Croix du Vallon

Croix du Vallon : le ski de rando pour tous

Course peu aguichante sur le papier pour des skieurs de randonnée experts, la Croix du Vallon, au-dessus de la station de Réallon, devrait en revanche faire le bonheur des débutants à la recherche d’un itinéraire ni trop long, ni trop dur et qui déploie avec ça un panorama sérieusement jouissif. Intégré à l’Espace Ski de Rando, la course se veut donc 100% sécurisée et fait la jonction avec le domaine skiable pour la descente. Elle peut également se faire en raquettes, moyennant un peu plus de temps. C’est donc tout logiquement qu’on l’a élue comme course d’initiation au ski de rando pour Raphaèle. Un choix judicieux ? Assurément oui !

DE LA STATION AUX CLAIRIÈRES

Jour de semaine en janvier. La station somnole, mollement agitée par quelques scolaires et des poignées de retraités. Pas de bousculade sur le parking : on a l’embarras du choix pour le stationnement. Quelques étirements félins et bâillements plus tard, on se harnache avec la tenue de combat hivernale sous le concert d’aboiements de chiens de traineau au chômage. Les troncs effilés et nus des mélèzes filtrent la lumière d’un soleil doux tandis que nos peaux neuves commencent à glisser sur sur une neige rendue compacte par le passage des dameuses. Premières sensations de ski de randonnée pour Raphaèle qui trouve le bon geste très rapidement.

croix du vallon

Je guette la bifurcation attendue : un ensemble classique de flèches jaunes mais aussi une signalétique spécialement étudiée pour le ski de rando, en bleu sur blanc, claire et visible, qui nous fait quitter le chemin forestier de Joubelle par la droite pour nous engager frontalement dans la forêt. Le sentier déroule un tapis blanc à l’épaisseur fatiguée mais suffisante pour y faire passer les peaux. Après un prologue neigeux un peu dingue en novembre, l’hiver n’a pas vraiment tenu ses promesses par la suite. La montagne est en panne de son or blanc. On se croirait déjà en avril.

Croix du Vallon

Je piste les panneaux, en ratant parfois mais récupérant toujours la trace après des séries de zig-zag plus raides. L’occasion d’insister auprès de Raphaèle sur la notion d’appui talon, de surface d’adhérence en patin et d’utilisation des cales de montée. Pédagogique. La trace s’enroule en sinuant sur le versant Est du Serre du Mouton et finit par rejoindre des aires plus ouvertes aux abords des 1800 mètres d’altitude. Libéré de l’obstacle des arbres, le soleil y répand sur la neige de vives trainées lumineuses. Une dernière butte à franchir et la trace rejoint les grands espaces s’ouvrant à 1873 mètres.

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DES CLAIRIÈRES AU SERRE DU MOUTON

Les clairières ouvrent sur un nouvel obstacle à franchir : une bosse lisse d’une centaine de mètres, dont il faut atteindre le rebord le plus à gauche. La neige, tassée et durcie, et le passage des skieurs ont presque effacé la trace de montée. Je la devine encore, ici et là, se frayant un passage jusqu’au collet à coup de conversions. Un nouveau geste à apprendre pour Raphaèle qui doit s’arrêter plus souvent pour reprendre son souffle. Chez moi aussi le palpitant cogne plus fort à la porte lorsque j’atteins le haut, perché à 1976 mètres. L’évacuation de la pneumopathie n’est pas encore complète vu mon halètement exagéré.

Croix du Vallon

Un coup d’œil à la montre : midi passé. Je déchausse et vais me percher sur la calotte rocheuse qui coiffe le collet du Serre du Mouton. La fonte prématurée y a dégagé un petit coin d’herbe propice à la pause et face aux Aiguilles de Chabrières. Un calage presque parfait pour le casse-croûte. On y est rejoint par un retraité sympa d’Embrun qui y achève sa sortie quotidienne. « Pour varier je suis monté en direct par la crête du Serre.« , nous explique-t-il en s’épongeant son front ruisselant. « Je pensais pas ça aussi raide. J’ai cru que j’allais sortir les couteaux. » Une variante qui a l’air de lui avoir coûté un sérieux effort.

