Débuter en Grande Randonnée : 5 itinéraires pour un Premier Trek en Moyenne Montagne

Parmi le courrier récent de Carnets de Rando, une lectrice me demandait des conseils pour choisir un premier trek propice à s’initier en douceur à la grande randonnée en France tout en privilégiant l’immersion nature et la moyenne montagne. Elle pensait au GR20 et souhaitait connaître mon avis sur ce choix. J’ai pensé que la question – et sa réponse – pouvaient concerner pas mal de personnes passant de la randonnée au trek et qu’il pouvait donc être judicieux de la formuler dans le cadre d’un article. Basée sur ma propre expérience et consolidée par ma connaissance du terrain et des GR, voici donc une sélection d’itinéraires parfaits pour un premier trek en moyenne montagne et en France, livrée presque clés en main. Et il n’y aura pas le GR20 dedans et je vous dis pourquoi aussi !

LES CRITÈRES DE SÉLECTION

se situer en France

ne pas excéder 7 jours : pour la seule raison que la semaine est un créneau de disponibilité adaptée à la plupart des gens et aussi que, 7 jours, c’est déjà pas mal pour un premier trek quand on découvre l’itinérance.

ne pas excéder 800m de D+ par jour : idéalement, des journées entre 400 et 600m de D+ sont parfaites pour un premier trek. Cela permet une découverte de l’itinérance qui s’équilibre avec un effort modéré. À partir de 900m de D+, on entre dans une catégorie supérieure. C’est pour ça que je suis allé jusqu’à 800m grand max dans cette sélection, valeur à ne pas excéder et qui doit rester exceptionnelle au cours du trek.

– disposer d’une solution d’hébergements permettant des étapes équilibrées : même topo que pour le dénivelé. La distance idéale, c’est entre 15 et 20km. Mais parfois il faut rallonger un peu pour rejoindre l’hébergement. Je pose une limite exceptionnelle jusqu’à 25km. À moins d’être sous tente (mais, pour un premier trek, ce n’est pas forcément le meilleur choix. Voir ci-après l’encart Être ou ne pas être autonome?). L’hébergement est une assurance pour limiter le portage et donner du confort à l’étape afin de valoriser l’expérience.

offrir une immersion régulière au coeur de la nature : par ce critère j’entends qu’une grande partie de l’itinéraire propose des sections marchées loin de toute activité ou implantation humaine et permet au trekkeur de découvrir des spots nature remarquables.

posséder des moyens d’accès et de sortie pratiques : afin de privilégier la mobilité douce, les itinéraires sélectionnés pour ce premier trek offrent la possibilité aux marcheur/ses un déplacement sans voiture

PREMIER TREK : ÊTRE OU NE PAS ÊTRE AUTONOME ?

On ne peut pas tout apprendre à faire en même temps. À mes yeux, la réussite d’un premier trek passe par la qualité de l’expérience et le souvenir des paysages. C’est ce qui donne envie de recommencer, de faire plus long et peut-être plus dur. C’est pourquoi les contraintes, à mon sens, doivent s’intégrer progressivement. Or l’autonomie, si elle permet une expérience précisément encore plus immersive, a néanmoins son prix. Ce prix c’est le poids du sac.

L’apprentissage de l’autonomie, ça se joue à pile ou face. Ça donnera envie à certain(e)s d’y revenir et à d’autres de jeter définitivement leurs chaussures !

Être autonome, c’est porter toute sa maison sur le dos pour en permanence avoir de quoi se couvrir, se changer, boire, manger, préparer ses repas et dormir. En se débrouillant bien, avec le bon matériel – c’est à dire le plus léger, donc le plus technique et in extenso souvent le plus cher – on peut, avec de la chance, s’en tirer entre 12 et 15 kilos sur le dos. En général, lors d’un premier trek – faute de budget ou d’expérience – c’est nettement plus. Sans compter que le bivouac, oui c’est chouette, mais quand la météo n’est pas de votre côté, ça peut vite devenir une chienlit.

L’hébergement en dur – certes c’est un budget aussi me direz-vous – devient alors un critère de confort déterminant pour qualifier votre premier trek de réussi ou de catastrophique. Et cette question de l’autonomie, au début, c’est vraiment quelque chose qui peut sérieusement vous empoisonner la vie et gâcher votre premier trek. Aussi, même si moi-même je suis un inconditionnel de l’autonomie, je vous recommanderai, dans un premier temps, de ne pas en faire une absolue nécessité pour votre première fois.

Ne faites pas une fixette sur la tente en vous disant que c’est la condition ultime de réussite de votre trek. Chaque chose en son temps ! Certain(e)s sont prêt(e)s plus tôt que d’autres. Ne brûlez pas les étapes.

Restez concentrés sur l’itinéraire, sur le plaisir de marcher et de découvrir chaque jour de nouveaux horizons. Faites-vous deux ou trois itinérances sans autonomie ou en autonomie partielle (l’itinéraire proposé  plus bas dans le Vercors permet ce genre de chose) avant de songer à aller plus loin. Pour votre premier trek, maîtrisez en premier lieu la seule notion d’itinérance (préparation, réalisation sur le terrain, orientation) avant de passer au stade supérieur. C’est ainsi qu’on progresse et, surtout, qu’on se régale jusqu’à ce que cela frise l’addiction.

POURQUOI C’EST UNE MAUVAISE IDÉE DE PENSER AU GR20 COMME PREMIER TREK ?

Le GR20, j’en ai déjà parlé ici, sur Carnets de Rando, pour tenter de le démystifier un peu – voir l’article en question. Mais n’en concluez pas pour autant que c’est dans la poche et que vous pouvez prendre vos billets pour la Corse ! Je n’ai pas non plus dit que c’était un trek facile. Cela reste une aventure qui nécessite un minimum d’expérience de l’itinérance et de la montagne.

Ne cédez pas aux sirènes des médias qui envoient tout le monde sur le GR20, tout ça pour se casser les dents dessus et devoir abandonner au bout de trois jours faute d’expérience ou de préparation…

Pour s’engager sereinement sur le GR20, il faudra donc d’abord valider un premier trek de cette liste mais aussi un trek alpin. Accessoirement avoir des notions d’autonomie matérielle sera un plus, à moins de vouloir dormir et manger dans les refuges. Bref, pour bien démarrer dans le trek, ne pensez pas immédiatement au GR20. À moins de vouloir vous lancer un défi personnel ou d’avoir perdu un pari avec des copains !

1. LE CHEMIN DE STEVENSON (GR70) – LOZÈRE/GARD

Le Stevenson c’est un grand classique. Le célèbre écrivain écossais qui, sous le coup d’un chagrin d’amour, a traversé les Cévennes avec son ânesse Modestine au 19ème siècle et en a tiré un livre, n’imaginait sans doute pas, à l’époque, que son périple à la fois aventureux et mélancolique deviendrait deux cent ans plus tard un standard de la grande randonnée en France. Mais comment résister à la beauté des Cévennes ? L’itinéraire complet démarre du Puy-en-Velay, en Haute-Loire, et s’achève 275 kilomètres plus au sud, dans le Gard, à Alès. Pour respecter les critères de cette sélection, c’est donc plutôt sa deuxième partie que je vous invite à découvrir. À mes yeux la plus belle et la plus intéressante, entre Chasseradès et Saint-Jean-du-Gard pour un premier trek. C’est celle qui traverse les Cévennes.

1. Chasseradès – Le Bleymard : 17 km, 475m D+

La première étape sert d’introduction. On marche en direction des Cévennes, là où l’itinéraire laisse derrière lui les paysages de la Haute-Loire. Le Chassezac est déjà bien beau à la sortie de Chasseradès puis c’est un environnement à dominante forestière. On trouve de quoi dormir dès Les Alpiers puis au Bleymard, sans aucun souci, avec un camping, un hôtel, une chambre d’hôte et un gîte.

2. Le Bleymard – Pont-de-Montvert : 20 km, 620m D+

Gros temps fort sur cette étape avec la montée vers le Mont-Lozère, un site exceptionnel, particulièrement au printemps. Les Cévennes sont splendides à cette époque. La descente vers Pont-de-Montvert est un vrai bonheur. L’arrivée dans ce village cévenol typique, traversé par le Tarn et entouré de versants tapissés de genêts, est somptueuse. Sur place, deux hôtels, deux gîtes et un camping (voir l’offre complète).

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3. Pont-de-Montvert – Bédouès : 25km, 640m D+

Très chouette ascension, sur cette étape, vers le Signal de Bougès. L’ambiance des Cévennes au-dessus du Pont-de-Montvert est sublime. Le parcours de crête jusqu’au col du Sapet est également un bon moment de randonnée. La fin, jusqu’à Bédouès, est beaucoup plus quelconque malheureusement. À Bédouès, camping sympa et chambre d’hôte. Astuce pratique : à l’intersection avec le GR68, possibilité de le suivre pour arriver plus vite sur Florac et son gîte d’étape.

4. Bédouès – Cassagnas : 22km, 345m D+

Après quelques petits bouts de route, on se retrouve assez vite dans une belle ambiance de sous-bois et de châtaigniers, à flanc au-dessus de la vallée de la Mimente. Après Saint-Julien-d’Arpaon, on emprunte l’ancienne voie de chemin de fer réhabilitée en sentier dans un étonnant cadre rocheux. Après avoir remonté la Mimente, on arrive à l’Espace Stevenson qui peut être une fin d’étape. Autrement, il faut faire du rab jusqu’à Cassagnas, un peu plus haut et où se dénichent trois chambres d’hôte.

5. Cassagnas – Saint-Germain-de-Calberte : 15km, 340m D+

Changement d’ambiance net et sans appel. On tourne le dos aux Cévennes pour un climat plus méditerranéen sitôt franchi le Plan de Fontmort. La forêt reprend le dessus, mais une forêt aux essences différentes de celles de Haute-Loire. Le contraste avec le début du périple est intéressant. À Saint-Germain-de-Calberte, petit village accroché au-dessus du Gardon de Saint-Germain, on trouve tout ce qu’il faut pour dormir (voir toute l’offre).

6. Saint-Germain-de-Calberte – Saint-Jean-du-Gard : 21km, 485m D+

Une dernière étape qui perd de l’altitude et gagne en température. Les amplitudes météo entre les Cévennes et la basse vallée du Gardon de Saint-Martin peuvent être importantes. On découvre ici les petits villages de Lozère, isolés dans leurs fonds de vallées et toujours arrosés par des cours d’eau qui s’appellent des gardons. Une dernière ascension vers le col Saint-Pierre et c’est la descente vers Saint-Jean-du-Gard où on trouve pléthore d’hôtels, de chambres d’hôte et de gîtes, dont un en gestion libre.

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Comment y aller ? Comment partir ?

