Sentier Marcel Estruch : la Sainte-Baume version aventure

Dans le massif de la Sainte-Baume, le nom de Marcel Estruch fait résonner l’écho excitant et parfois inquiétant d’une randonnée aventureuse à ne pas prendre à la légère. La promesse du vertige, un soupçon de danger et quelques récits rocambolesques ont suffi à tailler à cet itinéraire une réputation sulfureuse. Il n’en fallait pas moins pour attiser ma curiosité et me convaincre d’aller, à mon tour, affronter les embûches de ce parcours galopant entre ciel et vires le long des falaises de la Sainte-Baume. L’occasion également de visiter le site de la Grotte Sainte-Marie-Madeleine et de débusquer des pas oubliés.

Difficulté : difficile | Longueur : 13 km | Durée : 6h | Dénivelé : 700m

Sainte Baume Saint Pilon Jouc de l'Aigle

 – INSTANTANE –

[dropcap]L[/dropcap]a Sainte-Baume, cette inconnue. Au même titre que le Garlaban c’était, jusqu’à aujourd’hui, un simple nom sur une carte de la Provence. Une couverture boisée particulière y étend son emprise qui, par endroits, abrite des reliques végétales ayant permis au site de gagner ses galons de forêt primaire. Chênes, hêtres, ormes, ifs… Des spécimens uniques et séculaires sont dispersés dans le secret de ces sous-bois qui confinent à l’intime et où démarre l’itinéraire par un sentier sinueux et malicieux. La carcasse d’un vieil hêtre mort surgit soudain à la faveur d’une intersection, immense, desséchée et lugubre. De là, de petits points orange invitent à entrer dans un étroit tunnel végétal. Rarement une forêt aura semblé aussi vivante. Dans un lacet à gauche, une vague trace barrée au sol de quelques branches en vrac indique le départ du sentier Marcel Estruch. Une inscription en jaune sur un rocher au sol confirme le changement de cap.C’est le début d’un jeu de pistes consistant à traquer les balises permettant de faire la jonction avec le Chemin des Roys au terme d’un parcours aventure exaltant.

Difficile de faire le tri sur le web parmi les nombreux articles, parfois alarmistes, qui traitent de Marcel Estruch. Le contact du rocher, la sensation de cheminer sur un tracé étroit et technique, entre deux tranches de verticalité, c’est une recette qui produit chaque fois son effet et qui, subjectivement, peut amener des descriptions fort opposées et parfois alarmistes

A mes yeux, ce sentier Marcel Estruch est un cadeau fait aux randonneurs que le flirt avec l’univers vertical des falaises attire irrésistiblement. Un petit concentré d’adrénaline discount au coeur de la Provence et à quelques encâblures de la Méditerranée. Une volée de quelques marches suffit pour rejoindre le col du Saint-Pilon et son sommet. A l’horizon, les reliefs des Alpes se distinguent dans un flou artistique. Le Verdon et le Mourre de Chanier également, plus proches. Côté ouest, des falaises démesurément plus verticales étirent leur long mur jusque vers Aups. Presqu’oublié des foules, le Pas de la Cabre, permet de les franchir en toute discrétion. Un sentier s’y taille un passage en écharpeà la faveur d’un secteur moins vertical. En quelques minutes, la forêt et un ancien balisage sont rejoints. Il ne reste alors plus qu’à suivre ce nouveau sentier en longeant le pied des falaises jusqu’à l’entrée de la grotte Sainte-Marie-Madeleine. Un escalier massif conduit jusqu’au portail du site, décrété zone de silence et où même les portables sont invités à se taire. Dans la douce lumière d’une fin de journée automne, on s’y laisse bercer par les chants des frères célébrant les Vêpres.

