Vallon des Seignors et de Saint-Clair : les oubliés de la Sainte Baume

De la Sainte-Baume, on connaît surtout son sancturaire dédié à Marie-Madeleine, ses voies d’aventure – le Marcel Estruch ou la Gombault – ou encore son sommet-phare, le Pic de Bertagne. Ses vallons et sommets anonymes, dressés au-dessus de la vallée de l’Huveaune et qui la séparent d’Auriol et de Roquevaire, paraissent quant à eux tombés dans l’oubli. Boudés par le balisage officiel et, fréquemment, par la toponymie, ils ne semblent recevoir la visite que de quelques connaisseurs ou curieux en quête de nouveauté. C’était un peu notre cas. Ma petite voix me chuchotait que cette Sainte-Baume mise à l’écart pouvait dissimuler quelques petits passages dignes d’intérêt. On est allé vérifier ça en commençant par le vallon des Seignors et celui de Saint-Clair. Retour d’expérience.

DE SAINT-JEAN-DE-GUARGIER À LA GORGE DU RENARD

Béni soit IphiGénie ! Grâce à l’application et à Raphaèle, on met la main sur ce petit sentier qui s’échappe du chemin de Saint-Clair où on s’est stationné et qui se dirige vers le château. Non seulement on s’évite ainsi la route mais, surtout, on évite de se heurter à la grille fermée du site. Ce que je prenais pour une simple barrière sur l’IGN est en réalité un haut portail en fer interdisant tout accès. On est donc gagnant et d’autant plus que le sentier, tracé dans un petit bois de chênes très clairsemé, est franchement joli. Il rejoint plus bas la route montant au château.

La pièce a de l’allure depuis sa restauration. Il a ainsi échappé à un inévitable effondrement. Les travaux entrepris par la commune de Gémenos, propriétaire de l’ensemble depuis 2002, ont pu sauver la façade et les tours défigurées par des lézardes monstrueuses, conséquences fâcheuses d’infiltrations. Les soubassements ont été renforcés et les fondations stabilisées. L’édifice, daté du 17ème siècle, s’est ainsi offert une deuxième jeunesse. Le randonneur peut aujourd’hui le découvrir tel qu’il était il y a quatre siècles, dans son écrin parfaitement entretenu de chênes, d’oliviers et de vergers.

château saint jean de guarguier

Rapidement, à droite de la route, un sentier décroche vers les rochers. Un nouveau joli passage dans lequel se découvre un ancien aqueduc sous lequel passe le sentier. L’entrée en matière est décidément classieuse et me fait espérer de futures nouvelles sources d’émerveillement. Le vallon des Seignors s’ouvre au-delà de la construction. Un sentier unique en parcourt le fond, surmonté de hauts versants tapissés d’un enchevêtrement dense de maquis sauce provençale : chênes kermès à la croissance stoppée, ajoncs de Provence hérissés d’épées, laurier tin garnis de mini boulets de canon bleutés…

vallon des seignors

vallon des seignors

Quelques saillies rocheuses émergent dans ce paysage que le soleil n’a pas encore effleuré. Un manteau givré épaissit ici et là des rameaux de végétation encore crispés par le froid de la nuit. De temps en temps, une poussée de croissance saisit les buissons qui se transforment alors en arbustes adolescents dépassant au-dessus de nos têtes. Lauriers et arbousiers encerclent provisoirement le sentier, le réduisant à un simple sillon. Plus loin, un affleurement calcaire accompagne notre marche. Une inscription datée de 1909 se découvre également sous un grand rocher. Le vallon des Seignors s’est endormi sur son histoire et une certaine monotonie finit par s’accrocher au pas du randonneur qui en remonte le tracé ondulant.

vallon des seignors

DE LA GORGE DU RENARD AUX FALAISES DE BASSAN

Aux abords de la Gorge du Renard, prolongement du vallon des Seignors, des falaises plus abruptes cisaillent l’horizon azur. Les Seignors s’ouvrent en un espace plus vaste quand le sentier, lui, s’étrécit à une sente encombrée de végétation. Coup de frein sur la progression : on écarte de la main des branches qui avancent sur le sentier, on s’accroche et on se pique à des plantes revêches. L’endroit ne voit visiblement pas passer beaucoup de randonneurs. Un cairn et un rond de peinture au rouge délavé nous indiquent qu’il faut partir à gauche et gravir ce versant qui n’a pas de nom vers un col qui n’en a pas davantage.

vallon des seignors

Le chemin est à l’image des mètres précédents : chaotique. Le genre de trace à chasseurs d’où l’on s’extirpe les bras et les jambes griffées et le dos courbaturé à force de devoir se baisser pour passer sous les branches. Un itinéraire dont le souvenir se perd peu à peu mais qui, cependant, alimente un certain plaisir à crapahuter là où peu de gens s’aventurent. On force le passage entre des marées de chênes kermès jusqu’à rejoindre un collet broussailleux où la pente cède enfin du terrain. Le marquage nous fait signe d’aller à droite. Je remets l’instruction à plus tard et entraîne Raphaèle plutôt à gauche.