La magnifique Ligne des Cévennes – celle qui circule entre Nîmes et Clermont-Ferrand – dessert la Bastide-Puylaurent, en Lozère. De là, on peut enchaîner avec la ligne Lozère Est, qui fait un arrêt à Chasseradès. Si vous avez du temps et que vous êtes motivés, vous pouvez aussi attraper le GR70 à La Bastide-Puylaurent et rejoindre Chasseradès en une étape. Pas la plus intéressante cependant…

À partir de Saint-Jean-du-Gard, le truc sympa, si vous avez le temps, c’est d’attraper le train touristique à vapeur, le Train à Vapeur des Cévennes, qui va jusqu’à Anduze. Et, de là, il faut prendre le bus A12 qui ramène sur Nîmes. La ligne en question peut également se prendre depuis Saint-Jean-du-Gard pour les plus pressé(e)s !

Liens utiles

Association Le Chemin de Stevenson : indispensable pour préparer votre séjour sur le GR70

Le GR70 sur MonGR

L’épisode de Mon GR Préféré consacré au GR70

Topo-guide

Le Chemin de Stevenson – GR70

2. LA TRAVERSÉE DU VERCORS (GR91) – ISÈRE/DRÔME

Si s’attaquer à la forteresse du Vercors par ses versants occidental ou oriental peut s’avérer une entreprise parfois technique, souvent sportive, réservée aux montagnards disposant déjà d’une certaine expérience, la traversée de cet immense navire, du nord au sud, peut s’adresser à une plus large catégorie de randonneur/ses en guise de premier trek. Moins d’engagement mais une immersion garantie au sein de ce Parc Naturel Régional absolument unique en France. Ce que propose cet itinéraire incroyable et à la portée du plus grand nombre est, ni plus ni moins, que la traversée intégrale du massif du Vercors. À noter que ce parcours imposera également un apprentissage de l’autonomie, une partie du tracé nécessitant plusieurs nuits en cabanes, au cœur de la montagne. Une expérience à vivre absolument !

1. La Tour-sans-Venin – Saint-Nizier-du-Moucherotte : 5 km, 520m D+

Une première étape d’échauffement qui sert principalement à gagner les hauteurs du Vercors. On y découvre le sommet des Trois Pucelles et l’ancien site de saut à ski de Saint-Nizier, dans son jus depuis les Jeux Olympiques de 1968. Sur place plusieurs chambres d’hôte et un camping à la ferme (voir toute l’offre).

2. Saint-Nizier-du-Moucherotte – Les Alliers : 13 km, 760m D+

L’étape au plus fort dénivelé, qui permet de rallier le sommet du Moucherotte et de découvrir le paysage assez incroyable de la barrière Est du Vercors avec cette ligne de falaises qui se déploie vers le sud. Sans oublier la vue sur la vallée du Grésivaudan, la Chartreuse et Belledonne avec Grenoble au centre. Un panorama qui donne l’ambiance. Reste de l’étape tranquille, en descente vers le gîte des Allières où on passe la nuit.

3. Les Allières – Corrençon-en-Vercors : 17 km, 400m D+

Une belle journée qui démarre sous le col de l’Arc, à l’aplomb du Pic Saint-Michel (possible d’en faire l’ascension qui vaut le coup avec retour par le col de l’Arc : +3,5 km et +425m D+) puis qui passe en-dessous de la crête des Crocs et des Rochers de l’Ours via le sentier Colbert. Après la cabane de Roybon, on amorce la descente vers Villard-de-Lans puis l’itinéraire biaise à travers le domaine de la station pour rejoindre le charmant village de Corrençon. Le gîte d’étape des Hauts-Plateaux est après la sortie de la bourgade.

4. Corrençon-en-Vercors – Cabane de la Jasse du Play : 17 km, 660m D+

La partie 100% immersive démarre ici, par l’entrée du marcheur dans la Réserve Naturelle des Hauts Plateaux, un environnement immense, l’un des plus hauts déserts d’altitude d’Europe, l’équivalent français de l’Altiplano andin ! Le tracé du GR, tel le fil d’Ariane, permet de profiter de l’endroit sans crainte de s’y égarer. Les Hauts Plateaux sont un endroit fascinant et seules des cabanes, aménagées ici et là, permettent d’y passer la nuit. Il est bon de savoir que leur capacité d’accueil est limitée (10 à 15 personnes maximum) et que la règle qui prévaut est celle du premier arrivé, premier servi ! La fontaine du Play, à environ 15 minutes de la cabane de la Jasse du Play, permet de recharger en eau.

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5. Cabane de la Jasse du Play – Cabane de Pré Peyret : 11 km, 190m D+

Deuxième partie de la traversée des Hauts-Plateaux, encore plus impressionnante avec l’apparition du Grand Veymont, point culminant du Vercors, dans le paysage. L’ascension est possible pour les plus volontaires. C’est une belle option à s’offrir sur cette étape. Il faudra, au niveau du Jasse de la Chau, monter vers l’Est et le Pas de la Ville pour crocheter alors plein sud vers le sommet. Descente en face sud via le Pas des Chattons, la Cabane des Aiguillettes, la Fontaine des Bachassons – attention souvent à sec ou au goutte à goutte – puis la Cabane de Pré Peyret (10-15 personnes max). Il faudra ajouter 715m de D+ par contre !

6. Cabane de Pré Peyret – Cabane de Châtillon : 14 km, 465m D+

Troisième et dernier jour d’immersion et non le moindre. Les Hauts-Plateaux se poursuivent maintenant au fil d’une longue péninsule appelée la Montagne du Glandasse. Déconnexion totale. Les repères volent en éclats sur ce parcours, pulvérisés par l’espace qui avale le marcheur. On progresse ainsi, en apesanteur, jusqu’à la dernière cabane sur le parcours, la Cabane de Châtillon. C’est encore un petit lieu rustique pouvant accueillir une dizaine de personnes. Une table, deux bancs et un poêle complètent l’inventaire. La source de Baume Rousse, à 10m à pied, assure le ravitaillement en eau (attention à son accès, un peu dangereux).

7. Cabane de Châtillon – Châtillon-en-Diois : 11 km

Dernière descente vers la civilisation pour aller récupérer la vallée du Bes, 1200 mètres plus bas. Autant dire une sacrée descente qui révèlera, dans votre dos, le décor de falaises incroyable sur lequel vous évoluiez ces derniers jours. Tout hébergement et commerce à Châtillon.

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Comment y aller ? Comment partir ?

Pour arriver à la Tour Sans Venin, il faudra arriver en train sur Grenoble et, de là, prendre le bus 5110 qui assure la ligne vers Saint-Nizier et Lans-en-Vercors. Pour le retour, c’est le bus 29 qui vous ramènera d’abord sur Die. Puis, de Die, la ligne 28 vous amènera soit sur Gap, soit sur Valence et la vallée du Rhône.

Recommandations particulières

Les Hauts Plateaux du Vercors nécessitent une approche spécifique. D’abord sur l’hébergement. À moins de porter votre tente – pour être tranquille, dormir seul(e) ou limiter le risque de ne pas avoir de place aux cabanes – il faudra donc dormir en cabane. Les cabanes sont rustiques : pensez à prendre votre matelas et votre sac de couchage. Il faudra également être autonome en nourriture pendant 3 jours et demi et ne pas avoir oublié votre réchaud, votre cartouche de gaz et votre popotte.

La gestion la plus difficile est l’eau. Le Vercors est un massif calcaire, très pauvre en eau (tout part à l’intérieur). Les sources sont très souvent sèches dès la fin juillet, voire avant. L’apport personnel en bouteilles – donc en poids supplémentaire – devra être pris en compte de manière très sérieuse.

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Enfin, pour finir, la météo. Par beau temps, les Hauts-Plateaux sont un petit paradis. Dès que le mauvais est là – pluie, orage, neige ou pire brouillard – les choses se corsent. Restez toujours sur le chemin balisé, c’est votre unique garantie d’être en sécurité. Les lieux sont énormément paumatoires dès qu’on quitte les chemins. Pour vous dire, en hiver, des professionnels encadrent ici des stages de formation aux expéditions polaires (voir, pour s’en convaincre, cet épisode de Carnets de Rando) ! C’est, de plus, truffés de dolines – trous – parfois très profondes. Gardez également cela à l’esprit si vous optez pour lui comme premier trek !

Liens utiles

La page des GTV – Grandes Traversées du Vercors
La page du GR91 sur MonGR

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Tours et Traversées du Vercors, du Diois et des Baronnies

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3. La Traversée du Jura (GTJ/GR5/GR9) –  DOUBS/JURA/AIN

En voilà un autre d’itinéraire qui a conquis plus d’un marcheur : la GTJ et ses 397 km ! Quand on ne connaît pas on se dit souvent : « le Jura ? Oh… Bof, bof… C’est pas une priorité ». Il m’aura fallu plusieurs reportages dans le secteur pour être convaincu qu’il faut tordre le cou à cette mauvaise idée reçue. Les espaces du Jura sont juste… énormes ! La topographie de la région, à la fois douce et ouverte, propose une belle alternance d’ambiances forestières et de vallons étirés à l’allure déjà alpine. Sans oublier les lacs, les rivières, les couleurs des fleurs, ce beau mariage entre les prairies, les rochers et le ciel. De la nature à l’état pur, comme on aime. Pour cette sélection, j’ai choisi un assemblage entre trois itinéraires qui relie Métabief à Lélex. À mes yeux un des tronçons les plus représentatifs et contrasté pour officier comme premier trek.

1. Métabief – Mouthe : 20 km, 500m D+

Départ de l’agréable petite station de Métabief, patrie des VTTistes et envolée vers le Montrond, d’abord, mais surtout le Mont-d’Or (photo ci-dessous), le toit du Doubs à 1415 mètres d’altitude (voir, en hiver, cet épisode de Carnets de Rando ou, version estivale, le final de cet épisode de Mon GR Préféré). Des vues incroyables au-dessus des falaises vers la Suisse avant de partir vers l’ouest et d’entamer la descente vers Mouthe. Juste avant Mouthe, on croise le site des sources du Doubs, un endroit qui a énormément de charme. Entre prairies et forêts, premier contact avec les paysages jurassiens. À Mouthe, on dormira forcément au bien-nommé gîte La Randonnée !

2. Mouthe – La Chapelle-des-Bois : 20km, 370m D+

Mouthe dans son val. Au tracé de la GTJ, je préfère ici celui du GR5 pour rallier La Chapelle-des-Bois. Cela permet une étape dans ces jolies prairies humides qui bordent les cours d’eau, à l’image du Cébriot avant d’arriver sur Chaux-Neuve. Ici, à l’instar du GR5, je préfère le léger crochet par le PR qui arrondit au-dessus de Châtel-Blanc et Roche Blanche. On rejoint le GR5 après la cascade, en suivant la route. De là, longue traversée forestière, très caractéristique du Jura, pour arriver à La Chapelle-des-Bois où on dort à la Maison du Montagnon.

