• C'est officiel, j'habite désormais en Provence ! Et je n'ai pas attendu longtemps pour partir explorer ce nouveau terrain de jeu que je connais quand même déjà un peu. Hier, on était de sortie sur le sentier côtier qui part de Niolon. Et vous savez quoi ? Bah les bretons n'ont pas le monopole des beaux sentiers littoraux ! 
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  • [FINISTÈRE] Tiens, aujourd'hui je suis en train de boucler le montage du prochain épisode de l'Instant Passion Rando pour la FFRandonnée. Et comme il aura pour décor la Bretagne, ça m'a replongé dans mes souvenirs du GR34, avec Franck, au printemps dernier. Ici c'était entre Plougasnou et Trégastel, dans le Finistère. Vraiment chouette ce Sentier des Douaniers. Et vous vous y avez déjà randonné ?
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  • [VERCORS] Il va bientôt être l'heure de mon pèlerinage annuel dans le Vercors. C'est comme ça, un petit rituel de l'automne instauré depuis quelques années. Ici c'était avec Mickaël, au Pas de l'Oeille, et avant la géniale traversée vers le col des 2 Soeurs, en arrière-plan. Un épisode de Carnets de Rando que vous pouvez d'ailleurs retrouver sur YouTube et sur le blog, je dis ça, je dis rien !
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  • [BEAUFORTAIN] Suite du périple sur le Tour du Beaufortain avec un bivouac de rêve aux abords du col des Lacs. S'échapper des refuges le temps d'une nuit, entouré par les sommets et avec des étoiles au-dessus de la tête, c'est un pur sentiment de liberté.
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  • [BEAUFORTAIN] Le lac et le refuge de Presset, couronnés par le sommet de la Pierra Menta : la plus fameuse des cartes postales du Beaufortain et assurément l'un des temps forts majeurs de ce GR de Pays. Un must absolu !
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  • [BEAUFORTAIN] Trois jours de tournage viennent de s'écouler sur le tour du Beaufortain et on en a pris plein les mirettes. Le Mont-Blanc est là, toujours en ligne de mire, comme ici en montant vers le refuge de Presset. J'ai plein d'images à vous faire encore découvrir pendant la semaine !
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  • Ciao Arêches ! A partir d'aujourd'hui, je prends de l'altitude pour poursuivre mon exploration du Beaufortain. Jusqu'à dimanche je serai sur le GR de Pays du Tour du Beaufortain, entre le Plan de la Lai et Queige. Images à suivre à partir de lundi et vidéo le mois prochain. 
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  • L'ascension vers la Roche Parstire offre de superbes vues sur le lac de Roselend, mais pas que. Sa position centrale permet d'embrasser du regard l'ensemble du Beaufortain et réserve de magnifiques sections de randonnée sur une crête parfois aérienne. On a adoré !
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  • Lac Seston, lac Tournant, lac de Brassa : hier, c'était la tournée des lacs dans le Beaufortain. Belle journée, belle lumière, toujours sous l'oeil du Mont Blanc. 
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  • Et voilà, on l'a enfin vu ce Mont-Blanc ! On a été chercher la vue au sommet du Mont Coin et, je vous garantis, le panorama ne s'arrête pas là ! C'est un 360 degrés sur les Alpes du Nord qui vous attend là-haut. On en reparlera en septembre sur le blog, promis.
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  • Suite des vacances en famille ici dans le Beaufortain, pendant toute une semaine. Avec le plaisir de transmettre ma passion à Ambre, qui découvre la montagne du haut de ses 21 mois. Hier une courte et belle randonnée, au départ du col du Joly, direction celui de la Fenêtre. Le Mont-Blanc est resté planqué dans les nuages mais on a vu plein de vaches en contrepartie. Aux yeux de Ambre, c'était sûrement le plus important !
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  • Vacances en famille dans le Livradois-Forez et découverte des grands espaces des Hautes-Chaumes, au-dessus du col des Supeyres. Une révélation pour nous ! La France est décidément pleine de surprises. 
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Vosges : 3 jours autour du Grand Ballon

« Mais y’a des montagnes dans les Vosges? » lanceront certains, en mode goguenard. Eh bien figurez-vous que oui, et de bien belles même. Et c’est probablement ceux qui ironisent le plus qui les connaissent le moins. L’ascension du Grand Ballon leur remettrait probablement les idées en place ! Ne vous y trompez pas : les Vosges sont un vrai terrain de jeu pour les amateurs de moyenne montagne et de nature. De leurs forêts profondes à leurs belles prairies d’altitude, c’est tout un univers de sentiers sportifs et contemplatifs qui s’entrelace. Ce tour du Grand Ballon en est un exemple concret qui, en trois jours, résume l’essentiel. Trois jours pour convaincre ? C’est parti, regardez !