Il faut encore batailler avec la végétation une centaine de mètres avant de respirer à nouveau l’air libre. On surgit dans la partie supérieure d’un vallon profond qui dégringole plein ouest avant de se rompre en multiples barres rocheuses une centaine de mètres en-dessous. C’est dans ce terrain confus et compliqué que j’espérais trouver un passage. Mission impossible. La seule trace visible poursuit vers la barre rocheuse qui ferme le vallon au sud – point coté 686 sur l’IGN. Peut-être un accès vers cette croix qu’on aperçoit trônant à l’extrémité sud-ouest de ce rempart ?

Bassan

Il est midi passé. Je renvoie aux calendes grecques mes envies d’exploration et amène Raphaèle vers ce petit promontoire rocheux qui libère toute la vue sur les falaises de Bassan. Depuis la vallée et l’A52, j’ai souvent levé les yeux vers ces à-pics en me demandant s’il y avait un chemin pour y accéder. Nous l’avons trouvé aujourd’hui, finalement. Une belle centaine de mètres de gaz qui avancent sur la vallée de l’Huveaune. Le point de vue, surmonté par le Garlaban en face, vaut le détour. La Montagne de Bau Trauqua et le Pilon du Roi sont également visibles. Tout comme le trait majestueux de la Sainte-Victoire qui s’étire jusqu’au bassin aixois.

falaises de bassan

DES FALAISES DE BASSAN À LA TÊTE DE ROUSSARGUE

Une brise de janvier nous incite à nous remettre en marche sitôt le déjeuner achevé. Retour au collet et aux marques rouges. J’ai envie de savoir jusqu’où va ce marquage qui n’apparaît pas sur l’IGN. Nous remontons la piste sans difficulté jusqu’au pylône EDF culminant à 717 mètres. Pas vraiment de surprise. Au-delà, un chemin probablement carrossable redescend en lacets en direction du col des Seignors. Un coup d’œil à la montre : il est déjà trop tard pour basculer de l’autre côté, vers la source de Tolon. On bascule par la droite par un chemin ramenant vers le vallon des Seignors.

vallon des seignors

Le début est ravissant : une belle trace couleur fauve, bien dégagée et consolidée par un muret de pierres au gris-clair harmonieux se taille un passage sous des colonnades massives de calcaire. Après avoir livré bataille à la végétation à l’aller, on ne boude pas notre plaisir de se laisser glisser sans effort dans ce décor imposant. La trêve est cependant de courte durée : sitôt le bas du thalweg atteint, on reprend vite un bain de branchages désordonnés. Impulsive et libre, la Nature efface petit à petit le souvenir de l’activité humaine dans le vallon des Seignors. À l’image de la bergerie en ruines éponyme, désossée et grignotée lentement par des plantes cannibales.

vallon des seignors

vallon des seignors

Plus loin se retrouve le chemin de l’aller, celui qui nous fait reprendre pied sur la trace provenant du vallon des Seignors. On lui tourne le dos et on poursuit à gauche, en remontant la piste de la conduite forcée qui nous conduit jusqu’à la source et au puits de captage, fermé par une grille solide. La source coule à flots. La Sainte-Baume est décidément le seul massif de Provence où l’eau s’épanche aussi facilement. Je meurs d’envie d’y boire mais je me fais, comme à chaque fois, rappeler à l’ordre par Raphaèle qui voit des bactéries vicieuses partout.