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3. La Chapelle-des-Bois – Bois-d’Amont : 11 km, 270m D+

Une étape plus courte, pour reposer les jambes après ses 2X20 bornes. Là encore je préfère le GR5 qui monte sur la crête frontière, avec ses points de vue fréquents et ses anciennes bornes. Mention spéciale au belvédère de Roche Bernard. Ensuite il faut emprunter le GR de Pays du Tour de la Haute-Bienne qui permet de relier Bois-d’Amont où se trouve le gîte Le Mont d’Annam (anciennement le Montagnard pour ceux qui ont connu).

4. Bois-d’Amont – Les Rousses : 15km, 250m D+

On quitte Bois-d’Amont en suivant le GR de Pays du Tour de la Haute-Bienne pour rejoindre le tracé du GR5 sur la route de la Combette aux Quilles. Une marche en forêt, bien à l’abri de la chaleur l’été, qui rejoint Les Rousses et croise le Fort du Risoux. Le Lac des Rousses ne tarde pas à apparaître, très beau spot qu’on traverse en aval avant d’entrer dans Les Rousses qu’on ne pourra pas décemment quitter sans en avoir visité le fameux fort. Le Grand Tétras, gîte d’étape, est la halte généralement admise aux Rousses.

5. Les Rousses – Lajoux : 23 km, 700m D+

On retrouve le tracé de la GTJ pour cette longue mais fichtrement belle étape jusqu’à Lajoux. On attaque par la Forêt du Massacre, consacrée zone de protection de biotope. Après le sommet du Crêt Pela, la vue se libère sur les sommets jurassiens – notamment le Montrond. C’est ma partie favorite et ce que j’essaie toujours de rapporter comme description du Jura aux gens qui ne connaissent pas. Ces longs vallons bordés de bois, sans la moindre trace humaine sur des kilomètres, m’avaient laissé sans voix (voir, en hiver, dans cet épisode de Carnets de Rando dédié à ce tronçon). On rallie Lajoux et son musée du Parc du Haut-Jura (à visiter) avec le sourire jusqu’aux oreilles. Nuit à l’hôtel-restaurant de La Haute Montagne.

6. Lajoux – Refuge de la Loge : 14 km, 745m D+

Une dernière étape plus alpine, pour commencer la découverte d’un autre visage du Jura : celui de la montagne. On les voyait de loin, nous voici désormais dessus ! Il faudra maintenant suivre le GR9 pour en profiter et enchaîner ainsi le sommet du Montrond, puis du Colomby de Gex avant de descendre vers le refuge de la Loge, au pied du Crêt de la Neige, point culminant du massif avec 1718m d’altitude. Les plus courageux pourront se l’offrir, moyennant 3,5 km (aller) et 270m de D+ en supplément ! Les autres s’arrêteront au refuge de la Loge et profiteront du panorama ! Ou descendront directement à Lelex.

7. Refuge de la Loge – Lélex : 4 km

Depuis le refuge, on rejoint la vallée et le village de Lélex en une grosse heure et par l’itinéraire de la GTJ.

Le belvédère de la Roche-Bernard, version hiver

Comment venir ? Comment repartir ?

À l’aller, rendez-vous en gare-TGV de Frasne pour prendre la navette TER qui fait Frasne-Vallorbe en desservant Métabief. Voir ici les derniers horaires connus pour cette ligne. Pour le retour, depuis Lélex, la ligne de bus 153 vous ramènera sur Bellegarde-sur-Valserine et sa gare pour vos liaisons.

Liens utiles

La page du GR509 sur MonGR
Le site de la GTJ

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La Grande Traversée du Jura… à pied

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4. TRAVERSÉE DE L’AUBRAC (GRP TOUR DES MONTS D’AUBRAC/URBAIN V) – LOZÈRE

Quand j’ai réfléchi au sujet d’un premier trek et que j’ai pensé au critère d’immersion requis, ce sont les images de l’Aubrac qui me sont venues à l’esprit, parmi d’autres. Et ne me dites pas « l’Aubrac c’est pas de la montagne » ! Ou allez vous y promener au son des clochers de tempête quand souffle la burle et tombe la pluie à l’horizontale. L’Aubrac c’est de l’espace, des ondulations molles de vagues de prairies copieusement arrosées. C’est un lieu à part, hors du temps où le randonneur évolue comme un naufragé dans l’océan. Un endroit propice à la marche méditative et introspective. Pour imaginer cette traversée, j’ai réalisé un assemblage entre deux itinéraires : le GR de Pays qui en fait le tour complet et le Chemin Urbain V, également connu sous le nom de GR670 et que j’avais parcouru pour Carnets de Rando.

1. Saint-Chély-d’Apcher – Fournels : 15 km, 260m D+

Cette première journée n’est pas encore dans le vif du sujet mais s’en va chercher l’accès à l’Aubrac par le nord. C’est une marche agréable dans une région de France que trop de gens connaissent. L’engouement pour l’Aubrac et la Lozère va néanmoins grandissant et les amoureux de solitude, de nature et de sérénité devraient être aux anges, moyennant des dénivelés quotidiens plus qu’abordables. Fournels et son château s’atteignent en fin de journée. On y dort dans un presbytère restauré pour 12 euros la nuit !

2. Fournels – La Chaldette : 11 km, 565m D+

Après avoir dépassé Saint-Juéry, l’itinéraire prend la direction du sud et commence à flirter avec les paysages de l’Aubrac. Le tracé serpente entre les puechs, ces bouts de collines ronds qui émergent du sol pour en dessiner le relief. L’identité rurale du territoire et sa rigueur imprègnent l’étape. L’Aubrac se révèle petit à petit au marcheur. Peu après le pittoresque Rocher du Cheylaret et sa vierge, on atteint le tout petit village de La Chaldette où on fait étape chez Stéphanie, dans sa Parenthèse en Aubrac, une maison familiale datée de 1853

GR65

3. La Chaldette – Nasbinals : 16 km, 205m D+

De La Chaldette c’est l’entrée par la grande porte dans l’Aubrac. On rejoint d’abord le minuscule bourg de Brion, dernier bastion humain avant les grands espaces. Ne subsistent, ici et là, que des exploitations agricoles dispersées dans le grand vert. Bien plus tard, après avoir traversé le Bès sur le Pont de Gournier, il faudra abandonner le GR de Pays et suivre le balisage qui part sur la D12 en direction de Nasbinals. On atteint ainsi le petit village, véritable épicentre de l’Aubrac, avec sa singulière architecture et sa très belle église romane. Nuit au gîte communal où les rencontres avec les pèlerins de Compostelle, en route sur le GR65 et la Via Podiensis, ne sont pas rares.

4. Nasbinals – Refuge des Rajas : 16km, 250m D+

C’est maintenant les balises du GR670, alias Urbain V, qu’il faut suivre. Un très bel itinéraire, né en 2016, qui part de Nasbinals et se termine dans le Gard. Sa première étape, à travers l’Aubrac, est fabuleuse. Une révélation quand j’y suis passé la première fois. Vous pouvez en voir le détail dans cet épisode de Carnets de Rando. En résumé, sur votre route, un paysage enchanteur, la Cascade du Déroc, des burons isolés, la course des nuages, l’air de l’Aubrac qui fouette le visage et le final sur le magnifique site des Rajas pour une nuit inoubliable sous les étoiles du plateau.

chemin Urbain V

5. Refuge des Rajas – Le Monastier : 18 km, 180m D+

Nouvelle journée, nouvelle ambiance. On va rapidement quitter les plateaux de l’Aubrac pour basculer vers la vallée du Lot. Peu de montée, beaucoup de descente et pas mal de distance pour cette étape qui chamboule le décor. On rejoint la civilisation au Monastier où le gîte communal appelé Maison du Prieur attend les randonneur/ses fourbu(e)s. Il accueille jusqu’à 9 personnes au tarif de 12 euros la nuit.

6. Le Monastier – Barjac : 20 km, 650m D+

Belle étape à la découverte de la vallée du Lot et de ses drôles de Trucs, des remparts naturels et protecteurs où les hommes ont construit des villages adossés contre la pierre. La forêt d’hier est remplacée par des parcelles cultivées oscillant entre le vert olive et celui, pluq tendre, des prés fraîchement coupés. Le Truc de Saint-Bonnet et, surtout, celui de Grèzes et de son village, retiennent particulièrement l’attention. À Cénaret, montez jusqu’à la Vierge pour profiter du spectacle de la vallée, avant de rejoindre Barjac où on dormira au Paradis. Pas mal, non ?

7. Barjac – Mende : 10 km, 240m D+

Derniers kilomètres pour rejoindre la grande et très belle préfecture du département de la Lozère : Mende. L’itinéraire évite astucieusement les zones artisanales du nord de la ville et se fraye un chemin champêtre pour franchir le Lot en empruntant le très beau pont Notre-Dame. On rejoint le parvis de la cathédrale de Mende qui impose sa présence colossale au reste de la ville. Ne passez pas à côté de sa visite pour terminer ce parcours, ça vaut le coup ! Tout commerce et hébergement sur Mende.

Comment venir ? Comment repartir ?

J’ai choisi comme départ Saint-Chély-d’Apcher car la ville dispose d’une gare. Il est aussi faisable – et même recommandé – de rallier Mende en train et de prendre ensuite un bus pour Saint-Chély-d’Apcher. De cette manière, au retour à Mende, il suffit de repartir en train vers votre destination.

Liens Utiles

La page du Tour des Monts d’Aubrac sur MonGR
Le site du Chemin Urbain V

Topo-Guide

Tour des Monts d’Aubrac
Le topo-guide du Chemin Urbain V : actuellement indisponible

GR65

5. TOUR DES VOLCANS & LACS D’AUVERGNE (GR30/GR4/GR441) – PUY-DE-DÔME

Mais oui, l’Auvergne a sa place dans cette sélection de premier trek en moyenne montagne ! Elle valide tous les pré-requis de notre cahier des charges. Et c’est comme ça que j’ai le plaisir de pouvoir proposer à celles et ceux à la recherche d’un trek pour débuter en moyenne montagne cet extrait – forcément mon favori ! – de six journées sur un parcours qui en nécessite le double pour venir à bout des 200 kilomètres de cette incroyable boucle au pays des volcans. Une fois encore, comme en Aubrac, de l’espace vert – le passage dans le Cézallier – de l’eau – les nombreux lacs célèbres – et de l’air sont au programme. À cela ajoutez des sommets – avec l’ascension du Puy de Sancy – et du patrimoine. Une belle recette qui devrait ravir un maximum d’entre vous. Voici ma proposition.