Le visiteur nous signale que, plus haut, c’est pas terrible. Une pente salement amochée et limite en glace, qui frôle l’impraticable sans couteaux. J’essaie d’évaluer les dégâts depuis ma position, tout en écoutant les conseils. Peu probant. Je prends note de la variante proposée : une trace à flanc de courbe de niveau, faite par les skieurs de piste s’en allant chercher des hors-pistes, et qui passe sous la difficulté évoquée. À voir sur place tout à l’heure. On savoure notre thé en regardant Les Orres, de l’autre côté de la vallée. D’ici, la station a l’air plus enneigée que Réallon. Rien d’étonnant avec son exposition nord et son altitude plus élevée.

DU SERRE DU MOUTON À LA CROIX DU VALLON

L’immobilité du pique-nique rappelle le froid, que l’effort tenait jusque-là à l’écart. Il est temps de repartir. Une belle rampe nous propulse au pied des dernières difficultés : une série de ressauts, en crête, s’étirant jusqu’à la Croix du Vallon. La neige y est encore dure, parfois presque verglacée. Les peaux y trouvent leur limite. Mais l’espace est suffisant pour improviser une trace déjouant la pente. On rejoint ainsi une belle ligne de crête qui joue les funambules entre une face nord, poussivement enneigée, et une face sud vierge de tout blanc.

Croix du Vallon

L’ambiance au-dessus du lac de Serre-Ponçon couronné de sommets est superbe. L’esprit du ski de randonnée se dévoile à une Raphaèle ravie par la découverte. Face à nous, la masse des vieilles dents déchiquetées des Aiguilles de Chabrières s’étire comme une banderole d’arrivée fatiguée. On rejoint le pied du fameux ressaut, objet de la mise en garde du skieur : un mur assez raide et à l’ombre, dévasté par les carres et à l’amplitude de mouvements restreinte. Je m’y engage et cale à mi-course. Impossible de monter droit ou de convertir sans glisser. Je m’en sors en repassant la fixation en position ski et en taillant des escaliers à la carre. Pas terrible.

La suite est du même acabit et force au renoncement. Même les carres n’accrochent plus dans ce versant en bord de piste saccagé par les skieurs à la recherche de poudreuse. Je fais signe à Raphaèle de tracer tout droit vers la piste, tant pis. La traversée est courte mais hasardeuse. J’accueille la piste avec autant de soulagement que de déception. Les cinquante derniers mètres de grimpette se font calés à gauche, sur la bande d’arrêt d’urgence. J’atteins le premier la cahute d’arrivée du télésiège de Chabrières. Je respire mal et je me sens fatigué. Foutue crève affaiblissante…

Un mur de neige haut comme ma pomme me sépare de l’accès à la crête. Je vais chercher le contournement en m’enfonçant dans le décor du domaine skiable. Les Aiguilles de Chabrières remplissent ici tout mon champ de vision, ouvrant des couloirs pentus dans lesquels on n’oserait encore se risquer à skis Raphaèle et moi. Je crochète pour rattraper l’arête sommitale et la table d’orientation, à 2146 mètres d’altitude. Raphaèle me rejoint avec la fierté de la première course accomplie qui illumine son regard. On déchausse tous les deux pour finir les derniers mètres à pied.

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LE BELVÉDÈRE DE LA CROIX DU VALLON

Disons-le haut et fort, le belvédère – entièrement décrit par la très précise table d’orientation sommitale – vaut absolument le détour si mettre un nom sur la légion de sommets visibles à 360° vous intéresse. C’est vraiment l’occasion de réviser ses connaissances sur les Alpes du Sud et de repérer les cimes majeures parmi d’autres plus mineures. Si Charance, Ceüze et le Buëch se distinguent dans un ouest lointain, ce ne sont cependant pas eux qui retiennent le plus l’attention.