Difficulté : difficile | Longueur : 55,7 km | Durée : 3 jours | Dénivelé : 2153m

Jour 1 : de Guebwiller au Grand Ballon

Difficulté : difficile | Longueur : 13 km | Durée : 5h | Dénivelé : 1150m

[dropcap]P[/dropcap]as besoin de marcher des kilomètres sur le bitume pour entrer dans le vif du sujet ici. La ville de Guebwiller est en effet enserrée de chaque côté par la forêt. Un chemin forestier fait immédiatement suite au goudron de la dernière rue. En quelques minutes, on est avalé par l’ombre des arbres. Et les choses sérieuses démarrent simultanément. Ce premier jour n’a rien d’une balade de santé. Un souffle ajusté et des mollets d’acier seront des aides de camp sérieux pour venir à bout des 13 kilomètres et, surtout, des 1150 mètres de dénivelé que totalisent l’étape. Les chemins, balisés aux couleurs du Club Vosgien, sont pour leur part bien tracés et progressifs. Du coup, si l’effort nécessaire est savamment géré, vous devriez avoir le temps de tomber sous le charme de la délicieuse ambiance de la forêt des Vosges, résolument atmosphérique.

Mes conseils pour cette première journée

Ne pas hésiter à ré-imaginer l’itinéraire : le balisage du Club Vosgien est, à peu de chose près, d’une rigueur exemplaire. Et le maillage des sentiers suffisamment dense pour ne pas limiter le marcheur à un seul itinéraire. Des variantes sont donc (souvent) possibles, à condition d’avoir la carte avec soi pour les imaginer. En définissant les cols de Peternit et de Judenhut comme points de passage obligatoires, on peut ensuite réinventer le tracé d’origine selon sa convenance pour atteindre le sommet du Grand Ballon.

Faire la pause à Judenhut : le jour du tournage, on a croisé deux randonneurs arrêtés pour leur pause pique-nique en plein milieu du chemin. Ne faites pas comme eux ! Le col et la cabane de Judenhut sont un endroit de rêve pour la pause du midi. Cela doit être votre objectif de la mi-journée. L’endroit est en soi déjà magnifique. A cela s’ajoute la présence d’une cabane en fuste ouverte au public (parfait pour s’abriter en cas de mauvais temps), de tables en bois et, surtout, d’une fontaine pour refaire le plein d’eau. Immanquable.

Ne pas manquer les petits belvédères en cours de route : j’en ai recensé deux, relativement dans le même secteur. Il s’agit du « sommet » d’Ebeneck et des Rochers de Saint-Pirmin. Les deux s’atteignent au-delà de Münsteraeckerle. Chaque fois en quittant le sentier principal. Outre l’opportunité de faire une petite pause sympathique sur le parcours, ils sont aussi la seule occasion de bénéficier d’un point de vue sur la vallée de Guebwiller et/ou le sommet du Petit Ballon, avant le sommet du Grand Ballon. Moins fréquenté que le premier, le site de Saint-Pirmin est une petite ouverture mi-herbeuse, mi-rocheuse, avançant au-dessus de la forêt. A voir.

Ne pas partir au-dessus de son rythme : l’ascension du Grand Ballon depuis Guebwiller est une affaire de rythme. L’étagement de l’effort est bien réparti. Une première partie, de Guebwiller à Bildstoeckle, assez courte, raide et régulière, en guise d’échauffement. Derrière, une section homogène et peu soutenue, presque « plate », jusqu’à Peternit. C’est ensuite que l’effort se confirme, entre Peternit et Judenhut, nouveau palier. Puis, dernier tronçon, le plus redoutable de l’avis général : de Judenhut au Chalet-Hôtel du Grand Ballon. Il convient donc de bien gérer son effort d’entrée de jeu pour aller au bout. D’autant qu’il reste un tout petit bout jusqu’au sommet proprement dit. Pas long, mais en fin de parcours, ça peut ressembler à l’Everest pour certain(e)s qui ont passé tout leur jus dans l’ascension. Qui veut aller loin ménagera donc sa monture !