1. Besse – La Godivelle : 23 km, 620m D+

Premier temps fort sur cette étape :la visite du village médiéval de Besse, tout de pierre volcanique sombre, de voûtes et de venelles pavées. Puis c’est le passage par l’énigmatique Lac Pavin, jadis exploré par l’équipe Cousteau. Une perle. Un autre lac, plus tard, celui de Montcineyre, plus quelconque, avant de passer Compains. Au loin se devine la butte du Brion. C’est la porte d’entrée sur la planète Cézallier. Véritable pays dans le pays, le Cézallier est une terre d’estive, un immense océan de verdure quadrillé de kilomètres de clôtures, sur lequel passent sans relâche l’ombre des nuages portés par le vent. La nuit au gîte des Sagnes de La Godivelle permet de profiter de cet environnement incroyable. Toute cette étape est présentée dans cet épisode de Carnets de Rando.

premier trek

2. La Godivelle – Égliseneuve-d’Entraigues : 12 km, 175m D+

Une petite étape de repos après la première journée d’hier à plus de 20 km. On en profite pour flâner une dernière fois dans le Cézallier avant de rallier Espinchal. Le GR30 poursuit ensuite sa route en direction d’Égliseneuve-d’Entraigues où il entre après avoir dépassé les cascades d’Entraigues et du Bois de Chaux. Une journée de transition. Plusieurs adresses pour dormir sur le village (voir toute l’offre).

3. Égliseneuve-d’Entraigues – Picherande : 17 km, 400m D+

Sur cette étape, il faut provisoirement abandonner le GR30 – qui s’en va inutilement crocheter vers le lac de La Crégut au prix de beaucoup de kilomètres de goudron – pour lui préférer le GR4 qui remonte plein nord jusqu’au lac Chauvet, bien plus intéressant, en plus d’être un grand classique des lacs auvergnats. On y retrouve le GR30 qu’on suit jusqu’au petit village de Picherande où on avait dormi au Central Hôtel.

(photo © Auvergne Destination Volcans)

4. Picherande – Puy-de-Sancy : 15 km, 855m D+

L’Étape avec un É majuscule ! À condition d’avoir la bonne météo avec vous, c’est à dire pas comme moi comme vous pourrez le voir dans cet épisode de Carnets de Rando – pour l’ascension du Puy de Sancy. C’est le morceau de bravoure de cette itinérance mais c’est aussi un passage prestigieux. Pour l’occasion, on excède un tout petit peu le dénivelé requis pour cette sélection mais le jeu en vaut la chandelle. Là-haut, au sommet, la récompense dépasse tous les mots. Le spectacle de l’Auvergne est au rendez-vous, soyez-en assuré ! Pas d’hébergement au sommet. Prenez un billet A/R au téléphérique et dormez en bas, à l’Auberge de Jeunesse.

5. Puy-de-Sancy – Pessade : 18 km, 440m D+

On remonte en téléphérique au sommet du Sancy pour aller chercher le GR4 au niveau du col de la Cabane. Ainsi on peut continuer à explorer ce superbe site en poursuivant d’abord par le Puy de Cacadogne puis par celui des Crebasses. Le Roc de Cuzeau, puis le Puy de l’Angle et enfin de la Tache complètent cette belle série de sommets. On traverse le col de la Croix Morand et on se laisse glisser jusqu’à l’étape, à Pessade où se trouvent deux gîtes, notamment celui de Bercail Montagne.

6. Pessade – La Bourboule : 15 km, 515m D+

De Pessade, on prend le GR441 qui part faire la jonction avec le GR30 au Lac de Servières. Les lacs seront la thématique de cette dernière étape puisque c’est celui de Guéry qui sera rejoint un peu plus tard. Jetez un oeil à sa petite cascade chutant sur des orgues basaltiques. On partira ensuite à l’assaut du Puy Gros et de son parcours en crête face au Sancy et à la Banne d’Ordanche. Le GR30 se laisse ensuite glisser en direction de La Bourboule, terminus de cet itinéraire à travers l’Auvergne. L’essentiel de cette étape est à retrouver dans cet épisode de Carnets de Rando.

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Comment y aller ? Comment en partir ?

Il faudra d’abord rejoindre en train Clermont-Ferrand. De là, la ligne 74 assure la liaison avec Besse, tous les samedis de juillet et août à 13h. Attention : pas de départ en semaine et en-dehors des vacances d’été… De la gare de La Bourboule, possibilité de rallier en train votre destination.

Liens utiles

Auvergne Destination Volcans

La page du GR30 sur MonGR

Topo-guide

Volcans et Lacs d’Auvergne

premier trek

NOTE

À celles et ceux qui se poseraient la question de « pourquoi tel itinéraire et pas un autre », je réponds que cette sélection n’a rien de définitif. C’est une proposition faite à un instant T, basée sur mon expérience personnelle du terrain. Je ne parle donc pas d’itinéraires que je ne connais pas et que je n’ai pas empruntés moi-même. Ce n’est pas du publi-reportage ! Peut-être cette liste sera-t-elle amenée à s’actualiser dans le futur, en intégrant ou en corrigeant certains treks. N’hésitez pas, en commentaire, à ajouter vos propositions de premier trek que vous connaissez et qui répondent aux critères énoncés au début de cet article.

Dernière chose que je voulais préciser : il n’y a aucun parti pris sur les propositions d’hébergements. Je ne touche aucune commission de la part de ceux bénéficiant de liens. Si je les indique, c’est que j’y suis passé et que mon expérience y a été bonne. Mais également que ce sont de bonnes adresses pour des randonneurs. Si les choses ont changé depuis mon passage – ça peut arriver – n’hésitez pas, là aussi, à me faire remonter vos remarques pour que je puisse, le cas échéant, apporter une modification à l’article.

Bon, et maintenant si vous venez à bout de ces propositions et que vous avez envie de passer au niveau suivant, je vous recommande la lecture de cette sélection dressée par Brieg, du blog Besoin d’Aventure, qui recensent 15 GR® parmi les plus beaux sentiers de Grande Randonnée de France.  On est large maintenant !

Bon premier trek à toutes et à tous !

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66 Comments

  1. Isabelle PRANDINI Répondre

    Super article qui peut servir à beaucoup de personnes.
    J’ai déjà réalisé des treks montagne en groupe, et voudrais cette année essayer de partir en petit comité (2 personnes ou seule). Du coup, un grand merci, je n’ai que l’embarras du choix et les destinations que tu proposes correspondent à des massifs auxquels je pensais.
    Bravo pour tout le travail que tu réalises et ton site, qui aujourd’hui encore plus que d’habitude permet de s’évader !
    Prends soin de toi et des tiens.
    Isabelle

    1. Rémi Fortin Répondre

      Bravo David, votre site est excellent! Ma conjointe et moi serons « jeunes » retraités québécois dans quelques mois, et si la pandémie peut enfin se terminer, nous souhaitons randonner un peu partout, mais particulièrement en France avec laquelle nous avons un attachement sentimental. Votre article sur les randonnées itinérantes nous interpelle. Toutes vos autres suggestions seraient assurément bienvenues. Nous avons fait le tour du Queyras en 7 jours il y a 11 ans, et avons trouvé cela fabuleux. Un parfait mélange de nature et culture. Les grands espaces sauvages, c’est très bien, mais le charme de la France en rando (à part ses vraies montagnes!), c’est son volet humain et historique: un petit village perché par-ci, une ruine médiévale par-là, et hop, 10 km de marche et on a changé de décor!

      1. carnetsderando Auteur de l'article Répondre

        Bonjour Rémi !

        Merci pour votre commentaire enthousiaste ! La France et le Québec ont un lien fort c’est clair. Je suis déjà allé deux fois là-bas et j’ai adoré. En France, en itinérance, on a environ 180000 km de GR®. Ça laisse du choix ! Et, parmi les quelques 350 possibles, il y en a beaucoup sur cette double thématique nature & culture. Marcher et découvrir l’histoire d’un territoire. Pour moi c’est l’essence de la randonnée. Si c’est ce que vous cherchez, le champ des possibles est vaste : le Chemin de Régordane (aka GR®700), le Chemin Urbain V, le GR®470 Source & Gorges de l’Allier, le GR®42 « Du Rhône à la Méditerranée » en sont quelques exemples pour la partie sud de la France. Mais je peux en citer tellement d’autres selon le coin de France où vous souhaiteriez aller ! N’hésitez pas à m’écrire directement à contact@carnetsderando.net pour avancer avec vous sur votre futur choix. Toutes mes amitiés depuis la France !

    1. carnetsderando Auteur de l'article Répondre

      Merci merci ! Au plaisir de (re)venir prochainement vers chez vous où il reste tant de choses à faire et à montrer !

    1. carnetsderando Auteur de l'article Répondre

      Bonjour Jean-Marc,

      Pour ce genre d’article, il y a toujours des choix à faire et le résultat est forcément incomplet. J’ai déjà un article sur le blog qui parle de la Dordogne, de Villages en Barrages, puisque j’y étais venu pour Carnets de Rando réaliser un épisode il y a de ça quelques années. J’y avais croisé Amandine et Florian (Guinot). Ci-joint, le lien vers l’article : http://www.carnetsderando.net/de-villages-barrages-vallee-de-dordogne-version-trek/. Je ne disposais pas non plus, pour ce trek, de contenu photo perso suffisant – que je privilégie majoritairement – pour l’illustrer : normal, je n’avais fait à l’époque des images que sur l’étape 2. Mais je te laisse le soin, en commentaire de cet article, de faire une présentation succinte et adaptée au sujet pour ajouter cet itinéraire à la liste. Je m’en tiens à cinq pour la lisibilité mais rien n’empêche les lecteur/rices de le compléter avec les treks qu’ils/elles jugent utiles de mentionner.

      Bien à toi !

      Amicalement,

      David

  2. Charlotte Répondre

    Bonjour,
    super article, merci beaucoup. Je voulais faire le Gr30 en 1er trek et ton article ne fait que confirmer mon idée. Par contre le topoguide est en cours de parution, donc indisponible. Je souhaite partir début juillet, et je ne sais pas comment faire pour créer ton itinéraire. Conseilles tu les cartes IGN ? ou peut être as tu fait un itinéraire sur Openrunner ?
    merci de tes conseils !
    Charlotte

    1. carnetsderando Auteur de l'article Répondre

      Bonjour Charlotte,

      Effectivement le topo est en cours de ré-édition mais je pense qu’une ancienne édition devrait néanmoins te permettre de pratiquer l’itinéraire sans trop de difficulté. Tu sais, en général, pour ma part je marche sans topo. J’ai trop la flemme de sortir le topo à chaque intersection en fait 🙂 D’une manière globale, le balisage sur le terrain est bon et bien fait. J’ai espoir que, depuis mon reportage, il se soit amélioré sur la partie méridionale du parcours. Ailleurs il était vraiment propre. Donc de la vigilance sur le sentier fait quasiment tout le boulot. Autrement tu as le site Geoportail aussi. Il y a tous les fonds de carte 1/25000è en ligne dessus. Tu peux ainsi visualiser le tracé de ton parcours. Autrement, j’ai aussi la solution, c’est de t’envoyer moi-même la trace GPX ! Je vois que j’ai ton adresse mail, je te fais ça de suite 🙂

        1. carnetsderando Auteur de l'article Répondre

          Bonjour Rémi,

          Je ne marche jamais avec un GPS. Je n’ai donc pas les traces GPX de mes randonnées. Je préfère marcher à la carte, au topo et aux indications ou balisage sur le terrain. Je n’ai aucun plaisir à suivre une trace enregistrée. Pour moi, un des plaisirs de la marche c’est aussi cette lecture du paysage, du terrain, cette recherche de mon chemin. Au risque de m’égarer parfois, de perdre du temps. C’est un luxe auquel je tiens. Des traces GPS d’itinéraires de grande randonnée se retrouvent ici et là sur le web. Mais pas chez moi, navré !

