’un mètre de poudreuse. Finalement, nous les avons attachées et ne sommes plus tombés.
    Quechua a sorti des raquettes qu’il était impossible d’attacher et un vendeur de chez eux me disait qu’il ne les attachait jamais.
    Qu’en penses tu ?

    1. carnetsderando Auteur de l'article Répondre

      Voilà un débat qui fait rage depuis des années dans le petit univers confidentiel de la raquette. Alors voici mon avis : dans la pente raide et poudreuse, pour moi, pas d’hésitation : j’attache ! Pourquoi ? Parce qu’on est davantage dans de la « glisse » que de la rando. Du coup j’ai tendance à presque davantage skier avec les raquettes qu’à marcher. De plus le poids de la poudreuse sur la raquette en descente est plus facile à soulever quand elle est ainsi attachée. Le poids du marcheur porte davantage sur le tamis et puis la neige botte moins entre la semelle et la raquette. Tous – ou presque – les accompagnateurs en montagne te diront qu’ils attachent leurs raquettes dans ce genre de descente. En revanche, sur un terrain non poudreux, je ne les attache pas. Car là, c’est l’effet inverse : ça glisse trop ! Descendre en raquettes dans la poudreuse, c’est un peu comme dans un pierrier de petits cailloux l’été : faut prendre confiance et se lâcher et, ensuite, ça va tout seul ! Quant au vendeur de Quechua… ils ont toujours réponse à tout et ont tout fait dès qu’il s’agit de vendre ! 🙂

      1. pedibus Répondre

        Hello David,
        Pour compléter le sujet, je rajouterai les cas suivants où on attache les raquettes :
        – Dans une neige qui « botte » à la descente, attacher les raquettes permet d’éviter qu’un sabot ne se forme entre la plaque et la raquette.
        Deux cas plus extrèmes :
        – Dans des traversées raides où on est obligé de faire marche arrière, le fait d’attacher les raquettes permet d’éviter qu’elles ne se plantent et ainsi provoquer une chute.
        – Dans les sauts périlleux en raquettes (peu pratiqués), la raquette arrive ouverte au sol, avec de grands risques de la casser en deux. L’attache permet de la garder dans la bonne position.
        Qui a dit que la raquette était une activité pour le troisième age ?

        En résumé, il est excessivement rare que l’on attache les raquettes, car si c’est très esthétique à la descente de descendre dans un nuage de neige, on a rapidement les fesses trempées.
        Bonnes raquettes… Lionel

        1. carnetsderando Auteur de l'article Répondre

          L’avis de l’expert ! Merci de ce complément avisé et richement expliqué Lionel ! Je pense qu’on frôle l’exhaustivité désormais ! J’espère que les gens arriveront à se faire désormais une idée plus précise de l’activité. Au plaisir de te recroiser prochainement et bon début de saison 😉

          1. Joelle

            Bonjour
            Qu’entendez-vous par attacher la raquette ?
            J’ai des symbioz hiker que je vais tester cet hiver.

      2. PASCAL BREYTON Répondre

        bonjour

        De notre coté nous recommandons vivement à nos randonneurs de TOUJOURS laisser les Raquettes  » ouvertes » même en descente  » raide. Quel plaisir de courir dans la neige en utilisant la méthode Telemark pour pouvoir même glisser en poudreuse.

        et sans risque de se rompre le ligament au niveau du Talon d’Achile…. Combien de fois ai je récupéré des randonneurs en refuge en raquette avec une boule au niveau du ligament . C’est un signe de limite de rupture..

        Alors pour votre santé laissez les raquettes libres…. et puis aucun risque de botter sous l’axe de la raquette en cas de neige lourde avec les raquettes INOOK. Je suis surpris de ne pas les voir dans votre sélection sur le matériel. Elles font l’unanimité chez les  » pro » autour de moi

        En tout cas Bravo pour ce site Carnet de rando. J’adore.. Pascal chez http://www.raquette-evasion.com