Le sentier se prend à monter sérieusement une fois la source dépassée. Un talus raide se franchit et rattrape ensuite un chemin plus régulier qui s’enroule en balcon sous les gradins rocheux de la Tête de Roussargue. Le paysage du vallon des Seignors est révélé par l’altitude. La masse rocheuse qui le domine sans avoir les honneurs d’un nom sur la carte est écrasante de beauté. J’y rêve d’itinéraires aventureux rejoignant son sommet. Cette montagne mérite de l’attention et, en tout cas, quelques photos dans la lumière rasante de la fin de journée. Le sentier en corniche s’achève dans le brouillon d’une piste caillouteuse. En la remontant, on atteint les hauteurs de la Tête de Roussargue, point de convergence de toutes les DFCI du coin.

vallon des seignors

vallon des seignors

DE LA TÊTE DE ROUSSARGUE À SAINT-JEAN-DE-GUARGUIER

La DFCI déroule son ruban plat vers le Petit Tuny. La ligne de partage des vallons se situe juste après. À la faveur d’un petit chemin dérivant à droite de la piste, on fait peu à peu notre entrée dans les hauteurs suspendues au-dessus du vallon de Saint-Clair. La tête massive du colosse Bertagne apparaît dans le prolongement du col de l’Espigoulier. Plus à gauche, Raphaèle me désigne la silhouette caractéristique des Dents de Roque Fourcade, explorées il y a déjà deux ans de ça. La descente, bien amorcée, converge maintenant vers l’immense serpent de la DFCI parcourant tout le vallon de Saint-Clair.

pic de bertagne

Pas d’inquiétude : juste le temps de la traverser et la piste ennuyeuse est déjà dans notre dos. En une cinquantaine de mètres, le fond du vallon est atteint, déjà privé de la lumière du soleil. Le vallon de Saint-Clair nous fait immédiatement une impression plus forte que celui des Seignors. Peut-être parce qu’il est plus étroit et surmonté, de part et d’autre, de falaises plus spectaculaires ? L’ambiance rocheuse s’y fait plus forte et on regrette presque de devoir le découvrir à l’ombre. La lumière, haute perchée, roussit les versants exposés sud du vallon. Les reliefs les plus hauts s’enflamment dans la fin de journée.

vallon de saint clair

vallon de saint clair

La marche sur le petit single du vallon est franchement agréable. En aval, les deux versants sont pris de soubresauts et creusent davantage le thalweg, le rendant impraticable. Le sentier s’éclipse par la droite, en franchissant une jolie percée rocheuse qui ouvre sur une vaste plate-forme succédant au vallon. La plaine d’Aubagne se découvre, immense, précédée, sous nos pieds, par une série de propriétés privées qui font ressembler Gémenos à un Beverly Hills provençal. Le sentier repart en balcon, charmant baroud d’honneur à flanc de montagne, avant de retrouver le haut du chemin de Saint-Clair qui nous ramène à la voiture. 17h30. La nuit va tomber. Le timing était parfait !

vallon de saint clair

vallon de saint clair

SEIGNORS/SAINT-CLAIR : INFOS PRATIQUE

Difficulté : moyen
Distance : 12 km
Durée : 4h45
Dénivelé : 760 mètres
Carte : IGN TOP25 1/25000è 3245ET Aubagne, La Ciotat, Massif de la Sainte-Baume

ACCÈS À SAINT-JEAN-DE-GUARGUIER

Selon votre provenance, il y a trois accès différents pour vous rendre à Saint-Jean-de-Guargier (commune de Gémenos), localité de départ de cette randonnée vers le vallon des Seignors.

Depuis Aix-en-Provence ou Nice (ou plus haut encore Nîmes, Lyon ou plus généralement l’A9 et l’A7)

De Aix suivre l’A8 direction Nice et, après le péage de La Barque, suivre à droite l’A52 direction Toulon. De Nice, avant le péage de La Barque, sortir direction Toulon via l’A52. Une fois sur cette autoroute, continuer jusqu’au péage du Pont-de-l’Étoile. Serrez bien à droite au péage car il faudra prendre tout de suite la sortie 34, Gémenos, qui lui succède. Au rond-point, prendre tout à gauche la D396, direction Gémenos/Circuit du Castellet. Au rond-point suivant, poursuivre tout droit et traverser Saint-Pierre-lès-Aubagne. À la sortie du village, continuer un peu plus d’un kilomètre et tourner à gauche, par la D43d, direction Saint-Jean-de-Guarguier. Avancer jusqu’au prieuré – attention, stationnement interdit sur le parking du prieuré – et tourner à droite par l’ancienne route de Saint-Jean-de-Guarguier. Au niveau d’un petit circulaire, tourner à gauche dans le chemin de Saint-Clair. Se stationner sur le bord de la route.