  3. Xavier Guesnu Répondre

    Bonjour
    Un grand bravo et un grand merci pour votre site !
    Quelques questions, si vous permettez bien sûr :
    1) J’ai 65 ans, une bonne condition physique, j’adore marcher, j’ai longtemps vécu au Pays basque, etc. Tout irait pour le mieux, si je ne pouvais avoir des crises de vertige dans certaines situations (notamment chemin étroit en dévers avec précipice ou pente simplement à gauche surtout) qui m’obligent à sélectionner certains itinéraires, surtout en groupe. Mon projet : marcher 7 jours sur un plateau (j’adore ce type de paysage) sans craindre à tout instant un chemin étroit, etc. !!! Auriez-vous une destination à me conseiller ? Je vis désormais en Bretagne. Je pensais à l’Aubrac, au Massif-Central ou au Jura. Je sais aussi qu’il m’arrive d’avoir le « vertige » dans des situations qui peuvent paraître sans danger aux autres.
    2) Vous-même accompagnez-vous comme guide ? Et auquel cas, une seule personne, en l’occurrence moi-même, est-ce possible ?
    Merci d’avance de vos réponses et encore bravo !

    1. carnetsderando Auteur de l'article Répondre

      Bonjour Xavier,

      Effectivement cela doit être un peu ennuyeux mais ce n’est pas une fatalité ! Il y a des territoires où, je pense, vous pouvez marcher en itinérance sans avoir à crainde de vous retrouver dans une situation potentielle de vertige, aussi minime soit-il. Vous avez le Cézallier, en Auvergne, qui est très bien adapté. Et, globalement, toute la partie méridionale sous le Sancy (en évitant de monter sur celui-ci par contre !). Comme vous le citez, l’Aubrac est également très bien. Aucun risque de vertige mais de grandes sensations d’espace. Le Jura est aussi un bon choix, en évitant de tirer sur le tracé du GR®9 qui part, côté Ain, sur les crêtes du Reculet et du Crêt de la Neige. Majoritairement – et à l’exception de quelques belvédères un peu aériens, quoique toujours très bien protégés – le tracé des itinérances jurassiennes pourrait satisfaire vos envies d’espace sans crainte de vertige(s). Pour ma part, n’étant pas AMM, je ne suis malheureusement pas habilité à « guider » ou accompagner les gens ! Et mon agenda de reportages/tournages est trop dense pour m’autoriser à me libérer pour accompagner, même gracieusement, les gens ! J’espère que vous profiterez pleinement de votre destination à venir d’itinérance ! Amicalement, David.

    1. carnetsderando Auteur de l'article Répondre

      Bonjour Carine,

      A priori c’est un peu complexe mais faisable. Il faut d’abord faire Saint-Jean-du-Gard / Anduze en train. Puis Anduze / Alès en bus. D’Alès on prend le Cévenol qui remonte vers l’Auvergne et on descend à la Bastide-Puylaurent. De là, correspondance pour Chasseradès. Tout ça avec des horaires de correspondance qui tiennent dans un mouchoir de poche !

  4. LAURA METTE Répondre

    Bonjour !

    Merci pour cet article qui tombe à pic !
    Je prévois de faire dans deux semaines un partie du GR42 (Saint-Étienne > Tournon-sur-Rhône) en autonomie. J’ai déjà fait quelques treks en itinérance mais jamais en France et toujours accompagnée d’au moins une personne (Patagonie, Pérou, Colombie notamment).
    Pensez-vous que cette portion du GR42 soit réalisable en itinérance avec ma tente ? Je partirai pour la première fois absolument seule.

    D’avance merci pour tes conseils !

    Laura

    1. carnetsderando Auteur de l'article Répondre

      Bonjour Laura,

      Dans l’absolu tout est réalisable avec sa tente. On trouve toujours un petit coin où se caler quelque part, pas forcément le plus beau, pas forcément le plus confortable ou le plus pratique, mais on trouve. Cependant des territoires se prêtent moins bien au bivouac que d’autres. Notamment car toujours trop de champs et parcelles privées, de bois et forêts peu favorables à la pose d’une tente, de proximité de villages, d’absence d’eau. C’est un peu le cas du GR42. Je ne maîtrise pas bien le début de cet itinéraire. Je l’avais fait pour Carnets de Rando mais uniquement à partir de Crussol, peu après Tournon. Je ne m’avance donc pas à te répondre avec une absolue certitude mais, d’une manière générale, je ne miserai pas sur la tente à 100% sur ce tracé. Je la garderais au cas où mais je favoriserais une alternance entre elle et un hébergement plus classique. Repère un peu tes étapes à l’avance et regarde ainsi déjà les possibilités d’hébergements sur celles-ci : campings, gîtes d’étape, petits hôtels… Fonction de ça tu vois si la tente est utile ou pas. De ton budget aussi bien sûr. Et aussi prendre en compte que la tente – et l’autonomie – c’est du poids en plus, donc moins de confort de marche. Ça compte aussi quand on fait son premier trek ! Mais une expérience, même si elle vise la perfection, doit aussi parfois rencontrer des imprévus pour être vécue pleinement. Ça fait aussi partie du plaisir de l’aventure ! Bon trek alors 😉

  5. Nadine Répondre

    Bonjour,
    Je me régale à suivre vos carnets de rando toujours une source d’inspiration pour nous. Mon mari et moi aimons randonner en itinérant et maintenant, l’âge aidant, nous privilégions le confort de l’hébergement à chaque étape mais en revanche, plus légers, nous marchons sur une moyenne de 25-28km sans problème, il nous arrive encore de partir en autonomie mais moins longtemps et avec un sac 12-15 kg max.
    Nous revenons de 6 jours sur le chemin de Saint Guilhem le désert (partie sud) et je voulais préciser qu’il existe des services de navette et même transport de bagages (transbagages et malle postale) tout au long des itinéraires principaux de cette région ce qui facilite bien l’organisation.
    Pour l’anecdote, la première fois que je suis partie en mode itinérant, je me suis fait embarqué sur le GR20(partie nord) en autonomie complète car les refuges n’étaient pas encore ouverts (en mai) et avec un équipement pas des plus techniques… 16kg sans l’eau. Sacré challenge qui par chance ne m’a pas dégouté et m’a vraiment donné le goût de la montagne et des grands espaces naturels.
    Merci encore de nous faire partager cette passion

    1. carnetsderando Auteur de l'article Répondre

      Merci Nadine pour ce témoignage et ce retour d’expérience ! Merci également pour cette précision quant aux services de transport de bagages, de plus en plus fréquents sur les itinéraires de grande randonnée. Un atout supplémentaire pour convaincre des personnes hésitantes à tenter à leur tour l’aventure ! Bonne continuation à vous !

  6. David Répondre

    Un grand merci pour cet article ! Je vais faire mon tout premier trek sur le chemin de Stevenson, et cet article est une véritable mine d’inspiration. Merci 🙂

    1. carnetsderando Auteur de l'article Répondre

      Super ! Merci David pour ce petit retour enthousiaste et très bon premier trek dans les pas de Stevenson alors 🙂

  7. Barish Répondre

    Merci pour cette article bien détaillé,
    Je comptais suivre tes conseils pour la traversé du jura en comencant par la station de metabief, si j’ai bien compris il faudra suivre d’abord le GTJ jusqu’a mouthe puis emprunter le gr5 puis le grp dela haute bienne, puis le gr9 et retrouver le gtj.. Je comptais suivre les traces gpx correspondant que tu décrit de ville en ville, as tu un conseil en plus sur ce parcours? Sachant que nous serons 2 et que l’objectif est de prendre de belles photos aussi 😉

    1. carnetsderando Auteur de l'article Répondre

      Hello,

      Oui c’est ça. Grosso modo ils vont tous dans la même direction ces tracés. Ils font juste des variantes par rapport aux uns et aux autres. J’ai essayé de construire ce tracé en utilisant les chemins que je trouvais les plus pertinents pour le marcheur. C’est par exemple pour ça que je fais crocheter par le belvédère de Roche Bernard. Niveau photo celui-là est pas mal par exemple. Les premiers jours ce sont de belles ambiances de forêts entrecoupées avec quelques milieux ouverts sympas, notamment près de La Chapelle. Les derniers jours sont un peu plus montagne. Moi j’ai une préférence pour l’étape Les Rousses-Lajoux. Je sais pas pourquoi, j’avais vraiment aimé ce tronçon. Le final sur les plus hauts sommets envoie bien aussi. C’est un itinéraire assez complet qui permet bien d’appréhender l’identité du Jura. Pas de recommandation particulière sinon de bien checker les balises pour ne pas se mélanger les pédales sur place entre les différents GR et GR de Pays ! Bon trek 🙂

      1. Barish Répondre

        Grand merci pour ton retour 🙂 …Finalement nous n’aurons que 3-4 jours de disponible cet été et je me demandais si il était possible de raccourcir ce trek, et si oui quel partie privilégier?

        1. carnetsderando Auteur de l'article Répondre

          La dernière alors, sans hésiter. Tu fais plutôt un Chapelle-des-Bois/Les Rousses sans le crochet par Bois d’Amont pour gagner une journée. Puis tu fais ce qui est décrit dans la suggestion jusqu’à Lélex. Ce sont les meilleures parties.

    1. carnetsderando Auteur de l'article Répondre

      Bonjour Dobi,

      En général, pour les enfants, on estime que la distance maximale qui peut être parcourue dans une journée est égale à son âge. Donc 5 ans et demi, ça ferait pas plus de 5,5 km par jour. Difficile donc d’envisager des étapes aussi courtes. À moins d’être secondé par une mule ou un âne mais je ne sais pas si ils font ça dans le Jura… En revanche le territoire est sympa à faire avec des enfants mais plutôt en mode « étoile » en partant et en revenant à son point de départ de façon à respecter le rythme de l’enfant. Après, chaque enfant est différent et il y a des exceptions. C’est aussi en prenant en compte votre expérience de la randonnée avec votre petit que vous pourrez, par rapport à ce que j’ai énoncé plus tôt, vous faire une idée de la faisabilité ou pas de la traversée du Jura. Techniquement ça passe. Mais la distance quotidienne pourrait être un frein.