Pile en face, de l’autre côté de la vallée, c’est le Pic de Morgon, central au-dessus de Savines-le-Lac. Dans son prolongement, Raphaèle me désigne deux sommets bien découpés qui attirent particulièrement l’oeil : le Pouzenc et la Montagnette, derrière Les Orres. Et, en arrière-plan, la Grande Séolane qui annonce l’Ubaye et le Laverq. Plus à l’Est, je reconnais le Brec de Chambeyron qui signale la Haute-Ubaye. La table nous donne la position de la Font-Sancte, pas loin de notre épopée automnale de 2017 dans le Val d’Escreins. Et je reconnais le Pic de Rochebrune, juste avant que l’épaule du Mont-Guillaume, au premier plan, n’avale tout le Queyras.

Derrière nous se dresse une série de sommets dont je ne connais ni les noms, ni la disposition. Je sais juste que leur ligne de crête sert de frontière méridionale au Parc National des Écrins : la Tête de l’Hivernet, la Pointe de Serre, le Mourre Froid… Un trou dans ma cartographie mentale des Alpes. La démangeaison de couvrir tous les itinéraires quadrillant cet immense secteur me titille. Il faudra y revenir dès l’été et commencer l’exploration. Sans oublier les Aiguilles de Chabrières, les stars locales, que j’ai toujours contemplées de loin sans prendre le temps d’essayer d’y grimper.

DE LA CROIX DU VALLON À LA STATION

Retour aux skis et explications du processus descente à Raphaèle : enlever les peaux, les ranger soigneusement, serrer les chaussures et les passer en position ski. Enclenchement et c’est parti. Ou presque. La descente est la bête noire de ma débutante. Skieuse largement confirmée sur piste, elle perd tous ses moyens dès que le damage s’évanouit. La mise en confiance et la découverte des divers états de la neige hors-piste va nécessiter du temps. Les quelques mètres pour rejoindre le chemin damé sont laborieux et fébriles.

L’itinéraire de la Croix du Vallon a cependant cet avantage, en étant intégré à l’Espace Ski de Rando, d’autoriser un retour facile par les pistes de ski. Libre à chacun, selon sa connaissance du domaine, de couper à travers champs pour s’octroyer quelques virages hors-piste. Vu l’état de la neige et l’accroche peu glorieuse sous la semelle, je me contente moi aussi de la piste pour rentrer au bercail. Avec mes muscles fondus et mon souffle d’asthmatique de début de saison, on va éviter de se la jouer tout de suite Candide Thovex. À mon âge, il paraît qu’on appelle ça la sagesse. Moi je pense qu’on dit surtout ça pour se rassurer…

CROIX DU VALLON : INFOS PRATIQUES

Difficulté : assez facile
Distance : 4 km (aller)
Dénivelé : 600 mètres
Durée : 2h (raquettes) – 1h30 (ski de rando)
Carte : IGN TOP25 1/25000è 3438ET Embrun, Les Orres, Lac de Serre-Ponçon

ACCÈS À RÉALLON

L’accès principal à Réallon se fait via Gap.

Depuis le Sud (Aix, Marseille)

Prendre l’A51 puis, après le péage, direction Tallard par D942. 4 km après Tallard, suivre à gauche la D942 direction Briançon pour rejoindre la N85 après La Bâtie-Neuve. Tourner à droite et rejoindre Chorges.

Depuis l’Ouest (Nîmes, Avignon, Basse Vallée du Rhône)

Suivre la D94 via Nyons, Sahune et les Gorges de Saint-May. Poursuivre par D994 direction Grenoble/Sisteron via Rosans et Serres. À Serres prendre à gauche par la D1075 direction Grenoble/Gap puis, au rond-point du Pont la Barque, prendre à droite, direction Gap, par la D994 via Veynes. Rejoindre Gap et suivre la direction Briançon par la N85 jusqu’à Chorges.