grand ballon

[dropcap]L'[/dropcap]arrivée au Grand Ballon fait figure de récompense. La forêt recule une fois la route des crêtes atteinte. On respire l’air de l’altitude à pleins poumons. Une végétation rase recouvre ce sommet en forme de monticule qui s’arrondit au-dessus de tous les autres dans les Vosges. Son altitude remarquable et sa position en font donc un belvédère de premier ordre sur les environs. On y observe des territoires lointains dont la vision est inédite : à commencer par la Forêt Noire, en Allemagne, de l’autre côté du Rhin, véritable miroir du massif vosgien. Le bassin rhénan occupe la majorité du champ de vision, notamment Mulhouse. Et, si vous avez de bonnes conditions, vous pourrez également observer la ligne des Alpes Bernoises. Vers le nord, la vue sur le château du Haut-Koenigsbourg est également possible. Mais, ce que vous accrocherez en premier, c’est bien évidemment la suite du parcours : une ligne ondulante qui file sur les crêtes en direction du Markstein et du Petit Ballon, dont la calotte dénudée est visible de l’autre côté de la vallée.

Pour en faire plus

Envie de profiter d’une perspective différente sur le sommet du Grand Ballon ? Si vous avez encore la caisse après cette journée, alors rendez-vous à la ferme-auberge du Haag, de l’autre côté du sommet (descente par le tracé du GR5, départ du sentier derrière le Chalet-Hôtel). Repérez ensuite le chemin qui remonte au fil de la clôture, en direction des bois couronnant le sommet du Storkenkopf. Ca monte raide jusqu’aux arbres. Une fois l’orée atteinte, poursuivre par une trace bien marquée qui conduit au sommet, dégagé. Pour preuve la photo qui ouvre cet article, prise à cet endroit-là !

La ferme-auberge du Haag et le sommet du Storkenkopf, belvédère original sur le Grand Ballon, pour qui a encore l'énergie d'y monter !
La ferme-auberge du Haag et le sommet du Storkenkopf, belvédère original sur le Grand Ballon, pour qui a encore l’énergie d’y monter !

Jour 2 : du Grand Ballon au Petit Ballon

Difficulté : moyen | Longueur : 23 km | Durée : 6h | Dénivelé : 380m

[dropcap]S[/dropcap]i l’étape précédente était la plus sportive côté dénivelé, celle-ci est la plus longue avec 23 kilomètres, soit dix de plus que la veille. En revanche, seulement 380 mètres à grimper dans la journée, répartis sur des montées sans difficulté. Il faut dire que, vu du Grand Ballon, le sommet du Petit Ballon n’est pas la porte à côté ; à moins d’y aller par les airs… Il faudra, pour l’atteindre, s’acquitter d’une longue virgule tracée, plus ou moins, au fil des crêtes. L’ensemble se fait très bien à la journée, notamment grâce à des sentiers larges et agréables et aux paysages renouvelés de l’altitude. Après l’immersion forestière de la veille, place essentiellement aujourd’hui à de longues traversées de chaumes, entendez des praries d’altitude fleuries (selon l’époque), entourées de fermes-auberges et de troupeaux de vaches. Un environnement apaisant où la marche s’effectue sans l’ombre d’un véritable effort. L’ascension du Petit Ballon peut être réalisée le matin du troisième jour. Mais, selon votre forme et la météo du moment, il pourra être intéressant de la réaliser dès la fin de la deuxième étape. La montée est sèche sur le final, mais globalement courte. Là-haut, nouveau panorama grand large sur les environs. Rien de neuf depuis le Grand Ballon, qui vous contemple de l’autre côté de la vallée, à l’instar du Petit Ballon la veille, mais une nouvelle perspective qui révèle l’intégralité de la vallée de Guebwiller, plein axe face à vous.

Mes coups de coeur

La traversée des pentes sud-ouest du Grand Ballon : à ne pas rater, dès le matin, pour mesurer la différence entre les étendues sommitales et les pentes raides qui dévalent sous le sommet de ce côté. Un joli petit sentier s’y fraye un chemin, passe à côté d’une source, juste avant de plonger quelques minutes dans un petit bois de hêtres aux formes tortueuses. Un chouette démarrage.