Depuis Marseille

De Marseille il faut prendre l’A50 et la suivre direction Gémenos/Toulon lorsqu’elle se divise. La quitter lorsqu’un panneau blanc indique la sortie Aubagne-sud/Toulon par RN. Au prochain rond-point, prendre tout à gauche et entrer dans la zone commerciale. La traverser entièrement en allant tout droit à tous les ronds-points (quatre en tout). Au cinquième rond-point, prendre la 1ère sortie à droite, direction Gémenos par la D2. 300m plus loin, tourner à gauche par le petit chemin des Muriers (panneau jaune Patricia Samat – horticulture). Cette petite route va vous ramener à la prochaine intersection sur la D43d. Il suffira de tourner à droite puis, au croisement avec la D396, de continuer en face vers Saint-Jean-de-Guarguier. Voir le paragraphe précédent pour la fin.

Depuis Toulon

Il faudra remonter vers Aubagne par l’A50. À la séparation avec l’A52, continuer sur A52, à droite, direction Aubagne, Lyon, Nice et Aix. Prendre ensuite la sortie 35, Aubagne, Gémenos et ZI des Paluds et, quand elle se sépare, suivre à droite la direction Gémenos/ZI Les Paluds. Après avoir tourné à droite, poursuivre direction Toulon et D8n jusqu’au prochain rond-point. Là, contourner tout le rond-point et prendre à gauche la direction Zone Commerciale. De ce point, se reporter au paragraphe précédent au moment d’entrer dans la zone commerciale.

VALLONS DES SEIGNORS ET DE SAINT-CLAIR : LE TOPO

Juste avant l’épingle à droite poursuivant le chemin de Saint-Clair, repérez une petite trace qui file dans la végétation. Ce petit sentier, qui revient vite à l’air libre en offrant une vue sur le prieuré, permet d’accéder au domaine de l’ancien château de Saint-Jean (1). N’essayez pas de passer par la route visible sur l’IGN : elle est fermée par une grande grille. Le domaine, arboré et aéré est magnifique, surmonté du château. Le sentier rejoint la route, qu’il faut remonter par la droite. Au niveau d’un virage, un chemin s’échappe à droite et remonte entre des rochers. Passer sous un vieux pont et s’engager dans le vallon des Seignors.

Remonter tout le vallon par un sentier tracé dans son thalweg jusqu’à passer en-dessous de la ligne haute tension. Repérer un chemin qui descend sur la gauche, matérialisé par un cairn assez gros (2).

Y descendre – passage un peu raide – et poursuivre dans le fond d’un nouveau vallon jusqu’à passer (encore) sous la ligne haute tension. Repérer un chemin qui s’échappe à gauche (petit cairn) pour partir grimper dans le versant (3). Un ancien balisage apparaît sous forme de ronds de peinture rouge. Suivre cette trace – parfois bien recouverte par la végétation – jusqu’à un collet sur la crête (4).

À l’intersection, partir d’abord à gauche en suivant au mieux la trace envahie par les taillis. Quand elle émerge à l’air libre, tirer à droite, à vue, vers le petit sommet rocheux qui avance au-dessus de la vallée de l’Huveaune. Point de vue et bon spot de pique-nique (5).

Revenir sur ses pas jusqu’au collet et continuer tout droit en retrouvant les points rouges. La trace suit plus ou moins le bord de crête et grimpe jusqu’au pylône électrique (6). Passer dessous et rattraper un chemin plus marqué qui commence à redescendre. Se laisser glisser jusqu’à un replat et repérer un chemin qui bascule à droite – petit cairn (7) – et rattrape le vallon des Seignors.

On franchit un joli passage en encorbellement avant de replonger dans une végétation dense. Après les ruines de la bergerie des Seignors, le chemin rejoint l’intersection (3) puis remonte à la (2).

Prendre cette fois à gauche et atteindre la fontaine, puis la source captée. Au niveau de celle-ci le chemin oblique à droite et se met à grimper. Il rejoint plus haut un chemin. Prendre à droite et continuer à monter. On s’élève ainsi jusqu’à un pylône EDF et on atteint le terminus d’une piste caillouteuse (8). La remonter quelques mètres jusqu’à repérer, à droite, un sentier qui s’élève grossièrement. C’est un raccourci qui permet de rejoindre la piste plus haut, au niveau d’un container à eau métallique vert (9).

Emprunter la piste par la droite et la suivre, à plat, jusqu’à dépasser la ligne haute tension. Peu après, repérer un large chemin herbeux qui la quitte par la droite (10). Il amorce une descente lente puis plus marquée en direction du vallon de Saint-Clair. On rejoint ainsi la grande piste DFCI qui remonte ce vallon (11).