    1. carnetsderando Auteur de l'article Répondre

      salut Boris ! Mais c’est mentionné ! « Sur des terrains montagne qui se confondent parfois avec ceux des skieurs de randonnée, disposer d’un ARVA (Appareil de Recherche de Victimes d’Avalanche) est totalement recommandé. Et savoir s’en servir correctement aussi, évidemment. » Bon je sais je suis encore à l’heure de l’ARVA alors que maintenant on dit DVA. Mais je vois votre nuance et je saisis pourquoi vous écrivez cela : c’était pour établir plus clairement que le port d’un DVA ne se limite évidemment pas à une seule personne du groupe mais bien à chacune. Une observation avisée 😉

  3. Christophe Répondre

    Merci pour cet article.
    Quel type de chaussures doit on porter avec des raquettes ? ( simple tennis ? tennis en gore tex pour rester au sec ? )
    et question bonus : Peut on ( ou doit on ) porter des boots de snowboard sur des raquettes ( l’idée derrière cette question est … peut on monter un col en raquettes avec snow dans le dos et descendre en snow )
    Par avance, merci

    1. carnetsderando Auteur de l'article Répondre

      salut Christophe !

      Voilà une question qui taraude beaucoup de pratiquants et de personnes désirant s’initier aux raquettes à neige. D’une manière générale les chaussures devront êtres un tant soit peu rigides et hautes pour bien maintenir la cheville et un minimum imperméables pour garder le pied au sec et éviter les coups de froid et les orteils gelés (horrible cette sensation !). Ca, c’est pour la généralité. Ensuite tout dépend de la fréquence de la pratique et de la nature du terrain. Pour une pratique occasionnelle et par beau temps, sur des itinéraires bien tracés, on peut se permettre quelques écarts en matière de chaussure (la location peut s’avérer une solution intéressante). Mais dès lors qu’on souhaite pratiquer régulièrement, il vaut mieux commencer à s’équiper correctement. Les tennis c’est bof. Même Gore-Tex. Une chaussure mid à la rigueur, qu’on complètera avec des guêtres pour éviter à la neige de rentrer. Les boots de snow ça passe sur des fixations à sangle mais c’est d’un inconfort exemplaire ! Trop large pour bien s’insérer dans le manchon avant de la raquette et, selon le modèle, trop mou en terme de rigidité. De quoi bricoler quand on a rien d’autre sous la main mais pas très recommandable cependant. Le top ce sont des chaussures hautes, doublées à l’intérieur, 100% imperméables. Cet hiver je vais tester la Merrell Fraxion 6. Mais il y a des modèles excellents aussi chez Sorel. Regarde ce lien par exemple.

      1. Joelle Répondre

        Et pour une raquette souple comme la symbioz hiker , que conseillez vous ?
        En fait je fais de la rando moyenne et haute montagne l’été et l’hiver et je voudrais de nouvelles chaussures qui puissent le servir à la fois l’été et l’hiver à raquettes ….
        J’hésite entre la Lowa Mauria gtx et la Sportiva Trango S Evo Gtx -plus rigide

        1. carnetsderando Auteur de l'article Répondre

          Bonjour Joelle,

          Je pense qu’un minimum de souplesse est nécessaire pour la randonnée à raquette. Trop de rigidité nuira au déroulé du pied. Je pencherai davantage pour la Lowa, ne serait-ce que par rapport à la confiance que je fais à la marque. Une chaussure avec une tige assez haute donc, imperméable avec une semelle intermédiaire pas trop rigide mais pas non plus trop molle. Le choix du modèle dépendra surtout ensuite du volume chaussant qui devra correspondre à votre forme de pied.

    1. carnetsderando Auteur de l'article Répondre

      Et, ainsi qu’il est ajouté, maîtrise du mode d’emploi de l’ensemble. Merci Francine d’insister sur cette règle capitale de sécurité !

  4. Pierre Répondre

    Je m’apprête à faire mes premiers pas en raquettes cette fin de semaine et je vous remercie pour cet article fort intéressant. Cependant J’aurais bien voulu savoir ce que veut dire « attacher ces raquettes » exactement.

    1. carnetsderando Auteur de l'article Répondre

      salut Pierre ! Alors ce qu’il faut savoir c’est que pour marcher en raquettes, votre pied est « libre », de manière à conserver l’effet de déroulé naturel de celui-ci. Une position qu’on conserve quasiment en permanence à quelques exceptions près où, parfois, on vient « bloquer » le pied à la raquettes car la position « détachée » n’est pas la plus adaptée à la situation. Pour vos premiers pas, je vous invite à rester en mode « pied libre » ! Bonnes randos !