Le passage du Kapitaenstressla : cette voie, tracée sur le versant occidental du Hundskopf et du Storkenkopf, a été réalisé pendant la guerre de 1914-18 par le commandement français afin de soustraire les mouvements militaires à l’ observation ennemie. Aujourd’hui c’est surtout un beau chemin forestier dominant de grandes pentes où pousse une forêt de hauts hêtres. Un petit moment d’enchantement que j’ai apprécié.

Le tracé du GR®5 jusqu’au Markstein : après avoir rejoint la route des crêtes à nouveau, l’itinéraire suit le GR®5 (tracé de la traversée des Alpes arrivant des Pays-Bas). Il joue avec le relief, quelques mètres au-dessus de la route qu’on soupçonne à peine, longeant de belles chaumes fleuries, sinuant à travers des petits bosquets boisés. Un tronçon qui se parcourt avec légèreté. Reposant et bucolique, avec une vue bien dégagée sur les vallées voisines.

Steinmauer : ce petit sommet, à plus de deux-tiers du parcours, a ceci de marquant qu’il renouvelle, le temps de quelques mètres, l’aspect du sentier en proposant une courte grimpette à travers des blocs pierreux et des alisiers blancs. Le temps d’un court instant, on se croit dans les Alpes !

Col du Hilsenfirst : Je vous invite à la pause à cet endroit, juste après la descente du sommet du même nom. Vous y trouverez un bel espace ouvrant sur la partie supérieure de la vallée de Guebwiller et de robustes souches bien taillées pour vous asseoir confortablement.

Tour du Grand Ballon Carré J2

Pour en faire plus

Si vous avez le temps – et encore un peu de jus sous la semelle bien sûr – je vous invite chaudement à poursuivre la randonnée par le sentier balisé en triangles rouges qui parcourt la petite crête du Steinberg. J’ai complètement adoré ce paysage de blocs rocheux dénudés, hérissés entre deux beaux versants, et bordés de jolies clôtures ondulantes. La vue sur le Petit Ballon y est parfaite. Pascal me confiait qu’il trouvait un parfum d’Ecosse là-haut. Une sorte d’Ecosse vosgienne assurément qui ouvre, plus bas, en continuant vers le nord, sur la très belle vallée de Münster. Retour possible par le chemin balisé de croix jaunes, d’abord, puis de losanges bleus, ensuite, jusqu’à la ferme-auberge de Rothenbrunnen.

Avertissement

L’itinéraire est tracé par le sommet du Klintzkopf, le cinquième plus haut sommet des Vosges, à 1330 mètres d’altitude. Mais l’accès à ce sommet est règlementé entre le 1er décembre et le 30 juin, par arrêté préfectoral de protection de biotope. Une faune très sensible s’y est en effet établie, notamment le grand tétras qui doit à tout prix éviter le stress pour survivre. Une variante est donc mise en place en versant sud pour contourner la zone. Merci de respecter cet interdit saisonnier. Des contrôles sont souvent effectués et ne laissent place à aucune clémence en cas d’infraction.

Depuis les Rochers du Steinberg, un superbe point de vue sur le sommet du Petit Ballon. Coup de coeur pour ce secteur !
Depuis les Rochers du Steinberg, un superbe point de vue sur le sommet du Petit Ballon. Coup de coeur pour ce secteur !

Jour 3 : du Petit Ballon à Guebwiller

Difficulté : moyen | Longueur : 19 km | Durée : 5h | Dénivelé : 270m

[dropcap]T[/dropcap]roisième et dernier jour (presque) inversement proportionnel au premier, niveau dénivelé. Il va falloir redescendre 1130 mètres jusqu’à Guebwiller. Il ne faudra pas longtemps pour repasser sous le couvert des arbres et replonger dans l’ambiance forestière qui imprègne le paysage du massif vosgien. A ceci près que ce sont les classiques épicéas géants qui constellent les versants qui dévalent sous le Petit Ballon. Un paysage forestier plus classique et habituel aux Vosges, me suis-je laissé entendre. La descente jusqu’au col de Bannstein est bien longue, avec moins de tronçons remarquables que le premier jour, mais demeure néanmoins agréable. On retrouve les premières traces de civilisation assez rapidement par la suite, au niveau de Saint-Gangolphe. L’activité humaine reprend peu à peu le dessus. Les vignes qui escaladent les versants autour de Guebwiller en constituent l’expression la plus manifeste. A flanc de montagne, sur les coteaux vertigineux du nord de la ville, les cépages s’exposent dans des pentes à 50° et une altitude qui va de 250 à 390 mètres. Un final surprenant et insolite, au coeur d’un vignoble parmi les plus saisissants d’Alsace.