Depuis le Nord (Grenoble, Lyon)

Depuis Grenoble, rejoindre Vizille et prendre la N85 direction Gap. Dépasser La Mûre, puis Corps et rejoindre Gap. En bas de la descente sur le centre-ville, au rond-point, prendre à gauche direction Briançon et suivre la N85 jusqu’à Chorges.

Depuis Chorges

Au rond-point, à l’entrée de Chorges, prendre à gauche direction Réallon et centre-ville. Traverser tout le village. 500 mètres après l’avoir quitté, tourner à gauche direction Réallon par la D9. Monter jusqu’à Saint-Appolinaire et continuer tout droit par la route principale. À un rond-point, tourner et monter à gauche jusqu’à la station. Stationnement sur le parking principal à l’entrée de celle-ci.

Depuis l’Est (Briançon)

Suivre la N85 en direction de Gap. Après le pont de Savines, quitter la nationale à droite direction Réallon/Saint-Appolinaire par la D41. Juste après le pont SNCF, tourner à gauche, mêmes directions et poursuivre par D41 jusqu’au rond-point mentionné ci-dessus.

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CROIX DU VALLON : LE TOPO

Se diriger vers l’extrémité du parking et les caisses des remontées mécaniques. Sur la gauche, à l’entrée du bois, une flèche directionnelle et un panneau « ski de rando » indiquent la direction d’un large chemin. Le suivre. Il repique en épingle à gauche et part plein sud en s’élevant doucement dans la forêt.

Un peu plus loin, une nouvelle flèche directionnelle jaune et le panneau « ski de rando » invitent à quitter le large chemin par la droite pour grimper de façon plus soutenue dans la forêt (1). La trace se fait dès lors plus étroite.

S’élever sur le versant boisé en suivant la trace, les panneaux « ski de rando » régulièrement placés, ainsi que des ronds bleus. On débouche dans une petite clairière vers 1800 mètres (2). Le balisage gravit un talus à main droite, s’enroule autour à la faveur d’un dernier petit bois puis sort dans les espaces dégagés sous le Serre du Mouton – panneau directionnel (3).

Gravir le ressaut qui domine le Serre du Mouton jusqu’à un petit collet au sommet (4). La vue se libère alors sur le reste de l’itinéraire et les Aiguilles de Chabrières.

Poursuivre au plus près de la crête jusqu’à l’arrivée du télésiège (5).

Continuer par la ligne de crête jusqu’au sommet de la Croix du Vallon et la table d’orientation (6).

DESCENTE

À raquettes, redescendre par le même itinéraire avec variante possible par le vallon s’ouvrant sud-est au Serre du Mouton. À ski, descendre par les pistes de ski.

RECOMMANDATIONS PARTICULIÈRES

L’itinéraire d’ascension vers la Croix du Vallon a été intégré à l’Espace Ski de Rando de la station de Réallon. Il s’agit d’un espace pédagogique, totalement intégré au domaine skiable et dédié à l’initiation au ski de rando. L’itinéraire se veut donc entièrement sécurisé et proche des pistes. Cela ne dispense néanmoins pas de s’informer sur l’état du manteau neigeux et sur le risque avalanche.

DIFFICULTÉ

La Croix du Vallon est cotée au minimum sur les sites spécialisés comme Skitour. Avec une difficulté à ski estimée à 1.2, une cotation à la montée jugée facile et une exposition mesurée à 1, on conclut vite que l’itinéraire est destiné aux débutants. Je l’avais donc choisi pour ça, souhaitant proposer une course d’initiation à Raphaèle pour qui c’était la toute première fois en peaux de phoque. Alors peut-être j’exagère mais, en ce qui me concerne, j’aurais tendance à remonter un chouille la valeur de difficulté globale. La faute à la montée. Je m’explique.