Traverser la piste et poursuivre par un sentier de l’autre côté. Descendre encore quelques mètres jusqu’à atteindre le thalweg (12). Ignorer le sentier de gauche et prendre à droite le sympathique sentier qui parcourt le fond du vallon de Saint-Clair. Il s’en écarte un peu avant sa sortie en s’élevant à droite pour passer dans une étroiture rocheuse qui aboutit sur une belle plate-forme face aux résidences, en-dessous, de Saint-Jean-de-Guarguier (13).

Continuer par ce chemin qui arrondit à droite et longe le versant jusqu’à ce qu’il atteigne une grande piste au niveau d’un lacet. Descendre celle-ci et, après une barrière, atteindre le haut du chemin de Saint-Clair qu’il ne restera plus qu’à redescendre jusqu’au départ de cette randonnée.

vallon de saint clair

RECOMMANDATIONS PARTICULIÈRES

Je reviens sur le stationnement au départ. Ainsi qu’il est précisé plus haut, le parking du prieuré est réservé exclusivement à ses usagers. Le mieux est de trouver une place soit sur le chemin de Saint-Clair, soit sur le chemin de Saint-Jean, en veillant à ne pas gêner les riverains.

Le château de Saint-Jean-de-Guarguier, près duquel passe notre itinéraire, est propriété de la commune de Gémenos. Il ne semble pas ouvert au public. Aussi, veillez à rester sur le chemin et à ne pas partir en exploration dans son enceinte.

Entre (2) et (4) le terrain est bien envahi par la végétation. La trace au sol reste claire et bien dessinée mais le maquis provençal bien retors et parfois hostile, étouffe souvent le passage. La progression peut donc être laborieuse et je vous recommande vivement d’être en pantalon et en manches longues pour cette section !

On est assez près des falaises dans le secteur du point (5) : soyez prudents !

DIFFICULTÉ

J’ai noté la difficulté de cette randonnée dans le vallon des Seignors moyenne. Avec un dénivelé supérieur à 600m, une longueur de plus de 10km, des passages de bûcheron et la nécessité d’avoir l’œil sur les intersections du fait d’un balisage quasi-absent, cette randonnée s’adresse déjà à des marcheur/ses habitués à défricher des itinéraires un peu sauvages dès lors qu’on sort des traces évidentes parcourant le fond des deux vallons. Aucun passage technique à prévoir.

AVIS PERSONNEL

À l’origine, j’étais parti pour débusquer un passage dans les falaises de Bassan. Au-delà du point (5), je voulais missionner un peu dans ce vallon qui s’arrondit à l’ouest, à travers des barres rocheuses, pour rejoindre la forêt en-dessous. Mais on était un peu tard et j’ai préféré improviser une boucle retour par le vallon de Saint-Clair. Et ce fut plutôt une bonne surprise en comparaison de celui des Seignors, plutôt décevant après pourtant une belle entrée en matière après le château. Plus étroit, plus rocheux avec des falaises plus marquées, doté d’un sentier un chouille plus accidenté et nettement plus visuel, le vallon de Saint-Clair mérite le passage. L’ensemble des lieux parcourus suintent d’histoire et j’ai assez apprécié ce côté un peu en marge du reste de la Sainte-Baume. Les falaises de Bassan ont de l’allure et le point de vue sur le Garlaban et la Sainte-Victoire vaut quand même le détour. En conclusion la rando n’est pas mémorable mais quelques belles sections sont à y parcourir pour varier les accès vers l’Espigoulier notamment. Pas indispensable mais néanmoins intéressant.

HÉBERGEMENT ASSOCIÉ

Prieuré de Saint-Jean-de-Guarguier (non testé)

Difficile d’être plus proche du départ de la rando ! « Si leur raison sociale n’est pas en contradiction avec les valeurs de l’Église catholique, le prieuré pourra recevoir […] des groupes de randonneurs […] cherchant un hébergement dans la région. » peut-on lire sur le site. Le lieu parfait pour s’immerger et se connecter à la dimension spirituelle dont peut se vêtir la randonnée. Sur place 9 chambres individuelles avec salle de bain (40 euros, petit-déjeuner inclus) et 10 dortoirs (27 euros/nuit). Pour le miam-miam, c’est prévu aussi : le repas (vin et café compris) est à 16 euros. Possibilité de panier pique-nique pour 7,50 euros. Contact 04 42 32 21 26 ou formulaire sur le site.

AUTRES ITINÉRAIRES À PROXIMITÉ

Les Dents de Roque-Fourcade
Le Pic de Bertagne

vallon de seignors

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