Carré Estruch facile

– A QUI S’ADRESSE CET ITINERAIRE ? –

[dropcap]D[/dropcap]ès lors qu’est quittée la sécurité du chemin balisé, c’est la promesse d’une belle aventure vantée par les amateurs de randonnées aériennes qui s’annonce. Sur le web, on trouve différents avis sur ce parcours un peu hors norme. Selon l’expérience et les limites de chacun, les témoignages vont de l’enthousiasme communicatif à l’expérience catastrophique en passant par des descriptions parfois un peu exagérées des difficultés. Je vais tenter, à travers cet article, d’observer une approche objective et réfléchie de ce bel itinéraire, à ne pas forcément mettre sous toutes les semelles ! Situé en face nord de cette partie du massif, le sentier Marcel Estruch – du nom d’un grimpeur marseillais décédé dans les Calanques en 1968 – ne prend pas souvent le soleil et ouvre sur l’immensité forestière de la Sainte-Baume. Il se fraye un chemin au pied des falaises en ondulant sur environ 4,5 km de sente évidente réduite parfois à une vague trace et entrecoupée de passages rocheux rudimentairement équipés. Par rudimentaire, j’entends que, si l’ensemble présente un aspect solide, rien ne répond plus aux exigences des normes de sécurité imposées aujourd’hui sur des sentiers balisés officiels. La première moitié du sentier ne présente en soi guère de difficulté et évolue sur un sentier de bonne facture, mais à caractère parfois alpin, le tout dans une belle ambiance qui rappelle la montagne. C’est la deuxième partie, au-delà de la jonction avec l’itinéraire de la Voie Gombault, tracée en noir, qui exige quelques mises au point. Rien qui ne soit vraiment plus difficile que le sentier noir, jaune ou vert de la Sainte-Victoire, à titre de comparaison.

A partir de ce point, on monte donc d’un cran supplémentaire dans la difficulté de progression et la recherche d’itinéraire. Le terrain se fait également plus escarpé et des sections complètes se déroulent sur des vires assez étroites, sans le moindre chemin. C’est au sujet de cette partie que l’emploi d’une syntaxe juste est essentielle pour permettre à chacun de mieux cerner la nature des obstacles et d’essayer de la confronter à ses propres limites.

– les vires : le parcours s’effectue de plus en plus sur des vires où il est possible dans 95% des cas de progresser debout, en s’aidant parfois de chaînes, placées en main courante, ou en s’appuyant contre le rocher. Le pied n’y est pas forcément à plat et savoir où placer ses appuis et avancer en adhérence est obligatoire pour être en totale sécurité.

– la notion de vertige et de danger associée : vaste et subjective notion que le vertige ! Sur Marcel Estruch, les uns gambaderont quand les autres resteront accrochés à la chaîne ! Qu’en est-il exactement ? Comparativement à certains itinéraires non balisés des Alpes – je pense notamment au Vercors et à la Chartreuse – la notion de vertige est ici relative. On est en-dessous de l’exposition et de l’engagement de certains sentiers de montagne, mais le faux-pas ou la glissade demeurent néanmoins à éviter. Une réelle habitude de ce genre de terrain est donc impérative.

– les traversées pendulaires : on pourrait s’effrayer d’entendre parler de « pendules » sur le web ! Rassurez-vous, les deux passages concernés font référence à une petite section d’un mètre, parfois deux, où le passage se réduit à une étroite corniche. Une petite – et ancestrale ! – chaîne y a donc été placée pour aider au franchissement. D’aucun préfèreront tout simplement empoigner l’excellent rocher pour franchir ces très courts passages.

– les passages d’escalade : on en compte véritablement trois. Le premier, sans chaîne, permet de franchir une sorte de cheminée de quelques mètres. Donné en 3b, le passage, pas exposé, se franchit grâce à de solides prises pour les mains. Le second est un pan incliné d’environ 7m. De très bonnes prises (trous, règlettes larges, écailles solides) et une chaîne facilitent une escalade de niveau III, voire moins ! Le dernier est plus physique et nécessitera un peu de force pour tirer avec les bras sur la chaîne qui permet de le franchir.

– le balisage : le sentier Marcel Estruch est intégralement balisé par des séries de points jaunes. Le marquage prend une forme plus ou moins marquée de coude chaque fois qu’un changement de direction vers le haut ou le bas est nécessaire : observez-le donc attentivement. Si vous êtes correctement attentif, vous éviterez les mésaventures de certains randonneurs qui se sont fourvoyés sur d’autres vires que celle balisée. Je n’ai noté que deux ou trois endroits où ma vigilance a été vraiment requise. Avant des changements brusques de direction, assurez-vous donc toujours d’avoir repéré la balise correspondante ! Si vous n’en voyez plus depuis longtemps, n’hésitez pas à faire demi-tour.