Pour un itinéraire débutant, j’ai trouvé que certains ressauts – en neige bien dure, voire glacée lors de notre passage – étaient bien raides pour un néophyte. Les dernières pentes, juste avant le télésiège, étaient même impraticables, complètement défoncées par les skieurs. De vrais petits murs, trop durs et gelés pour être affrontés frontalement. Même en remontant en escalier on glissait. Il a fallu biaiser pour rejoindre la piste et atteindre ainsi le haut de la remontée. J’étais un peu déçu. Au niveau du télésiège, un mur de neige compacte interdisait de remonter sur la crête pour poursuivre jusqu’à la Croix. Il a fallu tirer en direction des Aiguilles pour arrondir plus loin à gauche et attraper la crête qui repiquait vers le sommet.

Bref, si globalement tout se monte plutôt bien, je trouve que l’effort demandé est parfois un cran au-dessus de ce qu’est en droit d’attendre un débutant qui découvre le matériel. Peut-être aussi était-ce dû au faible enneigement qui limitait nos options, couplé à la mauvaise qualité de la neige – trop dure – qui obligeait à forcer souvent sur les peaux au patin.

Aucune difficulté à la descente, celle-ci s’effectuant par les pistes.

AVIS PERSONNEL

C’était notre première sortie de la saison et la première sortie à ski de rando tout court pour Raphaèle. Pour ma part, c’était une vraie reprise. Je n’avais pas mis les peaux depuis 2011 et, en plus, j’émergeais d’une pneumopathie. L’idée c’était d’y aller tranquille, de découvrir le matos pour Raf et cet itinéraire, à deux heures de chez nous, semblait adéquat.

La partie en forêt est sympa mais néanmoins quelconque tant qu’on ne sort pas au niveau de la première clairière. C’est surtout au-delà du Serre du Mouton que les plus belles images de l’itinéraire se dévoilent. Le passage en crête avec Serre-Ponçon d’un côté et les Aiguilles de Chabrière en face est vraiment gratifiant. Et le panorama depuis la table d’orientation nous a occupé un moment pour identifier tous les sommets visibles.

La proximité avec les pistes de ski est le point faible de cette sortie mais demeure inhérente à son intégration à l’Espace Ski de Rando. À la fois elle empêche de se sentir plongé en pleine montagne, comme une autre sortie ski de rando y parvient, mais à la fois elle rassure les débutants et leur permet de se familiariser avec les skis avant de passer à des sorties 100% hors-pistes.

Pour ma part j’étais bien content d’enfin prendre l’air et d’être en montagne. Je n’ai donc boudé ni mon plaisir, ni les panoramas sur l’Embrunais, les Écrins, le Gapençais, le Queyras et le Buëch. Ça, ça valait vraiment le coup.

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HÉBERGEMENT ASSOCIÉ

Hôtel les 4 Saisons (non testé)

Comme souvent dans les petites stations, l’offre hôtelière est limitée, privilégiant la location de meublés pour la semaine en chalet. Les 4 Saisons est donc la seule adresse de la station pour celles et ceux qui ne veulent dormir qu’une ou deux nuits sur place. Avantage : vous êtes au pied de l’itinéraire décrit dans cet article. Le bâtiment, classé **, ne paie pas de mine, large façade saumonée aux immenses pentes de toit métalliques. De l’extérieur il émane une impression de simplicité et de volume. Mine de rien, l’hôtel propose 36 chambres d’aspect minimaliste et fonctionnel et accueille 90 personnes toute l’année. Les tarifs vont de 60 à 120 euros la chambre double et vous y ajoutez 23,5 à 26,5 euros pour la demi-pension. Contact : tel 04.92.44.26.00 / mail : accueil@hotel-4-saisons.com

AUTRES ITINÉRAIRES À PROXIMITÉ

Pas d’autre itinéraire hiver référencé au départ de Réallon

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