  8. Patricia Répondre

    Bonjour
    Je suis en vacances en août , ça me tente de faire un GR ou trek , je suis tombée sur votre article et ça me donne encore plus envie , mais j avoue que je ne sais pas lequel choisir !!! Et surtout partir seule pour un premier me stresse quand même !! Sinon pour un premier trek avec guide , vous pourriez me conseiller un site , quelqu un ?
    Merci d avance
    Patricia

    1. carnetsderando Auteur de l'article Répondre

      Bonsoir Patricia,

      Eh bien c’est super ! Il faut céder à cette envie ! Je connais quelques accompagnateurs ou agences qui sont vraiment top pour être rassuré : le premier auquel je pense c’est Damien Parisse de RandoPays. Tu peux le contacter de ma part. Idem avec Maxime Gay qui est au top. Niveau agences sympas pour de premiers treks, tu as aussi Destinations Queyras que je connais bien. Du côté des Pyrénées tu peux contacter Olivier Guix aussi. Voilà ! J’espère que tu trouveras le trek de tes rêves et que cela inaugurera une longue série de belles aventures 🙂

  9. ALAIN Répondre

    Bonjour
    Je viens de voir votre site et j’ ai fait fin juin le GR 70 comme vous l’ avez décris , en partant de La Bastide Puylaurent jusqu’à St jean du Gard , un parcours sympa et pas difficile, en plus on est jamais seul, j’ ai coupé pour rejoindre Florac par le GR 68. Merci de nous faire partager votre expérience.
    avez vous fait le GR 68? mon prochain projet .
    Cordialement

    1. carnetsderando Auteur de l'article Répondre

      Bonjour Alain,

      Non je n’ai pas fait le GR68 ! Content que votre expérience sur le Stevenson ait été positive en tout cas !

    1. carnetsderando Auteur de l'article Répondre

      Salut Gen,

      Oui il faudrait que je planche sur un sujet automne. Y’a moyen. C’est juste que je trouve pas le temps ! Là je suis en tournage depuis fin août et jusqu’au 4 octobre encore. Je suis pas encore rentré chez moi ! Et après c’est trois semaines de montagne version Rain Man qui m’attendent. Je pourrai rien écrire avant au moins mi-novembre. Ceci dit, pour te répondre en vitesse : pour moi l’automne, c’est les mélèzes qui jaunissent dans les Hautes-Alpes et notamment dans le Queyras. En Auvergne aussi c’est top. La météo est plus aléatoire mais monter au Sancy en octobre avant la neige c’est énorme. Les forêts du Morvan sont aussi magiques à cette époque. Attention cependant à la chasse quand on se promène en forêt à l’automne. Si j’ai deux minutes avant la fin de l’année j’écrirai un papier sur ce sujet mais, voyant arriver le truc, ce sera en ligne pour l’automne suivant 🙂

  10. Carine Répondre

    Salut,
    Merci pour toutes ces idées alléchantes !
    Qu’est-ce que tu nous conseillerais pour le mois de mars avec la possibilité de faire des très courtes étapes ? Ce serait notre 1er trek en famille avec notre fille de 3 ans,et on cherche un itinéraire proposant beaucoup d’hébergements (c’est ok si c’est rustique )pour pouvoir faire 2-3h de marche par jour.
    Belle semaine,
    Carine

    1. carnetsderando Auteur de l'article Répondre

      Bonjour Carine,

      Ha ! La problématique d’un trek avec enfant en bas-âge… Je me suis déjà interrogé sur ce sujet – ma petiote a 5 ans – et figure toi que je ne trouve toujours pas de solution. Randonner à la journée, sans souci. Faire un bivouac à moins de 2h de marche de la voiture, sans souci non plus. Enchaîner ça plusieurs jours de suite, là, par contre, souci. J’ai beau décortiquer les cartes IGN, impossible de construire des étapes de 2/3h entre hébergements. Surtout qu’à cet âge – à moins de les porter – ils avancent pas des masses, se fatiguent et se lassent vite. Alors ça doit quand même bien être possible. Mais c’est juste que j’ai pas encore trouvé. J’ai pas cherché partout. J’ai surtout prospecté autour de chez moi et dans le secteur cévenol. Mais j’ai fait chou blanc et les recherches prennent tellement de temps que j’ai fini par zapper. En mars, de surcroît, c’est un peu tôt pour faire du trek. Le printemps n’est pas posé et la plupart des hébergements qui fonctionnent pendant la belle saison sont encore fermés. Et je ne parle même pas du facteur sanitaire qu’il faut désormais prendre en compte. En tout cas, côté destination, même si j’ai pas encore réussi à valider un parcours, je reste persuadé que ça doit se faire dans des territoires comme les Cévennes, l’intérieur du Vercors (car y’a des cabanes mais malheureusement pas beaucoup d’eau :-/) ou le Jura. Du moins pour ce qui est de la moyenne montagne. Un sujet sur lequel continuer de plancher donc et pour lequel, malheureusement, je n’ai pas encore de solution à proposer.

    1. carnetsderando Auteur de l'article Répondre

      Bonjour Rico,

      Merci pour ton petit retour, c’est sympa ! Et content si cet article peut donner de l’inspiration pour faire découvrir ces chouettes itinéraires !

  11. Chauvin nadine Répondre

    Bonjour j’envisage de faire un trek d’une semaine avec ma fille au alentours de Châtel connaissez vous des circuits sympa , gîte camping Auberge,ouverte à toute proposition,sachant que c’est notre premier trek
    Merci bcp

    1. carnetsderando Auteur de l'article Répondre

      Bonjour Nadine,

      Châtel est un bon spot de départ pour des randonnées alpines à la journée. Côté trek, c’est plus une étape possible qu’un endroit type « départ/arrivée » de boucle itinérante. Cependant, en guise d’initiation au trek, depuis Châtel c’est possible, en deux jours, de tenter l’ascension du Mont de Grange avec nuit au refuge de Trébentaz. On peut aussi simplement boucler, sans l’ascension, avec nuit au refuge. Ça permet de se tester un peu, sans prendre de risque, sur l’itinérance !

  12. Amélie Devaux Répondre

    Bonjour,
    Avec une amie, nous avons décidé de faire un premier treck sur une semaine au mois de juin. Votre itinéraire à travers les volcans et lacs d’Auvergne nous tenté beaucoup !
    Pensez vous qu’il soit réalisable avec les mesures sanitaires ? (Je parle en particulier pour les étapes et les téléphériques)
    Merci en tout cas pour toutes vos descriptions et idées de voyage
    Amélie

    1. carnetsderando Auteur de l'article Répondre

      Bonjour Amélie,

      Je ne sais malheureusement pas par avance ce qui sera possible ou pas de faire en matière d’hébergements. Je suis dans la même interrogation que vous pour mes tournages/reportages de cette année. Les choses sont différentes d’une région à l’autre et, en s’adaptant aux conditions localement, chacun fait un peu sa sauce. Difficile donc de se projeter en juin. Le mieux étant de préparer votre trek comme si tout était faisable et de poser donc directement la question aux hébergements concernés. Quant au téléphérique, l’office de tourisme concerné devrait pouvoir vous dire ce qu’il en est. Mais peut-être pas ce qu’il en sera ! Désolé de ne pas pouvoir vous aider davantage mais je suis dans le flou tout comme vous pour ce qui est de la planification des projets 2021.

      Amicalement,

      David

      1. Alexandra Répondre

        Bonjour,
        Je rebondi sur ce sujet. Moi, je trouve que l’itinérance avec un objectif obligatoire chaque fin de journée, c’est difficile. Je me suis plantée sur la GTJ ; pour moi, 500 m d+ et 500m d- par jour à raison de 15 à 20 km par jour, c’est trop. Tout simplement parce que malgré des conseils, des essais, des achats… Je ne trouve pas chaussure à mon pied. La seule solution : entraînement. Pour cela, le mieux c’est de randonner. Mais au bout d’un moment, marre de faire des ronds : mon objectif c’est l’itinerance, je veux me croire libre de ma rando, en capacité d’écouter mon ressenti au quotidien et allonger ou raccourcir mes étapes en fonction. Et donc la semi-autonomie (tente, eau, casse croûte au depart ; ravitaillements sur le chemin) c’est mon rêve. Mais je ne trouve personne pour parler de bonnes pratiques réalistes en termes d’emplacement. Tout ce que je trouve, ce sont des articles sur le bivouac légal : en parc naturel (quand et là où il est explicitement autorisé) ou sur terrain public (après accord de la mairie)… Bref, même schéma qu’avec de la rando hébergée : il faut tout définir depuis son bureau, avant la rando, quitte à marcher trop (on se fait mal) ou trop peu (on est frustré), quitte à se mettre beaucoup de dénivelé sous la pluie pour arriver sur LE terrain autorisant le bivouac ; au final on se décourage : c’est très compliqué de savoir ce que l’on est en capacité de faire à une date donnée. Encore une fois, l’essentiel est d’écouter son ressenti au moment de l’effort (pas trois semaines avant au retour du travail). J’ai tout de même du mal à croire que tous les bivouacs se font dans ces conditions légales ultra restrictives. À quoi ça rime de porter la tente si on ne peut pas choisir un minimum où on la plante ? Ou si on doit nécessairement aller dans les parcs naturels (qui souffrent de la sur fréquentation, et donc délimitent des zones de bivouacs réglementé, donc même chose… ).
        Aurais-tu ton avis là-dessus ? Est-ce que planter la tente à la lisière d’un chant de maïs à 300 m d’un sentier quelconque est une pratique inadmissible ?
        Un article pour débutant serait bien, mais en restant réaliste toujours.

        1. carnetsderando Auteur de l'article Répondre

          Hello !

          Je te l’accorde, on avance de plus en plus vers un monde où chaque pas doit être compté et prévu à l’avance, où l’improvisation et l’inattendu ne sont plus aussi recherchés qu’on ne le pense. On veut des traces GPX pour être sûr de ne pas se perdre, on évite de lire des cartes, on veut savoir où on mange, où on dort. Même la randonnée se calibre, se mesure et s’analyse. Pour beaucoup, ce cadre ultra-documenté à l’avance, c’est rassurant. Mais pas pour d’autres. La notion d’étape obligatoire peut ainsi se transformer en carcan : piège physique, je l’entends, si l’étape communément définie n’est pas un objectif viable sur le plan physique ; piège mental ensuite car la notion de jouer la montre, d’être prisonnier d’un horaire quand on voudrait précisément se sentir libre, est contre-productive. Alors que faire ?

          Le bivouac libre paraît en effet la seule option. Je n’ai pas lu ce qui s’écrit à ce sujet sur les blogs et autres médias. Mais, de ce que tu as l’air de dire, là aussi, en grattant un peu derrière le thème, tout a l’air de mener vers un monde de conventions et de règles qui me paraissent assez éloignées du but recherché. L’idée de pouvoir marcher librement, le temps que tu souhaites et de décider du moment où tu poses ta tente a des accents de totale liberté. Est-ce possible de la mettre en pratique ? Moi je dirais que oui, moyennant quelques aménagements selon là où tu te trouves.