En résumé, le sentier Marcel Estruch n’est pas recommandé si :

  • vous êtes facilement impressionnable par la présence de ravins et de falaises
  • vous n’êtes pas à l’aise avec l’escalade, même facile
  • vous avez des difficultés à suivre un balisage non conventionnel
  • vous n’êtes pas à l’aise sur des chemins accidentés ou étroits

Carré Estruch difficile

– INFOS PRATIQUES –

Carte : IGN 1/25000 TOP25 3245ET Aubagne La Ciotat Massif de la Sainte-Baume et TOP25 3345OT Signes Tourves Massif de la Sainte-Baume actuellement 11,90 euros sur Un Monde-Montagnes
Accès : en voiture, d’Aix-en-Provence (rejoint par l’A8 en provenance de Nîmes ou de Lyon, ou de l’A51 en provenance de Gap), suivre l’A8 direction Toulon. Prendre la sortie 34 « Saint-Maximin ». Au rond-point, à la sortie du péage, continuer tout droit par D560 direction Saint-Zacharie. Après environ 10 km, au rond-point suivre encore Saint-Zacharie à droite et, de suite après, se déporter pour tourner à gauche, par D80, direction Nans-les-Pins. Dans le centre, à l’intersection, continuer à gauche, direction Sainte-Baume. On sort de Nans. La route opère un coude à gauche, direction Aups et Mazaugues : la suivre et s’élever par une petite route sinueuse. A l’intersection avec la D95, tourner à gauche, direction « Mazaugues », puis de suite à droite, sur l’aire de stationnement.
Topo : du parking, partir par un large chemin vers l’est. Repérer plus loin sur la droite un balisage jaune accompagné de petits points oranges qui s’en écarte. S’y engager et suivre le balisage jaune sur plusieurs kilomètres jusqu’au carrefour du hêtre mort, en-dessous du Pas de l’Aï (repère 1). A ce carrefour, s’engager à droite par un petit sentier toujours balisé jaune et points oranges. S’élever et, au deuxième lacet à gauche, partir à droite par une sente indistincte après avoir repéré une marque jaune « M. Estruch » accompagnée de quatre petits points jaunes (repère 2). C’est la signalétique à suivre tout au long du sentier. Globalement, celui-ci est évident, plus ou moins bien marqué. Il oscille en courtes montées et descentes, entrecoupées de traversées souvent ascendantes. En cas d’hésitation, toujours vérifier la présence du balisage avant de s’engager sur une voie ou sur l’autre. Peu de réelles difficultés jusqu’à croiser la voie Gombault (balisage noir) qui coupe perpendiculairement Estruch. Au-delà les premiers ressauts rocheux et passages d’escalade surviennent. Prêter attention au balisage pour garder sa trajectoire. L’itinéraire se fait de plus en plus aérien avant d’atteindre un mur incliné de 7/8 mètres max équipé d’une nouvelle chaîne. Au-delà, un dernier ressaut donne rapidement accès à une brèche qui ouvre sur les versants situés sous le col de Saint-Pilon. C’est l’endroit le plus paumatoire ! Ne relachez pas votre vigilance et suivez bien le balisage pour déboucher sur l’escalier du Chemin des Roys (repère 3). Suivre à gauche cet escalier et gagner le col de Saint-Pilon puis, à vue, le sommet du Saint-Pilon (repère 4). En continuant de suivre plus ou moins la crête sommitale vers l’ouest, on rejoint la chapelle. Continuer sur la crête en suivant le balisage du GR98. Repérer plus loin une large dépression en forme de cuvette. Peu après son extrémité, guetter sur la droite, près de la crête, un aplanissement du terrain. Les falaises, jusqu’alors bien présentes, y sont totalement absentes, remplacées par de larges et praticables banquettes rocheuses. Un sentier s’y distingue : c’est le Pas de la Cabre (repère 5). Suivez ce sentier (des balises effacées s’y découvrent) qui permet d’atteindre la forêt et le pied des falaises. Un balisage rouge se retrouve jusqu’à une sorte de carrefour, au pied d’une descente, sous les arbres. Continuer vers l’est, en direction du Saint-Pilon dont on distingue le sommet et la chapelle entre les frondaisons des arbres. Un balisage vert se mêle au rouge et on rejoint finalement la Grotte Sainte-Marie-Madeleine (repère 6). De là suivre le très large chemin qui redescend jusqu’au parking.