Mon conseil

La visite des carrières de Buhl et de Guebwiller : une fois les abords de Buhl rejoints, j’ai opté pour une variante qui vous rajoutera un peu de dénivelé en fin de journée. Si vous en avez plein les pattes ou que vous avez un impératif, oubliez-la ! En revanche, si grimper encore un peu ne vous fait pas peur et que vous disposez d’un peu de temps, ne passez pas à côté. Vous découvrirez un lieu hors du temps, témoignage figé du passé de la région, aujourd’hui reconquis par la végétation. Mention spéciale à ces falaises de grès rouge dressées au-dessus du vert printanier des frondaisons des arbres. Il faut suivre l’itinéraire marqué « Carrières de Buhl » peu après s’être élevé au-dessus du village de Buhl proprement dit. La suite du sentier est magnifique, vous ne serez pas déçus. On rejoint ainsi la Croix de Mission, joli belvédère sur la plaine au sud, avant de récupérer le chemin qui descend jusqu’à Guebwiller à travers les vignes. Assurément une variante hautement recommandable pour finir le circuit en beauté, croyez-moi.

Tour du Grand Ballon Carré J3

– INFOS PRATIQUES –

Carte : La zone du Grand Ballon est à cheval sur deux cartes IGN : la TOP25 1/25000è 3719OT Neuf-Brisach et la TOP25 1/25000è 3619OT Le Donon. Carrément pas pratique ! La meilleure solution, demander à l’Office de Tourisme de Guebwiller LA carte IGN sur-mesure, réalisée spécialement pour cet itinéraire autour du Grand Ballon. Infos et contact plus bas, dans la partie « Liens Utiles »
Accès : en voiture, en venant de Paris ou du sud (Lyon, Marseille ou autre), il faut déjà rejoindre Dijon par l’autoroute A6. De Dijon, on récupère ensuite l’A36 pour accéder à l’Est, direction Besançon, Belfort puis Mulhouse. A Mulhouse, quitter l’autoroute à la sortie 18b « Guebwiller ». Suivre la direction de Guebwiller via la D430. 5h20 depuis Paris, 6h30 depuis Marseille, 3h30 depuis Lyon. En train : pas de gare à Guebwiller. Il faudra descendre à celle de Raedersheim, à environ 6km de Guebwiller. Depuis Paris (Gare de Lyon & Gare de l’Est), compter environ 3h30 et 120 euros. Depuis Lyon, trois trains quotidiens : compter environ 3h30 et 75 euros. Depuis Marseille, deux trains par jour : compter environ 6h30 et 150 euros. Prendre ensuite la ligne de bus 441 au niveau de l’église : départs 7h25 et 13h38 du lundi au vendredi, 7h25 uniquement le samedi. Une autre option : venir en train jusqu’à Mulhouse et, au départ de la gare, prendre la ligne 454 qui fait Mulhouse/Markstein, via Guebwiller. Horaires sur le site des Transports Kunegel.
Topo : je ne vais pas vous faire un copier-coller de ce qui est déjà très bien expliqué sur le site Rando-Grand Ballon. Descriptif de l’itinéraire, chiffres essentiels, carte, feuille de route en PDF et trace GPX pour les plus exigeants. C’est exhaustif, c’est bien fait et c’est à cette adresse : le tour du Grand Ballon en 3 jours.