          Dans l’esprit, le bivouac reste une pratique tolérée. Mais tout dépend du territoire où tu te trouves. Le hic en France c’est qu’on vit dans un pays où la propriété privée est reine. On kiffe le foncier, le cadastre, le parcellaire. Ça doit être un truc qu’on a dans nos gènes depuis l’époque où les seigneurs ont commencé à se partager le monde. Et chez certain(e)s c’est à ce point du sérieux qu’ils en deviennent méchant(e)s. Moi j’ai tendance j’avoue à me méfier et je me planque quand je bivouaque. Je cherche un coin bien hors de portée des routes/pistes/chemins ou sentiers. Ça peut être compliqué dans des milieux très ouverts, en campagne notamment. Mais aussi, c’est rare que je sorte la tente. Je préfère dormir à la belle-étoile. Du coup je dégaine le tapis de sol et le duvet à la tombée de la nuit dans des endroits où je peux difficilement être vu. Je suis encore moins visible comme ça. Le bivouac libre a un petit côté clandestin. Y’a des moments faut s’affranchir des règles dans la mesure où tu veilles à laisser le moins de traces derrière toi. Y’a un moment de ça j’ai voyagé à pied pendant presque 6 mois. Ça va de soi que sur une durée pareille les étapes sont indicatives et que les imprévus jalonnent l’aventure. Et le budget emporté ne permet pas de dormir en gîte/refuge tous les soirs. Alors le bivouac en mode « je jette la tente ici » est quasi quotidien : parce que la météo y contraint, parce que tu es fatiguée, parce que le spot est joli… Tous les prétextes sont bons. C’est bien de rappeler qu’on n’est jamais esclave d’un topo ou de suggestions d’étapes. Une fois j’ai rencontré un gars sur Compostelle qui m’expliquait que lui il avait fait le choix de ne pas marcher plus de 5 kilomètres par jour. Il s’était débarrassé du protocole des étapes en réécrivant l’itinéraire à sa manière. J’avais trouvé ça génial.

          Le bivouac, par son essence, doit rester l’ultime refuge de liberté. Sa contrepartie : le poids, l’autonomie en nourriture et en eau, l’inconfort parfois. Mais tu récupères ce qui est peut-être le plus précieux : l’oubli du temps. Donc mon avis sur la question : écoute toi et construis ta propre expérience du bivouac, avec ses galères et ses bonheurs. Suis ton instinct, suis le rythme de ton corps. Garde juste à l’esprit d’être la plus discrète possible, d’éviter la proximité de lieux trop habités, des fermes, de pouvoir avoir de l’eau pas loin (ou de faire une réserve le cas échéant en vue d’un bivouac) et ça t’ouvrira déjà pas mal de portes qui te semblent closes. Et aussi, attention, je te corrige sur un point : la réglementation bivouac concerne les Parcs Nationaux, pas les Parcs Naturels Régionaux où là tu peux te poser où tu veux !

          PS : pour l’article c’est une bonne idée. Je la garde dans ma tête. Mais j’ai tellement de retards dans les articles que je dois livrer que je crains de ne pouvoir plancher sur le sujet avant un long moment.

          David

  13. Yvain Répondre

    Bonjour David.
    Premièrement, merci pour ce site qui est une véritable mine d’or pour randonneurs débutants ou confirmés.

    Ensuite j’aurai quelques questions. Pour cet été, étant donné les circonstances actuelles, une randonnée en itinérance me semblait un choix judicieux. J’ai donc dans l’idée d’embarquer 3 – 4 copains avec moi pour une semaine (environ) d’aventure.
    Le chemin de Stenvenson me semblait une bonne idee.
    Toutefois, même si faire des étapes dans des hébergements semble plus judicieux (gites, refuges ou camping), j’aurai bien aimé que l’on fasse une ou deux étapes en bivouac pour donner un vrai gout d’aventure a notre petit périple. Le problème étant que nous aurions à transporter tout le matériel de bivouac (tente, réchaud, sacs de couchages etc …) pour seulement une ou deux nuits en bivouac. De plus, je ne sais pas où il est autorisé de bivouaquer ou non.

    Qu’en pensez vous ? Si nous mettons de côté l’idée de bivouaquer, comment pourrions nous donner ce côté « aventure » , ou un peu fun à notre expérience ?
    Est ce que ce parcours est adapté à notre envie ?

    Je précise que nous serons un groupe de mecs entre 25 et 30 ans, nous sommes assez sportifs mais n’avons jamais tellement pratiquer la randonnée.

    Merci si vous avez le temps de me répondre.

    Bonne continuation.

    1. carnetsderando Auteur de l'article Répondre

      Salut Yvain,

      En voilà une bonne idée ! Rien de mieux qu’une bonne aventure dans la Nature entre potes 🙂

      Est-ce que le Stevenson est le plus adapté ? Il est pas mal en effet. Mais il peut y avoir du monde – beaucoup de monde – sur le Stevenson. D’autant que cette année il y a eu ce film là dont j’ai zappé le nom avec la nénette qui traverse les Cévennes à la suite de l’homme de sa vie. Et que ce film a eu un César ! Ça n’a l’air de rien mais ça va attirer beaucoup de monde sur le chemin cet été. Surtout en plus avec la contrainte sanitaire. C’est un fleuron des GR de France – le fait de pouvoir le faire avec un âne joue – et les familles et/ou les débutant(e)s l’adorent. Et à juste titre : c’est beau !

      Le bivouac ? C’est en effet tentant parce que c’est fun et que ce sont de supers moments. Mais tu l’as bien noté, il y a la contrainte matérielle qui se porte. Et aussi n’oublie pas qu’une partie du GR70 se fait dans le Parc National des Cévennes où le bivouac est réglementé. Voici ce qui est dit par le Parc :

      Le bivouac est autorisé en zone cœur mais uniquement sur certains secteurs et à certains horaires.

      Pour bivouaquer, les randonneurs doivent être :

      Non motorisés
      sur 50 mètres maximum de chaque côté des itinéraires balisés de grande randonnée (GR, GRP)
      Sans tente ou dans une tente légère ne permettant pas d’être debout à l’intérieur
      Sur place pour une seule nuit
      Présents entre 19h et 9h

      Seul les alentours du sommet du Mont Lozère / Finiels sont absolument interdits pour le bivouac.

      Moi je serais toi, je ferais un assemblage entre plusieurs GR existants dans ce secteur pour pouvoir sortir des sentiers un peu battus tout en voyant un maximum de belles choses. Selon la durée de ton projet et le besoin de faire une boucle – ou pas – tu peux combiner le GR70 avec le GR470, l’Urbain V et le GR700. Il doit y avoir moyen de se faire une transversale depuis le sud Auvergne (je préfère les Gorges de l’Allier au plateau du Velay perso, donc de partir de Brioude ou plus loin plutôt que du Puy-en-Velay) qui passe par les Cévennes et peut-être même tirer jusqu’aux Grands Causses, en sud Lozère, juste avant le Gard.

      Il faut donc que tu te procures les topos de ces GR et que tu fasses ta cuisine à partir d’eux ! Sur le blog y’a déjà des infos sur le GR700 et le GR470. Sur l’Urbain V aussi. Ça devrait te permettre de commencer à dessiner un parcours où se mêle le désir d’aventure en évitant les foules, les temps forts paysagers et le confort pour certaines étapes. À ta dispo pour te conseiller dans la limite du temps dont je dispose !

      Amicalement,

      David

      1. Yvain Répondre

        Salut David.
        Merci beaucoup pour ta réponse, effectivement je pense que ce film va attirer pas mal de monde donc sortir des sentiers battus serait vraiment une bonne idée. Je vais essayer d’étudier tout ça et si jamais ce projet se concrétise, je te donnerai de mes nouvelles.

        A bientôt
        Yvain

  14. Agathe Vermot-Desroches Répondre

    Bonjour !
    J’aimerais partir cet été sur votre itinéraire proposé du tour d’Auvergne, mais y aurait-il une possibilité de le faire intégralement (ou presque) en tente ? En sachant que je ne serai pas seule donc l’éloignement des villages n’est pas un problème majeur!

    Merci pour vos superbes articles,
    Agathe V.D.

    1. carnetsderando Auteur de l'article Répondre

      Bonjour Agathe,

      L’Auvergne se prête pas mal au bivouac. Le seul frein qu’il peut y avoir c’est que l’espace immense est souvent clos et réservé aux bêtes. Et entrer dans un champ pour y planter sa tente peut entraîner quelques couacs avec les locaux qui le verront d’un mauvais oeil. Sur cet itinéraire, tu peux bivouaquer à la Godivelle : y’a du monde qui dort souvent au niveau du parking du Lac d’En-Haut. Je l’avais fait y’a longtemps. Attention toutefois, lors de notre récent passage, il y avait plus de barrières et de panneaux « interdit » qu’en 2007 ! Et puis à La Godivelle y’a quand même le gîte des Sagnes qui est super cool quand tu es randonneur/se et le gîte de Chareire aussi avant d’attaquer le Sancy : deux super adresses ! Au-delà, il faut s’adapter en respectant cette notion d’estives. Un petit coin où se poser reste quand même trouvable en n’étant pas trop regardant. Attention également dans la Réserve Naturelle Chastreix-Sancy, traversée par cet itinéraire, où le bivouac est interdit ! Bien veiller à se trouver à l’extérieur du périmètre pour planter sa tente ! Voili voilou 🙂

  15. Jeremy Répondre

    Bonjour,

    Grâce à votre superbe article, je pars en août (nous serons 2) faire L’itineraire numéro 3 qui sera synonyme de premier trek !
    J’ai une question qui peut sembler bête mais qui me tracasse étant grand débutant.
    Est-il compliqué de suivre les différents spot conseillé par étape ?
    Par exemple, le premier jour de metabief avant de se rendre au Mont-d’Or le passage par le Montrond est il obligatoirement sur le chemin ou faut il etre bien vigilant ?
    Il en va de même pour les autres étapes où la crainte de me perdre ou d’emprunter les mauvais chemin me taraude.

    Merci en tout cas à travers cette article de nous permettre de se lancer avec plus de confort ! Jeremy

    1. carnetsderando Auteur de l'article Répondre

      Hello Jérémy,

      Tu m’as écrit deux fois. Les messages postés sur le blog sont d’abord modérés/approuvés avant publication. C’est pour ça que ton premier n’a pas dû apparaître immédiatement et que tu as dû croire que tu devais tout recommencer 😉

  16. Jérémy Répondre

    Bonjour,

    Grace à votre article, je pars en aout faire l’itinéraire numéro 3 : la Traversée du Jura (nous serons 2).
    En revanche, étant grand débutant, je crains de ne pas réussir à suivre les différents itinéraire par étape.
    Auriez-vous un conseille à nous donner ?
    Par exemple, le premier jour depuis Montabief pour rejoindre le Mont-d’Or, empruntons nous obligatoirement un chemin qui passe par le Montrond ? J’aimerai ne pas passer à coté de paysage splendide par mon manque d’expérience.