Sainte Baume sentier Marcel Estruch itinéraire

Notes : le sentier Marcel Estruch, comme expliqué dans l’article, s’adresse à des randonneurs confirmés, habitués aux terrains difficiles, au pied sûr et à l’aise avec le vertige. N’en faites pas un itinéraire de découverte pour vous initier à ce style de randonnée. Et ne vous y engagez pas – comme vu et raconté sur le web – sans savoir où vous mettez les pieds. Les randonneurs qui y ont vécu des mésaventures ont mis ça sur le compte de l’absence de signalétique et de mise en garde sur le terrain. Mais c’est à eux qu’ils doivent s’en prendre d’abord. Une randonnée, de surcroît de ce type, se prépare un minimum. Faites confiance au balisage qui, à 2/3 exceptions près, est très bien fait. Et surtout, oubliez de pratiquer ce sentier les jours de pluie et de grand vent. L’itinéraire se déroulant en face nord et ne voyant pas beaucoup la lumière du soleil, on se méfiera également des risques de gel en hiver. En dépit de la présence rassurante de chaînes, j’attire votre attention sur le fait que cet équipement commence doucement à être vétuste. On l’utilisera donc avec prudence. A plusieurs, avoir une petite corde à disposition pourra être utile pour assurer ou rassurer les plus fébriles.
Les hébergements : je suis venu en aller-retour d’Aix-en-Provence pour ce reportage. On peut toutefois imaginer dormir au pied de l’itinéraire dans le magnifique domaine de l’Hostellerie de la Sainte-Baume. En pleine nature, les amateurs de camping haut de gamme, version mobil-home, pourront aussi se tourner vers le Domaine de la Sainte-Baume. D’autres choix d’hébergements peuvent se retrouver, notamment à Plan d’Aups, sur le site de l’office de tourisme de la Provence Verte.
Bibliographie : La Provence Verte… à pied : l’indispensable topo-guide pour aller plus loin dans la découverte du massif de la Sainte-Baume et de ses environs. Accompagnés de leurs cartes et d’informations, voici 27 itinéraires de randonnées dans le Var, entre Aubagne, Brignoles et Draguignan. Prix indicatif : 9,5 € | Sainte Baume, Sainte Victoire : les plus belles randonnées : la magnifique collection de Glénat s’est intéressée à la Sainte Baume dans ce nouvel opus bien fourni qui recense 7 itinéraires dans le petit massif, objet de ce reportage. C’est aussi l’occasion de découvrir la Sainte-Victoire un peu plus au nord. Prix indicatif : 30,50 €

EN BREF

Que d’excitation à s’engager sur ce sentier Marcel Estruch. Si vous êtes familier de ce genre de randonnée du vertige, vous ne trouverez pas ou peu de difficulté à cet itinéraire ludique et très visuel. Pour les autres, sensations fortes garanties, à condition d’être un minimum à l’aise sur ce genre de terrain. Une belle façon d’explorer le massif avec un final sur le sommet du Saint-Pilon qui vous en mettra plein la vue.

 

by-nc-ndCe reportage Carnets de Rando, sous licence Creative Commons, est la propriété exclusive de Carnets de Rando. Son usage à des fins non commerciales est autorisé à condition de mentionner son appartenance au site www.carnetsderando.net. Pour toute autre utilisation, merci de me contacter.

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33 Comments

  1. nicoulina Répondre

    Les difficultés sont-elles comparables à celles du sentier de l’Imbut dans les gorges du Verdon ?
    Beau reportage, fort bien écrit, loin de ce qui se lit habituellement dans les descriptifs de rando.