itinéraire grand ballon

Notes : Cette randonnée a été effectuée au printemps. L’été il peut être amené à faire très chaud dans les Vosges, climat continental oblige. Partez bien équipé dans tous les cas : vêtements chauds, vêtements pour la pluie, bonnes chaussures, bâtons éventuellement, chapeau ou casquette, crème solaire, lunettes. Ne sous-estimez pas les Vosges, ce serait une erreur. L’altitude, réduite par rapport à des massifs comme les Alpes ou les Pyrénées, n’y est absolument pas synonyme de facilité. Les Vosges sont un massif montagneux : abordez-les telles quelles. Autre chose : le massif est particulièrement fourni en tiques. Des panneaux le signalent à plusieurs reprises en incitant à la prudence. Ne quittez pas les sentiers inutilement. Si vous le pouvez, optez pour un pantalon. Dans tous les cas, soyez vigilant et inspectez vous régulièrement pour déceler la présence éventuelle de tique. Mettez dans votre sac à dos la pince adaptée au retrait de ces bestioles : vous en trouverez dans les pharmacies de Guebwiller avant votre départ. Pour tous les conseils sur les tiques et la manière de s’en protéger efficacement en randonnée, je vous renvoie vers le blog de François, Randonner Malin, qui s’avère bien exhaustif et utile sur ce sujet.
Liens utiles : Les deux sites incontournables pour préparer sa randonnée et s’informer, c’est bien évidemment le fameux Rando Grand Ballon, avec plein d’autres idées de randonnées, à pied comme à vélo, et puis aussi le site de l’Office de Tourisme de Guebwiller, que vous ne devez pas hésiter à appeler pour en savoir plus, personnaliser votre itinéraire et même réserver vos hébergements.
Les hébergements : les hébergements sont nombreux sur le circuit. Ils sont tous référencés et présentés sur la feuille de route du circuit, téléchargeable sur le site Rando Grand Ballon (voir plus bas). Pour ma part, voici ceux dans lesquels j’ai séjourné (pour info je n’ai eu le wifi nulle part et du réseau très difficilement – je suis chez Orange : je précise ça pour les accros du portable et les geek en puissance !)
Hôtel de l’Ange : un repaire d’habitués sur Guebwiller. Le menu demi-pension est plutôt simple, à base de produits locaux, bon et sain, sans que ce soit non plus copieux. Accueil poli mais, pour ma part, un service d’une froideur glaçante, brrrr ! De bonnes petites chambres (à partir de 65 euros) et, si vous tombez le bon jour, vous aurez droit à un concert live au bar. Ca se passe le jeudi et le vendredi. Pour info, 10% de réduction offerts aux randonneurs du Tour du Grand Ballon.
Chalet-Hôtel du Grand Ballon : changement de propriétaire là-haut ! Un jeune couple a repris l’énorme et historique bâtisse pour accueillir les randonneurs, mais pas que ! L’endroit a du cachet et le nouveau gérant met beaucoup d’énergie pour vous faire vous sentir bien. Le repas de demi-pension est correct et le petit-déjeûner, en libre-service, copieux. Les chambres font un peu auberge de jeunesse mais on y dort bien et c’est bien le principal non ? Une pause appréciée au sommet du point culminant des Vosges. Demi-pension à partir de 47 euros.
Ferme de Rothenbrunnen : posée au pied du Petit Ballon, la ferme-auberge du Rothenbrunnen accueille les randonneurs depuis un long moment. Ici, c’est de l’authentique, où on parle plus facilement le dialecte local que le français. Profitez-en pour être curieux et assister aux travaux de la ferme, notamment à la traite des vaches, effectuée en écoutant une musique folklorique à la bavaroise à fond les manettes ! Et soyez sympas avec les gérants, ils vous le rendront bien ! Leur métier n’est pas de tout repos, comme il me l’a été raconté en confidence au petit-déjeûner ! N’oubliez pas que, l’hébergement, c’est aussi du partage ! Demi-pension à partir de 34 euros. Sandwich du midi + fruit à 4 euros, cadeau !

EN BREF

Sous peu, cet itinéraire de trois jours pourrait rapidement s’inscrire comme une classique de l’itinérance dans les Vosges. Trois étapes, trois ambiances, trois rythmes. Et, en permanence, le sentiment délicieux d’une immersion dans une nature généreuse, surmontée de paysages aux lignes douces et reposantes. Sans oublier de jolies surprises en cours de route et des points de vue qui n’ont rien d’anecdotiques. Un très bon parcours dans une région qui mérite d’être davantage encore connue des marcheurs amoureux de moyenne montagne et d’espace.

by-nc-ndCe reportage Carnets de Rando, sous licence Creative Commons, est la propriété exclusive de Carnets de Rando. Son usage à des fins non commerciales est autorisé à condition de mentionner son appartenance au site www.carnetsderando.net. Pour toute autre utilisation, merci de me contacter.

Comments

  1. Merci pour toutes ces informations !
    Nous partons au mois d’août pour notre première rando en bivouac, vos conseils nous serons bien utiles !

    1. Génial ! Régalez-vous bien, c’est une très belle région et bien adaptée au bivouac avec ses belles cabanes du Club Vosgien ! Parfait pour une initiation 🙂

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