    1. carnetsderando Auteur de l'article Répondre

      salut Camille,

      Ski vs Raquettes. Deux univers distincts, deux sensations opposées. D’un côté la vitesse, grisante. De l’autre, la contemplation et l’immersion au rythme de la nature. C’est bien de pratiquer les deux pour mesurer les avantages respectifs de ces deux activités. Ravi que mon sujet puisse t’aider pour découvrir les raquettes en profondeur !

  5. David Vallée d'Aure H.P Répondre

    Bonjour,

    J’ai pour ma part des raquettes en aluminium tubulaires TSL (compter 250 euros), que j’ai changé dernièrement (10 ans….), pour les bâtons je vais investir cet hiver 2016/2017 cause les bâtons pas chers cassent trop vite et ne sont pas fiables.
    Je vais essentiellement sur la Vallée d’Aure/Louron/Secteur Bagnères de Bigorre (65) et Luchonnais (31), spots que je connais très bien Mais suis parti aussi dans les Alpes du Sud (Puy saint Vincent/Ceillac/Névache/Crevoux).
    Les raquettes permettent d’être en petit comité ou seul pour ma part et une immersion complète dans la nature l’hiver (dépaysement donc) et c’est surtout sacrément sportif (pour ma part je recherche le dénivellé et je pars à la journée).
    Quand je ne peux plus marcher sur mes pics, j’ai hâte de remettre raquettes aux pieds dès les premières chutes de neige mais attention je me suis déjà fais quelques grosses frayeurs (chutes/engelures/manques de vivres/fatigue) on va dire que c’est le jeu de l’expérience à gagner et des erreurs à ne plus commettre.

  6. Grimkalon Répondre

    Bonjour ! Je reveins de décat’hlon, où je voulais des chaussure pour pratiquer la rando raquette … Décat’ me conseille leur chaussure spécialement conçue pour la rando raustete : coquée, 100% impreméable, d’après le vendeur, indispensable ces  » SH500 ACTIVE » … Mais je suis dubitative, pourrais-je avoir votre avis sur la question ? Merci d’avance !

  7. vincent Répondre

    Dire qu’on peut faire de la raquette hors piste est une mauvaise idée. Les animaux sauvages sont très fragiles en hiver et ont besoin d’endroits où ils ne sont pas dérangés, sans quoi ils risquent de s’épuiser, voire de se blesser en fuyant.

    1. carnetsderando Auteur de l'article Répondre

      D’où la mention dans l’article d’être accompagné d’un professionnel de la montagne à ce moment-là. Chaque fois que j’ai pu réaliser cette expérience, c’était en groupe constitué encadré par un accompagnateur en montagne ou en tournage pour Carnets de Rando également en compagnie d’un guide local. Les accompagnateurs évoluent hors sentier régulièrement avec leurs clients avec une conscience aigüe de la nécessité de préserver la faune de tout dérangement. La rencontre fortuite peut néanmoins se produire, notamment avec des lagopèdes. Le risque de dérangement est beaucoup plus prononcé avec le ski de randonnée ceci étant dit.

  8. GranParadiso Répondre

    Bonjour, Je viens de lire le début des Fausses idées et j’ai vite arrêté car en temps qu’ancien pro en montagne comme Accompagnateur et Guide je pense que l’auteur n’a jamais fait la trace dans 40 à 60cm de neige.
    Je pense que l’effort est nettement supérieur à la rando pédestre dans ce type de conditions d’enneigement. Bidochons s’abstenir.

    1. carnetsderando Auteur de l'article Répondre

      Bonjour GrandParadiso,

      Mais si, l’auteur a déjà bien fait sa trace seul dans la neige. Voire davantage. Mais l’article s’adresse à un public qui veut découvrir l’activité. Quand je parle de s’échapper des traces, je ne parle pas de faire le boulot d’un AMM. J’invite juste le marcheur à découvrir le potentiel de la raquette sur des terrains vierges et abordables pour lui. Il n’est pas question d’aller se mettre en difficulté dans des champs de neige fraîches épais de 40 à 60cm. C’est aussi pour cette raison que j’invite le marcheur à se rapprocher d’un professionnel s’il souhaite aller plus loin dans sa découverte. Mais ceci vous auriez pu le lire vous-même si vous aviez été au bout de l’article ! Bien à vous et meilleurs voeux pour cette nouvelle année. Amicalement.