    1. carnetsderando Auteur de l'article Répondre

      Merci pour le compliment 🙂 J’essaie d’apporter un soin tout particulier aux vidéos, aux photos mais aussi au texte. Je suis souvent déçu de ce que je trouve sur le web, soit trop personnel, soit superficiel. Rédiger un descriptif et le rendre public, surtout sur un itinéraire comme l’Estruch, engage à mon sens un minimum la responsabilité de l’auteur. On ne peut pas faire n’importe quoi et il y a malheureusement beaucoup de blogs où la rédaction manque de recul et d’analyse objective, rapportée au plus grand nombre et pas seulement à soi. A titre de comparaison, le Sentier de l’Imbut est, à mon sens, beaucoup plus facile que l’Estruch, du moins jusqu’à la sortie Vidal. Les difficultés du sentier Marcel Estruch se rapprochent davantage de la fin de celle-ci, quand il faut un peu escalader avec le câble un ressaut rocheux. Pour le reste et globalement, la progression requiert plus d’attention que l’Imbut.

    1. carnetsderando Auteur de l'article Répondre

      Bonjour Cath,

      Alors non je n’organise pas de randonnées dans le sens où je ne suis ni à la tête d’un club de rando, ni d’une agence de randonnée. En revanche, j’invite parfois les gens qui suivent Carnets de Rando à se joindre à moi pendant un tournage. N’hésitez pas à vous inscrire à ma newsletter pour être tenue au courant !

  2. Patoche Répondre

    Bravo pour ton super reportage. J’ai vraiment envie de faire ce parcours, une petite question : est- il possible de télécharger la trace quelque part. Car il y a un passage que je ne visualise pas sur la carte. C’est pour passer du Pas de la Cabre, à la grotte aux Oeufs.
    Merci et encore et BRAVO David

    1. carnetsderando Auteur de l'article Répondre

      salut Patoche 🙂

      Normal que tu ne trouves rien sur ce passage parce que, comme je l’explique, il n’est pas marqué sur la carte et je doute que peu de gens l’aient emprunté pour qu’une trace GPS existe sur le web. En fait c’est évident sur le terrain. Il n’y a qu’un endroit où un marcheur peut s’engager et descendre de ce côté : avant et après, ce ne sont que des falaises. Dès lors que tu te trouves à cet endroit assez large, tu comprends que tu peux descendre à droite en zigzaguant. Un sentier est même présent, non balisé. Il suffit de le suivre, tout bêtement et c’est bon tu te retrouves un quart d’heure plus tard au pied des falaises ! Je n’ai pas vu la Grotte aux Oeufs, je pense qu’il aurait fallu un peu crapahuter à travers les arbres, sur ma droite, pour la trouver. Je me suis contenté de suivre le sentier dont je te parle pour rejoindre plus tard le site de Sainte-Marie-Madeleine. Aucune difficulté dans ce pas !

  3. Nicolas M. Répondre

    Super reportage. Ça permet de bien découvrir les éventuels points sensibles du sentier.
    Pour le coup de se joindre à toi sur un éventuel reportage ça m’intéresserai bien. Si tu passes par l’Auvergne un de ces quatre :-)…

      1. Nicolas M. Répondre

        J’ai pas beaucoup de dispos (plutôt en semaine) mais on trouvera bien un arrangement 🙂
        En plus le coté vidéo m’intéresse. Pas forcément pour faire la même chose, mais pour découvrir un peu le backstage et notamment les contraintes que cela peut imposer sur la rando…

    1. carnetsderando Auteur de l'article Répondre

      Bonjour Rémi,

      Merci pour votre commentaire. Malheureusement je ne randonne pas avec un GPS ! Je n’ai jamais aimé ces trucs ! Du coup impossible d’exporter une quelconque trace vers mon site ! Le tracé rouge qui illustre la carte, c’est juste moi qui le dessine sur un logiciel d’image pour représenter, au mieux, l’itinéraire. Cependant, j’essaie d’apporter le plus grand soin à ma description texte, dans la partie « infos pratiques » de l’article. Si vous appréciez le jeu de la recherche d’itinéraire sur le terrain, vous disposez – j’espère ! – des bons indices pour réaliser la boucle. A l’exception du pas après la chapelle, tout se trouve facilement et les directions sont logiques et évidentes sur le terrain !