    Merci en tout cas pour la force.
    Jérémy

    1. carnetsderando Auteur de l'article Répondre

      Hello Jérémy,

      Content si ce petit article est une source d’inspiration doublé d’un déclencheur d’envie de premiers treks ! Le Jura c’est top, très progressif et accueillant. Ça veut pas dire qu’il n’y aura pas d’effort mais je trouve que la nature même du terrain parvient très souvent à diluer celui-ci. Si tu crains de ne pas réussir à reporter ma proposition de découpage sur le terrain, je t’invite à jouer la carte de la sécurité et à faire un Métabief / Les Rousses en utilisant tout le long le tracé du GR®5. Comme ça pas besoin de te prendre la tête à savoir où bifurquer. Tu embarques le topo-guide avec toi pour assurer le coup et pouvoir valider le balisage sur le terrain si tu as un doute et tu es peinard. Tu pourras recalculer la durée de tes étapes grâce aux indications données par le topo. Dans tous les cas, c’est un terrain intéressant pour débuter. Mon conseil : si tu penses avoir perdu les balises à un moment, quel que soit le trek, ne t’entête pas à continuer. Il vaut mieux faire demi-tour pour revenir à la dernière balise vue pour s’orienter à nouveau ! À ta dispo – dans la mesure de mon temps – pour répondre à des questions en amont de ton trek 😉

  17. Cathy REDEMPT Répondre

    Bonjour,
    Merci pour tous ces articles qui m’ont conforté dans mon choix d’un 1er trek en Auvergne sur 2 ou 3 jours pour commencer. Je pars avec ma fille nous sommes sportives et avons l’habitude de faire de la rando sur une journée. Je souhaiterai faire TOUR DES VOLCANS & LACS D’AUVERGNE, la moitié de ce circuit. Que me conseillez-vous comme étapes. Et où puis-je me renseigner pour rejoindre mon véhicule au point de départ. Je vous remercie infiniment pour tous vos conseils.
    Cathy

    1. carnetsderando Auteur de l'article Répondre

      Bonjour Cathy,

      Alors en 3 jours, en aménageant ma proposition initiale, ça pourrait donner quelque chose comme ça :

      – Vous laissez votre véhicule au parking du Lac Pavin plutôt qu’à Besse.
      – J1 / Lac Pavin – Chareire (environ 20km) : vous montez par le PR jaune qui part à droite du Lac Pavin quand vous êtes devant le lac. Vous le quittez par la droite environ 400m après pour monter au-dessus du lac et croiser le GR4A (au point coté 1303 sur l’IGN) Vous le suivez jusqu’à la Baraque de Vassivière (coin pique-nique). Le GR4A continue par une petit route et croise le GR4 tout court. Le suivre alors vers le sud pour traverser plus loin une zone de tourbière et croiser plus loin le GR30. Suivre le GR30 en direction de la Cascade de la Barthe puis traverser tout le beau vallon de Neuffonds. Rejoindre d’abord Picherande puis Chareire (nuit et repas au gîte de Chareire => adresse au top !!!).
      – J2 / Puy-de-Sancy : vous faites l’ascension du Sancy par le GR30. Vous profitez du sommet là-haut et soit vous redescendez à pied en continuant de suivre le GR30 jusqu’au col de Courre (sentier exceptionnel il faut le dire) puis descente par Vallon de Courre jusqu’à la station du Mont-Dore et l’auberge de jeunesse, soit vous descendre en téléphérique.
      – J3 / Retour : là pareil, soit vous remontez à pied jusqu’au col de la Cabane par le GR4E, soit vous montez en téléphérique et rejoignez ensuite le col de la Cabane. De celui-ci, direction le Puy de la Perdrix puis descente sur le col du Couhay. Là suivre le GR4 qui redescend sur Super Besse. De là remonter par le flanc est de la station pour attraper le sentier qui passe sous le Puy de Chambourguet. Le suivre jusqu’au hameau de Rioubes-bas puis rejoindre le parking du lac Pavin.

      De cette manière, pas de souci pour retomber sur votre véhicule. Pensez à bien réserver à l’avance les hébergements et à vérifier que le téléphérique est bien ouvert.

      Là je suis en tournage avec des moyens limités pour suivre les mails et courriers que je reçois. N’hésitez pas à me demander plus d’infos, si nécessaire, en m’écrivant à contact@carnetsderando.net

      Amicalement,

      David

  18. Emilie Répondre

    Bonjour,

    Je viens de découvrir votre site qui au passage est vraiment bien fait !!
    Je pars en Juillet faire mon 1er trek en solo. J’hésitais entre le tour des mont d’Aubrac (je ne cherche pas spécialement de difficulté mais plus de la solitude/introspection) et je tombe sur votre commentaire sur l’itinéraire de 3 jours sur le tour des volcans en partant du Lac Pavin.
    Je souhaite partir en autonomie et pas trop longtemps pour voir ce que ca fait d’etre seul et autonome, selon vous cela pose problème pour trouver des endroits ou dormir en tente?

    Merci de votre retour. Et merci pour ces précieux conseils !

    Emilie

    1. carnetsderando Auteur de l'article Répondre

      Bonjour Émilie,

      J’ai envie de vous répondre à la fois oui et à la fois non. Avec ses estives immenses et sa faible densité d’habitation, l’Auvergne et le secteur du Sancy semblent être les candidats idéals au bivouac. La seule chose à prendre absolument en compte c’est que la plupart de ces grands espaces sont des estives clôturées et privées. Pas moyen d’y planter la tente. Il faut donc s’employer à repérer des spots en-dehors de ces zones visuellement bien délimitées. Autre chose, au-delà de Chareire et vers le sommet du Sancy : on est dans une réserve naturelle. Celle de Chastreix-Sancy. Bivouac formellement interdit dans ce périmètre. Tout ça est donc pas mal limitant d’autant que, dès la semaine prochaine, c’est le début des estives. Il faut donc garder tout cela à l’esprit si on décide de bivouaquer. Cela nécessitera un peu de recherche et d’aménagement de son parcours. Voili voilou 🙂

  19. Delphine Répondre

    Bonjour, j’apporte ma petite expérience de trekeuse débutante en solo. J’ai commencé l’année dernière sur le GR 34 en Bretagne et il me semble que c’est un itinéraire très bien pour débuter. Je suis partie en autonomie de camping en camping (j’aime prendre une douche) mais le bivouac est très facile aussi. Et pour débuter l’autonomie c’est sans doute un itinéraire très approprié et rassurant.
    Et c’est très beau…

  20. Nathalie Bourgeon Répondre

    Bonjour,

    Merci pour toutes ces informations, ça fait envie.
    Nous sommes savoyards, habitués au dénivelé, notre terrain de jeux, le beaufortain essentiellement, cependant à la journée.
    À votre lecture, nous envisageons une semaine de randonnée fin septembre, et j’ai aussi vu Antoinette aux Cévennes…donc pourquoi pas le GR70, ça devrait nous dépayser, mais j’ai un peu peur de nous ennuyer si trop plat …et l’automne est-ce toujours une bonne saison pour les chemins de Stevenson?
    Bonne continuation
    Nathalie

    1. carnetsderando Auteur de l'article Répondre

      Bonjour Nathalie,

      Stevenson est un bon consensus. Il n’y aura pas le côté spectaculaire de la montagne mais de l’espace, très immersif, dans le charme certain des Cévennes, un Parc National qu’il faut assurément avoir visité au moins une fois quand on est randonneur. C’est surtout la partie après Langogne qui vaut le détour, c’est-à-dire celle qui traverse le cœur des Cévennes. Ce n’est pas plat rassurez-vous ! Le relief est bien présent, différent de la montagne certes mais néanmoins non négligeable et créant des paysages magnifiques. L’automne reste une belle saison mais il faut bien choisir son moment pour éviter la pluie et les fameux épisodes cévenols – des averses fournies très courtes mais intenses génératrices en aval d’inondations et de crues dans les plaines et villages. Il faut aussi s’assurer que les hébergements et services de ravitaillement sont encore ouverts car, cette année, la tendance est aux fermetures anticipées. Il y a également le facteur chasse à prendre en compte dans les secteurs hors Parc National – où la chasse est interdite. À mes yeux, la période de grâce pour visiter les Cévennes et parcourir le GR70 reste cependant le printemps, incroyablement fleuri dans ce secteur.

  21. Abelia Patrigeon Répondre

    Merci pour cet article, il est très intéressant !
    J’aurais voulu savoir s’ils étaient tous faisables durant le mois d’octobre ? Je me pose la question concernant les risques de praticité du terrain surtout !

    Merci d’avance

    1. carnetsderando Auteur de l'article Répondre

      Bonjour Abelia,

      L’automne est une saison magnifique mais aussi une pochette surprise au niveau météo. Sur le papier oui c’est faisable mais il faut pouvoir que ça colle à la réalité de la saison : jours plus courts, froid plus présent, pluie possible… Sans compter un autre détail qui a son importance : la fermeture de certains hébergements si vous ne voyagez pas en autonomie. Il faut donc bien vérifier tous ces points, être bien équipés (tente/couchage/vêtements) en cas d’autonomie et checker la tendance météo pour éviter qu’une expérience fabuleuse se transforme en grosse galère !

  22. Céline Répondre

    Bonjour,
    Je suis très intéressée par votre premier choix : je recherchais un premier trek avec mes enfants (accessibles pour eux) sur une semaine d’août (pas plus pas moins donc parfait). J’avais donc qq questions sur la liste de matériel nécessaire selon vous sur ce trek si je prend plutôt l’offre confort avec gîte et hôtel : est-ce que le drap est nécessaire ? la serviette microfibre ? Bref si vous avez des conseils sur le nécessaire pour un trek dans ce système là (j’avais l’habitude faire des treks seules en bivouac et donc juste rien à voir j’imagine). Merci par avance pour vos conseils qui me seront très précieux.

    1. carnetsderando Auteur de l'article Répondre

      Bonjour Céline,

      Depuis la rédaction de cet article, les contraintes sanitaires actuelles me font répondre oui à votre première question. C’est variable d’un établissement à l’autre mais certains gîtes recommandent de venir avec son propre sac à viande ou duvet. Pour les hôtels, en revanche, pas besoin : ils gèrent ça eux même. Pour la microfibre idem : variable d’un gîte à l’autre mais pas besoin dans les hôtels. Comparativement au bivouac, le choix de dormir en gîte/hôtel va vous épargner du poids dans le sac. En général je voyage léger : les affaires du soir (toujours les mêmes, excepté pour les caleçons), 2/3 tee-shirts pour la journée de marche, une veste et une doudoune pour le thermique et une goretex pour la pluie, 1 ou 2 shorts/pantacourts et 2 paires de chaussettes. Également une trousse de toilette, une petite pharmacie, un peu de papier toilette et voilà. Reste quelques accessoires à prendre : couteau, crème solaire, casquette, gourde ou camelbak, chargeurs divers, frontale, un bouquin… Il doit rester de la place pour le pique-nique du midi. À la fin le sac excède rarement 8/9 kilos, sans l’eau et quelques victuailles pour l’étape.

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