  9. Lisa Répondre

    Bonjour,
    j’avais lu cet article il y a 2 ans et, grâce aux conseils avisés, m’étais lancée l’an dernier dans un séjour raquettes organisée par et avec mon club de randonnée pédestre, pour 6 jours de rando raquettes avec accompagnateurs.
    Ce séjour s’était très bien passé malgré la nouveauté et mon appréhension, mon âge senior et ma condition physique disons moyenne, et le fait que je n’avais jamais fait de ski et n’aimais même pas du tout les sports d’hiver.
    Je suis donc repartie cette année avec le groupe et, là, je me retrouve en fin de semaine, déçue et désabusée, limite écœurée pour toujours.
    Peut-être est-ce parce que nous avions été gâtés l’an dernier par des accompagnateurs vraiment à l’écoute du groupe et des possibilités de chacun, qui nous ont même donné l’impression de progresser au fil des jours ?
    S’il est difficile en effet de former un groupe parfaitement homogène, c’est carrément impossible quand l’accompagnateur ne propose que des parcours assez « techniques » en s’amusant à parfois descendre des pentes juste pour remonter tout de suite après, en descendant lui-même les pentes avec un style de « qui m’aime me suive » sans regarder derrière lui si tout le monde est capable de descendre (surtout à son rythme) et sans lever le petit doigt pour contribuer à relever quelqu’un qui est tombé voire éventuellement juste aider quelqu’un (les 2 minutes d’explication en début de la séance du 1er jour devaient suffire) ou encore préparer un parcours alternatif …
    Du coup, j’ai passé la moitié de mes journées à faire de la « petite randonnée » pour ne pas handicaper le groupe ou freiner les autres participants plus en forme et moins peureux.
    Il se dit « Jamais deux sans trois » … pour les raquettes, on verra si cela se vérifie.

  10. Couvidou Répondre

    Bonjour,
    Plus d’Au petit montagnard dans ma ville pour les conseils.
    Je vais faire des raquettes pour la 1ère fois en février: je n’ai que des chaussures mid en bout de course.
    Je voudrais savoir si on peut réutiliser chaussures spéciales raquettes en chaussures rando hiver à la campagne.
    Merci;

    1. carnetsderando Auteur de l'article Répondre

      Bonjour Florence,

      Aucune question n’est jamais débile à mes yeux. On a tous des expériences et des connaissances qui méritent d’être partagées. On ne peut pas tout savoir sur tout et c’est bien de poser des questions plutôt que de faire n’importe quoi. Donc, pour vous répondre, oui. Vous pouvez prendre vos bâtons d’été. Ça passera (presque) toujours. Le seul truc c’est qu’il faut vérifier que vous avez une rondelle assez large à mettre dessus, pour remplacer la petite qui suffit en été. Une rondelle plus large permet d’éviter au baton de trop s’enfoncer dans la neige, c’est du confort en plus. Alors bien sûr y’a des marques qui vont essayer de vous vendre des bâtons spécial hiver. C’est sûr que des modèles passent mieux que d’autres mais, globalement, pour de la rando-balade, vos bâtons d’été devraient faire l’affaire !

  11. arnaud Répondre

    bonjour à tous.
    je suis un peu déçu par tous ces commentaires où chacun y va de sa critique.
    fait pas si ,fait pas ça,moi je , exct…
    prenez du plaisir ,dans le respect de tout et de tous,si vous n’êtes pas sur de vous n’hésitez pas a faire marche arrière.
    La montagne sera toujours la.
    bonne balade à tous.