    2. carnetsderando Auteur de l'article Répondre

      Bonjour Rémi,

      Merci pour votre commentaire. Malheureusement je ne randonne pas avec un GPS ! Je n’ai jamais aimé ces trucs ! Du coup impossible d’exporter une quelconque trace vers mon site ! Le tracé rouge qui illustre la carte, c’est juste moi qui le dessine sur un logiciel d’image pour représenter, au mieux, l’itinéraire. Cependant, j’essaie d’apporter le plus grand soin à ma description texte, dans la partie « infos pratiques » de l’article. Si vous appréciez le jeu de la recherche d’itinéraire sur le terrain, vous disposez – j’espère ! – des bons indices pour réaliser la boucle. A l’exception du pas après la chapelle, tout se trouve facilement et les directions sont logiques et évidentes sur le terrain !

  4. alain Répondre

    Merci pour les détails très pro de cette randonnée très bon descriptif.
    Auriez vous des informations sur le sentier des Cantilènes dans le massif de la Ste Victoire.
    Merci Alain.

    1. carnetsderando Auteur de l'article Répondre

      Merci Alain pour votre commentaire. Les Cantilènes ? J’ignorais jusqu’à votre mention son existence. J’ai parcouru le sentier jaune, noir et vert sur la face sud de la Sainte mais je ne savais pas qu’un itinéraire plus confidentiel encore existait. Tout à fait le genre de parcours que j’affectionne. Je le garde sous le coude pour le printemps et ne manquerait pas d’aller y tourner un épisode. Rester à l’affût 😉

  5. cedric Répondre

    Bonjour cher collègue randonneur;

    merci pour ton blog et ton travail de fond;

    je souhaite donner un petit élément rectificatif, a part si je me suis moi meme trompé.

    dans ta présentation tu precises:

     »Topo : du parking, partir par un large chemin vers l’ouest. »

    li me semble que c’est vers l’est qu’il faut partir et non l’ouest

    bonne continuation

    1. carnetsderando Auteur de l'article Répondre

      Mince mais c’est à l’ouest que j’avais la tête en écrivant ça ! c’est effectivement bien à l’est qu’il faut se diriger ! je corrige ça aussitôt. Merci pour ton oeil affuté Cédric 😉

  6. Bernard Répondre

    Bonjour David,
    Grâce à toi, nous venons de faire une superbe rando en ce début juin.
    Ton descriptif est précis et très réaliste.
    En plus des sensations et du paysage, sur le sentier aérien, il y avait une multitude de fleurs.
    Magnifique …
    Bernard

    1. carnetsderando Auteur de l'article Répondre

      Bonjour Bernard,

      Je suis ravi que vous ayez pu passer un chouette moment de rando dans la Sainte-Baume. Au moment de mon passage, à l’automne, la floraison était plutôt sur la fin. Du coup je n’ai pas eu la chance de voir ce visage du massif. Mais c’est un beau sentier, très vivant. Merci pour ce retour d’expérience, en tout cas !

  7. Claire Répondre

    Bonjour David, tout d’abord merci pour tes vidéos et tes articles, très inspirants!
    Avec quelques copains, on aimerai faire cette rando la semaine prochaine si le temps s’y prette et si la roche n’est pas trop glissante sachant qu’elle n’est pas exposée au soleil. On a eu la folle idée de camper en haut et de redescendre au petit jour. Je n’est pas trouvé de renseignements à ce sujet. Est-ce que tu penses cette entreprise trop risquée, le terrain s’y prette-il? (sachant que quelques cailoux ne nous font pas peur).
    Merci pour ta réponse!

    1. carnetsderando Auteur de l'article Répondre

      salut Claire,

      Alors pour le bivouac oui y’a moyen je pense. Ce qu’il faut faire c’est, après être sorti du Marcel Estruch, emprunter le chemin en escalier remontant vers le col St-Pilon, et se diriger vers la Chapelle Saint-Pilon. C’est l’endroit le plus classe. Je me rappelle d’un replat avec quelques petits arbres – on les aperçoit dans la vidéo, à 5’58 », en retrait à droite de la chapelle. Moi je me serais posé par là. Y’a de la caillasse pour planter mais, si t’es pas trop regardante, je pense ça passe. Le truc c’est qu’il vous faudra de l’eau et y’en n’a pas en haut. Y’a une source indiquée plus bas, près de la chapelle Marie-Madeleine. L’idéal serait de faire une mission eau en quittant le Marcel Estruch, avant de monter vers le St-Pilon. Je te joins un petit extrait de carte illustrant tout ça. En magenta c’est le Marcel Estruch, la flèche indique la source, entouré en rouge c’est la zone de bivouac possible. Faites des photos 🙂

  8. Clément Répondre

    Bonjour monsieur
    Est ce que un enfant de 12 ans peut faire le sentier Marcel Estruch ?
    Est ce que il y a un chemin plus simple pour arriver au st pilon ? Est ce que on peut prendre le chemin du retour pour arriver au st pilon ?
    Est ce que le chemin de retour est plus facile que l’allée ?
    Est ce que on peut faire le sentier dificile à 6 sur les endroits escarpé là ou il faut faire de l’escalade ?
    Aurevoire merci pour vos vidéos qui sont superbe

    1. carnetsderando Auteur de l'article Répondre

      Bonjour Clément,

      Merci pour ton message ! Je te réponds point par point :

      1. Est ce que un enfant de 12 ans peut faire le sentier Marcel Estruch ?

      Ce n’est pas franchement recommandé, à moins d’être très sérieusement encadré par des adultes compétents sur ce type de terrain, encordé aux endroits délicats et que l’enfant en question soit, pour son âge, déjà particulièrement à l’aise avec l’escalade.

      2. Est ce que il y a un chemin plus simple pour arriver au st pilon ? Est ce que on peut prendre le chemin du retour pour arriver au st pilon ?

      Oui au deux questions. Le chemin le plus simple est celui emprunté par la plupart des randonneurs. Il part du parking du centre international de la Sainte-Baume et remonte d’abord au col du Saint-Pion, puis au sommet (c’est celui sur lequel je débouche après le Marcel Estruch dans la vidéo). Le chemin du retour peut également être utilisé à condition de réussir à le trouver et à la suivre au départ du secteur de la Grotte Sainte-Marie-Madeleine.

      3. Est ce que le chemin de retour est plus facile que l’aller ?

      Le chemin du retour ne présente pas de difficulté particulière, excepté qu’il n’est signalé nulle part donc il faut juste réussir à le trouver. Autrement c’est un petit chemin pas technique du tout. Il n’est pas plus difficile que le sentier classique menant au col du Saint-Pilon et beaucoup plus facile que le Marcel Estruch évidemment.

      4.Est ce que on peut faire le sentier dificile à 6 sur les endroits escarpé là ou il faut faire de l’escalade ?

      Tu peux le faire avec un groupe oui. Les gens devront simplement attendre leur tour pour passer. Cela devra se faire l’un après l’autre.

      1. Clément Répondre

        Merci beaucoup de m’avoir répondue rapidement . J’ai encore trois autres questions à vous posez la 1er est :
        Combien de temps met on pour aller au st pilon en partant du parking du centre internationale de la sainte baume ? Est ce que on peut aller au st pilon sans carte IGN . Est ce que le chemin pour à la grotte st Marie Madeleine est assez visible depuis le sommet du st pilon ? merci encore pour votre compréhension .

  9. martial Répondre

    Bonjour, les explications sont claires, par contre le tracé du marcel estruch sur la carte n’est pas placé correctement, il est bien plus bas dans la falaise, parfois il est bon d’avoir un gps lorsqu’on veut marquer sur la carte le parcours exact.
    De la rando alpine, sans difficulté particulière pour randonneurs habitués, aucun besoin d’équipement spécifique sur ce sentier, ceux qui sont en place suffisent largement.
    Nous avons suivi le marcel estruch jusqu’a la voie gombault, pris cette voie et revenu sur l’estruch dans l’autre sens, permet aussi de faire la voir gombault.