  12. astrid Répondre

    Bonjour,

    Quelle vetements sont à privilégier pour une rando en raquettes ?
    petite rando débutant.
    j’ai acheté une veste de ski et un pantalon de ski à décathlon mais je crois que ce n’est pas adapté pour la marche car la veste descend sous les fesses et le pantalon est tres épais.
    Peut on mettre un pantalon style k-way pour l’impermeabilité avec un legging thermique en dessous ?
    j’ai aussi pris une veste de ski plus légere qui arrive aux dessus des fesses mais le vendeur m’a dit si il neige bcp ça ne sera pas étanche longtemps. elle est juste déperlante.

    merci 🙂

    1. carnetsderando Auteur de l'article Répondre

      Bonjour Astrid,

      Pour marcher en raquettes, j’utilise, pour ma part, un pantalon de randonnée hiver, assez épais et chaud, mais renforcé. Pour le haut, je mets un tee-shirt manches longues à mailles chaudes respirant que j’accompagne, selon les conditions, d’une doudoune assez proche du corps et/ou d’une veste imperméable GoreTex Arc’Teryx en cas de gros vent/grosse pluie. Je complète par des guêtres au niveau des chaussures pour éviter que la neige s’infiltre partout quand je marche. Le K-Way je suis pas trop fan : ça respire pas super bien comme matière. En gros, à part le pantalon un peu plus épais et les guêtres, j’utilise le même matériel qu’en été 🙂

  13. Deeknay Répondre

    Salut
    très bien résumé , cette activité.
    sympa ces gens…. qui prennent sur leur temps, pour faire découvrir une discipline sportive , ou loisir.
    Malheureusement peu de neige pour nous avec des vacances annulé comme beaucoup de monde

  14. Géraldine Répondre

    Bonjour!
    Je me retrouve en station de ski avec mes 3 chiens, je cherche des itinéraires de balade et il n’y a quasiment que des itinéraires raquette. Je comptais y aller simplement a pied mais en lisant votre article je pense que c’est une mauvaise idée. Par contre les bâtons ça sera impossible pour moi, vu que je dois tenir les 3 laisses et je n’ai que 2 mains
    Est-ce donc possible malgré tout? Ou avec des chiens il vaut mieux rester à pied?
    Merci d’avance!

    1. carnetsderando Auteur de l'article Répondre

      Hello Géraldine,

      Désolé du retard de réponse, j’étais moi-même en congés ! Je pense arriver après la guerre du coup mais je réponds quand même. Alors non les bâtons ne sont pas indispensables même s’ils sont très utiles. Je suis le premier à ne pas pouvoir les utiliser car moi je n’ai pas de chiens mais j’ai souvent la caméra. Et ça crée un déséquilibre dans la neige. C’est quand même, je trouve, moins simple. Par contre, dans la neige, la raquette est souvent préférable à la chaussure seule. À moins de rester tout le temps sur une neige très dure mais, ça, c’est difficile à prévoir à l’avance. Et galérer déjà en solo sans raquettes c’est pas drôle mais avec des chiens qui brassent et qui tirent devant eux, ça peut vite devenir la grosse galère ! Moi j’aurais quand même souscrit à l’usage de la raquette !

  15. Luc Répondre

    Petit partage d’expérience sur mon ascension dans le PNR du Queyras dans les Alpes dimanche dernier. Gros passage avec 1m de neige, chaussures de randos en gore tex SANS raquettes. Je me suis posé la question de continuer car je m’enfonçais très souvent (et heureusement je suis grand !) mais j’avais envie d’aller plus loin tout en faisant attention à mon timing, j’ai continué alternant entre marche très lente et plus rapide jusqu’au moment où mon pied est resté bloqué dans la neige dans un versant à l’ombre. J’avais beau essayer de lever la jambe, j’étais totalement bloqué.
    En mettant de l’eau à 18 °C dans le trou qui s’était formé, avec la chaleur de ma jambe et beaucoup d’énergie à enlever la neige autour de mon tibia puis de mon pied, je m’en suis sorti.

    En conclusion, le port des raquettes n’est pas seulement conseillé en cas de fortes neiges mais vital !

    Super site sinon, bravo !

    1. carnetsderando Auteur de l'article Répondre

      Salut Luc et merci pour ce retour d’expérience assez intense ! Wow ! Je savais que c’était galère de marcher dans la neige profonde sans raquette mais j’ignorais qu’on pouvait aller jusqu’à cette extrémité ! Ça frisait le « 127 heures » version jambe et neige ! Heureusement que ça s’est mieux terminé 🙂 Au plaisir de te relire lors d’une autre occasion (et avec la jambe libre !)

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