    1. carnetsderando Auteur de l'article Répondre

      L’idée du tracé était surtout de donner un aperçu du parcours pour faire comprendre qu’il passait dans des secteurs très hors-sentier. Ce tracé sur la carte n’est pas exploitable volontairement. J’ai du mal à imaginer que quiconque puisse s’en servir pour s’orienter sur le Marcel Estruch ! Il n’a donc de valeur qu’indicative. Je ne suis pas du tout adepte du GPS, je préfère permettre aux gens de comprendre le terrain sur place et de trouver leur route par eux-mêmes. J’essaye, au maximum, d’être en ce sens le plus clair possible dans les explications écrites. Visiblement c’est le cas ! Tant mieux ! Merci pour votre commentaire en tout cas.

  10. Bertrix Martial Répondre

    Bonjour et merci pour votre réponse, effectivement les explications suffisent amplement et sont très claires; de plus le balisage est omniprésent sur le sentier , impossible donc de se tromper. La voie Gombault est également très bien marqué de points noirs; la montée ne pose pas de soucis, par contre si on le fait à la descente, une corde d’une vingtaine de mètres peut être utile.
    Concernant ma remarque sur le tracé, pas de problème, je m’étais servi de la carte du site pour calibrer la mienne et faire une trace gps, je me suis vite aperçu sur le terrain qu’elle ne correspondait pas.
    Merci encore pour ces explications, cordialement, Martial

  11. Gerbal Yves Répondre

    Fait aujourd’hui 13 janvier… Froid et grand vent sur la crête… Rocher parfois glissant voire gelé : pas conseillé, mais j’adore les ambiances hivernales…
    Je confirme ce qui est dit ici en termes de « difficulté ». Rien de très dur pour un « initié ». Moins d’escalades que sur les jaune ou vert deSte Victoire, mais plus de « chaînes » dont une est tout de même un peu mal,commode, trop basse, et la vire vraiment petite…
    Donc absolument déconseillé à toute personne qui hésite en cas de vertige ou de petite escalde.
    Si vous stressez au pas de la demie-lune (calanques callelongue) ) ou à l’œil de vere (calanques sugiton), n’y pensez même pas.
    Il faut rappeler aussi que la vigilance s’impose à chaque pas car on peut aussi faire une chute sérieuse à peu près partout sur ce tracé.
    Attention aux racines, aux lacets trop longs, au sac qui s’accroche dans les branches… La rando c’est aussi l’art du détail…
    Bref, merci pour ce topo et ce récit.
    Petite pub: j’ai fait un bouquin sur le GR 2013 que j ai été le premier à faire en entier…et qui passe à la Sté baume…
    Ça s’appelle :GR 2013 un carnet de marche »… Et on le trouve sur Amazon.
    Bonnes randos à tous !

    1. carnetsderando Auteur de l'article Répondre

      Merci Yves pour ce commentaire détaillé de ton expérience sur le Marcel Estruch. Et merci aussi de confirmer ce qui est écrit dans l’article. Je garde l’info pour ton bouquin. J’irai regarder ça : ça pourrait être intéressant d’en parler sur Carnets de Rando. Je regarde et je te dis : j’ai ton mail de toute façon. Bonne année à toi !

    1. carnetsderando Auteur de l'article Répondre

      Bonjour Jacques,

      Oui en effet, il y a de récentes interdictions sur la Sainte-Baume. Notamment vers la Grotte Marie-Madeleine à cause d’un risque d’éboulement. Pas sûr que tout ça rouvre avant un moment malheureusement 🙁

  12. Sophie G Répondre

    Bonjour, et merci pour cet article très detaillé sur cette rando !
    Une petite question…A choisir entre le Gombault et l’Estruch, lequel choisiriez-vous ? Y en a t-il un plus technique que l’autre ?
    Merci pour vos conseils 🙂

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